LogoMeilleurAvocats.fr
AvocatsAssistant IABlogPrix
ConnexionDéposer ma demande

Vous avez un problème juridique ?

Décrivez votre situation en 2 minutes — un avocat spécialisé vous répond sous 24h.

Déposer ma demandeJe suis avocat
Logo MeilleurAvocats.frMeilleurAvocats.fr

Mise en relation avocat–client par l'IA. Gratuit pour les particuliers.

Particuliers

  • Déposer une demande
  • Trouver un avocat
  • Assistant IA gratuit
  • Bibliothèque juridique
  • Guides pratiques
  • Jurisprudence

Avocats

  • Pour les avocats
  • Espace avocat
  • Tarifs et formules
  • Recevoir des leads
  • Programme d'affiliation
  • Contact commercial

Spécialités

  • Droit général
  • Droit du travail
  • Droit de la sécurité sociale et de la protection sociale
  • Droit fiscal et droit douanier
  • Droit de la famille, des personnes et de leur patrimoine
  • Droit immobilier

Légal

  • Mentions légales
  • Confidentialité
  • CGU
  • Cookies
  • Contact

Newsletter juridique hebdomadaire

Décisions clés, évolutions législatives, conseils pratiques — chaque semaine.

© 2026 MeilleurAvocats.fr— KONSEIL SAS. Tous droits réservés.

Mentions légales|Confidentialité|Cookies

BOB★La messagerie française & cryptée pour des échanges confidentiels entre avocats et clients.

En savoir +TéléchargerBOB
AccueilJurisprudence administrativeN° TA06-1900236

Tribunal Administratif de Nice — Décision N° TA06-1900236

jeudi 2 février 2023

JuridictionTribunal Administratif de Nice
SectionTribunal Administratif de Nice
N° DossierTA06-1900236
TypeDécision
RecoursExcès de pouvoir
PublicationC
Formation2ème Chambre
Avocat requérantCABINET FOURMEAUX ET ASSOCIES

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête, enregistrée le 18 janvier 2019 sous le numéro 1900236, M. A B, représenté par Me Lambert, demande au tribunal :

- d'annuler l'arrêté en date du 31 juillet 2018 du maire de la commune de Villefranche-sur-mer portant refus du permis de construire n°PC 06159 17 S0014 [SC1]pour la construction d'une villa individuelle avec piscine et la démolition d'un hangar au 145 avenue des Caroubiers à Villefranche-sur-mer, ensemble la décision en date du 19 novembre 2018 de rejet du recours gracieux formé à l'encontre de cet arrêté ;

- d'enjoindre au maire de la commune de Villefranche-sur-mer de délivrer le permis de construire solicité ;

- et de mettre à la charge de la commune de Villefranche-sur-mer une somme de 3 000 euros en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Il soutient, d'une part, que la commune se serait, à tort, estimée liée par l'avis rendu par l'architecte des Bâtiments de France et, d'autre part, que le refus de permis de construire attaqué est entaché d'une erreur d'appréciation.

Par un mémoire en défense, enregistré le 22 juin 2020, la commune de Villefranche-sur-mer, prise en la personne de son maire en exercice, représentée par Me Gaulmin, conclut principalement au rejet de la requête, subsidiairement à ce qu'il soit seulement enjoint au maire de la commune, en cas d'annulation, de réexaminer la demande, et en tout état de cause à la mise à la charge du requérant d'une somme de 2 000 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

La commune soutient :

- à titre principal : que le refus de permis de construire litigieux est régulièrement fondé sur les dispositions de l'article R. 111-27 du code de l'urbanisme, compte tenu de la qualité du paysage environnant ;

- à titre subsidiaire : que si le refus de permis de construire litigieux devait être annulé, il n'y aurait lieu que d'enjoindre à la commune de réexaminer la demande de délivrance dutit permis.

Par ordonnance en date du 20 novembre 2020, la clôture de l'instruction a été fixée à cette même date.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu :

- le code de l'urbanisme ;

- le code de justice administrative.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.

