LogoMeilleurAvocats.fr
AvocatsAssistant IABlogPrix
ConnexionDéposer ma demande

Vous avez un problème juridique ?

Décrivez votre situation en 2 minutes — un avocat spécialisé vous répond sous 24h.

Déposer ma demandeJe suis avocat
Logo MeilleurAvocats.frMeilleurAvocats.fr

Mise en relation avocat–client par l'IA. Gratuit pour les particuliers.

Particuliers

  • Déposer une demande
  • Trouver un avocat
  • Assistant IA gratuit
  • Bibliothèque juridique
  • Guides pratiques
  • Jurisprudence

Avocats

  • Pour les avocats
  • Espace avocat
  • Tarifs et formules
  • Recevoir des leads
  • Programme d'affiliation
  • Contact commercial

Spécialités

  • Droit général
  • Droit du travail
  • Droit de la sécurité sociale et de la protection sociale
  • Droit fiscal et droit douanier
  • Droit de la famille, des personnes et de leur patrimoine
  • Droit immobilier

Légal

  • Mentions légales
  • Confidentialité
  • CGU
  • Cookies
  • Contact

Newsletter juridique hebdomadaire

Décisions clés, évolutions législatives, conseils pratiques — chaque semaine.

© 2026 MeilleurAvocats.fr— KONSEIL SAS. Tous droits réservés.

Mentions légales|Confidentialité|Cookies

BOB★La messagerie française & cryptée pour des échanges confidentiels entre avocats et clients.

En savoir +TéléchargerBOB
AccueilJurisprudence administrativeN° TA06-1903741

Tribunal Administratif de Nice — Décision N° TA06-1903741

jeudi 13 juillet 2023

JuridictionTribunal Administratif de Nice
SectionTribunal Administratif de Nice
N° DossierTA06-1903741
TypeDécision
RecoursExcès de pouvoir
PublicationC
Formation2ème Chambre
Avocat requérantSELARL SAPONE & BLAESI

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête et un mémoire complémentaire, enregistrés les 19 juillet 2019 et 19 octobre 2020, la société d'exercice libéral à responsabilité limitée Bazeries Pharmacie Saint Jean, prise en la personne de son représentant légal, représentée par Me Berleand, demande au tribunal d'annuler l'arrêté du directeur général de l'agence régionale de santé de Provence Alpes Côte d'Azur en date du 22 mai 2019, portant autorisation de transfert de l'officine de pharmacie Sarl Pharmacie Naturelle située 14 avenue des oliviers à Cagnes-sur-mer vers un nouveau local situé Centre Polygone Riviera, local D6, avenue des Alpes à Cagnes-sur-mer.

La société soutient que :

- l'arrêté attaqué a méconnu l'article R. 5123-3 du code de la santé publique ;

- ledit arrêté est entaché d'une insuffisance de motivation ;

- ledit arrêté a méconnu l'article L. 5125-18 du code de la santé publique ;

- ledit arrêté a méconnu les articles L. 5125-3 et L. 5125-3-2 du code de la santé publique ;

- ledit arrêté a enfin méconnu l'article R. 5125-9 du code de la santé publique.

Par un mémoire en défense, enregistré le 18 octobre 2019, le directeur général de l'agence régionale de santé de Provence Alpes Côte d'Azur conclut au rejet de la requête, dès lors qu'aucun des moyens soulevés n'est fondé.

Par un mémoire en intervention volontaire, enregistré le 17 novembre 2020, la société d'exercice libéral à responsabilité limitée Pharmacie du Polygone, prise en la personne de son représentant légal, représentée par la Selarl Sapone-Blaesi, avocats, conclut à titre principal à l'irrecevabilité de la requête en l'absence d'intérêt donnant à la société requérante qualité à agir dans la présente instance, à titre subsidiaire au rejet de la requête au fond, et en tout état de cause à la mise à la charge de la société requérante d'une somme de 7 000 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

La société soutient :

- à titre principal : que la société requérante ne démontre pas d'intérêt lui donnant qualité à agir dans la présente instance, dès lors que le local objet du transfert litigieux est situé à plus de 700 mètres de son officine et que son principal argument consiste à considérer que le transfert litigieux présente un caractère spéculatif ;

- à titre subsidiaire : qu'aucun des moyens soulevés n'est fondé.

