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AccueilJurisprudence administrativeN° 504385

Conseil d'État — Décision N° 504385

mardi 17 mars 2026

JuridictionConseil d'État
SectionSection du Contentieux
N° Dossier504385
ECLIECLI:FR:CECHS:2026:504385.20260317
TypeDécision
RecoursExcès de pouvoir
PublicationC
Formation9ème chambre jugeant seule
Avocat requérantSOCIETE D'AVOCATS YDES AVOCATS

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête enregistrée le 15 mai 2025 au secrétariat du contentieux du Conseil d'Etat, la société ATM Instruments demande au Conseil d'Etat d’annuler pour excès de pouvoir l’arrêté du 6 mars 2025 de la ministre de la transition écologique, de la biodiversité, de la forêt, de la mer et de la pêche portant retrait du marché et rappel de soupapes de sécurité de la marque ATM Instruments.

La société ATM Instruments soutient que la ministre de la transition écologique, de la biodiversité, de la forêt, de la mer et de la pêche :

n’a pas respecté la procédure d’information de l’opérateur économique concerné, à savoir la société italienne Padovan Valerio ;
a méconnu le caractère contradictoire de la procédure préalable ;
a méconnu les articles 40 et 43 de la directive 2014/68/CE du 15 mai 2014 et l’article 21 du règlement (CE) n° 765/2008 du 9 juillet 2008 en prenant des mesures disproportionnées de retrait des soupapes de sécurité ;
ne pouvait pas retirer et rappeler les soupapes mises sur le marché antérieurement au 19 juillet 2016, dès lors que celles-ci avaient été évaluées conformément à la directive 97/23/CE.

Par un mémoire en défense, enregistré le 1er octobre 2025, la ministre de la transition écologique, de la biodiversité, de la forêt, de la mer et de la pêche conclut au rejet de la requête. Elle soutient que les moyens soulevés par la société ATM Instruments ne sont pas fondés.




Vu :
- le règlement (CE) n° 765/2008 du Parlement européen et du Conseil du 9 juillet 2008 ;
- le règlement (UE) 2019/1020 du Parlement européen et du Conseil du 20 juin 2019 ;
- la directive 97/23/CE du Parlement européen et du Conseil du 29 mai 1997 ;

- la directive 2014/68/UE du Parlement européen et du Conseil du 15 mai 2014 ;
- le code de l’environnement ;
- le code de justice administrative ;




Après avoir entendu en séance publique :

- le rapport de M. Louis d'Humières, maître des requêtes en service extraordinaire,


- les conclusions de Mme Céline Guibé, rapporteure publique ;





Considérant ce qui suit :

1. Il ressort des pièces du dossier qu’à la suite de manquements constatés par le rapport de surveillance du marché établi par ses services en septembre et octobre 2024 à l’issue d’investigations commencées en juillet 2024, la ministre de la transition écologique, de la biodiversité, de la forêt, de la mer et de la pêche, par arrêté du 6 mars 2025, a interdit la mise à disposition sur le marché de soupapes de sécurité de la marque ATM Instruments fabriquées depuis le 30 novembre 2013 et a fait obligation à la société ATM Instruments de procéder auprès des exploitants et des utilisateurs de ces soupapes de sécurité au rappel de celles qui avaient été mises sur le marché depuis cette date. Cette société demande au Conseil d’Etat l’annulation de cet arrêté pour excès de pouvoir.

Sur la régularité de la procédure :

2. D’une part, aux termes de l’article 3 du règlement (UE) 2019/1020 du Parlement européen et du Conseil du 20 juin 2019 sur la surveillance du marché et la conformité des produits : « Aux fins du présent règlement, on entend par : « (…) 8) « fabricant » : toute personne physique ou morale qui fabrique, ou fait concevoir ou fabriquer un produit, et le commercialise sous son propre nom ou sa propre marque ; / (…) / 13) « opérateur économique » : le fabricant, le mandataire, l'importateur, le distributeur, le prestataire de services d'exécution des commandes ou toute autre personne physique ou morale soumise à des obligations liées à la fabrication de produits, à leur mise à disposition sur le marché ou à leur mise en service conformément à la législation d'harmonisation applicable de l'Union (…) ». Aux termes de l’article 16 du même règlement : « 1. Les autorités de surveillance du marché prennent des mesures appropriées lorsqu'un produit qui relève du champ d'application de la législation d'harmonisation de l'Union, qui est utilisé conformément à sa destination ou dans des conditions raisonnablement prévisibles et qui est correctement installé et entretenu : / a) est susceptible de compromettre la santé ou la sécurité des utilisateurs ; ou / b) n'est pas conforme à la législation d'harmonisation de l'Union. / 2. Lorsque les autorités de surveillance du marché aboutissent aux conclusions visées au paragraphe 1, point a) ou b), elles enjoignent sans tarder à l'opérateur économique concerné de prendre des mesures correctives appropriées et proportionnées pour mettre fin à la non-conformité ou éliminer le risque dans le délai qu'elles fixent. / (…) / 5. Si l'opérateur économique ne prend pas la mesure corrective visée au paragraphe 3 ou que la non-conformité ou le risque visé au paragraphe 1 persiste, les autorités de surveillance du marché veillent à ce que le produit soit retiré du marché ou rappelé, ou interdisent ou restreignent la mise à disposition de celui-ci sur le marché (…) ». Aux termes de l’article 18 de ce règlement : « 1. Toute mesure, décision ou injonction prise par les autorités de surveillance du marché en vertu de la législation d'harmonisation de l'Union ou du présent règlement est motivée avec précision. / (…) / 3. Avant la prise d'une mesure, d'une décision ou d'une injonction visée au paragraphe 1, l'opérateur économique concerné doit avoir la possibilité d'être entendu dans un délai approprié qui ne peut être inférieur à dix jours ouvrables (…) ».

