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AccueilJurisprudence administrativeN° TA06-1900945

Tribunal Administratif de Nice — Décision N° TA06-1900945

mardi 18 octobre 2022

JuridictionTribunal Administratif de Nice
SectionTribunal Administratif de Nice
N° DossierTA06-1900945
TypeDécision
RecoursExcès de pouvoir
PublicationC
Formation5ème Chambre
Avocat requérantLAGIER

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête et un mémoire, enregistrés le 28 février 2019 et le 27 juillet 2020, la société de chasse communale de Saorge, représentée par Me Manaigo, demande au tribunal :

1°) d'annuler les articles 2 et 4 de la délibération du conseil municipal de la commune de Saorge du 26 octobre 2018, ensemble la décision implicite par laquelle le maire de la commune a rejeté le recours gracieux contre cette délibération ;

2°) d'enjoindre au maire de la commune de procéder au réexamen de la demande de la société de chasse communale de Saorge - APCNC de se voir octroyer un bail de chasse sur le territoire communal, sous astreinte de 500 euros par jour de retard à compter du jugement à intervenir ;

3°) de mettre à la charge de la commune de Saorge une somme de 5 000 euros en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

L'association soutient que :

- la délibération attaquée est entachée d'un détournement de pouvoir dès lors qu'elle vise à faire échec à la décision du tribunal administratif du 3 octobre 2017 ;

- elle méconnaît les dispositions de l'article 542 du code civil ;

- elle méconnaît les dispositions de l'article L. 432-12 du code pénal dès lors qu'elle est constitutive d'une prise illégale d'intérêts ;

- elle méconnaît les dispositions de l'article L. 2131-11 du code général des collectivités territoriales ;

- elle est constitutive d'un abus de pouvoir dès lors que la commune ne peut pas être considérée comme une société de chasse ;

- elle méconnaît le principe d'égalité et lèse les intérêts de la commune.

Par des mémoires en défense, enregistrés le 14 mai 2019 et le 15 septembre 2022, la commune de Saorge, représentée par Me Lagier, conclut au rejet de la requête et à ce qu'il soit mis à la charge de la société de chasse communale de Saorge - APCNC, une somme de 3 000 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Elle fait valoir que :

- la société de chasse communale de Saorge ne justifie pas d'un intérêt à agir ;

- les autres moyens soulevés par la société de chasse communale de Saorge ne sont pas fondés.

Par ordonnance du 3 juin 2021, la clôture d'instruction a été fixée au 1er juillet 2021 à 12 heures.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu :

- le code de l'environnement ;

- le code pénal ;

- le code civil ;

- le code général des collectivités territoriales ;

- le code de justice administrative.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.

Ont été entendus au cours de l'audience publique du 27 septembre 2022 :

- le rapport de Mme Chaumont, conseillère,

- les conclusions de Mme Moutry, rapporteure publique,

- et les observations de Me Manaigo, représentant la société de chasse communale de Saorge, et de Me Lagier, représentant la commune de Saorge.

La société de chasse communale de Saorge a produit une note en délibéré le 3 octobre 2022.

Considérant ce qui suit :

1. Par une délibération du 31 octobre 2014, le conseil municipal de Saorge a accordé à la société de chasse de Saorge un bail de chasse sur la totalité du territoire communal pour une durée de neuf ans. L'association de propriétaires chasseurs et non chasseurs de Saorge (APCNC), devenue société de chasse communale de Saorge, qui avait également demandé le bénéfice d'un bail de chasse sur le territoire communal, a demandé au tribunal administratif l'annulation de cette délibération. Par un jugement n° 1405210 du 3 octobre 2017, confirmé par un arrêt de la Cour administrative d'appel de Marseille n° 17MA04639 du 25 juin 2018, le tribunal administratif a annulé cette délibération et a enjoint à la commune de procéder au réexamen de la demande de la société de chasse communale de Saorge. Par une délibération du 26 octobre 2018, la commune de Saorge a, dans son article 2, fixé les modalités de participation à l'exercice de la chasse, dans son article 3, résilié le bail de chasse octroyé conclu avec la société de chasse de Saorge et, dans son article 4, rejeté la demande présentée par la société de chasse communale de Saorge. Par la présente requête, l'association Société de chasse communale de Saorge demande au tribunal d'annuler la délibération du 26 octobre 2018.

