Conseil d'État — Décision N° 518692
mercredi 4 novembre 2026
| Juridiction | Conseil d'État |
| Section | Section du Contentieux |
| N° Dossier | 518692 |
| ECLI | ECLI:FR:CECHS:2026:518692.20261104 |
| Type | Décision |
| Recours | Plein contentieux |
| Publication | D |
| Formation | 3ème chambre jugeant seule |
Texte intégral
Vu la procédure suivante :
Mme V... H... a demandé au tribunal administratif de Melun de prononcer la décharge des cotisations supplémentaires d’impôt sur le revenu et de contributions sociales auxquelles elle a été assujettie au titre des années 2015 à 2017 ainsi que des pénalités correspondantes. Par un jugement n° 2106728 du 20 novembre 2024, ce tribunal a déchargé Mme H... des cotisations supplémentaires d’impôt sur le revenu et de contributions sociales auxquelles elle a été assujettie au titre de l’année 2015 ainsi que des pénalités correspondantes et rejeté le surplus de sa demande.
Par un arrêt n° 25PA00280 du 30 juin 2026, la cour administrative d’appel de Paris a, sur appel de Mme H..., à son article 2, réduit sa base imposable à l’impôt sur le revenu au titre de l’année 2016 de la somme de 199 000 euros exposée par elle à raison de l’engagement de sa caution de gérante, à concurrence, le cas échéant, de sa substitution à la déduction forfaitaire pour frais professionnels de 10 %, déchargé en conséquence Mme H..., d’une part, à son article 3, des cotisations supplémentaires d’impôt sur le revenu et de contributions sociales auxquelles elle a été assujettie au titre de l’année 2016 à concurrence de la réduction de base imposable ainsi que des pénalités correspondantes, d’autre part, à son article 4, des pénalités pour manquement délibéré appliquées aux impositions supplémentaires procédant des rehaussements en matière de crédits de comptes courants d’associée au titre des années 2016 et 2017, à son article 5, réformé le jugement du tribunal administratif de Melun en ce qu’il a de contraire à son arrêt et, à son article 6, rejeté le surplus des conclusions de sa requête.
Par un pourvoi, enregistré le 11 août 2026 au secrétariat du contentieux du Conseil d’Etat, le ministre de l’action et des comptes publics demande au Conseil d’Etat :
1°) d’annuler les articles 2, 3 et 5 de cet arrêt ;
2°) réglant l’affaire au fond, de rejeter l’appel de Mme H....
Vu les autres pièces du dossier ;
Vu :
- le code général des impôts et le livre des procédures fiscales ;
- le code de justice administrative ;
Après avoir entendu en séance publique :
- le rapport de M. Paul Levasseur, auditeur ;
- les conclusions de M. Arnaud Skzryerbak, rapporteur public ;
Considérant ce qui suit :
1. Aux termes de l’article L. 822-1 du code de justice administrative : « Le pourvoi en cassation devant le Conseil d’Etat fait l’objet d’une procédure préalable d’admission. L’admission est refusée par décision juridictionnelle si le pourvoi est irrecevable ou n’est fondé sur aucun moyen sérieux ».
2. Pour demander l’annulation de l’arrêt qu’il attaque, le ministre de l’action et des comptes publics soutient que la cour administrative de Paris :
- a dénaturé les pièces du dossier et commis une erreur de droit en estimant que Mme H... avait versé en 2016 la somme de 199 000 euros en exécution d'un engagement de caution souscrit auprès d'un établissement bancaire alors que cette somme avait été réglée par l’EURL Sobyz et que Mme H... n’établit pas l’avoir effectivement remboursée à cette société ;
- a méconnu son office en déchargeant Mme H... des contributions sociales mises à sa charge alors qu’elle n’avait prononcé la réduction que de sa base imposable à l’impôt sur le revenu.
3. Aucun de ces moyens n’est de nature à permettre l’admission du pourvoi.
D E C I D E :
--------------
Article 1er : Le pourvoi du ministre de l’action et des comptes publics n’est pas admis.
Article 2 : La présente décision sera notifiée au ministre de l’action et des comptes publics.
Copie en sera adressée à Mme V... H....
Délibéré à l'issue de la séance du 8 octobre 2026 où siégeaient : M. Stéphane Verclytte, conseiller d’Etat, présidant ; M. Philippe Ranquet, conseiller d'Etat et M. Paul Levasseur, maître des requêtes-rapporteur.
Rendu le 4 novembre 2026.
