Texte intégral
Vu les procédures suivantes :
1° Sous le numéro 497569, par une requête sommaire, un mémoire complémentaire et un mémoire en réplique, enregistrés les 5 septembre et 4 décembre 2024 et le 9 juillet 2025 au secrétariat du contentieux du Conseil d’Etat, la Fédération nationale des syndicats des salariés des mines et de l’énergie - Confédération générale du travail (FNME - CGT) et la Fédération nationale des salariés de la construction, bois, ameublement - Confédération générale du travail (FNSCBA - CGT) demandent au Conseil d’Etat :
1°) d’annuler pour excès de pouvoir l’arrêté du 5 juillet 2024 relatif aux normes définissant les modalités recommandées pour l’exécution des opérations sur les installations électriques ou dans leur voisinage ou pour l’exécution d’opérations non électriques dans l’environnement d’ouvrages et d’installations électriques sous tension aériens et souterrains – Prévention du risque électrique ;
2°) de mettre à la charge de l’Etat la somme de 4 000 euros au titre de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.
2° Sous le numéro 497571, par une requête sommaire, un mémoire complémentaire et un mémoire en réplique, enregistrés les 5 septembre et 4 décembre 2024 et le 9 juillet 2025 au secrétariat du contentieux du Conseil d’Etat, la Fédération nationale des syndicats des salariés des mines et de l’énergie - Confédération générale du travail (FNME - CGT) et la Fédération nationale des salariés de la construction, bois, ameublement - Confédération générale du travail (FNSCBA - CGT) demandent au Conseil d’Etat :
1°) d’annuler pour excès de pouvoir l’arrêté du 5 juillet 2024 relatif à la prévention du risque électrique lié aux travaux d’ordre non électrique réalisés dans l’environnement d’ouvrages ou installations électriques sous tension aériens et souterrains ;
2°) de mettre à la charge de l’Etat la somme de 4 000 euros au titre de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.
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Vu les autres pièces des dossiers ;
Vu :
- la Constitution, notamment son Préambule ;
- le traité sur l’Union européenne ;
- la charte des droits fondamentaux de l’Union européenne ;
- la convention européenne de sauvegarde des droits de l’homme et des libertés fondamentales ;
- la directive 89/391/CEE du Conseil du 12 juin 1989 ;
- le code du travail ;
- le décret n° 2009-697 du 16 juin 2009 ;
- le code de justice administrative ;
Après avoir entendu en séance publique :
- le rapport de Mme Nejma Benmalek, auditrice,
- les conclusions de M. Thomas Janicot, rapporteur public ;
La parole ayant été donnée, après les conclusions, à la SCP Rocheteau, Uzan-Sarano, Goulet, avocat de la Fédération nationale des syndicats des salariés des mines et de l’énergie - Confédération générale du travail et autre ;
Considérant ce qui suit :
1. Par deux requêtes qu’il y a lieu de joindre pour y statuer par une seule décision, la Fédération nationale des syndicats des salariés des mines et de l’énergie - Confédération générale du travail (FNME - CGT) et la Fédération nationale des salariés de la construction, bois, ameublement - Confédération générale du travail (FNSCBA - CGT) demandent l’annulation pour excès de pouvoir des deux arrêtés du 5 juillet 2024 de la ministre du travail, de la santé et des solidarités et du ministre de l’agriculture et de la souveraineté alimentaire qui, pour le premier, publie les références des normes définissant les modalités recommandées pour l’exécution des opérations sur les installations électriques ou dans leur voisinage ou pour l’exécution d’opérations non électriques dans l’environnement d’ouvrages et d’installations électriques sous tension aériens et souterrains et, pour le second, définit les règles relatives à la prévention du risque électrique lié aux travaux d’ordre non électrique réalisés dans l’environnement d’ouvrages ou installations électriques sous tension aériens et souterrains.