Sur les fins de non-recevoir opposées en défense :

2. En premier lieu, une association est régulièrement engagée par l'organe tenant de ses statuts le pouvoir de la représenter en justice, sauf stipulation de ces statuts réservant expressément à un autre organe la capacité de décider de former une action devant le juge administratif.

3. Aux termes de l'article 12 des statuts de l'association : " () Le président représente l'association dans tous les actes de la vie civile, il ordonne les dépenses (). En cas de représentation en justice, le Président ne peut être remplacé par un mandataire qu'en vertu d'une procuration spéciale () ". Dès lors, il résulte de ce qui vient d'être dit qu'en l'absence de stipulations de ses statuts réservant expressément à un autre organe la capacité de décider de former une action devant le juge administratif, l'association Société de chasse communale de Saorge est régulièrement engagée par son président qui dispose statutairement du pouvoir de la représenter en justice. Par suite, la fin de non-recevoir opposée par la commune de Saorge doit être écartée.

4. En second lieu, l'association a pour objet, notamment, la régulation des espèces animales classées " nuisibles ", l'organisation technique de la chasse pour permettre aux chasseurs un meilleur exercice de leur discipline, de détenir obligatoirement des baux de chasse écrits de la part des propriétaires et autres pour une meilleure gestion administrative et faciliter le travail de la garderie. Elle justifie ainsi d'un intérêt lui donnant qualité pour demander l'annulation des délibérations litigieuses par lesquelles la commune de Saorge a organisé les modalités de participation à la chasse sur son territoire et a refusé de lui délivrer un bail de chasse. Par suite, la fin de non-recevoir opposée en défense tirée de l'absence d'intérêt à agir de l'association requérante doit également être écartée.

Sur les conclusions à fin d'annulation :

5. En premier lieu, aux termes de l'article 542 du code civil : " Les biens communaux sont ceux à la propriété ou au produit desquels les habitants d'une ou plusieurs communes ont un droit acquis ". Il résulte de ces dispositions que seuls les habitants de la commune, permanents ou non, ont vocation à utiliser les biens communaux.

6. La délibération attaquée prévoit, dans son article 2 relatif aux modalités de participation à l'exercice de la chasse que " Les personnes désirant chasser sur les biens communaux de Saorge sont tenues de se déclarer à la mairie sur le registre prévu à cet effet. Elles feront état, par tout justificatif approprié (inscription au rôle de la taxe d'habitation, inscription sur une liste électorale, quittance de loyer, factures d'électricité, de gaz ou d'eau, domiciliation bancaire, ), de leur qualité d'habitant au sens de l'article 542 du code civil notamment en termes de domicile ou de résidence secondaire. En outre, il sera présenté le permis de chasser validé et l'attestation d'assurance pour la campagne de chasse 2018/2019 () ".

7. Il résulte de ces dispositions que l'ensemble des habitants de la commune, qu'ils soient résidents permanents ou non, et à la condition de disposer d'un permis de chasse valide et d'une attestation d'assurance, ont la possibilité de chasser sur les biens communaux. Ainsi, la délibération attaquée ne méconnaît pas l'égale vocation des habitants de la commune à utiliser les biens communaux. Par suite, l'association requérante n'est pas fondée à soutenir que la délibération attaquée a été adoptée en méconnaissance des dispositions de l'article 542 du code civil.

