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AccueilJurisprudence administrativeN° TA06-1901342

Tribunal Administratif de Nice — Décision N° TA06-1901342

mardi 31 janvier 2023

JuridictionTribunal Administratif de Nice
SectionTribunal Administratif de Nice
N° DossierTA06-1901342
TypeDécision
RecoursExcès de pouvoir
PublicationC
Formation6ème chambre
Avocat requérantSCP SARTORIO-LONQUEUE-SAGALOVITSCH & ASSOCIÉS

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

I. Par une requête et cinq mémoires complémentaires, enregistrés sous le n° 1901342 les 22 mars 2019, 8 juillet 2019, 17 octobre 2019, 5 février 2020, 21 mars 2022 et 27 avril 2022, ainsi qu'un mémoire récapitulatif produit le 16 septembre 2022 après l'invitation du tribunal en application de l'article L. 611-8-1 du code de justice administrative, M. A B, représenté par Me Dutertre, demande au tribunal :

1°) d'annuler l'arrêté du 17 janvier 2019 par lequel le président de la communauté d'agglomération du Pays de Grasse l'a placé en disponibilité d'office pour un an à compter du 1er janvier 2019 ;

2°) d'enjoindre au président de la communauté d'agglomération du Pays de Grasse de lui proposer des offres d'emploi correspondant à son grade, à son échelon et à son niveau d'expérience de directeur de service avec son ancien salaire, primes incluses et plus particulièrement sa réintégration sur son ancien poste ou sur un poste de directeur de service ;

3°) de condamner la communauté d'agglomération du Pays de Grasse au paiement de sa rémunération depuis le 28 juin 2018, soit la somme de 71 848 euros nette à la date du 31 décembre 2018, somme à parfaire et à réactualiser, outre le bénéfice de ses droits à l'avancement et à la retraite depuis le 28 juin 2018 ;

4°) de condamner la communauté d'agglomération du Pays de Grasse au paiement de la somme de 2 000 euros en réparation du préjudice psychologique, moral et financier subi ;

5°) de condamner la communauté d'agglomération du Pays de Grasse à régulariser sa cotisation retraite ;

6°) de mettre à la charge de la communauté d'agglomération du Pays de Grasse la somme de 1 500 euros en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative, ainsi que les entiers dépens.

Il soutient que :

- la décision attaquée est entachée d'une erreur de droit ;

- elle est entachée d'une erreur de fait, d'une erreur matérielle de qualification et d'une erreur d'appréciation ;

- cette décision illégale lui a causé un préjudice financier très important, ayant été privé de revenus et du bénéfice de ses droits à l'avancement et à la retraite dès sa demande de réintégration ;

- il a droit au versement de la rémunération qu'il aurait dû percevoir du 28 juin 2018 au mois d'octobre 2019 ;

- cette illégalité fautive lui a également causé un préjudice psychologique, moral et financier dont il demande réparation à hauteur de 2 000 euros.

Par quatre mémoires en défense, enregistrés les 14 mai 2019, 5 septembre 2019, 22 novembre 2019 et 5 mars 2020, ainsi qu'un mémoire récapitulatif enregistré le 22 septembre 2022, la communauté d'agglomération du Pays de Grasse, représentée par Me Lubac, conclut au rejet de la requête et demande que la somme de 3 000 euros soit mise à la charge de M. B sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Elle fait valoir que :

S'agissant des conclusions d'annulation :

- les moyens soulevés ne sont pas fondés ;

S'agissant des conclusions indemnitaires :

- elles sont irrecevables, dès lors qu'elles n'ont pas été précédées d'une demande préalable formée dans le délai de recours contentieux et que le préjudice invoqué n'est pas chiffré ;

- à titre subsidiaire, les préjudices invoqués ne sont pas établis ;

- à titre infiniment subsidiaire, si la décision du 17 janvier 2019 devait être annulée et sa responsabilité engagée, l'indemnisation du préjudice financier ne devrait couvrir que la période du 1er janvier au 28 août 2019 et devrait être diminuée au minimum de la somme de 7 398,22 euros correspondant à la somme qu'il a gagnée en qualité de photographe en 2019 ;

S'agissant des conclusions à fin d'injonction :

- elles ne peuvent qu'être rejetées dès lors que le requérant occupe déjà un poste correspondant à son grade.