Par ordonnance en date du 1er décembre 2020, la clôture de l'instruction a été fixée au 16 décembre 2020 à 12 heures.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu :

- le code de la santé publique ;

- l'ordonnance du 3 janvier 2018 relative à l'adaptation des conditions de création, transfert, regroupement et cession des officines de pharmacie ;

- le code de justice administrative.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.

Ont été entendus au cours de l'audience publique du 22 juin 2023 :

- le rapport de M. Silvestre-Toussaint-Fortesa, président ;

- les conclusions de Mme Sorin, rapporteure publique ;

- et les observations de Me Simon, pour la SELARL Pharmacie du Polygone.

Considérant ce qui suit :

1. La société à responsabilité limitée (ci-après, " SARL ") Pharmacie Naturelle, qui exploitait une pharmacie sise 14 avenue des oliviers à Cagnes-sur-mer, a demandé l'autorisation de transférer son officine dans un nouveau local situé Centre Polygone Riviera, local D6, avenue des Alpes dans la même commune. La société d'exercice libéral à responsabilité limitée (ci-après, " SELARL ") Bazeries Pharmacie Saint Jean, qui exploite une officine dans la même commune, demande au tribunal l'annulation de l'arrêté du directeur général de l'agence régionale de santé de Provence Alpes Côte d'Azur en date du 22 mai 2019 autorisant le transfert sollicité.

Sur l'intervention volontaire :

2. La société d'exercice libéral à responsabilité limitée (ci-après, " SELARL ") Pharmacie du Polygone, venant aux droits de la SARL Pharmacie Naturelle, bénéficiaire de la décision d'autorisation de transfert litigieuse, justifie d'un intérêt lui donnant qualité pour intervenir volontairement en défense dans la présente instance. Il y a donc lieu d'admettre comme recevable son intervention dans la présente instance.

Sur les conclusions à fin d'annulation :

3. En premier lieu, aux termes du I de l'article R. 5125-1 du code de la santé publique : " L'autorisation de création, de transfert d'une officine de pharmacie ou de regroupement d'officines, sauf pour celles mentionnées à l'article L. 5125-10, est demandée au directeur général de l'agence régionale de santé du lieu où l'exploitation est envisagée, par le ou les pharmaciens sollicitant en leur nom, ou au nom de la société qu'ils représentent, l'obtention de cette autorisation. () ". Et aux termes de l'article R. 5125-3 du même code : " Le défaut de réponse dans le délai de quatre mois à compter de l'enregistrement de la demande vaut rejet ". En l'espèce, s'il est constant qu'une décision implicite de rejet de la demande de transfert formée par la SARL Pharmacie Naturelle est née le 8 mai 2019, à l'expiration du délai de quatre mois prévu par les dispositions précitées, cette seule circonstance est toutefois sans incidence sur la légalité de l'autorisation délivrée le 22 mai suivant dès lors que, à cette date, le directeur général de l'agence régionale de santé pouvait légalement retirer le refus implicite susmentionné et se prononcer explicitement sur la demande d'autorisation. Par suite, le moyen soulevé et tiré de la méconnaissance de l'article R. 5125-3 du code de la santé publique doit être écarté.

4. En deuxième lieu, l'arrêté attaqué vise les dispositions pertinentes du code de la santé publique et comporte par ailleurs les considérations de droit et de fait qui en constituent le fondement, précisant notamment que le transfert d'officine de pharmacie en cause n'aura pas pour effet de compromettre l'approvisionnement nécessaire en médicaments de la population résidente du quartier d'origine et permettra de répondre de façon optimale aux besoins en médicaments de la population résidant dans le quartier d'accueil. Par suite, le moyen tiré de l'insuffisance de motivation doit également être écarté.

5. En troisième lieu, aux termes de l'article L. 5125-18 du code de la santé publique : " Toute création d'une nouvelle officine, tout transfert d'une officine d'un lieu dans un autre et tout regroupement d'officines sont subordonnés à l'octroi d'une licence délivrée par le directeur général de l'agence régionale de santé selon les conditions prévues aux articles L. 5125-3, L. 5125-3-1, L. 5125-3-2, L. 5125-3-3, L. 5125-4 et L. 5125-5. () La licence fixe l'emplacement où l'officine sera exploitée () ". Il ressort des termes de la décision attaquée que cette dernière fixe, contrairement aux allégations de la société requérante, l'emplacement où l'officine objet du transfert sera exploitée, à savoir au Centre Polygone Riviera, local D6, avenue des Alpes, à Cagnes-sur-mer. Par suite, le moyen susmentionné doit également être écarté.