Ont été entendus au cours de l'audience publique du 12 janvier 2023 :

- le rapport de M. Silvestre-Toussaint-Fortesa, président ;

- et les conclusions de Mme Sorin, rapporteure publique.

Considérant ce qui suit :

1. M. A B a déposé le 4 mai 2018 une demande de permis de construire, n°PC 06159 17 S0014, pour la construction d'une villa individuelle avec piscine d'une surface de 444m² et la démolition d'un hangar au 145 avenue des Caroubiers à Villefranche-sur-mer. Cette demande a été refusée par un arrêté en date du 31 juillet 2018 du maire de la commune de Villefranche-sur-mer. M. B demande au tribunal d'annuler cet arrêté, ensemble la décision en date du 19 novembre 2018 par lequel le maire de la commune a rejeté son recours gracieux formé à l'encontre dudit arrêté. Il demande également qu'il soit enjoint au maire de lui accorder le permis sollicité.

Sur les conclusions aux fins d'annulation :

2. En premier lieu, il est constant que, pour l'examen de la demande de permis de construire déposée par le requérant, l'avis de l'architecte des Bâtiments de France a été recueilli sur le fondement des dispositions de l'article R. 425-30 du code de l'urbanisme. Il s'agissait, dès lors, d'un avis simple qui ne liait pas le maire de la commune de Villefranche-sur-mer, comme le soutient à bon droit la commune défenderesse. Par suite, le requérant n'est pas fondé à soutenir que la commune se serait estimée liée par l'avis rendu par l'architecte des Bâtiments de France.

3. En second lieu, aux termes de l'article R. 111-27 du code de l'urbanisme : " Le projet peut être refusé ou n'être accepté que sous réserve de l'observation de prescriptions spéciales si les constructions, par leur situation, leur architecture, leurs dimensions ou l'aspect extérieur des bâtiments ou ouvrages à édifier ou à modifier, sont de nature à porter atteinte au caractère ou à l'intérêt des lieux avoisinants, aux sites, aux paysages naturels ou urbains ainsi qu'à la conservation des perspectives monumentales. ". Aux termes des dispositions de l'article UE11 du Règlement du plan local d'urbanisme de la commune de Villefranche-sur-mer : " Les constructions et installations doivent présenter un aspect extérieur compatible avec le caractère ou l'intérêt des lieux avoisinants, en harmonie avec leur environnement architectural et paysager. Les permis de construire et déclarations préalables pourront être refusés ou n'être accordés que sous réserve de l'observation de prescriptions spéciales si les constructions, par leur situation, leur architecture, leurs dimensions ou l'aspect extérieur des bâtiments ou ouvrages à édifier ou à modifier, sont de nature à porter atteinte au caractère ou à l'intérêt des lieux avoisinants, aux sites, aux paysages naturels ou urbains ainsi qu'à la conservation des perspectives urbaines. Toute construction et autre mode d'occupation du sol devront participer à la mise en valeur du paysage naturel ou urbain existant ". Dès lors que ces dispositions ont le même objet que celles, invoquées par la commune défenderesse, de l'article R. 111-27 du code de l'urbanisme, et prévoient des exigences qui ne sont pas moindres, c'est par rapport aux dispositions du règlement du plan local d'urbanisme que doit être appréciée la légalité de la décision attaquée.

4. Il résulte des dispositions précitées que, si les constructions projetées portent atteinte au caractère ou à l'intérêt des lieux avoisinants, aux sites, aux paysages naturels ou urbains, ainsi qu'à la conservation des perspectives monumentales, l'autorité administrative compétente doit refuser de délivrer le permis de construire sollicité ou l'assortir de prescriptions spéciales. Pour rechercher l'existence d'une atteinte à un paysage naturel ou urbain de nature à fonder le refus de permis de construire ou les prescriptions spéciales accompagnant la délivrance de ce permis, il lui appartient d'apprécier, dans un premier temps, la qualité du site naturel ou urbain sur lequel la construction est projetée et d'évaluer, dans un second temps, l'impact que cette construction, compte tenu de sa nature et de ses effets, pourrait avoir sur le site.

