jeudi 27 mars 2025
| Juridiction | Conseil d'État |
| Section | Section du Contentieux |
| N° Dossier | 496758 |
| ECLI | ECLI:FR:CECHS:2025:496758.20250327 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | D |
| Formation | 2ème chambre jugeant seule |
| Avocat requérant | SCP JEAN-PHILIPPE CASTON |
Vu la procédure suivante :
Mme L O, M. G D, M. F J, Mme A E, Mme N M, épouse B, Mme H M, épouse C, et M. I K ont demandé au tribunal administratif de Versailles d'annuler pour excès de pouvoir l'arrêté du 2 février 2022 par lequel le préfet des Hauts-de-Seine a accordé à la SCCV Emerige Saint-Cloud République et à la société Immobilière 3F un permis de construire valant permis de démolir en vue de la construction d'un ensemble immobilier comportant 34 logements, dont 18 logements en accession privée à la propriété et 16 logements locatifs sociaux, et deux commerces, sur un terrain situé à Saint-Cloud.
Par une ordonnance n° 2205545 du 27 juillet 2022, la présidente du tribunal administratif de Versailles a transmis leur demande au tribunal administratif de Cergy-Pontoise.
Par un jugement n° 2211367 du 7 juin 2024, le tribunal administratif de Cergy-Pontoise a rejeté leur demande.
Par un pourvoi sommaire et un mémoire complémentaire, enregistrés les 7 août et 7 novembre 2024 au secrétariat du contentieux du Conseil d'Etat, Mme O et autres demandent au Conseil d'Etat :
1°) d'annuler ce jugement ;
2°) réglant l'affaire au fond, de faire droit à leur demande ;
3°) de mettre à la charge de l'Etat, de la SCCV Emerige Saint-Cloud République et de la société Immobilière 3F la somme de 5 000 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Vu les autres pièces du dossier ;
Vu :
- le code de l'urbanisme
- le code de justice administrative ;
Après avoir entendu en séance publique :
- le rapport de M. Jérôme Goldenberg, conseiller d'Etat en service extraordinaire,
- les conclusions de M. Clément Malverti, rapporteur public,
La parole ayant été donnée, après les conclusions, à la SARL Thouvenin, Coudray, Grevy, avocat de Mme O et autres ;
Considérant ce qui suit :
1. Aux termes de l'article L. 822-1 du code de justice administrative : " Le pourvoi en cassation devant le Conseil d'Etat fait l'objet d'une procédure préalable d'admission. L'admission est refusée par décision juridictionnelle si le pourvoi est irrecevable ou n'est fondé sur aucun moyen sérieux. "
2. Pour demander l'annulation du jugement qu'ils attaquent, Mme O et autres soutiennent que le tribunal administratif de Cergy-Pontoise a :
- insuffisamment motivé sa décision et commis une erreur de droit en écartant le moyen tiré de ce que l'arrêté du préfet serait entaché d'un vice de forme faute qu'y soit annexée l'instruction jointe à l'avis du maire de Saint-Cloud ;
- insuffisamment motivé sa décision et dénaturé les pièces du dossier en relevant qu'il ne ressortait pas de l'avis de la direction de l'eau du département des Hauts-de-Seine du 6 juillet 2021 relatif à la desserte du projet de construction par le réseau public d'assainissement qu'il serait irrégulier ;
- commis une erreur de droit en jugeant que la circonstance que l'emprise de 6,9 m² entre le projet de construction et le boulevard de la République n'ait pas fait l'objet d'une rétrocession au département en vue de son intégration dans le domaine public viaire était sans incidence sur la légalité de l'arrêté attaqué ;
- commis une erreur de droit et dénaturé les pièces du dossier en retenant que l'objectif de mixité sociale permettant, sur le fondement du 1° de l'article L. 152-6 du code de l'urbanisme, de déroger aux règles de gabarit du plan local d'urbanisme devait être apprécié au regard du projet de construction dans son ensemble, alors que seul le bâtiment comportant les 18 logements en accession privée à la propriété dérogeait aux règles de hauteur fixées par le règlement du plan local d'urbanisme.
3. Aucun de ces moyens n'est de nature à permettre l'admission du pourvoi.
D E C I D E :
--------------
Article 1er : Le pourvoi de Mme O et autres n'est pas admis.
Article 2 : La présente décision sera notifiée à Mme L O, première requérante dénommée.
Copie en sera adressée à la SCCV Emerige Saint-Cloud République, à la société Immobilière 3F et au ministre de l'aménagement du territoire et de la décentralisation.
Délibéré à l'issue de la séance du 6 mars 2025 où siégeaient : M. Jean-Yves Ollier, conseiller d'Etat, présidant ; Mme Anne Courrèges, conseillère d'Etat et M. Jérôme Goldenberg, conseiller d'Etat en service extraordinaire-rapporteur.
Rendu le 27 mars 2025.
Le président :
Signé : M. Jean-Yves Ollier
Le rapporteur :
Signé : M. Jérôme Goldenberg
La secrétaire :
Signé : Mme Sandrine Mendy
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026