II. Par une requête et deux mémoires complémentaires, enregistrés sous le n° 1904478 les 12 septembre 2019, 21 mars 2022 et 27 avril 2022, M. A B, représenté par Me Dutertre, demande au tribunal :

1°) de condamner la communauté d'agglomération du Pays de Grasse au paiement de sa rémunération depuis le 28 juin 2018, soit la somme de 71 848 euros nette à la date du 31 décembre 2018, somme à parfaire et à réactualiser, outre le bénéfice de ses droits à l'avancement et à la retraite depuis le 28 juin 2018 ;

2°) de condamner la communauté d'agglomération du Pays de Grasse au paiement de la somme de 2 000 euros en réparation du préjudice psychologique, moral et financier subi ;

3°) de condamner la communauté d'agglomération du Pays de Grasse à régulariser sa cotisation retraite ;

4°) de mettre à la charge de la communauté d'agglomération du Pays de Grasse la somme de 1 500 euros en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative, ainsi que les entiers dépens.

Il soutient que :

- il a subi un préjudice financier très important, dès lors que la décision du 17 janvier 2019 le plaçant en disponibilité d'office l'a privé de revenus et du bénéfice de ses droits à l'avancement et à la retraite dès sa demande de réintégration ;

- il a droit au versement de la rémunération qu'il aurait dû percevoir du 28 juin 2018 au mois d'octobre 2019 ;

- il a également subi un préjudice psychologique, moral et financier dont il demande réparation à hauteur de 2 000 euros.

Par trois mémoires en défense, enregistrés les 10 janvier, 19 avril et 22 septembre 2022, la communauté d'agglomération du Pays de Grasse, représentée par Me Lubac, conclut au rejet de la requête et demande que la somme de 3 000 euros soit mise à la charge de M. B sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Elle fait valoir que :

- la décision du 17 janvier 2019 n'est pas illégale ;

- les conclusions indemnitaires sont irrecevables, dès lors qu'elles n'ont pas été précédées d'une demande préalable formée dans le délai de recours contentieux et que le préjudice invoqué n'est pas chiffré ;

- à titre subsidiaire, les préjudices invoqués ne sont pas établis ;

- à titre infiniment subsidiaire, si la décision du 17 janvier 2019 devait être annulée et sa responsabilité engagée, l'indemnisation du préjudice financier ne devrait couvrir que la période du 1er janvier au 28 août 2019 et devrait être diminuée au minimum de la somme de 7 398,22 euros correspondant à la somme qu'il a gagnée en qualité de photographe en 2019.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu :

- le code général de la fonction publique ;

- la loi n° 83-634 du 13 juillet 1983 ;

- la loi n° 84-53 du 26 janvier 1984 ;

- le décret n° 85-986 du 16 septembre 1985

- le code de justice administrative.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.

Ont été entendus au cours de l'audience publique du 10 janvier 2023 :

- le rapport de Mme C,

- les conclusions de Mme Belguèche, rapporteure publique,

- et les observations de Me Dutertre, représentant M. B, et de Me Boudoyen, représentant la communauté d'agglomération du Pays de Grasse.