8. En deuxième lieu, aux termes de l'article L. 2131-11 du code général des collectivités territoriales : " Sont illégales les délibérations auxquelles ont pris part un ou plusieurs membres du conseil intéressés à l'affaire qui en fait l'objet, soit en leur nom personnel, soit comme mandataires. En application du II de l'article L. 1111-6, les représentants des collectivités territoriales ou des groupements de collectivités territoriales mentionnés au I du même article L. 1111-6 ne sont pas comptabilisés, pour le calcul du quorum, parmi les membres en exercice du conseil municipal ".

9. Il résulte de ces dispositions que la participation au vote permettant l'adoption d'une délibération d'un conseiller municipal intéressé à l'affaire qui fait l'objet de cette délibération, c'est-à-dire y ayant un intérêt qui ne se confond pas avec ceux de la généralité des habitants de la commune, est de nature à en entraîner l'illégalité. De même, sa participation aux travaux préparatoires et aux débats précédant l'adoption d'une telle délibération est susceptible de vicier sa légalité, alors même que cette participation préalable ne serait pas suivie d'une participation à son vote, si le conseiller municipal intéressé a été en mesure d'exercer une influence sur la délibération.

10. D'une part, il est constant que M. A et M. Aiperto, conseillers municipaux et respectivement président et trésorier de l'association de chasse de Saorge, ont participé à la délibération du conseil municipal qui a approuvé la délibération attaquée. Toutefois, l'association requérante ne fait état d'aucun élément de nature à établir l'influence qu'auraient exercé M. A et M. Aiperto dans l'adoption de cette délibération alors qu'au demeurant il est constant que l'organisation de la chasse par la commune va profiter à l'ensemble des chasseurs et pas seulement à la société de chasse dont ils sont membres. Dès lors, M. A et M. Aiperto ne peuvent être regardés comme ayant un intérêt qui ne se confondrait pas avec celui de la généralité des habitants de la commune.

11. D'autre part, la société de chasse communale de Saorge soutient que M. Aiperto ne pouvait pas prendre part au vote dès lors qu'il était directement intéressé, cette délibération le désignant comme directeur de chasse. Toutefois, il est constant que la délibération attaquée a été adoptée à 6 voix sur 7. Ainsi, même si M. Aiperto s'était abstenu de prendre part au vote, la délibération attaquée aurait été adoptée à une majorité de 5 voix sur 7, aucun élément de nature à attester de l'influence qu'il aurait exercée pour que cette délibération prenne en compte son intérêt personnel n'étant versé au dossier.

12. Par suite, le moyen tiré de ce que la délibération en litige serait illégale au regard des dispositions précitées de l'article L. 2131-11 du code général des collectivités territoriales doit être écarté.

13. En troisième lieu, aux termes des dispositions de l'article L. 432-12 du code pénal : " Le fait, par une personne dépositaire de l'autorité publique ou chargée d'une mission de service public ou par une personne investie d'un mandat électif public, de prendre, recevoir ou conserver, directement ou indirectement, un intérêt quelconque dans une entreprise ou dans une opération dont elle a, au moment de l'acte, en tout ou partie, la charge d'assurer la surveillance, l'administration, la liquidation ou le paiement, est puni de cinq ans d'emprisonnement et d'une amende de 500 000 €, dont le montant peut être porté au double du produit tiré de l'infraction ".

14. Le moyen tiré de la méconnaissance de ces dispositions est sans influence sur la légalité de la délibération attaquée, laquelle ne peut par elle-même, constituer un délit de prise illégale d'intérêt réprimée par le code pénal. En tout état de cause, la délibération attaquée ne place pas le maire dans une situation de prise illégale d'intérêt alors qu'elle a pour unique objet de permettre à la commune d'assurer directement la gestion du droit de chasse sur son propre domaine.

