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AccueilJurisprudence administrativeN° TA06-1902502

Tribunal Administratif de Nice — Décision N° TA06-1902502

mercredi 1 février 2023

JuridictionTribunal Administratif de Nice
SectionTribunal Administratif de Nice
N° DossierTA06-1902502
TypeDécision
RecoursExcès de pouvoir
PublicationC
Formation4ème Chambre
Avocat requérantTANDONNET- ROUSSIN

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête et un mémoire, enregistrés les 24 mai 2019 et 29 septembre 2021, MM. Marc B et Philippe F, représentés par Me Voisin-Moncho, demandent au tribunal :

1°) d'annuler l'arrêté du 30 novembre 2018 par lequel le maire de Peymeinade a délivré à M. G H un permis de construire en régularisation de travaux effectués sans autorisation sur les parcelles cadastrées section AC n° 129, 137, 138, 139 et 140 ;

2°) de mettre à la charge de la commune de Peymeinade la somme de 10 000 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Ils soutiennent que :

- l'arrêté attaqué est entaché d'une erreur de droit dès lors qu'il se fonde sur le plan d'occupation des sols de la commune qui n'était plus en vigueur ni à la date de la décision attaquée ni à la date de l'autorisation de lotir ;

- il méconnaît les dispositions du plan local d'urbanisme approuvé le 14 décembre 2017 ;

- il méconnaît les dispositions du plan d'occupation des sols ;

- la déclaration d'achèvement des travaux de lotissement est frauduleuse.

Par un mémoire en défense, enregistré le 23 juin 2021, MM. Jean-Luc et Julian H et la société civile immobilière Les Cardelles, représentés par Me Roussin, concluent à titre principal à l'irrecevabilité de la requête, à titre subsidiaire à son rejet et en tout état de cause à ce qu'une somme de 1 000 euros pour chacun soit 3 000 euros au total soit mise solidairement à la charge des requérants au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Ils font valoir que :

- les requérants n'ont pas d'intérêt pour agir ;

- les moyens soulevés par les requérants ne sont pas fondés.

Par un mémoire en défense, enregistré le 26 juin 2021, la commune de Peymeinade, représentée par Me Orlandini, conclut au rejet de la requête et à ce qu'une somme de 2 000 euros soit mise à la charge des requérants au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Elle fait valoir que les moyens soulevés par les requérants ne sont pas fondés.

La clôture immédiate de l'instruction a été prononcée par ordonnance du 17 novembre 2021.

Vu les autres pièces du dossier ;

Vu :

- le code de l'urbanisme ;

- le code de justice administrative ;

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.

Ont été entendus au cours de l'audience publique :

- le rapport de Mme C,

- les conclusions de M. Beyls, rapporteur public,

- et les observations de Me Moncho, représentant les requérants, et de Me Gadd, substituant Me Orlandini, représentant la commune de Peymeinade.

Considérant ce qui suit :

1. MM. B et F sont propriétaires indivis d'une maison à usage d'habitation et d'un terrain attenant sur les parcelles cadastrées section AC n° 130, 131, 132, 133 et 136, situées sur le territoire de la commune de Peymeinade. La société civile immobilière (SCI) Les Cardelles est propriétaire des parcelles voisines, cadastrées section AC n° 129, 137, 138, 139 et 140. M. H a sollicité un permis de construire en régularisation de travaux effectués sans autorisation sur ces dernières parcelles. Par un arrêté du 30 novembre 2018, le maire de Peymeinade lui a délivré le permis de construire sollicité portant sur la conversion d'un garage en dépendance à usage d'habitation et la construction d'un abri voiture ouvert et d'un abri bois. Les requérants demandent l'annulation de cet arrêté.