6. En quatrième lieu, aux termes de l'article L. 5125-3 du code de la santé publique : " Lorsqu'ils permettent une desserte en médicaments optimale au regard des besoins de la population résidente et du lieu d'implantation choisi par le pharmacien demandeur au sein d'un quartier défini à l'article L. 5125-3-1, d'une commune ou des communes mentionnées à l'article L. 5125-6-1, sont autorisés par le directeur général de l'agence régionale de santé, respectivement dans les conditions suivantes : / 1° Les transferts et regroupements d'officines, sous réserve de ne pas compromettre l'approvisionnement nécessaire en médicaments de la population résidente du quartier, de la commune ou des communes d'origine. () ". Aux termes de l'article L. 5125-3-1 du même code : " Le directeur général de l'agence régionale de santé définit le quartier d'une commune en fonction de son unité géographique et de la présence d'une population résidente. L'unité géographique est déterminée par des limites naturelles ou communales ou par des infrastructures de transport. / Le directeur général de l'agence régionale de santé mentionne dans l'arrêté prévu au cinquième alinéa de l'article L. 5125-18 le nom des voies, des limites naturelles ou des infrastructures de transports qui circonscrivent le quartier. " Et aux termes de l'article L. 5125-3-2 du même code, dans sa version applicable au litige : " Le caractère optimal de la desserte en médicaments au regard des besoins prévu à l'article L. 5125-3 est satisfait dès lors que les conditions cumulatives suivantes sont respectées : / 1° L'accès à la nouvelle officine est aisé ou facilité par sa visibilité, par des aménagements piétonniers, des stationnements et, le cas échéant, des dessertes par les transports en commun ; / 2° Les locaux de la nouvelle officine remplissent les conditions d'accessibilité mentionnées à l'article L. 111-7-3 du code de la construction et de l'habitation, ainsi que les conditions minimales d'installation prévues par décret. Ils permettent la réalisation des missions prévues à l'article L. 5125-1-1 A du présent code et ils garantissent un accès permanent du public en vue d'assurer un service de garde et d'urgence ; / 3° La nouvelle officine approvisionne la même population résidente ou une population résidente jusqu'ici non desservie ou une population résidente dont l'évolution démographique est avérée ou prévisible au regard des permis de construire délivrés pour des logements individuels ou collectifs ".

7. Pour l'application des dispositions précitées, il appartient à l'autorité administrative d'apprécier les effets du transfert envisagé sur l'approvisionnement en médicaments du quartier d'origine et du quartier de destination de l'officine qui doit être transférée ainsi que, le cas échéant, des autres quartiers pour lesquels ce transfert est susceptible de modifier significativement l'approvisionnement en médicaments. La population résidente, au sens des mêmes dispositions, doit s'entendre, outre éventuellement de la population saisonnière, de la seule population domiciliée dans ces quartiers ou y ayant une résidence stable. L'administration peut toutefois tenir compte, pour apprécier cette population, des éventuels projets immobiliers en cours ou certains à la date de sa décision. Enfin, le caractère optimal de la réponse apportée par le projet de transfert ne saurait résulter du seul fait que ce projet apporte une amélioration relative de la desserte par rapport à la situation d'origine.