Sur les conclusions à fin d’annulation de l’arrêté du 5 juillet 2024 relatif aux normes définissant les modalités recommandées pour l’exécution des opérations sur les installations électriques ou dans leur voisinage ou pour l’exécution d’opérations non électriques dans l’environnement d’ouvrages et d’installations électriques sous tension aériens et souterrains – Prévention du risque électrique :
2. D’une part, l’article R. 4544-3 du code du travail dispose que : « La définition des opérations sur les installations électriques ou dans leur voisinage ainsi que les modalités recommandées pour leur exécution figurent dans les normes homologuées dont les références sont publiées au Journal officiel de la République française par arrêté des ministres chargés du travail et de l’agriculture ». L’article R. 4544-8 de ce code dispose quant à lui que : « Pour la réalisation de travaux sous tension, l’employeur met en œuvre les mesures de prévention qui comprennent, compte tenu de l’évaluation des risques : / 1° La définition des modes opératoires appropriés ; / 2° Le choix des équipements de travail appropriés (…). / Ces mesures de prévention sont conformes aux normes homologuées dont les références sont précisées par arrêté des ministres chargés du travail et de l’agriculture. » Par ailleurs, aux termes de l’article R. 4544-10 du même code : « Un travailleur est habilité dans les limites des attributions qui lui sont confiées. L’habilitation, délivrée par l’employeur, spécifie la nature des opérations qu’il est autorisé à effectuer. (…) L’employeur délivre, maintient ou renouvelle l’habilitation selon les modalités contenues dans les normes mentionnées à l’article R. 4544-3. (…) ». Enfin, aux termes de l’article R. 4544-32 du même code : « Un arrêté des ministres chargés du travail et de l’agriculture fixe les travaux réalisés dans l’environnement d’ouvrages ou installations électriques aériens ou souterrains pour lesquels, notamment en raison du risque de franchissement des distances de sécurité prévues à l’article R. 4544-24 ou de pénétration dans la zone d’approche prudente prévue à l’article R. 4544-26, une habilitation ou une formation est requise. / L’habilitation est délivrée et renouvelée dans les conditions fixées à l’article R. 4544-10 ».
3. D’autre part, l’article 1er du décret du 16 juin 2009 relatif à la normalisation prévoit que : « La normalisation est une activité d’intérêt général qui a pour objet de fournir des documents de référence élaborés de manière consensuelle par toutes les parties intéressées, portant sur des règles, des caractéristiques, des recommandations ou des exemples de bonnes pratiques, relatives à des produits, à des services, à des méthodes, à des processus ou à des organisations (…) » et son article 6 que : « L’Association française de normalisation assure : (…) 3° L’homologation et la publication des normes ». Aux termes de l’article 17 du même décret : « Les normes sont d’application volontaire. / Toutefois, les normes peuvent être rendues d’application obligatoire par arrêté signé du ministre chargé de l’industrie et du ou des ministres intéressés. / Les normes rendues d’application obligatoire sont consultables gratuitement sur le site internet de l’Association française de normalisation ».
4. L’arrêté contesté, qui se borne, en application des dispositions de l’article R. 4544-3 du code du travail citées au point 2 portant sur la définition et les modalités recommandées pour l’exécution des opérations sur les installations électriques ou dans leur voisinage, à publier les références, notamment, de la norme NF C 18-510 /A1 de février 2020 relative aux opérations sur les ouvrages et installations électriques et dans un environnement électrique, homologuée par décision du directeur général de l’Association française de normalisation en janvier 2020, ne constitue pas une décision susceptible d’être déférée au juge de l’excès de pouvoir. Par suite, les conclusions tendant à son annulation sont irrecevables et ne peuvent qu’être rejetées.
