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AccueilJurisprudence administrativeN° TA06-1905698

Tribunal Administratif de Nice — Décision N° TA06-1905698

mercredi 29 mars 2023

JuridictionTribunal Administratif de Nice
SectionTribunal Administratif de Nice
N° DossierTA06-1905698
TypeDécision
RecoursExcès de pouvoir
Formation3ème Chambre
Avocat requérantCECCANTINI

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête et trois mémoires, enregistrés les 28 novembre 2019,

16 septembre 2020, 7 avril 2021 et 18 octobre 2022, M. D A et Mme B A, représentés par Me Ceccantini, demandent au tribunal :

1°) d'annuler la décision du 22 juillet 2019 par laquelle le préfet des Alpes-Maritimes a refusé de mettre en œuvre les pouvoirs de police qu'il tient de l'article L. 514-4 du code de l'environnement afin de faire cesser les nuisances qu'ils subissent du fait de l'exploitation de l'activité de carrosserie et garage automobile par la société DB Auto sur la parcelle appartenant à la SCI Port'Invest au 854, chemin des Impiniers à Vallauris Golfe-Juan (06220), ensemble la décision implicite de rejet de leur recours gracieux formé le 7 août 2019 ;

2°) d'annuler la décision du 30 septembre 2019 en tant que le maire de Vallauris a refusé implicitement, d'une part, de mettre en œuvre les pouvoirs de police qu'il tient du code général des collectivités territoriales afin de faire cesser les nuisances causées par l'exploitation de l'activité de carrosserie et garage automobile au 854, chemin des Impiniers à Vallauris Golfe-Juan, ainsi que, d'autre part, de solliciter devant le tribunal judiciaire de Grasse la démolition de la construction irrégulière sur la parcelle située au 854, chemin des Impiniers à Vallauris Golfe-Juan en application des dispositions de l'article L. 480-14 du code de l'urbanisme ;

3°) d'enjoindre au préfet des Alpes-Maritimes ou au maire de Vallauris Golfe-Juan de mettre en œuvre leurs pouvoirs de police pour faire cesser les nuisances occasionnées par l'activité de carrosserie et garage automobile exploitée au 854, chemin des Impiniers à Vallauris Golfe-Juan ;

4°) d'enjoindre au maire de Vallauris Golfe-Juan de solliciter devant le tribunal judiciaire de Grasse la démolition du local construit au 854, chemin des Impiniers à Vallauris Golfe-Juan, dans un délai de quinze jours à compter de la notification du jugement à intervenir, sous astreinte de 500 euros par jour de retard ;

5°) de mettre à la charge de l'Etat, de la commune de Vallauris Golfe-Juan, de la

SCI Port'Invest et de la société DB Auto une somme de 2 500 euros chacun, en application des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Ils soutiennent que :

- l'activité exploitée par la société DB Auto, sur la parcelle appartenant à la

SCI Port'Invest, fait partie des activités relevant de la nomenclature des installations classées pour la protection de l'environnement ;

- l'exploitation de l'activité de carrosserie et garage automobile leur cause de nombreuses nuisances que le préfet des Alpes-Maritimes était tenu de faire cesser en mettant en œuvre les pouvoirs de police qu'il détient en vertu de l'article L. 514-4 du code de l'environnement ;

- à supposer que le préfet des Alpes-Maritimes pouvait renoncer à son pouvoir de police spéciale, le maire de Vallauris Golfe-Juan devait mettre en œuvre ses pouvoirs de police générale pour faire cesser les nuisances occasionnées par l'activité litigieuse ;

- en tout état de cause, le maire de Vallauris Golfe-Juan était tenu, sur le fondement des dispositions de l'article L. 480-14 du code de l'urbanisme, de saisir le tribunal judiciaire d'une demande de démolition du local abritant l'activité litigieuse ;

- ce refus d'engager une action en démolition devant le tribunal judiciaire méconnaît le principe de l'estoppel.

Par un mémoire en défense, enregistré le 24 août 2020, le préfet des Alpes-Maritimes conclut au rejet de la requête.

Il soutient que les moyens soulevés par M. et Mme A ne sont pas fondés.

Par deux mémoires en défense, enregistrés les 29 septembre 2020 et 17 octobre 2022, la commune de Vallauris Golfe-Juan, représentée par le cabinet d'avocats Fayol et associés, conclut, dans le dernier état de ses écritures au non-lieu à statuer sur la demande d'injonction de M. et Mme A tendant à ce que le maire mette en œuvre ses pouvoirs de police pour faire cesser les nuisances occasionnées par l'exploitation de l'activité de la société DB Auto, au rejet du surplus de la requête et à ce qu'il soit mis à la charge de M. et Mme A la somme de

5 000 euros en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Elle soutient que :

- l'activité de carrosserie et garage automobile a cessé définitivement depuis le mois d'octobre 2020, de sorte qu'il n'y a plus lieu de statuer sur la demande des consorts A tendant à ce qu'il soit enjoint au maire de faire usage de ses pouvoirs de police ;

- la demande des consorts A tendant à ce que la commune saisisse le tribunal judiciaire d'une action en démolition sur le fondement de l'article L. 480-14 du code de l'urbanisme est irrecevable car les requérants ne justifient pas d'un intérêt pour agir, et est en tout état de cause non fondée.

