mercredi 12 avril 2023
| Juridiction | Tribunal Administratif de Nice |
| Section | Tribunal Administratif de Nice |
| N° Dossier | TA06-1905862 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | C |
| Formation | 4ème Chambre |
| Avocat requérant | SELARL CALLON AVOCAT & CONSEIL |
Vu la procédure suivante :
Par une requête, enregistrée le 6 décembre 2019, M. B D, représenté par Me Callon, demande au tribunal :
1°) d'annuler la décision du 5 avril 2019 par laquelle le président du conseil départemental des Alpes-Maritimes l'a maintenu en congé de maladie ordinaire pour la période du 16 janvier 2019 au 15 avril 2019 et l'a placé, à titre conservatoire, en disponibilité d'office pour raison de santé à compter du 16 avril 2019, ensemble la décision portant rejet de son recours gracieux daté du 4 juin 2019 ;
2°) d'annuler la décision du 10 juin 2019 par laquelle le président du conseil départemental des Alpes-Maritimes l'a placé en disponibilité d'office pour raison de santé à compter du 16 avril 2019 jusqu'au 15 octobre 2019, ensemble la décision portant rejet de son recours gracieux daté du 5 août 2019 ;
3°) de mettre à la charge du département des Alpes-Maritimes la somme de 1 500 euros en application des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Il soutient que :
- les décisions attaquées du 5 avril et 10 juin 2019 ont été signées par une autorité incompétente ;
- elles ne sont pas motivées ;
- le comité médical départemental et le président du conseil départemental des Alpes-Maritimes ont commis une erreur manifeste d'appréciation quant à son état de santé lequel justifiait le bénéfice d'un placement en congé de longue maladie ;
- les décisions attaquées sont entachées d'une " violation de la loi " dès lors que sa mise en disponibilité ne pouvait intervenir compte tenu du fait qu'il pouvait être placé en congé de longue maladie et qu'il n'a, en tout état de cause, pas été invité à présenter une demande de reclassement dans un autre emploi.
Par un mémoire en défense, enregistré le 14 septembre 2021, le département des Alpes-Maritimes conclut au rejet de la requête.
Il soutient que :
- les conclusions à fin d'annulation de la décision du 5 avril et de celles portant rejet du recours gracieux présenté le 4 juin 2019 par le requérant sont tardives et par suite irrecevables ;
- les moyens tirés de " la violation de la loi " sont irrecevables et, en tout état de cause, infondés ;
- les autres moyens invoqués par le requérant sont infondés.
Vu les autres pièces du dossier ;
Vu :
- le code général de la fonction publique ;
- le code des relations entre le public et l'administration ;
- la loi n° 84-53 du 26 janvier 1984 ;
- le décret n° 85-1054 du 30 septembre 1985 ;
- le décret n° 87-602 du 30 juillet 1987 ;
- le code de justice administrative ;
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique du 22 mars 2023 :
- le rapport de M. A,
- les conclusions de M. Beyls, rapporteur public,
- les observations M. C, représentant le département des Alpes-Maritimes.
Considérant ce qui suit :
1. M. D, adjoint territorial principal de deuxième classe des établissements d'enseignements au sein du département des Alpes-Maritimes, a été placé en congé maladie ordinaire du 16 avril 2018 au 15 janvier 2019, par un arrêté du président du conseil départemental du 25 janvier 2019 à la suite d'un avis défavorable du comité médical départemental du 15 janvier 2019. Par un nouvel arrêté du 5 avril 2019, le président du conseil départemental des Alpes-Maritimes l'a maintenu en congé de maladie ordinaire pour la période du 16 janvier au 15 avril 2019 et l'a placé, à titre conservatoire, en disponibilité d'office à compter du 16 avril 2019 jusqu'au 15 octobre 2019. Par un courrier du 4 juin 2019, M. D, par l'intermédiaire de son assureur protection juridique, a formé un recours gracieux contre cet arrêté, qui est resté sans réponse de la part du département. A la suite d'un nouvel avis défavorable du comité médical départemental du 28 mai 2019, le président du conseil départemental des Alpes-Maritimes a, par une décision du 10 juin 2019, placé l'intéressé en disponibilité d'office pour raison de santé à compter du 16 avril 2019 et ce jusqu'au 15 octobre 2019. Par un courrier du 5 août 2019, M. D, par l'intermédiaire de son assureur protection juridique, a formé un recours gracieux contre cet arrêté, qui est également resté sans réponse du département. Par sa requête, M. D demande, d'une part, l'annulation de la décision du 5 avril 2019, ensemble la décision portant rejet de son recours gracieux présenté le 4 juin 2019 et, d'autre part, l'annulation de la décision du 10 juin 2019, ensemble la décision portant rejet de son recours gracieux présenté le 5 août 2019.