Sur les conclusions à fin d’annulation de l’arrêté du 5 juillet 2024 relatif à la prévention du risque électrique lié aux travaux d’ordre non électrique réalisés dans l’environnement d’ouvrages ou installations électriques sous tension aériens et souterrains :
5. Les articles R. 4544-14, R. 4544-15 et 4544-16 du code du travail définissent les obligations générales de l’employeur en matière de travaux d’ordre non électrique dans l’environnement d’ouvrages ou installations électriques aériens ou souterrains, l’article R. 4544-12 précisant qu’au sens du chapitre relatif à ces travaux au sein desquels ils figurent, les « travaux d’ordre non électrique » s’entendent des « travaux effectués dans l’environnement d’ouvrages ou installations électriques ne concernant pas leurs parties conductrices ». A ce titre, l’article R. 4544-14 du code du travail prévoit que : « L’employeur effectuant les travaux définit et met en œuvre les mesures de prévention appropriées pour la réalisation des travaux dans l’environnement d’ouvrages ou installations électriques de façon à supprimer ou, à défaut, à réduire autant qu’il est possible le risque d’origine électrique » et l’article R. 4544-15 de ce code que : « L’employeur s’assure que les travaux susceptibles d’entraîner un franchissement des distances de sécurité prévues à l’article R. 4544-24 ou une pénétration dans la zone d’approche prudente prévue à l’article R. 4544-26 sont réalisés hors tension, sauf si l’exploitant de l’ouvrage ou le chef d’établissement de l’installation électrique lui a indiqué, de façon motivée et par tout moyen conférant date certaine à la réception de cette information, justifier d’une impossibilité technique de mettre hors tension l’ouvrage ou l’installation sans l’endommager ou d’une nécessité de maintenir la continuité de distribution pour des raisons de sécurité ou de sûreté des personnes ou des biens. » Enfin, l’article R. 4544-16 du même code prévoit que : « Lorsque les travaux sont réalisés dans l’environnement de conducteurs maintenus sous tension, l’employeur met en œuvre, pour chaque opération nouvelle, des mesures de prévention définies à l’issue d’une évaluation des risques spécifiques, sans préjudice de l’obligation prévue à l’article L. 4121-3. / Cette évaluation et ces mesures tiennent notamment compte : / 1° De la nature, des caractéristiques et de la durée des travaux à réaliser ; / 2° Des informations et indications dont il dispose, à l’issue des échanges préalables prévus à la section 3, sur la localisation des ouvrages ou installations électriques concernés, sur leurs caractéristiques suivant la liste précisée par un arrêté des ministres chargés du travail et de l’agriculture, ainsi que sur les précautions à prendre pour effectuer les travaux en sécurité. »
6. L’arrêté contesté fixe notamment les distances de sécurité applicables aux différents travaux réalisés dans l’environnement de lignes aériennes nues sous tension et la distance d’approche applicable aux travaux réalisés dans l’environnement de canalisations souterraines isolées, les modalités d’appréciation de ces distances et les prescriptions de sécurité à mettre en œuvre par l’employeur afin qu’elles ne soient pas franchies. Il précise la liste des opérations avec des distances de sécurité spécifiques et encadre les conditions de mise en œuvre de ces opérations.
En ce qui concerne l’article 11 de l’arrêté :
7. L’article R. 4544-32 du code du travail, cité au point 2, prévoit qu’un arrêté des ministres chargés du travail et de l’agriculture fixe les travaux réalisés dans l’environnement d’ouvrages ou installations électriques aériens ou souterrains pour lesquels, notamment en raison du risque de franchissement des distances de sécurité ou de pénétration dans la zone d’approche prudente, une habilitation délivrée et renouvelée dans les conditions fixées à l’article R. 4544-10 ou une formation est requise. En vertu de l’article R. 4544-10 de ce code, l’habilitation, qui spécifie la nature des opérations que le travailleur est autorisé à effectuer, dans les limites des attributions qui lui sont confiées, est délivrée par l’employeur après que celui-ci s’est assuré que le travailleur a reçu la formation théorique et pratique qui lui confère la connaissance des risques liés à l’électricité et des mesures à prendre pour intervenir en sécurité lors de l’exécution des opérations qui lui sont confiées. Le même article renvoie l’employeur, pour la délivrance, le maintien ou le renouvellement de l’habilitation, aux modalités contenues dans les normes homologuées mentionnées à l’article R. 4544-3, c’est-à-dire celles dont les références sont publiées au Journal officiel de la République française s’agissant des modalités « recommandées » pour l’exécution d’opérations sur les installations électriques ou dans leur voisinage.