Considérant ce qui suit :

1. M. B est titulaire du grade d'ingénieur territorial. Après avoir été employé par le SIVADES, il a été réaffecté, à la suite de la dissolution de cet établissement, au sein de la communauté d'agglomération du Pays de Grasse (CAPG) sur un poste de directeur de la collecte des déchets à compter du 1er janvier 2014. Il a, sur sa demande, été placé en disponibilité pour convenances personnelles pour une durée d'un an à compter du 1er janvier 2016, laquelle position a été prolongée sur sa demande pour une période supplémentaire d'une année. Le 12 septembre 2017, M. B a demandé à être mis en disponibilité pour raisons familiales à compter du 1er janvier 2018 afin de suivre sa conjointe. Le 28 juin 2018, il a demandé à être réintégré de manière anticipée. Par courrier du 5 octobre 2018, le président de la communauté d'agglomération du Pays de Grasse a proposé à M. B un poste de chargé de projet au sein de la direction des déchets et de l'énergie. Estimant que M. B avait refusé le poste proposé, le président de la CAPG a placé l'intéressé en disponibilité d'office par arrêté du 17 janvier 2019 pour une période de douze mois. M. B demande au tribunal d'annuler cette décision et de le condamner au versement de sommes en réparation des préjudices psychologique, moral et financier qu'il estime avoir subis.

Sur la jonction :

2. Les requêtes précitées n° 1901342 et n° 1904478, présentées pour M. B, concernent la situation d'un même fonctionnaire et ont fait l'objet d'une instruction commune. Il y a lieu de les joindre pour statuer par un seul jugement.

Sur l'étendue du litige :

3. Aux termes de l'article R. 611-8-1 du code de justice administrative : " Le président de la formation de jugement ou le président de la chambre chargée de l'instruction peut demander à l'une des parties de reprendre, dans un mémoire récapitulatif, les conclusions et moyens précédemment présentés dans le cadre de l'instance en cours, en l'informant que, si elle donne suite à cette invitation, les conclusions et moyens non repris seront réputés abandonnés. En cause d'appel, il peut être demandé à la partie de reprendre également les conclusions et moyens présentés en première instance qu'elle entend maintenir () ".

4. Invités, dans le cadre de l'instance n° 1901342, à produire le mémoire récapitulatif prévu par les dispositions de l'article R. 611-8-1 du code de justice administrative, M. B et la CAPG ont déféré à cette demande. Les conclusions et moyens non repris dans leur dernier mémoire récapitulatif sont donc réputés abandonnés.

Sur les conclusions d'annulation :

5. En premier lieu, il ressort des pièces du dossier que le requérant, alors placé en disponibilité pour raisons familiales, a sollicité, par courrier du 28 juin 2018, sa réintégration anticipée au sein de la CAPG sur le poste de directeur de service qu'il occupait avant ses périodes de disponibilité ou tout autre poste à responsabilité équivalente. La CAPG lui a alors proposé un poste de chargé de projet au sein de la direction des déchets et de l'énergie le 5 octobre 2018, poste relevant du cadre d'emploi des ingénieurs territoriaux. Il ressort des pièces du dossier que M. B n'a pas expressément accepté le poste qui lui a été proposé. M. B doit donc être regardé comme ayant refusé ce poste. Par suite, la décision attaquée n'est pas entachée d'une erreur de fait au motif qu'elle fait mention du refus opposé par le requérant au poste proposé.