8. En l'espèce, premièrement, il ressort des pièces du dossier qu'après transfert, la population du quartier d'origine de l'officine transférée disposera d'un accès à plusieurs autres officines dont une (pharmacie Bordelet) distante de seulement 280 mètres de l'officine transférée et une autre (pharmacie du port) distante de seulement 450 mètres de ladite officine, la société requérante n'étant dès lors pas fondée à soutenir qu'un approvisionnement nécessaire en médicaments de la population résidente du quartier d'origine ferait défaut. Deuxièmement, en ce qui concerne la desserte en médicaments au regard des besoins de la population résidente du quartier d'accueil de l'officine transférée, il ressort des pièces du dossier que le nouvel emplacement se situe dans le quartier du centre commercial Polygone Riviera, dont l'accès est aisé tant en voiture qu'à pied, à vélo (présence d'une piste cyclable) et en transports en commun (présence d'arrêts de bus de plusieurs lignes), avec une bonne accessibilité également tant au centre commercial qu'au local de l'officine pour les personnes à mobilité réduite, éléments établis par un constat d'huissier et une attestation de la société Apave versés au dossier par l'agence régionale de santé de Provence Alpes Côte d'Azur, qu'un service de garde pourra être assuré dès lors que le centre commercial est accessible à toute heure via le PC sécurité, et que la nouvelle officine approvisionnera une population résidente dont l'évolution démographique est avérée ou prévisible au regard des permis de construire délivrés pour des logements individuels ou collectifs. L'agence régionale de santé défenderesse, à laquelle il appartenait en vertu des dispositions précitées de définir le quartier de l'officine transférée en fonction de son unité géographique et de la présence d'une population résidente, fait en effet valoir, sans être sérieusement contestée, que de nombreux programmes immobiliers dans le secteur d'accueil de l'officine transférée vont augmenter le nombre de la population résidente (d'environ 1 300 personnes selon son estimation, pour une population pré-existante d'environ 10 000 habitants). Dans ces conditions, alors que ne sont déjà présentes dans le secteur d'accueil de l'officine transférée que trois officines, pour une population résidente qui peut donc, ainsi qu'il a été mentionné, être évaluée à plus de 10 000 personnes, le directeur général de l'agence régionale de santé de Provence Alpes Côte d'Azur a pu, sans entacher sa décision d'une erreur d'appréciation au regard des dispositions précitées au point 6, estimer qu'en l'espèce, le transfert de l'officine de la Sarl Pharmacie Naturelle permettait de répondre de façon optimale aux besoins en médicaments de la population résidant dans le quartier d'accueil. Par suite, le moyen soulevé et tiré de l'erreur d'appréciation au regard des dispositions des articles L. 5125-3 et L. 5125-3-2 du code de la santé publique n'est pas fondé et doit également être écarté.

9. Enfin, en cinquième lieu, si la société requérante soutient que les dispositions de l'article R. 5125-9 du code de la santé publique auraient été méconnues, elle se borne en réalité à soutenir que le local objet de l'officine transférée ne présenterait pas des conditions suffisantes d'accessibilité. Ainsi qu'il a été dit précédemment, il ressort des pièces du dossier que le nouvel emplacement de l'officine transférée se situe dans un quartier dont l'accès est aisé tant en voiture qu'à pied, à vélo et en transports en commun, et avec une bonne accessibilité également pour les personnes à mobilité réduite. Par suite, le moyen susmentionné doit également être écarté.

10. Il résulte de tout ce qui précède, et sans qu'il soit besoin de statuer sur la fin de non-recevoir soulevée en défense par la SELARL Pharmacie du Polygone, que la société requérante n'est pas fondée à demander l'annulation de l'arrêté attaqué.

Sur les frais liés au litige :

11. La SELARL Pharmacie du Polygone, en sa qualité d'intervenante en défense, n'ayant pas la qualité de partie au litige, les conclusions qu'elle a présentées au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative ne peuvent qu'être rejetées.

DÉCIDE :

Article 1er : L'intervention de la société d'exercice libéral à responsabilité limitée Pharmacie du Polygone est admise.

Article 2 : La requête de la société d'exercice libéral à responsabilité limitée Bazeries Pharmacie Saint Jean est rejetée.

Article 3 : Les conclusions de la société d'exercice libéral à responsabilité limitée Pharmacie du Polygone sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative sont rejetées.

Article 4 : Le présent jugement sera notifié à la société d'exercice libéral à responsabilité limitée Bazeries Pharmacie Saint Jean, à l'agence régionale de santé de Provence Alpes Côte d'Azur et à la société d'exercice libéral à responsabilité limitée Pharmacie du Polygone.

Délibéré après l'audience du 22 juin 2023, à laquelle siégeaient :

M. Silvestre-Toussaint-Fortesa, président,

Mme Le Guennec, conseillère,

M. Combot, conseiller,

Assistés de Mme Albu, greffière.

Décision rendue publique par mise à disposition au greffe, le 13 juillet 2023

Le président-rapporteur,

signé

F. Silvestre-Toussaint-Fortesa

L'assesseur le plus ancien,

signé

B. Le Guennec

La greffière,

signé

C. Albu

La République mande et ordonne au ministre de la santé et de la prévention en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

Pour expédition conforme,

Le greffier en chef,

Ou par délégation, la greffière

C. Albu

 P A G E 

Décisions similaires

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881

Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.

01/06/2026

← Retour aux décisions