8. Sur ce fondement, l’article 11 de l’arrêté attaqué dispose, pour les canalisations souterraines rendues visibles, que : « Sont soumis à l’habilitation des travailleurs prévue à l’article R. 4544-32 du code du travail, les travaux qui nécessitent de pénétrer dans la zone d’approche prudente pour y effectuer un soutènement, les travaux de ripage qui consistent à changer la canalisation de position de moins de 0,1 mètre et de manière provisoire, les travaux de nettoyage dans le cadre d’identification, l’ouverture de fourreau et la pose de protection des câbles et d’accessoires ».
9. Il ne résulte ni des dispositions citées au point 7 ni de celles de l’article 11 de l’arrêté attaqué que celui-ci aurait pour objet ou pour effet de rendre obligatoire la norme homologuée NF C 18-510 /A1 de février 2020, modifiant la norme homologuée NF C 18-510 de janvier 2012 et dont la référence est publiée par l’autre arrêté du même jour, qui contient des recommandations notamment pour l’habilitation et la formation des personnes exécutant des travaux en fouilles à proximité des réseaux électriques enterrés, dont font partie les travaux visés par cet article.
10. Par suite, les fédérations requérantes ne peuvent utilement se fonder sur le fait que l’article 11 de l’arrêté contesté rendrait cette norme obligatoire pour soutenir que le Conseil d’orientation des conditions de travail, consulté sur le projet d’arrêté comme il le devait en vertu du 2° de l’article R. 4641-1 du code du travail s’agissant d’un arrêté relevant de la santé et de la sécurité au travail, aurait dû disposer de cette norme pour pouvoir émettre son avis en toute connaissance de cause ou que cet article 11 de l’arrêté méconnaîtrait, en rendant obligatoire une norme qui y contreviendrait elle-même, l’obligation d’assurer la sécurité et de protéger la santé des travailleurs découlant des articles L. 4121-1 et L. 4121-2 du code du travail, du onzième alinéa du Préambule de la Constitution de 1946, des articles 5 et 6 de la directive 89/391 du 12 juin 1989, de l’article 35 de la charte des droits fondamentaux de l’Union européenne et de l’article 2 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l’homme et des libertés fondamentales.
En ce qui concerne l’article 21 de l’arrêté :
11. Au titre des prescriptions particulières faites à l’employeur lors de l’exécution des travaux, l’article R. 4544-24 du code du travail dispose, s’agissant des travaux en présence de conducteurs maintenus sous tension dans l’environnement de lignes aériennes nues, que : « Lors de l’exécution de travaux dans l’environnement de lignes aériennes nues, l’employeur s’assure que les travailleurs, les équipements de travail, les véhicules routiers utilisés et le matériel ou la charge manutentionnés avec lesquels ils sont ou pourraient être en contact ne franchissent pas les distances de sécurité définies selon la tension de la ligne. / Un arrêté des ministres chargés du travail et de l’agriculture fixe les distances mentionnées au premier alinéa, en prévoyant des distances spécifiques lorsque les risques associés à certains travaux le justifient. Il prévoit également les modalités d’appréciation de ces distances et précise les prescriptions de sécurité permettant d’éviter que ces distances ne soient pas respectées lors de l’exécution des travaux. »
12. Sur ce fondement, l’article 21 de l’arrêté attaqué, qui figure au sein d’une sous-section traitant des « travaux d’entretien de la végétation » dans un chapitre consacré aux « travaux particuliers », prévoit que : « Lors de l’exécution de travaux d’entretien de la végétation, si la végétation est surplombée par les conducteurs ou si les végétaux sont en position latérale par rapport aux conducteurs, les distances de sécurité spécifiques entre la végétation et la ligne électrique aérienne sont fixées » notamment à « 2 mètres » pour une tension en courant alternatif ou en courant continu « inférieure ou égale à 50 000 volts » et que : « Pour l’appréciation de ces distances, il est tenu compte des mouvements de la végétation ». Il résulte de l’article 22 du même arrêté que, lorsque ces distances de sécurité spécifiques ne peuvent pas être respectées, les travaux sont, sauf exception, réalisés après consignation de la ligne.
