LogoMeilleurAvocats.fr
AvocatsAssistant IABlogPrix
ConnexionDéposer ma demande

Vous avez un problème juridique ?

Décrivez votre situation en 2 minutes — un avocat spécialisé vous répond sous 24h.

Déposer ma demandeJe suis avocat
Logo MeilleurAvocats.frMeilleurAvocats.fr

Mise en relation avocat–client par l'IA. Gratuit pour les particuliers.

Particuliers

  • Déposer une demande
  • Trouver un avocat
  • Assistant IA gratuit
  • Bibliothèque juridique
  • Guides pratiques
  • Jurisprudence

Avocats

  • Pour les avocats
  • Espace avocat
  • Tarifs et formules
  • Recevoir des leads
  • Programme d'affiliation
  • Contact commercial

Spécialités

  • Droit général
  • Droit du travail
  • Droit de la sécurité sociale et de la protection sociale
  • Droit fiscal et droit douanier
  • Droit de la famille, des personnes et de leur patrimoine
  • Droit immobilier

Légal

  • Mentions légales
  • Confidentialité
  • CGU
  • Cookies
  • Contact

Newsletter juridique hebdomadaire

Décisions clés, évolutions législatives, conseils pratiques — chaque semaine.

© 2026 MeilleurAvocats.fr— KONSEIL SAS. Tous droits réservés.

Mentions légales|Confidentialité|Cookies

BOB★La messagerie française & cryptée pour des échanges confidentiels entre avocats et clients.

En savoir +TéléchargerBOB
AccueilJurisprudence administrativeN° 507395

Conseil d'État — Décision N° 507395

mercredi 8 avril 2026

JuridictionConseil d'État
SectionSection du Contentieux
N° Dossier507395
ECLIECLI:FR:CECHS:2026:507395.20260408
TypeDécision
RecoursExcès de pouvoir
PublicationD
Formation6ème chambre jugeant seule
Avocat requérantSARL MATUCHANSKY, POUPOT, VALDELIEVRE, RAMEIX

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

La commune de Pellevoisin, l’association « Vivre au Boischaut Nord », Mme M..., M. et Mme B..., Mme E..., Mme I..., M. et Mme J..., M. L... et Mme F..., M. K..., M. C..., M. A... et Mme N..., M. G..., M. D..., M. H... et la société Beaulieu International Group ont demandé au tribunal administratif de Limoges d’annuler l’arrêté du 18 décembre 2014 par lequel le préfet de la région Centre a autorisé la société Centrale éolienne du Nord Val de l’Indre à exploiter des installations de production d’électricité utilisant l’énergie mécanique du vent sur le territoire des communes d’Argy et de Sougé (Indre).

Par un jugement n° 1501075 du 28 décembre 2017, ce tribunal a fait droit à leur demande.

Par un arrêt n° 18BX00855, 18BX00903 du 16 juin 2020, la cour administrative d’appel de Bordeaux, sur appel de la société Centrale éolienne du Nord Val de l’Indre et du ministre de la transition écologique et solidaire, a annulé ce jugement et rejeté la demande de la commune de Pellevoisin et autres.

Par une décision n° 442828 du 28 octobre 2021, le Conseil d’Etat, statuant au contentieux a annulé cet arrêt et renvoyé l’affaire devant la cour administrative d’appel.

Par un premier arrêt n° 21BX04076, 21BX04089 du 7 novembre 2023, la cour administrative d’appel de Bordeaux, sur le fondement de l’article L. 181-18 du code de l’environnement, a sursis à statuer sur les requêtes de la société Centrale éolienne du nord Val de l’Indre et du ministre de la transition écologique et de la cohésion des territoires afin de permettre la transmission d’un arrêté procédant à la régularisation des vices tirés de l’irrégularité de la consultation de l’autorité environnementale et de l’insuffisance du montant des garanties financières, jusqu’à l’expiration, à compter de la notification de son arrêt, d’un délai de six mois en cas de consultation publique ou de dix mois en cas d’enquête publique complémentaire.

Par un second arrêt n° 21BX04076, 21BX04089 du 19 juin 2025, la cour administrative d’appel de Bordeaux a rejeté les requêtes de la société Centrale éolienne du nord Val de l’Indre et du ministre de la transition écologique et de la cohésion des territoires.

Par un pourvoi sommaire et un mémoire complémentaire, enregistrés les 18 août et 19 novembre 2025 au secrétariat du contentieux du Conseil d’Etat, la société Centrale éolienne du nord Val de l’Indre demande au Conseil d’Etat :

1°) d’annuler l’arrêt du 7 novembre 2023 en tant qu’il lui fait grief et l’arrêt du 19 juin 2025 ;

2°) de mettre à la charge de la commune de Pellevoisin et autres la somme de 5 000 euros au titre de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.



