LogoMeilleurAvocats.fr
AvocatsAssistant IABlogPrix
ConnexionDéposer ma demande

Vous avez un problème juridique ?

Décrivez votre situation en 2 minutes — un avocat spécialisé vous répond sous 24h.

Déposer ma demandeJe suis avocat
Logo MeilleurAvocats.frMeilleurAvocats.fr

Mise en relation avocat–client par l'IA. Gratuit pour les particuliers.

Particuliers

  • Déposer une demande
  • Trouver un avocat
  • Assistant IA gratuit
  • Bibliothèque juridique
  • Guides pratiques
  • Jurisprudence

Avocats

  • Pour les avocats
  • Espace avocat
  • Tarifs et formules
  • Recevoir des leads
  • Programme d'affiliation
  • Contact commercial

Spécialités

  • Droit général
  • Droit du travail
  • Droit de la sécurité sociale et de la protection sociale
  • Droit fiscal et droit douanier
  • Droit de la famille, des personnes et de leur patrimoine
  • Droit immobilier

Légal

  • Mentions légales
  • Confidentialité
  • CGU
  • Cookies
  • Contact

Newsletter juridique hebdomadaire

Décisions clés, évolutions législatives, conseils pratiques — chaque semaine.

© 2026 MeilleurAvocats.fr— KONSEIL SAS. Tous droits réservés.

Mentions légales|Confidentialité|Cookies

BOB★La messagerie française & cryptée pour des échanges confidentiels entre avocats et clients.

En savoir +TéléchargerBOB
AccueilJurisprudence administrativeN° TA06-1903924

Tribunal Administratif de Nice — Décision N° TA06-1903924

mardi 31 janvier 2023

JuridictionTribunal Administratif de Nice
SectionTribunal Administratif de Nice
N° DossierTA06-1903924
TypeDécision
RecoursExcès de pouvoir
PublicationC
Formation6ème chambre
Avocat requérantSELARL CALLON AVOCAT & CONSEIL

Texte intégral

Vu les procédures suivantes :

Par une requête n° 1903924, enregistrée le 8 août 2019, M. C A, représenté par Me Callon, demande au tribunal :

1°) d'annuler la décision du 25 février 2019 par laquelle le président de la région Provence-Alpes-Côte d'Azur a refusé de reconnaître l'imputabilité au service de son état de santé et des arrêts de travail intervenus à compter du 3 novembre 2017, ainsi que la décision implicite de rejet du recours gracieux formé le 23 avril 2019 ;

2°) d'annuler les arrêtés du 4 avril 2019, du 22 mai 2019 et du 12 juin 2019 par lesquels le président de la région Provence-Alpes-Côte d'Azur l'a placé en congé de maladie ordinaire à compter du 3 novembre 2017 ainsi que la décision implicite de rejet du recours gracieux formé le 4 juin 2019 ;

3°) d'enjoindre au président de la région Provence-Alpes-Côte d'Azur de réexaminer sa demande et de prendre en charge les frais médicaux liés aux arrêts maladie intervenus depuis le 3 novembre 2017 ;

4°) de mettre à la charge de la région Provence-Alpes-Côte d'Azur une somme de 1 500 euros en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Il soutient que :

- la décision du 25 février 2019 a été signée par une autorité incompétente ;

- cette décision, qui se borne à reprendre l'avis de la commission de réforme, est insuffisamment motivée ;

- la procédure suivie est irrégulière dans la mesure où la commission de réforme ne comptait parmi ses membres aucun psychiatre ; cette irrégularité l'a privé d'une garantie ;

- en ne reconnaissant pas l'imputabilité au service, l'administration a commis une erreur manifeste d'appréciation ; elle n'a examiné sa demande que comme une demande d'accident de service alors que son dossier présentait tous les éléments de nature à établir une maladie professionnelle ;

- les décisions par lesquelles le président de la région Provence-Alpes-Côte d'Azur l'a placé en congé de maladie ordinaire doivent être annulées par voie de conséquence de l'illégalité de la décision par laquelle il a refusé de reconnaître l'imputabilité au service de sa pathologie.

Par un mémoire en défense, enregistré le 27 août 2021, la région Provence-Alpes-Côte-d'Azur conclut au rejet de la requête.