13. Il résulte du II de l’article 2 de l’arrêté attaqué, également pris en application de l’article R. 4544-24 du code du travail, que l’employeur doit organiser les travaux de telle sorte que les travailleurs, les équipements de travail, les véhicules routiers utilisés, les matériels ou les charges manutentionnées ne franchissent pas, pour une ligne aérienne nue sous tension de domaine de tension inférieur ou égal à 50 000 volts, une distance de sécurité générale de 3 mètres, laquelle ne se confond pas avec la distance de sécurité entre la végétation et la ligne électrique prévue à l’article 21 de cet arrêté. Par ailleurs, outre qu’il incombe à l’employeur, en vertu de l’article R. 4544-14 du code du travail, de définir et mettre en œuvre les mesures de prévention appropriées pour la réalisation des travaux dans l’environnement d’ouvrages ou installations électriques, parmi lesquelles l’article R. 4544-8 de ce code mentionne le choix des équipements de travail, équipements de protection individuelle et vêtements de travail appropriés, il résulte des articles 4, 5 et 19 de l’arrêté attaqué qu’il lui appartient de définir des modes opératoires adaptés à chaque situation de travail et de privilégier la mise en œuvre de mesures de protection collective, en fonction notamment de l’implantation des végétaux par rapport aux distances de sécurité. Enfin, l’article 26 de l’arrêté attaqué dispose que les travaux d’entretien de la végétation visés notamment à l’article 21 sont soumis à l’habilitation des travailleurs prévue à l’article R. 4544-32 du code du travail. Il ne ressort pas des pièces du dossier que la distance de sécurité de 2 mètres fixée entre la végétation et une ligne électrique aérienne d’une tension inférieure ou égale à 50 000 volts par l’article 21 de l’arrêté en litige serait entachée d’erreur manifeste d’appréciation et contreviendrait à l’obligation d’assurer la sécurité et de protéger la santé des travailleurs découlant des articles L. 4121-1 et L. 4121-2 du code du travail, du onzième alinéa du Préambule de la Constitution de 1946, des articles 5 et 6 de la directive 89/391 du 12 juin 1989, de l’article 35 de la charte des droits fondamentaux de l’Union européenne et de l’article 2 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l’homme et des libertés fondamentales.
14. Il résulte de tout ce qui précède que les fédérations requérantes ne sont pas fondées à demander l’annulation de l’arrêté qu’elles attaquent. Leurs conclusions présentées au titre de l’article L. 761-1 du code de justice administrative ne peuvent par suite qu’être également rejetées.
D E C I D E :
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Article 1er : Les requêtes de la Fédération nationale des syndicats des salariés des mines et de l’énergie - Confédération générale du travail et autre sont rejetées.
Article 2 : La présente décision sera notifiée à la Fédération nationale des syndicats des salariés des mines et de l’énergie - Confédération générale du travail (FNME - CGT), première dénommée, pour les deux requérantes, au ministre du travail et des solidarités et à la ministre de l’agriculture, de l’agro-alimentaire et de la souveraineté alimentaire.
Délibéré à l’issue de la séance du 16 février 2026 où siégeaient : M. Jacques-Henri Stahl, président adjoint de la section du contentieux, présidant ; Mme Gaëlle Dumortier, Mme Anne Courrèges, présidentes de chambre ; M. Jean-Luc Nevache, Mme Marie-Astrid Nicolazo de Barmon, M. Raphaël Chambon, M. Julien Boucher, M. Jean de L’Hermite, conseillers d’Etat et Mme Nejma Benmalek, auditrice-rapporteure.
Rendu le 2 mars 2026.
Le président :
Signé : M. Jacques-Henri Stahl
La rapporteure :
Signé : Mme Nejma Benmalek
Le secrétaire :
Signé : M. Hervé Herber