Sur les conclusions aux fins d'annulation :

Sur les dispositions applicables au litige :

2. En premier lieu, d'une part aux termes de l'article L. 442-14 du code de l'urbanisme dans sa rédaction applicable au litige : " Lorsque le lotissement a fait l'objet d'une déclaration préalable, le permis de construire ne peut être refusé ou assorti de prescriptions spéciales sur le fondement de dispositions d'urbanisme nouvelles intervenues depuis la date de non-opposition à la déclaration préalable, et ce pendant cinq ans à compter de cette même date. / () ". D'autre part, aux termes de l'article L. 174-1 du même code : " Les plans d'occupation des sols qui n'ont pas été mis en forme de plan local d'urbanisme, en application du titre V du présent livre, au plus tard le 31 décembre 2015 sont caducs à compter de cette date, sous réserve des dispositions des articles L. 174-2 à L. 174-5. / () " et aux termes de l'article L. 174-3 de ce code : " Lorsqu'une procédure de révision du plan d'occupation des sols a été engagée avant le 31 décembre 2015, cette procédure peut être menée à terme en application des articles L. 123-1 et suivants, dans leur rédaction issue de la loi n° 2014-366 du 24 mars 2014 pour l'accès au logement et un urbanisme rénové, sous réserve d'être achevée au plus tard le 26 mars 2017 ou, dans les communes d'outre-mer, le 26 septembre 2018. Les dispositions du plan d'occupation des sols restent en vigueur jusqu'à l'approbation du plan local d'urbanisme et au plus tard jusqu'à cette dernière date ".

3. En l'espèce, d'une part, il ressort des pièces du dossier que la commune de Peymeinade était couverte par un plan d'occupation des sols approuvé le 31 mars 1983 et qu'elle a engagé la procédure d'élaboration de son plan local d'urbanisme par une délibération du 9 décembre 2008. Celui-ci est entré en vigueur par une deuxième délibération du 14 décembre 2017. Par suite, en application des dispositions combinées des articles L. 174-1 et L. 174-3 du code de l'urbanisme, c'est le plan d'occupation des sols de la commune qui était applicable jusqu'au 26 mars 2017. D'autre part, il ressort des pièces du dossier que le terrain sur lequel s'implantent les constructions en litige a fait l'objet d'une décision de non-opposition à déclaration préalable en date du 16 janvier 2015 pour son lotissement. En application des dispositions précitées de l'article L. 442-14 du code de l'urbanisme, le pétitionnaire bénéficiait de la cristallisation des règles d'urbanisme en vigueur à cette date pour une durée de cinq ans. A cet égard, si les requérants soutiennent que la déclaration d'achèvement des travaux de lotissement de l'unité foncière est frauduleuse, ils n'apportent pas la preuve de leurs allégations. Par suite, c'est à bon droit qu'à la date de la décision attaquée, soit le 30 novembre 2018, la commune s'est fondée sur les dispositions du plan d'occupation des sols pour instruire la demande de M. H. Il suit de là que les moyens tirés de l'erreur de droit commise par la commune et du caractère frauduleux de la déclaration d'achèvement des travaux doivent être écartés.

4. En deuxième lieu, si les requérants soutiennent que la décision attaquée méconnaît les dispositions du plan local d'urbanisme dès lors que celui-ci autorise uniquement les extensions limitées à 20 mètres carrés d'emprise au sol supplémentaires, il résulte de ce qui a été dit au point précédent que les dispositions du plan local d'urbanisme approuvé le 14 décembre 2017 ne sont pas opposables au projet en litige. Il suit de là que ce moyen ne peut qu'être écarté comme inopérant.

Sur la méconnaissance alléguée des dispositions du plan d'occupation des sols de la commune :

5. L'autorité administrative saisie d'une demande de permis de construire peut relever les inexactitudes entachant les éléments du dossier de demande relatifs au terrain d'assiette du projet, notamment sa surface ou l'emplacement de ses limites séparatives, et, de façon plus générale, relatifs à l'environnement du projet de construction, pour apprécier si ce dernier respecte les règles d'urbanisme qui s'imposent à lui. En revanche, le permis de construire n'ayant d'autre objet que d'autoriser la construction conforme aux plans et indications fournis par le pétitionnaire, elle n'a à vérifier ni l'exactitude des déclarations du demandeur relatives à la consistance du projet à moins qu'elles ne soient contredites par les autres éléments du dossier joint à la demande tels que limitativement définis par les articles R. 431-4 et suivants du code de l'urbanisme, ni l'intention du demandeur de les respecter, sauf en présence d'éléments établissant l'existence d'une fraude à la date à laquelle l'administration se prononce sur la demande d'autorisation.