3. D’autre part, aux termes de l’article 40 de la directive 2014/68/UE du Parlement européen et du Conseil du 15 mai 2014 relative à l’harmonisation des législations des États membres concernant la mise à disposition sur le marché des équipements sous pression : « 1. Si, au cours de l’évaluation visée au premier alinéa, les autorités de surveillance du marché constatent que l’équipement ou l’ensemble ne respecte pas les exigences énoncées dans la présente directive, elles invitent sans tarder l’opérateur économique en cause à prendre toutes les mesures correctives appropriées pour mettre l’équipement sous pression ou l’ensemble en conformité avec ces exigences, le retirer du marché ou le rappeler dans le délai raisonnable, proportionné à la nature du risque, qu’elles prescrivent. Les autorités de surveillance du marché informent l’organisme notifié concerné en conséquence. L’article 21 du règlement (CE) no 765/2008 s’applique aux mesures visées au présent paragraphe, deuxième alinéa. / 2. Lorsque les autorités de surveillance du marché considèrent que la non-conformité n’est pas limitée au territoire national, elles informent la Commission et les autres États membres des résultats de l’évaluation et des mesures qu’elles ont prescrites à l’opérateur économique (…)».

4. En premier lieu, la société ATM Instruments ne conteste pas que si la société Padovan Valerio, auprès de laquelle elle se fournit, assure la fabrication des soupapes de sécurité en cause, elle en assure quant à elle la commercialisation sous sa propre marque. Il s’ensuit que la société Padovan Valerio ne peut en être regardée comme le fabricant, au sens du 8) de l’article 3 du règlement du 20 juin 2019, cité au point 2, ni par suite, comme un opérateur économique, au sens du 13) du même article et pour l’application du 3 de l’article 18 du même règlement.

5. Dès lors, d’une part, la société ATM Instruments n’est pas fondée à soutenir que la décision qu’elle attaque serait irrégulière faute qu’ait été conduite à l’égard de la société Padovan Valerio la procédure contradictoire préalable prévue, au bénéfice de l’opérateur économique intéressé, au 1 de l’article 40 de la directive 2014/68/UE du 15 mai 2014, cité au point 3 , et au 3 de l’article 18 du règlement du 20 juin 2019, cité au point 2, dont les dispositions s’appliquent depuis l’abrogation, par l’article 39 de ce règlement, de celles de l’article 21 du règlement du 9 juillet 2008 invoquées par la société ATM Instruments. D’autre part, aucune des dispositions qu’elle invoque n’imposait non plus, en vue d’assurer le respect du caractère contradictoire de la procédure suivie à son propre endroit, de recueillir, en vue de les lui communiquer, des informations auprès de la société Padovan Valerio. Par suite, le moyen tiré de la méconnaissance du caractère contradictoire de la procédure préalable ne peut qu’être écarté.


6. En second lieu, la société requérante ne conteste pas que, comme l’a précisé la ministre en défense, les mesures prises par l’arrêté qu’elle attaque ont fait l’objet d’une communication dans le cadre du système d’information et de communication pour la surveillance du marché (ICSMS), assurant l’information de la Commission et des autres Etats membres de l’Union européenne prévue au 2 de l’article 40 de la directive du 15 mai 2014, cité au point 3. Le moyen tiré de la méconnaissance de cette obligation ne peut, par suite, et en tout état de cause, qu’être écarté.

