mardi 15 avril 2025
| Juridiction | Conseil d'État |
| Section | Section du Contentieux |
| N° Dossier | 499201 |
| ECLI | ECLI:FR:CECHS:2025:499201.20250415 |
| Type | Ordonnance |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | Z |
| Formation | 1ère chambre |
| Avocat requérant | SCP DELAMARRE, JEHANNIN |
Vu la procédure suivante :
Par une requête et un mémoire en réplique, enregistrés le 27 novembre 2024 et le 3 mars 2025 au secrétariat du contentieux du Conseil d'Etat, Mme C B épouse A demande au Conseil d'Etat :
1°) d'annuler pour excès de pouvoir l'actualité publiée sur le site calcul.urssaf.fr intitulée " Nouvelle cotisation " santé au travail " ;
2°) d'enjoindre à l'Agence centrale des organismes de sécurité sociale (ACOSS) de modifier, dans les quinze jours de la décision à intervenir, les paramètres de calcul de la contribution santé au travail afin de la plafonner à cinq euros par mois, par employé et par employeur ;
3°) de mettre à la charge de l'Agence centrale des organismes de sécurité sociale la somme de 10 000 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Elle soutient que sa requête conserve un objet dès lors que le paramétrage des systèmes informatiques du réseau des unions de recouvrement des cotisations de sécurité sociale et d'allocations familiales n'a pas été modifié après le retrait de l'actualité dont elle conteste l'illégalité.
Par un mémoire en défense, enregistré le 10 février 2025, l'Agence centrale des organismes de sécurité sociale conclut à ce qu'il n'y ait lieu de statuer sur la requête et à ce que la somme de 4 000 euros soit mise à la charge de Mme B épouse A au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative. Elle soutient qu'elle a modifié l'information diffusée sur le site internet en en retirant les informations contestées par la requérante et qu'aucune cotisation d'aucun particulier employeur n'a été calculée selon les informations erronées qui avaient été publiées.
Vu les autres pièces du dossier ;
Vu le code de justice administrative ;
Considérant ce qui suit :
1. L'article R. 122-12 du code de justice administrative dispose que : " () les présidents de chambre () peuvent, par ordonnance : / () / 3° Constater qu'il n'y a pas lieu de statuer sur une requête () 5° Statuer sur les requêtes qui ne présentent plus à juger de questions autres que la condamnation prévue à l'article L. 761-1 () ".
2. Il ressort des pièces du dossier que l'Agence centrale des organisations de sécurité sociale a publié, sur le site internet urssaf.fr, à la fin de l'année 2024, une " actualité " relative à la mise en œuvre de la cotisation santé au travail applicable aux particuliers employeurs à compter du 1er janvier 2025. Cette information a été retirée de ce site internet par une décision du 2 janvier 2025 et n'y figure désormais plus. Si une nouvelle " actualité " a été depuis lors mise en ligne sur ce même site internet, elle ne reprend pas les mentions dont la légalité est contestée.
3. Par suite, l'Agence centrale des organisations de sécurité sociale est fondée à soutenir qu'il n'y a pas lieu de statuer sur les conclusions des requêtes tendant à l'annulation de cette " actualité ", non plus, en tout état de cause, que sur les conclusions tendant à ce qu'il lui soit enjoint d'en tirer les conséquences dans le calcul de la cotisation santé au travail, dès lors que cette agence indique, sans être utilement contredite, n'avoir fait aucune application des éléments figurant dans l'actualité litigieuse.
4. Il n'y a pas lieu, dans les circonstances de l'espèce, de faire droit aux conclusions des parties présentées au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
O R D O N N E :
Article 1er : Il n'y a pas lieu de statuer sur les conclusions de la requête de Mme B épouse A à fin d'annulation et d'injonction.
Article 2 : Les conclusions des parties présentées au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative sont rejetées.
Article 3 : La présente ordonnance sera notifiée à Mme C B épouse A et à l'Agence centrale des organisations de sécurité sociale.
Fait à Paris, le 15 avril 2025
La présidente :
Gaëlle Dumortier
La République mande et ordonne à la ministre du travail, de la santé et des solidarités, en ce qui la concerne, ou à tous commissaires de justice à ce requis, en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente ordonnance.
Pour expédition conforme,
Pour le secrétaire du contentieux, par délégation :
Hervé Herber
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026