6. En premier lieu, aux termes de l'article NB 11 du plan d'occupation des sols dans sa rédaction applicable au litige : " () / Sont interdits les imitations de matériaux (faux moellons, fausses brisques, faux bois, etc) ainsi que l'emploi à nu en parement extérieur de matériaux destinés à être recouverts tels que carreaux de plâtre, briques creuses, agglomérés. / () / Les couvertures devront être en tuiles rondes ou similaires. / () ".

7. Les requérants soutiennent que le mur de la façade sud-est de l'abri voitures est en parpaings bruts sans enduit, que ses poteaux sont recouverts de parement imitation pierres et que le toit est en tôles ondulées, en méconnaissance des dispositions citées au point précédent. S'il ressort du procès-verbal de constat d'huissier du 10 mai 2019 que l'abri voitures est surmonté d'une toiture en tuiles ou d'une plaque imitation tuiles et que le mur donnant sur le fond des requérants est en parpaings bruts, sans enduit, ce procès-verbal, établi postérieurement à l'édiction de l'arrêté attaqué, ne permet nullement d'établir l'existence de manœuvres frauduleuses à la date de la délivrance du permis de construire en litige, lequel n'a d'autre objet que d'autoriser la construction conforme aux plans et indications fournis par le pétitionnaire. Il suit de là que le moyen tiré de la méconnaissance des dispositions de l'article NB 11 du plan d'occupation des sols doit être écarté.

8. En deuxième lieu, aux termes de l'article NB 10 du plan d'occupation des sols dans sa rédaction applicable au litige : " () / La hauteur des annexes est limitée à 2,5 mètres à l'égout du toit, mesurée à partir du sol naturel ou excavé. / () ".

9. Les requérants soutiennent que la hauteur de 2,50 mètres de l'abri voitures a été mesurée à partir du point haut de la dalle et que celle-ci est surélevée de 70 centimètres par rapport au terrain naturel. Toutefois, il ressort du plan de coupe A-A joint au dossier de demande de permis de construire que la hauteur de l'abri voitures est de 2,5 mètres entre le terrain naturel, situé à la cote altimétrique 213, et l'égout du toit, situé à la cote 215,50. Les requérants n'apportent aucun élément tendant à démontrer que la dalle, présentée sur ce plan de coupe comme située en-dessous du niveau du terrain naturel, serait en réalité située au-dessus de celui-ci et que la société pétitionnaire aurait usé de manœuvres frauduleuses afin de tromper l'administration sur le niveau réel du sol naturel. Dans ces conditions, le moyen tiré de la méconnaissance des dispositions de l'article NB 10 du plan d'occupation des sols doit également être écarté.

10. En troisième lieu, aux termes de l'article NB 3 du plan d'occupation des sols dans sa rédaction applicable au litige : " () / Un îlot de propriété ne pourra avoir plus d'un accès carrossable sur une voie publique ou privée commune. / () ".

11. Les requérants soutiennent que le projet en litige présente deux accès alors que les dispositions précitées de l'article NB 3 limitent leur nombre à un. Toutefois, contrairement à ce que soutiennent les requérants, ces dispositions interdisent seulement la création de deux accès sur une même voie et non celle de deux accès sur deux voies distinctes. Au surplus, les accès ne font pas l'objet de la décision en litige qui porte uniquement sur la régularisation de la transformation d'un garage en surface habitable et de la construction d'un abri voiture et d'un abri bois. Il suit de là que ce moyen ne peut qu'être écarté comme inopérant.