Par quatre mémoires, enregistrés les 24 juillet 2020, 13 octobre 2022, 27 octobre 2022, et 23 novembre 2022, la SCI Port'Invest, représentée par la Selarl Neveu, E et associés, conclut, dans le dernier état de ses écritures, au non-lieu à statuer sur les demandes de

M. et Mme A tendant à ce qu'il soit enjoint au préfet des Alpes-Maritimes ou au maire de Vallauris Golfe-Juan de faire cesser l'activité de carrosserie et garage automobile, au rejet du surplus de la requête et à ce qu'il soit mis à la charge de M. et Mme A la somme de

3 000 euros en application des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

La SCI soutient que :

- à titre liminaire, l'activité de carrosserie et garage automobile a cessé définitivement depuis le mois d'octobre 2020, de sorte qu'il n'y a plus lieu de statuer sur la demande des consorts A tendant à ce qu'il soit enjoint au préfet et au maire de faire usage de leurs pouvoirs de police pour faire cesser les nuisances en litige ;

- à titre principal, la requête est irrecevable dès lors que les décisions attaquées ne présentent pas un lien suffisant entre elles ;

- à titre subsidiaire, le moyen tiré de la méconnaissance du principe de l'estoppel est inopérant et les autres moyens de la requête ne sont pas fondés.

Par un mémoire en date du 16 novembre 2022, M. et Mme A déclarent qu'il n'y a plus lieu de statuer sur leurs conclusions tendant à ce qu'il soit enjoint au préfet des Alpes-Maritimes ou au maire de Vallauris Golfe-Juan de mettre en œuvre leurs pouvoirs de police pour faire cesser l'exploitation de l'activité de carrosserie et garage et indiquent qu'ils maintiennent leurs conclusions relatives à l'engagement d'une action en démolition par le maire de Vallauris Golfe-Juan ainsi que celles présentées sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Les parties ont été informées, en application de l'article R. 611-7 du code de justice administrative, de ce que le jugement était susceptible d'être fondé sur un moyen relevé d'office tiré du non-lieu à statuer sur les conclusions de la requête tendant à l'annulation, d'une part, de la décision du 22 juillet 2019 par laquelle le préfet des Alpes-Maritimes a refusé de mettre en œuvre les pouvoirs de police qu'il tient de l'article L. 514-4 du code de l'environnement et, d'autre part, de la décision du 30 septembre 2019 en tant que le maire de Vallauris a refusé de mettre en œuvre les pouvoirs de police administrative générale qu'il détient au titre de l'article L. 2212-2 du code général des collectivités territoriales afin de faire cesser les nuisances causées par l'activité de carrosserie exploitée dans le local appartenant à la SCI Port'Invest, dès lors que l'activité en cause a cessé définitivement.

Par un mémoire, enregistré le 5 décembre 2022, M. et Mme A déclarent qu'il n'y a plus lieu de statuer sur les conclusions précitées.

Par un mémoire, enregistré le 21 décembre 2022, M. et Mme A reprennent leurs conclusions précédentes et demandent, en outre, au tribunal d'enjoindre au préfet des Alpes-Maritimes ou au maire de Vallauris Golfe-Juan de mettre en œuvre leurs pouvoirs de police pour faire cesser les nuisances occasionnées par l'activité de stockage de matériaux située au 854, chemin des Impiniers à Vallauris Golfe-Juan.

Par un mémoire enregistré le 21 décembre 2022, la commune de Vallauris Golfe-Juan conclut au non-lieu à statuer sur la demande tendant à l'annulation de la décision par laquelle le maire a refusé d'engager une action en démolition sur le fondement des dispositions de l'article L. 480-14 du code de l'urbanisme et au rejet du surplus des conclusions de la requête.

Elle soutient qu'elle a engagé une action en démolition du local appartenant à la SCI Port'Invest devant le tribunal judiciaire de Grasse.

Par un mémoire enregistré le 3 janvier 2023, la SCI Port'Invest reprend ses conclusions et moyens précédents et indique, en outre, qu'il a lieu de statuer sur les conclusions des requérants tendant à l'annulation de la décision du 30 septembre 2019 par laquelle le maire de Vallauris Golfe-Juan a refusé de solliciter devant le tribunal judiciaire de Grasse la démolition du local lui appartenant, sur le fondement des dispositions de l'article L. 480-14 du code de l'urbanisme.