15. En quatrième lieu, aux termes de l'article L. 422-1 du code de l'environnement : " Nul n'a la faculté de chasser sur la propriété d'autrui sans le consentement du propriétaire ou de ses ayants droit ". Aux termes de l'article L. 422-2 du même code : " Les associations communales et intercommunales de chasse agréées ont pour but d'assurer une bonne organisation technique de la chasse. Elles favorisent sur leur territoire le développement du gibier et de la faune sauvage dans le respect d'un véritable équilibre agro-sylvo-cynégétique, l'éducation cynégétique de leurs membres, la régulation des animaux susceptibles d'occasionner des dégâts et veillent au respect des plans de chasse en y affectant les ressources appropriées en délivrant notamment des cartes de chasse temporaire. Elles ont également pour objet d'apporter la contribution des chasseurs à la conservation des habitats naturels, de la faune et de la flore sauvages. Leur activité s'exerce dans le respect des propriétés, des cultures et des récoltes, et est coordonnée par la fédération départementale des chasseurs. Les associations communales et intercommunales de chasse agréées collaborent avec l'ensemble des partenaires du monde rural ". Aux termes de l'article L. 422-3 de ce code : " Les associations sont constituées conformément à la loi du 1er juillet 1901 relative au contrat d'association. L'agrément leur est donné par le président de la fédération départementale des chasseurs ". Aux termes de l'article L. 422-4 du même code : " Il ne peut y avoir qu'une association communale agréée par commune. () ". Aux termes de l'article L. 422-6 de ce code : " La liste des départements où doivent être créées des associations communales de chasse est arrêtée par le ministre chargé de la chasse sur proposition des préfets après avis conforme des conseils départementaux, les chambres d'agriculture et les fédérations départementales des chasseurs ayant été consultées ". Enfin, aux termes de l'article L. 422-7 du code de l'environnement : " Dans les départements autres que ceux mentionnés à l'article L. 422-6, la liste des communes où sera créée une association communale de chasse est fixée par le président de la fédération départementale des chasseurs sur demande justifiant l'accord amiable de 60 % des propriétaires représentant 60 % de la superficie du territoire de la commune, cet accord étant valable pour une période d'au moins cinq années. () ".

16. Il résulte de ces dispositions que le droit de chasse est un attribut du droit de propriété. Il peut être démembré du droit de propriété ou être loué, à travers des associations ou des sociétés de chasse. Dans le cas où le droit de chasse est confié à une association communale de chasse agréée (ACCA), le propriétaire est alors privé de son droit de chasse, qui est attribué à l'association et s'exerce à travers elle.

17. Il est constant que le département des Alpes-Maritimes n'est pas au nombre de ceux où le recours à une association communale de chasse agréée est obligatoire et il ne ressort pas des pièces du dossier qu'une telle association soit constituée sur le territoire de la commune de Saorge. Dans ces conditions, c'est sans commettre d'abus de droit que la commune de Saorge, en tant que propriétaire de son domaine et titulaire du droit de chasse y afférent, a pu organiser, par la délibération attaquée, les modalités de ce droit.

18. En cinquième lieu, la société de chasse communale de Saorge soutient que la commune ne pouvait pas financer la chasse avec les deniers publics en l'absence de carence de l'initiative privée, qu'elle se prive d'une recette provenant des baux de chasse et qu'en assurant la gestion de la chasse, elle porte atteinte au principe d'égalité. Tout d'abord, il est constant qu'en décidant d'autoriser, au cas par cas, l'exercice du droit de chasse sur ses propres terrains, la commune de Saorge ne prend en charge aucune activité économique. Ensuite, si la commune se prive d'une recette en ne recourant pas aux baux de chasse, il ressort des pièces du dossier, notamment des baux de chasse précédemment octroyés par la commune, que la recette en résultant s'élevait seulement à 748 euros par an. Par ailleurs, il ressort des pièces du dossier que le souhait de la commune de réserver le droit de chasse sur ses territoires aux seuls habitants de la commune, permanents ou non, et d'en gérer directement l'organisation est guidé par la recherche d'un intérêt général tendant à mettre fin au conflit qui existe depuis de nombreuses années entre les associations de chasseurs existantes à Saorge. En outre, il ressort des dispositions de l'article L. 420-1 du code de l'environnement que la pratique de la chasse est une activité à caractère environnemental, culturel, social et économique et qu'elle participe à la gestion durable du patrimoine faunique et constitue à ce titre une activité d'intérêt général. Dans ces conditions, le moyen tiré de la méconnaissance du principe d'égalité devant la loi et les charges publiques ne peut qu'être écarté.