Elle soutient que les moyens soulevés par M. A ne sont pas fondés.

II. Par une requête n° 1905441, enregistrée le 15 novembre 2019, M. C A, représenté par Me Callon, demande au tribunal :

1°) d'annuler l'arrêté du 23 septembre 2019 par lequel le président de la région Provence-Alpes-Côte d'Azur l'a placé en congé de maladie ordinaire à compter du 4 septembre 2019 jusqu'au 1er octobre 2019 ;

2°) d'enjoindre au président de la région Provence-Alpes-Côte d'Azur de réexaminer sa demande et de prendre en charge ses arrêts de travail depuis le 4 novembre 2019 ;

3°) de mettre à la charge de la région Provence-Alpes-Côte d'Azur une somme de 1 500 euros en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Il soutient que :

- la décision du 25 février 2019 par laquelle le président de la région Provence-Alpes-Côte d'Azur a rejeté sa demande de reconnaissance de maladie professionnelle a été signée par une autorité incompétente ;

- la décision du 25 février 2019 est entachée d'erreur d'appréciation.

Par un mémoire en défense, enregistré le 27 août 2021, le président de la région Provence-Alpes-Côte d'Azur conclut au rejet de la requête.

Il soutient que les moyens soulevés par M. A ne sont pas fondés.

Par ordonnance du 1er septembre 2021, la clôture d'instruction a été fixée au 14 octobre 2021 à 12h.

Vu les autres pièces des dossiers ;

Vu :

- la loi n° 84-53 du 26 janvier 1984 ;

- le code de justice administrative.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.

Ont été entendus au cours de l'audience publique :

- le rapport de Mme B,

- les conclusions de Mme Belguèche, rapporteure publique,

- et les observations de M. A.

Considérant ce qui suit :

1. Les requêtes n°s 1903924 et 1905441, présentées par M. A présentent des questions identiques et ont fait l'objet d'une instruction commune. Dès lors, il y a lieu de les joindre pour y statuer par un seul jugement.

2. M. A, agent technique territorial principal de première classe de la région Provence-Alpes-Côte d'Azur, est affecté en qualité de chef de cuisine dans deux lycées. A la suite d'un arrêt de travail en date du 3 novembre 2017, il a sollicité la reconnaissance de l'imputabilité au service de sa pathologie. La commission de réforme a estimé le 15 novembre 2018 que les soins et arrêts de travail invoqués n'étaient pas imputables au service. Par un arrêté du 25 février 2019, le président de la région Provence-Alpes-Côte d'Azur a refusé de reconnaître l'imputabilité au service demandée. M. A a introduit un recours gracieux le 26 avril 2019. Il a été placé en congé de maladie ordinaire du 17 avril 2019 pour la période du 18 avril au 25 avril 2019. Il a introduit un recours gracieux contre cette décision le 7 juin 2019. Par les présentes requêtes, M. A demande au tribunal d'annuler la décision du 25 février 2019 par laquelle le président de la région Provence Alpes-Côte d'Azur a refusé de reconnaître l'imputabilité au service de sa pathologie, la décision implicite par laquelle il a rejeté son recours gracieux du 26 avril 2019, ainsi que les arrêtés du 4 avril 2019, du 22 mai 2019, du 12 juin 2019 et du 23 septembre 2019 par lesquels il l'a placé en congé de maladie ordinaire et le rejet implicite du recours gracieux du 7 juin 2019.

Sur les conclusions dirigées contre l'arrêté du 25 février 2019 et la décision implicite de rejet de son recours gracieux :

3. Aux termes de l'article 57 de la loi du 26 janvier 1984 portant dispositions statutaires relatives à la fonction publique territoriale applicable au litige : " Le fonctionnaire en activité a droit : () / 2° A des congés de maladie dont la durée totale peut atteindre un an pendant une période de douze mois consécutifs en cas de maladie dûment constatée mettant l'intéressé dans l'impossibilité d'exercer ses fonctions. () / Toutefois, si la maladie provient de l'une des causes exceptionnelles prévues à l'article L. 27 du code des pensions civiles et militaires de retraite ou d'un accident survenu dans l'exercice ou à l'occasion de l'exercice de ses fonctions, le fonctionnaire conserve l'intégralité de son traitement jusqu'à ce qu'il soit en état de reprendre son service ou jusqu'à la mise à la retraite. Il a droit, en outre, au remboursement des honoraires médicaux et des frais directement entraînés par la maladie ou l'accident, même après la date de radiation des cadres pour mise à la retraite () ". Il résulte de ces dispositions que doivent être pris en charge au titre de l'accident de service ou de la maladie professionnelle les arrêts de travail et les frais médicaux présentant un lien direct et certain avec l'accident initial y compris, le cas échéant, s'ils interviennent postérieurement à la date de consolidation constatée par l'autorité compétente.