Par une ordonnance du 22 décembre 2012, la clôture de l'instruction a été fixée au

6 janvier 2023.

Les parties ont été informées, en application de l'article R. 611-7 du code de justice administrative, de ce que le jugement était susceptible d'être fondé sur un moyen relevé d'office tiré de l'irrecevabilité des conclusions, présentées pour la première fois par M. et Mme A dans leur mémoire enregistré le 21 décembre 2022, tendant à ce qu'il soit enjoint au préfet des Alpes-Maritimes ou au maire de Vallauris Golfe-Juan de mettre en œuvre leurs pouvoirs de police pour faire cesser les nuisances occasionnées par l'activité de stockage de matériaux située au 854, chemin des Impiniers à Vallauris Golfe Juan, de telles conclusions constituant des conclusions à fin d'injonction à titre principal dont il n'appartient pas au juge administratif de connaître.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu :

- le code de l'urbanisme ;

- le code de justice administrative.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.

Ont été entendus au cours de l'audience publique du 8 mars 2023 :

- le rapport de Mme Bergantz, conseillère ;

- les conclusions de M. Ringeval, rapporteur public ;

- les observations de Me Zoleko, substituant Me Ceccantini, pour M. et Mme A ;

- les observations de Me Brogini, représentant la SCI Port'Invest ;

- et les observations de Mme C, représentant le préfet des Alpes-Maritimes.

Considérant ce qui suit :

1. M. et Mme A sont propriétaire d'une maison située 854, chemin des Impiniers à Vallauris Golfe-Juan (06220), qu'ils occupent à titre de résidence principale. Dans le local situé sur la parcelle voisine de la leur, qui appartient à la SCI Port'Invest, la société DB Auto a, à compter du mois d'avril 2018, exploité une activité de carrosserie et de garage automobile. En premier lieu, par un courrier du 1er avril 2019, M. et Mme A ont demandé au préfet des Alpes-Maritimes de mettre en œuvre les pouvoirs de police spéciale de l'environnement qu'il détient au titre de l'article L. 514-4 du code de l'environnement pour faire cesser cette activité. Par une décision du 22 juillet 2019, le préfet des Alpes-Maritimes a rejeté cette demande.

Le 7 août 2019, M. et Mme A ont formé un recours gracieux contre cette décision, qui a été implicitement rejeté en raison du silence gardé par le préfet pendant deux mois sur cette demande. En second lieu, par un courrier du 7 août 2019, M. et Mme A ont demandé au maire de Vallauris Golfe-Juan de mettre en œuvre les pouvoirs de police administrative générale qu'il détient au titre de l'article L. 2212-2 du code général des collectivités territoriales afin de faire cesser les nuisances causées par l'activité de carrosserie et garage automobile, ainsi que les pouvoirs de police spéciale de l'urbanisme qu'il détient au titre de l'article L. 480-14 du code de l'urbanisme afin qu'il engage une action en démolition du local de la SCI Port'Invest devant le juge judiciaire. Le maire de Vallauris Golfe-Juan a répondu par un courrier du

30 septembre 2019, qui doit s'analyser comme une décision implicite de rejet de ces demandes. M. et Mme A demandaient initialement au tribunal l'annulation de la décision du

22 juillet 2019 du préfet des Alpes-Maritimes, ensemble la décision implicite de rejet de leur recours gracieux, ainsi que de la décision du 30 septembre 2019 du maire de Vallauris Golfe-Juan.

Sur l'étendue du litige :

2. En soutenant, dans leurs mémoires des 16 novembre 2022 et 5 décembre 2022, qu'il n'y a plus lieu de statuer tant sur les conclusions à fin d'annulation de la décision du préfet des Alpes-Maritimes du 22 juillet 2019 ainsi que sur la décision du maire de Vallauris Golfe-Juan du 30 septembre 2019 en tant qu'elle porte refus de mise en œuvre des pouvoirs de police administrative générale, que sur les conclusions à fin d'injonction au préfet des Alpes-Maritimes ou au maire de Vallauris Golfe-Juan de mettre en œuvre leurs pouvoirs de police pour faire cesser les nuisances causées par l'activité de carrosserie et de garage exploitée dans le local appartenant à la SCI Port'Invest, M. et Mme A doivent être regardés comme se désistant de ces conclusions. Ce désistement est pur et simple et rien ne s'oppose à ce qu'il en soit donné acte.

Sur l'exception de non-lieu à statuer :

3. Aux termes de l'article L. 480-14 du code de l'urbanisme : " La commune ou l'établissement public de coopération intercommunale compétent en matière de plan local d'urbanisme peut saisir le tribunal judiciaire en vue de faire ordonner la démolition ou la mise en conformité d'un ouvrage édifié ou installé sans l'autorisation exigée par le présent livre, en méconnaissance de cette autorisation ou, pour les aménagements, installations et travaux dispensés de toute formalité au titre du présent code, en violation de l'article L. 421-8. L'action civile se prescrit en pareil cas par dix ans à compter de l'achèvement des travaux. ".