Sur la légalité interne :

7. En premier lieu, d’une part, aux termes de l’article 43 de la directive 2014/68/UE du 15 mai 2014 : « 1. Sans préjudice de l’article 40, lorsqu’un État membre fait l’une des constatations suivantes, il demande à l’opérateur économique en cause de mettre un terme à la non-conformité en question : / a) le marquage CE a été apposé en violation de l’article 30 du règlement (CE) no 765/2008 ou de l’article 19 de la présente directive ; / b) le marquage CE n’a pas été apposé ; / c) le numéro d’identification de l’organisme notifié intervenant dans la phase de contrôle de la fabrication a été apposé en violation de l’article 19 ou n’a pas été apposé ; / d) le marquage et l’étiquetage visés à l’annexe I, point 3.3, n’ont pas été apposés ou ont été apposés en violation de l’article 19 ou de l’annexe I, point 3.3 ; / e) la déclaration UE de conformité n’a pas été établie ; / f) la déclaration UE de conformité n’a pas été établie correctement ; / g) la documentation technique n’est pas disponible ou n’est pas complète ; / h) les informations visées à l’article 6, paragraphe 6, ou à l’article 8, paragraphe 3, sont absentes, fausses ou incomplètes ; / i) une autre prescription administrative prévue à l’article 6 ou à l’article 8 n’est pas remplie. / 2. Si la non-conformité visée au paragraphe 1 persiste, l’État membre concerné prend toutes les mesures appropriées pour restreindre ou interdire la mise à disposition de l’équipement ou de l’ensemble sur le marché ou pour assurer son rappel ou son retrait du marché ».

8. D’autre part, aux termes de l’article L. 557-1 du code de l’environnement : « En raison des risques et inconvénients qu'ils présentent pour la sécurité, la santé et la salubrité publiques ou pour la protection de la nature et de l'environnement, sont soumis au présent chapitre les produits et les équipements mentionnés aux 1° à 4° et répondant à des caractéristiques et des conditions fixées par décret en Conseil d'Etat : / (…) / 4° Les appareils à pression ». Aux termes de l’article L. 557-4 du même code : « Les produits ou les équipements mentionnés à l’article L. 557-1 ne peuvent être mis à disposition sur le marché, stockés en vue de leur mise à disposition sur le marché, installés, mis en service, utilisés, importés ou transférés que s'ils sont conformes à des exigences essentielles de sécurité relatives à leurs performance, conception, composition, fabrication et fonctionnement et à des exigences d'étiquetage. / Cette conformité à ces exigences est attestée par un marquage, apposé avant la mise sur le marché du produit ou de l'équipement, ainsi que par l'établissement d'attestations. / Pour des raisons techniques ou de conditions d'utilisation, certains produits ou équipements peuvent faire l'objet d'une dispense de marquage ». Aux termes de l’article L. 557-5 de ce code : « Pour tout produit ou équipement mentionné à l’article L. 557-1, le fabricant suit une procédure d'évaluation de la conformité en s'adressant à un organisme mentionné à l’article L. 557-31 Il ne s'adresse qu'à un seul organisme habilité de son choix pour une même étape d'évaluation d'un produit ou d'un équipement. / Il établit également une documentation technique permettant l'évaluation de la conformité du produit ou équipement ». Aux termes de l’article L. 557-14 du même code : « Les fabricants s'assurent, lorsqu'ils mettent un produit ou un équipement sur le marché, que celui-ci a été conçu et fabriqué conformément aux exigences essentielles de sécurité mentionnées à l’article L. 557-4. / En établissant l'attestation de conformité et en apposant le marquage, mentionnés à l'article L. 557-4, le fabricant assume la responsabilité de la conformité du produit ou de l'équipement à ces exigences essentielles de sécurité ». Aux termes de l’article L557-53-1 de ce code : « Dans les cas où les produits sont susceptibles de ne présenter qu'un risque limité à certaines conditions d'utilisation ou à certaines catégories d'utilisateurs finals, l'autorité administrative compétente peut imposer une ou plusieurs mesures appropriées et proportionnées choisies parmi les mesures suivantes : 1° Faire apposer sur tous les produits ou équipements concernés des avertissements adéquats, rédigés de façon claire et facilement compréhensible, concernant les risques qu'ils peuvent présenter, dans la ou les langues désignées par l'autorité de l'Etat membre compétente sur le marché duquel ils sont mis à disposition ; 2° Fixer des conditions préalables à leur mise à disposition sur le marché ; 3° Procéder à une mise en garde immédiate et appropriée des utilisateurs finals exposés au risque, y compris en publiant des avertissements spécifiques dans la ou les langues désignées par l'autorité de l'Etat membre compétente sur le marché duquel le produit est mis à disposition ». Enfin, aux termes de l’article R. 557-9-4 du même code : « Les exigences essentielles de sécurité mentionnées à l'article L. 557-4 sont celles figurant à l'annexe I de la directive 2014/68/ UE du 15 mai 2014 susmentionnée. / Elles portent notamment sur les matériaux utilisés pour la fabrication des équipements sous pression et ensembles. / La conformité à ces exigences est obtenue : soit par l'utilisation de matériaux conformes à des normes harmonisées ou ayant fait l'objet d'une approbation européenne de matériaux, soit par une évaluation particulière des matériaux. / (…) / Un équipement sous pression ou ensemble conforme à des normes harmonisées ou à des parties de normes harmonisées dont les références ont été publiées au Journal officiel de l'Union européenne est présumé conforme aux exigences essentielles de sécurité couvertes par ces normes ou parties de normes ».