Le président :
Signé : M. Stéphane Verclytte
Le rapporteur :
Signé : M. Paul Levasseur
La secrétaire :
Signé : Mme Nathalie Martinez-Casanova
La République mande et ordonne au ministre de l’action et des comptes publics en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l’exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
Pour la secrétaire du contentieux, par délégation :
Mme V... H... a demandé au tribunal administratif de Melun de prononcer la décharge des cotisations supplémentaires d’impôt sur le revenu et de contributions sociales auxquelles elle a été assujettie au titre des années 2015 à 2017 ainsi que des pénalités correspondantes. Par un jugement n° 2106728 du 20 novembre 2024, ce tribunal a déchargé Mme H... des cotisations supplémentaires d’impôt sur le revenu et de contributions sociales auxquelles elle a été assujettie au titre de l’année 2015 ainsi que des pénalités correspondantes et rejeté le surplus de sa demande.
Par un arrêt n° 25PA00280 du 30 juin 2026, la cour administrative d’appel de Paris a, sur appel de Mme H..., à son article 2, réduit sa base imposable à l’impôt sur le revenu au titre de l’année 2016 de la somme de 199 000 euros exposée par elle à raison de l’engagement de sa caution de gérante, à concurrence, le cas échéant, de sa substitution à la déduction forfaitaire pour frais professionnels de 10 %, déchargé en conséquence Mme H..., d’une part, à son article 3, des cotisations supplémentaires d’impôt sur le revenu et de contributions sociales auxquelles elle a été assujettie au titre de l’année 2016 à concurrence de la réduction de base imposable ainsi que des pénalités correspondantes, d’autre part, à son article 4, des pénalités pour manquement délibéré appliquées aux impositions supplémentaires procédant des rehaussements en matière de crédits de comptes courants d’associée au titre des années 2016 et 2017, à son article 5, réformé le jugement du tribunal administratif de Melun en ce qu’il a de contraire à son arrêt et, à son article 6, rejeté le surplus des conclusions de sa requête.
Par un pourvoi, enregistré le 11 août 2026 au secrétariat du contentieux du Conseil d’Etat, le ministre de l’action et des comptes publics demande au Conseil d’Etat :
1°) d’annuler les articles 2, 3 et 5 de cet arrêt ;
2°) réglant l’affaire au fond, de rejeter l’appel de Mme H....
Vu les autres pièces du dossier ;
Vu :
- le code général des impôts et le livre des procédures fiscales ;
- le code de justice administrative ;
Après avoir entendu en séance publique :
- le rapport de M. Paul Levasseur, auditeur ;
- les conclusions de M. Arnaud Skzryerbak, rapporteur public ;
Considérant ce qui suit :
1. Aux termes de l’article L. 822-1 du code de justice administrative : « Le pourvoi en cassation devant le Conseil d’Etat fait l’objet d’une procédure préalable d’admission. L’admission est refusée par décision juridictionnelle si le pourvoi est irrecevable ou n’est fondé sur aucun moyen sérieux ».
2. Pour demander l’annulation de l’arrêt qu’il attaque, le ministre de l’action et des comptes publics soutient que la cour administrative de Paris :
- a dénaturé les pièces du dossier et commis une erreur de droit en estimant que Mme H... avait versé en 2016 la somme de 199 000 euros en exécution d'un engagement de caution souscrit auprès d'un établissement bancaire alors que cette somme avait été réglée par l’EURL Sobyz et que Mme H... n’établit pas l’avoir effectivement remboursée à cette société ;
- a méconnu son office en déchargeant Mme H... des contributions sociales mises à sa charge alors qu’elle n’avait prononcé la réduction que de sa base imposable à l’impôt sur le revenu.
3. Aucun de ces moyens n’est de nature à permettre l’admission du pourvoi.
D E C I D E :
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Article 1er : Le pourvoi du ministre de l’action et des comptes publics n’est pas admis.
Article 2 : La présente décision sera notifiée au ministre de l’action et des comptes publics.
Copie en sera adressée à Mme V... H....
Délibéré à l'issue de la séance du 8 octobre 2026 où siégeaient : M. Stéphane Verclytte, conseiller d’Etat, présidant ; M. Philippe Ranquet, conseiller d'Etat et M. Paul Levasseur, maître des requêtes-rapporteur.
Rendu le 4 novembre 2026.
Le président :
Signé : M. Stéphane Verclytte
Le rapporteur :
Signé : M. Paul Levasseur
La secrétaire :
Signé : Mme Nathalie Martinez-Casanova
La République mande et ordonne au ministre de l’action et des comptes publics en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l’exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
Pour la secrétaire du contentieux, par délégation :