6. En deuxième lieu, d'une part, aux termes de l'article 72 de la loi du 26 janvier 1984 portant dispositions statutaires relatives à la fonction publique territoriale, dans sa rédaction applicable à l'espèce : " () Le fonctionnaire mis en disponibilité, soit d'office à l'expiration des congés institués par les 2°, 3° et 4° de l'article 57 de la présente loi, soit de droit, sur demande, pour raisons familiales, est réintégré à l'expiration de sa période de disponibilité dans les conditions prévues aux premier, deuxième et troisième alinéas de l'article 67 de la présente loi. Dans les autres cas, si la durée de la disponibilité n'a pas excédé trois années, une des trois premières vacances dans la collectivité ou l'établissement d'origine doit être proposée au fonctionnaire ". Aux termes de l'article 67 de cette même loi : " () A l'expiration d'un détachement de longue durée, le fonctionnaire est, sauf intégration dans le cadre d'emplois ou corps de détachement, réintégré dans son corps ou cadre d'emplois et réaffecté à la première vacance ou création d'emploi dans un emploi correspondant à son grade relevant de sa collectivité ou de son établissement d'origine. Il est tenu compte, lors de sa réintégration, du grade et de l'échelon qu'il a atteints dans le corps ou cadre d'emplois de détachement sous réserve qu'ils lui soient plus favorables. () Lorsque le fonctionnaire détaché refuse l'emploi proposé, il ne peut être nommé à l'emploi auquel il peut prétendre ou à un emploi équivalent que lorsqu'une vacance est ouverte ou un poste créé. Il est, en attendant, placé en position de disponibilité d'office. / Lorsqu'aucun emploi n'est vacant, le fonctionnaire est maintenu en surnombre pendant un an dans sa collectivité d'origine dans les conditions prévues à l'article 97. Si, au terme de ce délai, il ne peut être réintégré et reclassé dans un emploi correspondant à son grade, le fonctionnaire est pris en charge dans les conditions prévues à l'article 97 soit par le Centre national de la fonction publique territoriale pour les fonctionnaires relevant de l'un des cadres d'emplois de catégorie A auxquels renvoie l'article 45, soit par le centre de gestion dans le ressort duquel se trouve la collectivité ou l'établissement qui les employait antérieurement à leur détachement pour les autres fonctionnaires. Le fonctionnaire a priorité pour être affecté dans un emploi correspondant à son grade de la collectivité ou de l'établissement d'origine () ".

7. D'autre part, aux termes de l'article 3 de la loi du 13 juillet 1983 portant droits et obligations des fonctionnaires : " Sauf dérogation prévue par une disposition législative, les emplois civils permanents de l'Etat, des régions, des départements, des communes et de leurs établissements publics à caractère administratif sont () occupés () par des fonctionnaires régis par le présent titre () ".

8. En l'espèce, M. B a été placé en disponibilité pour convenances personnelles d'une durée d'un an à compter du 1er janvier 2016, laquelle a été prolongée d'une année supplémentaire, soit jusqu'au 31 décembre 2017, sur sa demande. Le requérant a ensuite été mis en disponibilité de droit pour raisons familiales pour suivre sa conjointe, sur sa demande, pour une durée d'un an à compter du 1er janvier 2018. Par courrier du 28 juin 2018, il a sollicité sa réintégration anticipée au sein de la CAPG sur le poste de directeur de service qu'il occupait avant ses périodes de disponibilité ou tout autre poste à responsabilité équivalente.

9. La situation du requérant, placé en disponibilité de droit pour raisons familiales pour une durée de plus de six mois, n'entrait dès lors pas dans les prévisions des dispositions du 1er alinéa de l'article 67 de la loi du 26 janvier 1984, mais dans celles des alinéas 2 et 3 de cet article. Il suit de là que M. B devait être réaffecté à la première vacance ou création d'emploi dans un emploi correspondant à son grade relevant de sa collectivité ou de son établissement d'origine, mais n'était pas en droit d'être réintégré sur son ancien poste.

10. Par ailleurs, il résulte des dispositions précitées que le législateur a entendu que les emplois civils permanents de l'Etat, des collectivités territoriales et de leurs établissements publics à caractère administratif soient en principe occupés par des fonctionnaires et qu'il n'a permis le recrutement d'agents contractuels qu'à titre dérogatoire et subsidiaire, dans les cas particuliers énumérés par la loi, que ce recrutement prenne la forme de contrats à durée déterminée ou de contrats à durée indéterminée. Par suite, un agent contractuel ne peut tenir de son contrat le droit de conserver l'emploi pour lequel il a été recruté. Lorsque l'autorité administrative entend affecter un fonctionnaire sur cet emploi ou supprimer cet emploi dans le cadre d'une modification de l'organisation du service elle peut, pour ce motif, légalement écarter l'agent contractuel de cet emploi.