4. Si M. A soutient qu'en rejetant sa demande d'imputabilité au service, l'administration a commis une erreur manifeste d'appréciation, il doit être regardé, alors qu'il soutient que l'administration n'a examiné que les critères de reconnaissance d'un accident de service et n'a pas pris en compte les éléments de son dossier de nature à établir le caractère professionnel de sa pathologie, comme se prévalant en réalité d'un défaut d'examen sérieux de sa demande. Il ressort des pièces du dossier, que si M. A a rédigé sa demande sur un formulaire de déclaration d'accident de travail, il y a précisé l'affection dont il souffre, les causes invoquées ainsi que les conditions de survenance de ses troubles et doit être ainsi regardé comme ayant présenté une demande de reconnaissance de maladie professionnelle. Pour rejeter cette demande, l'administration, qui ne conteste ni la réalité de la pathologie invoquée, ni son lien avec le service, s'est fondée sur l'absence d'éléments factuels précisant les circonstances de l'accident. Ce faisant, la région Provence-Alpes-Côte d'Azur a entaché sa décision d'un défaut d'examen sérieux de la demande du requérant. La décision du 25 février 2019 ainsi que le rejet implicite du recours gracieux correspondant doivent dès lors être annulés.

Sur les conclusions dirigées contre les arrêtés par lesquels l'administration a placé M.A en congé de maladie ordinaire :

5. L'annulation de la décision du 25 février 2019, implique l'annulation par voie de conséquence des arrêtés du 4 avril 2019, du 22 mai 2019, du 12 juin 2019 et du 23 septembre 2019, par lesquels l'administration a placé M. A en congé de maladie ordinaire, ainsi que du rejet implicite du recours gracieux du 7 juin 2019, qui sont intervenus en raison de l'acte annulé.

Sur les conclusions à fin d'injonction :

6. Eu égard au motif d'annulation retenu, l'exécution du présent jugement implique seulement qu'il soit enjoint à l'administration de réexaminer la demande de M. A dans un délai de trois mois à compter de sa notification.

Sur les conclusions au titre des frais liés à l'instance :

7. Dans les circonstances de l'espèce, il y a lieu de mettre à la charge de la région Provence Alpes Côtes d'Azur une somme de 1 500 euros en application des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

D E C I D E :

Article 1er : Les décisions du 25 février 2019, du 4 avril 2019, du 22 mai 2019, du 12 juin 2019 et du 23 septembre 2019, ainsi que les rejets implicites des recours gracieux des 26 avril 2019 et 7 juin 2019 sont annulées.

Article 2 : Il est enjoint au président de la région Provence-Alpes-Côte d'Azur de réexaminer la demande de M. A dans un délai de trois mois à compter de la notification du présent jugement.

Article 3 : La région Provence-Alpes-Côte d'Azur versera à M. A une somme de 1 500 euros en application des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Article 4 : Le présent jugement sera notifié à M. C A et à la région Provence-Alpes-Côte d'Azur.

Délibéré après l'audience du 10 janvier 2023, à laquelle siégeaient :

Mme Chevalier-Aubert, présidente,

Mme Gazeau, première conseillère,

Mme Guilbert, première conseillère,

Rendu public par mise à disposition au greffe le 31 janvier 2023.

La rapporteure,

signé

L. B

La présidente,

Signé

V. Chevalier-AubertLa greffière,

signé

C. Ravera

La République mande et ordonne au préfet des Alpes-Maritimes en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

Pour expédition conforme,

Le greffier en chef,

Ou, par délégation, la greffière.

2, 1905441

Décisions similaires

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881

Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.

01/06/2026

← Retour aux décisions