9. Il ressort des constations du rapport de surveillance du marché mentionné au point 1, non contestées par la société ATM Instruments, que celle-ci a mis sur le marché des soupapes de sécurité, en qualité de fabricant, du 30 novembre 2013 au 30 juillet 2014, sans avoir procédé à l’évaluation de conformité des produits prescrite par la directive 2014/68/UE du 15 mai 2014 et les dispositions prises pour sa transposition, y compris des soupapes de sécurité non-conformes aux exigences de sécurité applicables, et sans disposer de la documentation technique requise, tout en apposant des marquages « CE » indus, falsifiant des certificats de conformité et établissant des déclarations de conformité sans procédure d’évaluation préalable. Eu égard à la gravité des risques que de tels manquements aux obligations résultant, notamment, des dispositions citées aux points 7 et 8, font peser sur la sûreté de ces équipements et, ainsi, sur la sécurité de leur utilisation, la société ATM Instruments ne saurait sérieusement soutenir que des mesures autres que le retrait du marché et le rappel des soupapes en cause, telles que les simples mesures d’information de leurs utilisateurs qu’elle envisage, constitueraient des mesures plus appropriées. Par suite, le moyen tiré du caractère disproportionné des mesures décidées par l’arrêté attaqué ne peut qu’être écarté.

10. En second lieu, aux termes de l’article R. 557-9-10 du code de l’environnement : « I. - Les équipements sous pression et ensembles ayant satisfait, dans un des Etats membres de l'Union européenne autre que la France, aux procédures d'évaluation prévues par les réglementations transposant, dans le droit interne de l'Etat où elles ont été accomplies, les dispositions de la directive 2014/68/ UE du 15 mai 2014 susmentionnée sont présumés conformes aux exigences de la présente section. / II. - Peuvent continuer à être mis à disposition sur le marché, stockés en vue de leur mise à disposition sur le marché, installés, mis en service, utilisés, importés ou transférés, sans avoir satisfait aux dispositions des articles L. 557-4, L. 557-5 et R. 557- 9-4 à R. 557-9-9, les équipements sous pression et ensembles qui ont satisfait, dans un des Etats membres de l'Union européenne, aux procédures d'évaluation prévues par les réglementations transposant, dans le droit interne de l'Etat où elles ont été accomplies, les dispositions de la directive 97/23/ CE du Parlement européen et du Conseil du 29 mai 1997 relative au rapprochement des législations des Etats membres concernant les équipements sous pression et qui ont été mis sur le marché avant le 19 juillet 2016. »

11. La société ATM Instruments soutient qu’en ordonnant le retrait et le rappel de produits mis sur le marché antérieurement au 19 juillet 2016, qui seraient, selon elle, présumés conformes en raison de leur évaluation réalisée par la société Padovan Valerio dans les conditions prévues par la directive 97/23/CE du 29 mai 1997 relative au rapprochement des législations des Etats membres concernant les équipements sous pression, l’arrêté attaqué méconnaît les dispositions du II de l’article R. 557-9-10 du code de l’environnement cité au point précédent. Il ressort toutefois des énonciations non contestées du rapport de surveillance du marché mentionné au point 1 que les équipements en cause n’ont pas fait l’objet d’une évaluation de leur conformité. Par suite, ce moyen doit également être écarté.

12. Il résulte de tout ce qui précède que la requête de la société ATM Instruments doit être rejetée.






D E C I D E :
--------------

Article 1er : La requête de la société ATM Instruments est rejetée.


Article 2 : La présente décision sera notifiée à la société ATM Instruments et à la ministre de la transition écologique, de la biodiversité et des négociations internationales sur le climat et la nature.
Délibéré à l'issue de la séance du 12 février 2026 où siégeaient : Mme Anne Egerszegi, présidente de chambre, présidant ; M. Nicolas Polge, conseiller d'Etat et M. Louis d'Humières, maître des requêtes en service extraordinaire-rapporteur.

Rendu le 17 mars 2026.


La présidente :
Signé : Mme Anne Egerszegi


Le rapporteur :
Signé : M. Louis d'Humières

Le secrétaire :
Signé : M. Brian Bouquet


La République mande et ordonne à la ministre de la transition écologique, de la biodiversité et des négociations internationales sur le climat et la nature en ce qui la concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l’exécution de la présente décision.


Pour expédition conforme,


Pour la secrétaire du contentieux, par délégation :




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