12. En quatrième lieu, si les requérants soutiennent que le bassin de rétention des eaux pluviales ne pourra recueillir à la fois les eaux de l'abri bois et de l'abri voitures dès lors que ceux-ci se situent sur deux parcelles distinctes, ils n'apportent aucun commencement de preuve à l'appui de leurs allégations ni ne précisent les dispositions qui auraient été méconnues à ce titre. Il suit de là que ce moyen doit être écarté.

Sur les incohérences alléguées entre l'état antérieur des lieux et la demande de permis de construire en litige :

13. En premier lieu, si les requérants soutiennent que la superficie réelle du garage transformé en surface habitable est de 36 mètres carrés et non de 20,94 mètres carrés, ils ne l'établissent pas en se bornant à produire un plan issu d'un permis de construire accordé en 1974 dès lors que cette seule circonstance n'est pas de nature à démontrer que la construction effectivement réalisée suite à la délivrance de ce permis présenterait bien une surface de plancher de 36 mètres carrés. Il suit de là que ce moyen doit être écarté.

14. En deuxième lieu, les requérants soutiennent que l'abri voiture initial n'était pas situé à un mètre de la limite séparative de leur parcelle mais adossé au mur et qu'il était en capacité d'accueillir une seule et non plusieurs voitures. Toutefois, la circonstance que l'état initial des constructions préexistantes et démolies ne correspondrait pas à la réalité est inopérante à l'encontre de la décision en litige, laquelle n'a d'autre objet que d'autoriser les nouvelles constructions conformes aux plans et indications fournis par le pétitionnaire. En tout état de cause, il ne ressort pas de la photographie de l'abri voiture préexistant, issue du procès-verbal de constat descriptif dressé dans le cadre de la vente aux enchères publiques, que celui-ci serait adossé au mur en limite parcellaire ou qu'il ne s'agirait pas de la même construction que celle présentée sur la photographie n°2 jointe à la notice de la demande de permis de construire. Par suite, ce moyen doit également être écarté.

15. En troisième lieu, les requérants soutiennent que sur le plan joint au dossier de demande, la partie de la dépendance autre que le garage est présentée comme une seule pièce alors qu'il ressort de l'annonce immobilière relative à sa vente qu'il existe toujours plusieurs pièces dans cette dépendance. Toutefois, seul le garage fait l'objet de la demande en litige. Par suite, ce moyen est inopérant et doit être écarté comme tel.

Sur les incohérences alléguées entre la demande de permis de construire en litige et les travaux effectivement réalisés :

16. En premier lieu, les requérants soutiennent que l'abri bois n'a pas été démoli mais déplacé et que sa surface n'était pas de 28,975 m² mais de de 10,10 m². Toutefois, ces allégations ne sont pas établies par les pièces du dossier. Quand bien même elles seraient fondées, la circonstance que l'état initial des constructions préexistantes et déplacées ne correspondrait pas à la réalité est inopérante à l'encontre de la décision en litige, laquelle n'a d'autre objet que d'autoriser les nouvelles constructions conformes aux plans et indications fournis par le pétitionnaire. Il suit de là que ce moyen doit être écarté.

17. En deuxième lieu, les requérants soutiennent que le plan de l'abri voitures indique que la toiture touche la limite de propriété et comporte un chêneau de récupération des eaux de pluie alors que la toiture serait en réalité à 20 centimètres de la limite parcellaire et sans chêneau. Toutefois, contrairement à ce que soutiennent les requérants, il ne ressort pas des constats d'huissier qu'ils produisent à l'appui de leurs écritures que l'extrémité de la toiture serait située à 20 centimètres de la limite de propriété. Par ailleurs, s'il ressort du procès-verbal de constat d'huissier du 10 mai 2019 que l'abri voitures ne semble pas pourvu de gouttières ou d'un système de récupération des eaux pluviales, d'une part, cette allégation n'est pas établie de manière certaine par le procès-verbal de constat d'huissier du 10 mai 2019, d'autre part, ce constat dont se prévalent les requérants, établi postérieurement à l'édiction de l'arrêté attaqué, ne permet nullement d'établir l'existence de manœuvres frauduleuses à la date de la délivrance du permis de construire en litige, lequel n'a d'autre objet que d'autoriser la construction conforme aux plans et indications fournis par le pétitionnaire. Il suit de là que ce moyen doit également être écarté.