5. En l'espèce, et d'une part, il ressort des pièces du dossier que le projet du requérant se situera dans un site inscrit et se trouvant en zone UE du plan local d'urbanisme de la commune de Villefranche-sur-Mer, " zone essentiellement résidentielle correspondant à de l'habitat de faible densité de type villa individuelle ", soit une zone faiblement bâtie par rapport aux autres secteurs de la commune, ainsi que le soutient la commune défenderesse. D'autre part, il ressort également des pièces du dossier que le toit de la " Villa Léopolda ", villa remarquable faisant partie du site inscrit, culmine à 190 mètres au-dessus du niveau de la mer et que le terrain d'emprise du projet du requérant se situera pour sa part à presque 210 mètres au-dessus du niveau de la mer, la commune étant ainsi fondée à soutenir que le projet ne sera pas dissimulé par la " Villa Léopolda " mais la surplombera, modifiant ainsi la perspective sur la colline, comprenant cette villa remarquable, depuis le contrebas. En outre, il ressort également des pièces du dossier que le projet du requérant consiste en la construction d'un batiment de quarante mètres de long, sur deux étages et surmonté d'une zone de stationnement pour huit véhicules. Si, contrairement aux allégations de la commune, il ne ressort pas des pièces du dossier que la partie haute du batiment projeté dépasserait l'assiette de la route sise en surplomb (avenue des Caroubiers), il n'en demeure pas moins, et nonobstant le mode constructif avec toit plat retenu, qu'il n'est pas établi, eu égard au caractère, peu bâti et homogène, du paysage environnant, que le projet, à l'architecture originale, bénéficiera d'une bonne intégration dans le paysage. Par suite, le requérant n'est pas fondé à soutenir que le refus litigieux de permis de construire procèderait d'une erreur d'appréciation.

6. Il résulte de tout ce qui précède qu'il y a lieu de rejeter les conclusions susmentionnées aux fins d'annulation, ainsi que, par voie de conséquence, les conclusions du requérant aux fins d'injonction et au titre des frais liés au litige.

Sur les frais liés au litige :

7. Aux termes de l'article L. 761-1 du code de justice administrative : " Dans toutes les instances, le juge condamne la partie tenue aux dépens ou, à défaut, la partie perdante, à payer à l'autre partie la somme qu'il détermine, au titre des frais exposés et non compris dans les dépens. Le juge tient compte de l'équité ou de la situation économique de la partie condamnée. Il peut, même d'office, pour des raisons tirées des mêmes considérations, dire qu'il n'y a pas lieu à cette condamnation ".

8. Il y a lieu de mettre à la charge du requérant, au profit de la commune de Villefranche-sur-mer, une somme de 1 000 euros sur le fondement des dispositions précitées.

DECIDE :

Article 1er : La requête de M. B est rejetée.

Article 2 : Une somme de 1 000 euros est mise à la charge de M. B, au profit de la commune de Villefranche-sur-mer, au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative sont rejetées.

Article 3 : Le présent jugement sera notifié à M. A B et à la commune de Villefranche-sur-mer.

Délibéré après l'audience du 12 janvier 2023, à laquelle siégeaient :

M. Silvestre-Toussaint-Fortesa, président,

Mme Le Guennec, conseillère,

M. Combot, conseiller.

Rendu public par mise à disposition au greffe, le 2 février 2023.

Le président-rapporteur,

signé

F. Silvestre-Toussaint-Fortesa

L'assesseur le plus ancien,

signé

B. Le Guennec

La greffière,

signé

C. Sussen

La République mande et ordonne au préfet des Alpes-Maritimes, en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

Pour expédition conforme,

La greffière,

C. Sussen

[SC1]S0014S

N°19002365

Décisions similaires

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881

Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.

01/06/2026

← Retour aux décisions