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AccueilJurisprudence administrativeN° 512409

Conseil d'État — Décision N° 512409

mardi 31 mars 2026

JuridictionConseil d'État
SectionSection du Contentieux
N° Dossier512409
TypeOrdonnance
RecoursExcès de pouvoir
PublicationZ
Formation5ème chambre

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Mme B... A... a demandé au tribunal administratif de Paris de condamner l’Etat à lui verser la somme de 10 000 euros, augmentée des intérêts au taux légal et de leur capitalisation en réparation des préjudices qu’elle estime avoir subis en raison de la carence du préfet de la région d’Ile-de-France, préfet de Paris à procéder à son relogement. Par un jugement n° 2507522/4-2 du 22 décembre 2025, le tribunal administratif a condamné l’Etat à verser à Mme A... la somme de 200 euros et a rejeté le surplus des conclusions de sa demande.

Par une ordonnance n° 26PA00644 du 4 février 2026, enregistrée le 6 février 2026 au secrétariat du contentieux du Conseil d’Etat, la présidente de la cour administrative d’appel de Paris a transmis au Conseil d’Etat, en application de l’article R. 351-2 du code de justice administrative, le pourvoi, enregistré le 2 février 2026 au greffe de cette cour, présenté par Mme A.... Par ce pourvoi Mme A... demande au Conseil d’Etat :


1°) d’annuler le jugement n° 2507522/4-2 du 22 décembre 2025 ;

2°) réglant l’affaire au fond, de condamner l’Etat à lui verser la somme de 5 000 euros ;

3°) de mettre à la charge de l’Etat la somme de 1 500 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.



Vu les autres pièces du dossier ;

Vu le code de justice administrative ;







Considérant ce qui suit :

1. Aux termes de l’article L. 822-1 du code de justice administrative : « Le pourvoi en cassation devant le Conseil d'Etat fait l'objet d'une procédure préalable d'admission. L'admission est refusée par décision juridictionnelle si le pourvoi est irrecevable ou n'est fondé sur aucun moyen sérieux ». Aux termes du troisième alinéa de l’article R. 822-5 du même code : « Lorsque le pourvoi est irrecevable pour défaut de ministère d'avocat (…), le président de la chambre peut décider par ordonnance de ne pas l'admettre ». Selon l’article R. 821-3 du même code : « Le ministère d'un avocat au Conseil d'Etat et à la Cour de cassation est obligatoire pour l'introduction, devant le Conseil d'Etat, des recours en cassation, à l'exception de ceux dirigés contre les décisions des juridictions de pension ». Enfin, en vertu du premier alinéa de l’article R. 612-1 du même code : « Lorsque des conclusions sont entachées d'une irrecevabilité susceptible d'être couverte après l'expiration du délai de recours, la juridiction ne peut les rejeter en relevant d'office cette irrecevabilité qu'après avoir invité leur auteur à les régulariser ».

2. Le pourvoi de Mme A..., qui n’est pas au nombre de ceux que l’article R. 821-3 du code de justice administrative dispense de l’obligation de ministère d’avocat, n’a pas été présenté par un avocat au Conseil d’Etat et à la Cour de cassation. En application de l’article R. 612-1 du même code, l’intéressée a été invitée à régulariser son pourvoi dans un délai d’un mois par un courrier notifié le 18 février 2026. A la date de la présente ordonnance, Mme A... n’a pas régularisé son pourvoi. Par suite, il n’est pas recevable et ne peut, dès lors, être admis.


O R D O N N E :

Article 1er : Le pourvoi de Mme A... n’est pas admis.

Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à Mme B... A....


Fait à Paris, le 31 mars 2026

Signé : Jean-Philippe Mochon



La République mande et ordonne au ministre de la ville et du logement en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.



Pour expédition conforme ;
Pour le secrétaire du contentieux, par délégation :


Bernard Longieras


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