11. Il résulte également des dispositions précitées que lorsqu'un fonctionnaire placé en disponibilité pour une durée n'excédant pas trois ans demande à être réintégré, il est réintégré de droit sur le premier poste vacant. L'obligation de réintégration à la première vacance s'impose, sous réserve des nécessités du service, y compris lorsque l'intéressé demande à être réintégré avant le terme de la période pour laquelle il a été placé en disponibilité. Pour mettre en œuvre cette obligation, l'administration doit prendre en compte les postes vacants à la date de la demande de réintégration et ceux qui deviennent vacants ultérieurement.

12. En l'espèce, à la date à laquelle le requérant a demandé à être réintégré, son ancien poste était occupé par un agent non titulaire. Dès lors que cet emploi n'était pas occupé par un titulaire ou un stagiaire régulièrement nommé, celui-ci devait être regardé comme vacant alors même qu'il est occupé par un agent en contrat à durée indéterminée, de telle sorte que l'intéressé avait droit d'être réintégré sur ce poste. La CAPG fait cependant état des nécessités de service pour faire échec à l'obligation de réintégration de M. B sur son ancien poste. Elle fait ainsi valoir que l'intérêt du service s'oppose à la réintégration du requérant sur son ancien poste aux motifs que l'actuel occupant du poste a été recruté en contrat à durée indéterminée, qu'il donne entière satisfaction depuis plus de 4 ans, qu'il ne pourrait être reclassé sur un emploi de directeur au sein de la collectivité et que son licenciement entrainerait un coût important pour celle-ci alors que le retour de M. B sur cet emploi désorganiserait le service dès lors que les fonctions ont été élargies de manière à modifier substantiellement les missions, rendant incompatible sa nomination. Il suit de là qu'en plaçant M. B en disponibilité d'office par la décision en litige, la CAPG n'a commis ni erreur de droit ni erreur d'appréciation.

13. Il résulte de ce qui précède que les conclusions à fin d'annulation de la décision du 17 janvier 2019 doivent être rejetées. Les conclusions à fin d'injonction doivent également par voie de conséquence être rejetées.

Sur les conclusions indemnitaires :

14. Il résulte de ce qui a été dit aux points 5 à 13 que la décision du 17 janvier 2019 n'est pas entachée d'illégalité. Par suite, la CAPG n'a pas commis d'illégalité fautive susceptible d'engager sa responsabilité.

15. Il résulte de ce qui précède, et sans qu'il soit besoin d'examiner la fin de non-recevoir opposée en défense, qu'il y a lieu également de rejeter les conclusions à fin d'indemnisation présentées par M. B.

Sur les frais liés au litige :

16. La présente instance ne comportant pas de dépens, la demande présentée par M. B au titre de l'article R. 761-1 du code de justice administrative doit être rejetée.

17. Les dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative font obstacle à ce que soit mise à la charge de la CAPG, qui n'est pas, dans la présente instance, la partie perdante, la somme que le requérant demande au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative. En revanche, il y a lieu de faire application de ces dispositions et de mettre à la charge de M. B la somme de 1 000 euros que la CAPG demande au même titre.

D E C I D E :

Article 1er : Les requêtes nos 1901342 et 1904478 de M. B sont rejetées.

Article 2 : M. B versera la somme de 1 000 euros à la communauté d'agglomération du Pays de Grasse au titre des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Article 3 : Le présent jugement sera notifié à M. A B et à la communauté d'agglomération du Pays de Grasse.

Délibéré après l'audience du 10 janvier 2023, à laquelle siégeaient :

Mme Chevalier-Aubert, présidente

Mme Gazeau, première conseillère,

Mme Guilbert, première conseillère.

Rendu public par mise à disposition au greffe le 31 janvier 2023.

La rapporteure,

signé

D. C

La présidente,

signé

V. Chevalier-Aubert La greffière,

signé

C. Ravera

La République mande et ordonne au préfet des Alpes-Maritimes en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

Pour expédition conforme,

Pour le greffier en chef,

Ou par délégation la greffière,

Nos 1901342, 1904478

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