Vu les autres pièces du dossier ;

Vu :
- le code de l’environnement ;
- le code de justice administrative ;



Après avoir entendu en séance publique :

- le rapport de M. David Gaudillère, conseiller d'Etat,


- les conclusions de Mme Amélie Fort-Besnard, rapporteure publique ;

La parole ayant été donnée, après les conclusions, à la SARL Matuchansky, Poupot, Valdelièvre, Rameix, avocat de la société Centrale éolienne du nord Val de l’Indre ;





Considérant ce qui suit :

1. Aux termes de l’article L. 822-1 du code de justice administrative : « Le pourvoi en cassation devant le Conseil d’Etat fait l’objet d’une procédure préalable d’admission. L’admission est refusée par décision juridictionnelle si le pourvoi est irrecevable ou n’est fondé sur aucun moyen sérieux ».

2. Pour demander l’annulation des arrêts de la cour administrative de Bordeaux qu’elle attaque, la société Centrale éolienne du nord Val de l’Indre soutient qu’ils sont entachés :
- en ce qui concerne l’arrêt du 7 novembre 2023, d’une dénaturation des pièces du dossier en ce que la cour a prévu un délai manifestement insuffisant pour procéder à la régularisation des vices ayant affecté l’arrêté litigieux ;
- en ce qui concerne l’arrêt du 19 juin 2025, d’une erreur de droit et d’une dénaturation des pièces du dossier en ce que la cour a jugé que les études complémentaires qu’elle avaient diligentées afin d’actualiser le dossier de consultation de l’autorité environnementale n’étaient pas nécessaires pour procéder à la régularisation de l’avis rendu par l’autorité environnementale, alors même que cette régularisation devait tenir compte des changements significatifs dans les circonstances de fait.

3. Aucun de ces moyens n’est de nature à permettre l’admission du pourvoi.





D E C I D E :
--------------

Article 1er : Le pourvoi de la société Centrale éolienne du nord Val de l’Indre n’est pas admis.

Article 2 : La présente décision sera notifiée à la société Centrale éolienne du nord Val de l’Indre.
Copie en sera adressée à la commune de Pellevoisin, représentante unique des défendeurs devant la cour administrative d’appel, et à la ministre de la transition écologique, de la biodiversité et des négociations internationales sur le climat et la nature.


Délibéré à l'issue de la séance du 12 mars 2026 où siégeaient : M. Stéphane Hoynck, assesseur, présidant ; M. Christophe Pourreau, conseiller d'Etat et M. David Gaudillère, conseiller d'Etat-rapporteur.

Rendu le 8 avril 2026.




Le président :
Signé : M. Stéphane Hoynck


Le rapporteur :
Signé : M. David Gaudillère

La secrétaire :
Signé : Mme Juliette Dolley





Décisions similaires

CEExcès de pouvoir

Conseil d'État — N° 516229

Le juge des référés du Conseil d'État a rejeté la requête de M. B... qui demandait la suspension de l'exécution de la loi du pays n° 2026-4 du 15 mai 2026 portant création du code des douanes de Polynésie française. Le requérant invoquait une atteinte grave à plusieurs libertés fondamentales, mais le juge a estimé qu'il n'apportait aucun élément caractérisant une situation d'urgence justifiant une mesure de sauvegarde à très bref délai. La décision a été prise sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, en application de la procédure simplifiée prévue à l'article L. 522-3 du même code.

01/06/2026

CEExcès de pouvoir

Conseil d'État — N° 515333

Le juge des référés du Conseil d'État a rejeté la requête de Mme A..., magistrate, qui demandait le report et l'encadrement de ses auditions par l'inspection générale de la justice (IGJ) dans le cadre d'une enquête administrative. La requérante invoquait une atteinte grave à ses droits de la défense, à sa dignité et à l'indépendance juridictionnelle. Le juge a estimé que l'audition prévue du 4 au 7 mai 2026, qui ne préjugeait pas de l'issue de l'enquête ni d'éventuelles poursuites disciplinaires, n'était pas susceptible de porter une atteinte manifestement disproportionnée à ses droits. La décision a été prise sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, la condition d'urgence n'étant pas retenue comme caractérisant une illégalité grave.

03/05/2026

CEExcès de pouvoir

Conseil d'État — N° 509298

Le Conseil d'État rejette la requête de M. A... pour défaut d'intérêt à agir, les circonstances invoquées (qualité de citoyen, d'usager ou de professionnel) n'étant pas suffisamment directes et certaines pour contester la nomination du président du conseil d'administration de l'OFII. La portée de cette décision est de rappeler la rigueur du contrôle de l'intérêt à agir en matière de nominations aux emplois publics.

09/04/2026

CEExcès de pouvoir

Conseil d'État — N° 507528

Le Conseil d'État refuse d'admettre le pourvoi de La Poste contre l'ordonnance ayant suspendu la révocation de M. B..., estimant qu'aucun moyen sérieux n'est soulevé.

09/04/2026

← Retour aux décisions