18. En troisième lieu, les requérants soutiennent que la notice jointe au dossier décrit un abri voitures en pierres, avec une toiture en tuiles et posé sur une dalle partiellement existante alors qu'en réalité les photographies montrent un abri sans toiture, avec un simple parement et qu'aucune dalle n'était préexistante. Toutefois, d'une part, il ressort des photographies fournies par les requérants eux-mêmes qu'une dalle minéralisée était bien préexistante, quand bien même elle ne présenterait une hauteur que d'une dizaine de centimètres. D'autre part, les photographies jointes à la notice dont se prévalent les requérants ne permettent pas d'établir que l'abri voitures serait constitué d'un simple parement. Enfin, la circonstance que la toiture n'aurait pas encore été réalisée à la date de la demande est inopérante à l'encontre de l'arrêté attaqué lequel n'a d'autre objet que d'autoriser la construction conforme aux plans et indications fournis par le pétitionnaire. Il suit de là que ce moyen doit être écarté.

19. En quatrième lieu, les requérants soutiennent que la notice n'indique aucune modification concernant les accès alors que le plan de masse fait apparaître la création de quatre places de parking à l'entrée de la propriété et qu'en réalité sept places ont été créées. Toutefois, la demande de permis de construire déposée par le pétitionnaire ne porte pas sur la création de places de stationnement. Par suite, la circonstance, à la supposée établie, que le pétitionnaire aurait réalisé ces places sans autorisation préalable ou celle qu'il n'aurait pas mentionné cette création dans la notice descriptive du projet sont inopérantes à l'encontre de la décision attaquée. Il suit de là que ce moyen est inopérant.

20. En cinquième lieu, si les requérants soutiennent que de nombreux arbres de la propriété ont été abattus alors que la notice ne mentionne aucune modification concernant les espaces verts, cette circonstance, à la supposée établie, est inopérante à l'encontre de la décision en litige, laquelle n'a d'autre objet que d'autoriser les nouvelles constructions conformes aux plans et indications fournis par le pétitionnaire. Par suite, ce dernier moyen est également inopérant.

21. Il résulte de tout ce qui précède, sans qu'il soit besoin d'examiner la fin de non-recevoir opposée par le pétitionnaire, que les conclusions aux fins d'annulation présentées par les requérants doivent être rejetées.

Sur les frais liés au litige :

22. Les dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative font obstacle à ce que soit mise à la charge de la commune de Peymeinade, qui n'est pas la partie perdante dans la présente instance, la somme que les requérants demandent au titre des frais exposés et non compris dans les dépens. Il y a lieu, en revanche, de faire application de ces dispositions et de mettre à la charge des requérants une somme de 1 000 euros au titre des frais exposés par la commune de Peymeinade et non compris dans les dépens ainsi qu'une somme totale de 500 euros au titre des frais exposés par MM. H et la société Les Cardelles et non compris dans les dépens.

D E C I D E :

Article 1er : La requête de MM. B et F est rejetée.

Article 2 : MM. B et F verseront à la commune de Peymeinade une somme de 1 000 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Article 3 : MM. B et F verseront à la société Les Cardelles et à MM. H une somme de 500 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Article 4 : Le présent jugement sera notifié à M. A B, à M. D F, à la commune de Peymeinade, à M. G H, à M. E H et à la société civile immobilière Les Cardelles.

Délibéré après l'audience du 11 janvier 2023, à laquelle siégeaient :

M. Bonhomme, président,

Mme Soler, conseillère,

M. Holzer, conseiller,

Rendu public par mise à disposition au greffe le 1er février 2023.

La rapporteure,

Signé

N. C

Le président,

Signé

T. BONHOMMELa greffière,

Signé

M.L. DAVERIO

La République mande et ordonne au préfet des Alpes-Maritimes en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

Pour expédition conforme,

Pour le greffier en chef,

Ou par délégation la greffière,

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