19. En sixième et dernier lieu, par un jugement du 3 octobre 2017, le tribunal administratif a annulé la délibération du 31 octobre 2014 par laquelle le conseil municipal de Saorge a accordé à la société de chasse de Saorge un bail de chasse sur la totalité du territoire communal et a enjoint à la commune de réexaminer la demande de l'association requérante. Par la délibération attaquée, le conseil municipal a résilié le bail conclu avec la société de chasse de Saorge et a procédé au réexamen de la demande la société de chasse communale de Saorge, conformément au dispositif du jugement précité du 31 octobre 2014. Si elle a également rejeté la demande de l'association tendant à se voir octroyer un bail de chasse, rien ne s'y opposait, le jugement du tribunal lui imposant seulement de procéder au réexamen de sa demande. Par ailleurs, par un arrêt du 17 décembre 2018 devenu définitif, la cour administrative d'appel de Marseille a jugé que la délibération attaquée n'était contraire ni au dispositif du jugement, ni aux motifs qui sont les supports nécessaires de la décision du tribunal et devait être regardée comme assurant l'exécution de cette décision. Par suite, les moyens tirés de ce que la délibération attaquée constitue un détournement et un abus de pouvoir doivent être écartés.

20. Il résulte de tout ce qui précède que les conclusions à fin d'annulation de la délibération du 26 octobre 2018 doivent être rejetées.

Sur les conclusions à fin d'injonction et d'astreinte :

21. Les conclusions à fin d'annulation de la délibération du 26 octobre 2018 étant rejetées, les conclusions à fin d'injonction présentées par la société de chasse communale de chasse de Saorge ne peuvent qu'être rejetées.

Sur les frais de procédure :

22. Aux termes de l'article L. 761-1 du code de justice administrative : " Dans toutes les instances, le juge condamne la partie tenue aux dépens ou, à défaut, la partie perdante, à payer à l'autre partie la somme qu'il détermine, au titre des frais exposés et non compris dans les dépens. Les parties peuvent produire les justificatifs des sommes qu'elles demandent et le juge tient compte de l'équité ou de la situation économique de la partie condamnée. Il peut, même d'office, pour des raisons tirées des mêmes considérations, dire qu'il n'y a pas lieu à cette condamnation ".

23. Les conclusions présentées à ce titre par l'association " Société de chasse communale de Saorge " doivent être rejetées, la commune de Saorge n'étant pas la partie perdante à la présente instance.

24. Dans les circonstances de l'espèce, il n'y a pas lieu de faire droit à la demande présentée à ce titre par la commune de Saorge.

D E C I D E :

Article 1er : La requête de la société de chasse communale de Saorge est rejetée.

Article 2 : Les conclusions de la commune de Saorge présentées au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative sont rejetées.

Article 3 : Le présent jugement sera notifié à la société de chasse communale de Saorge et à la commune de Saorge.

Copie en sera adressée au préfet des Alpes-Maritimes.

Délibéré après l'audience du 27 septembre 2022, à laquelle siégeaient :

M. Pascal, président,

Mme Chaumont, conseillère,

Mme Duroux, conseillère,

assistés de Mme Génovèse, greffière.

Rendu public par mise à disposition au greffe le 18 octobre 2022.

La rapporteure,

signé

A-C. CHAUMONT

Le président,

signé

F. PASCAL La greffière,

signé

S. GENOVESE

La République mande et ordonne au préfet des Alpes-Maritimes en ce qui le concerne ou à tous les commissaires de justice à ce que requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

Pour expédition conforme,

Pour le greffier en chef,

Ou par délégation la greffière.

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