4. Il ressort des pièces du dossier que la commune de Vallauris Golfe-Juan a, postérieurement à l'introduction de la requête, saisi le juge civil, en application des dispositions de l'article L. 480-14 du code de l'urbanisme, d'une demande de démolition du local appartenant à la SCI Port'Invest situé 854, chemin des Impiniers à Vallauris Golfe-Juan. Ce faisant, la commune de Vallauris Golfe-Juan doit être regardée comme ayant implicitement mais nécessairement abrogé la décision implicite de rejet de la demande des consorts A d'engager une action en démolition de ce local. Par suite, les conclusions de M. et Mme A à fin d'annulation de cette décision ainsi que, par voie de conséquence, les conclusions à fin d'injonction correspondantes, sont devenues sans objet. Il n'y a, dès lors, plus lieu d'y statuer.

Sur les conclusions à fin d'injonction au préfet des Alpes-Maritimes ou au maire de Vallauris Golfe-Juan de faire cesser les nuisances occasionnées par l'activité de stockage de matériaux :

5. Il n'appartient pas au juge administratif, en dehors de l'hypothèse où il est saisi de conclusions en vue d'assurer l'exécution d'une décision de justice en application des dispositions des articles L. 911-1 et suivants du code de justice administrative, ou lorsqu'il est saisi de demandes de mesures provisoires dans le cadre de procédures de référé, ou de la possibilité d'enjoindre à la personne publique de prendre les mesures de nature à mettre fin à un dommage qui perdure ou à en pallier les effets, de prononcer des injonctions à l'encontre de l'administration. M. et Mme A, qui présentent des conclusions à fin d'injonction à titre principal, sans demander l'annulation de décisions implicites ou expresses du préfet des

Alpes-Maritimes ou du maire de Vallauris Golfe-Juan par laquelle ces autorités leur refuseraient la mise en œuvre de leurs pouvoirs de police pour faire cesser les nuisances liées à une activité de stockage de matériaux sur la parcelle appartenant à la SCI Port'Invest, ne se situent pas dans ces hypothèses. Par suite, leurs conclusions tendant à ce que le tribunal enjoigne au préfet des Alpes-Maritimes ou au maire de Vallauris Golfe-Juan de faire cesser les nuisances occasionnées par l'activité de stockage de matériaux située au 854, chemin des Impiniers à Vallauris Golfe Juan sont irrecevables et ne peuvent, par suite, qu'être rejetées.

Sur les frais liés au litige :

6. Les dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative font obstacle à ce que soit mises à la charge de M. et Mme A, qui ne sont pas les parties perdantes dans la présente instance, les sommes que la commune de Vallauris Golfe-Juan et la SCI Port'Invest demandent au titre des frais exposés et non compris dans les dépens. Il y a lieu, en revanche, dans les circonstances de l'espèce, de faire application de ces dispositions de mettre à la charge de la commune de Vallauris Golfe-Juan et de la SCI Port'Invest une somme de 500 euros chacune au titre des frais exposés par M. et Mme A et non compris dans les dépens.

D E C I D E :

Article 1er : Il est donné acte du désistement d'instance des conclusions aux fins d'annulation et d'injonction de M. et Mme A dans la mesure fixée au point 2 du présent jugement.

Article 2 : Il n'y a plus lieu de statuer sur les conclusions aux fins d'annulation et d'injonction de M. et Mme A dans la mesure fixée au point 4 du présent jugement.

Article 3 : La commune de Vallauris Golfe-Juan et la SCI Port'Invest verseront chacune une somme de 500 (cinq cents) euros à M. et Mme A en application des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Article 4 : Le surplus des conclusions des parties est rejeté.

Article 5 : Le présent jugement sera notifié à M. D A et Mme B A, au préfet des Alpes-Maritimes, à la commune de Vallauris Golfe Juan et à la SCI Port'Invest.

Copie en sera adressée à la société DB Auto.

Délibéré après l'audience du 8 mars 2023, à laquelle siégeaient :

M. Emmanuelli, président,

Mme Chevalier, conseillère,

Mme Bergantz, conseillère,

assistés de M. Crémieux, greffier.

Rendu public par mise à disposition au greffe le 29 mars 2023.

La rapporteure,

Signé

A. BERGANTZ

Le président,

Signé

O. EMMANUELLILe greffier,

Signé

D. CREMIEUX

La République mande et ordonne à la ministre de la transition écologique et de la cohésion des territoires en ce qui la concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

Pour expédition conforme,

Le greffier en chef,

Ou, par délégation, la greffière

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