Sur la fin de non-recevoir opposée par le département des Alpes-Maritimes :
2. D'une part, aux termes de l'article R. 421-2 du code de justice administrative : " Sauf disposition législative ou réglementaire contraire, dans les cas où le silence gardé par l'autorité administrative sur une demande vaut décision de rejet, l'intéressé dispose, pour former un recours, d'un délai de deux mois à compter de la date à laquelle est née une décision implicite de rejet () ". D'autre part, en application de l'article L. 112-2 du code des relations entre le public et l'administration, ne sont applicables aux relations entre l'administration et ses agents ni les dispositions de l'article L. 112-3 de ce code aux termes desquelles : " Toute demande adressée à l'administration fait l'objet d'un accusé de réception / () ", ni celles de son article L. 112-6 qui dispose que : " les délais de recours ne sont pas opposables à l'auteur d'une demande lorsque l'accusé de réception ne lui a pas été transmis () ". Enfin, l'article L. 231-4 de ce même code prévoit que le silence gardé par l'administration pendant deux mois vaut décision de rejet dans les relations entre les autorités administratives et leurs agents.
3. Il résulte de ces dispositions qu'en cas de naissance d'une décision implicite de rejet du fait du silence gardé par l'administration pendant la période de deux mois suivant la réception d'une demande, le délai de deux mois pour se pourvoir contre une telle décision implicite court dès sa naissance à l'encontre d'un agent public, alors même que l'administration n'a pas accusé réception de la demande de cet agent, les dispositions de l'article L. 112-3 du code des relations entre le public et l'administration n'étant pas applicables aux agents publics.
4. En l'espèce, il ressort des pièces du dossier que M. D a saisi, le 4 juin 2019 et par l'intermédiaire de son assureur protection juridique, le président du département des Alpes-Maritimes d'un recours gracieux tendant à contester la décision du 5 avril 2019 en indiquant qu'à défaut de réponse dans un délai de deux mois, il serait contraint de " saisir le tribunal administratif de Nice ". Ce recours gracieux a été réceptionné par les services départementaux le 10 juin 2019. Le silence gardé par le département sur cette demande a fait naître une décision implicite de rejet le 10 août 2019. En application des dispositions précitées de l'article R. 421-2 du code de justice administrative, le délai de recours contentieux contre cette décision implicite a couru à compter de cette date. Dans ces conditions, les conclusions à fin d'annulation de la décision du 5 avril 2019, ensemble la décision de rejet née du silence gardé par le président du département sur le recours gracieux du 4 juin 2019, enregistrées au greffe du tribunal seulement le 6 décembre 2019, sont tardives et se trouvent ainsi entachées d'une irrecevabilité qui n'est pas susceptible d'être régularisée en cours d'instance. Par suite, il y a lieu d'accueillir la fin de non-recevoir opposée par le département des Alpes-Maritimes.
Sur les conclusions à fin d'annulation de la décision du 10 juin 2019 et de celles portant rejet du recours gracieux du requérant du 5 août 2019 :
5. D'une part, aux termes de l'article 57 de la loi du 26 janvier 1984 portant dispositions relatives à la fonction publique territoriale alors applicable, dont les dispositions sont désormais reprises notamment aux articles L. 822-1 à L. 822-3 du code général de la fonction publique : " Le fonctionnaire en activité a droit : / () 2° A des congés de maladie dont la durée totale peut atteindre un an pendant une période de douze mois consécutifs en cas de maladie dûment constatée mettant l'intéressé dans l'impossibilité d'exercer ses fonctions. Celui-ci conserve alors l'intégralité de son traitement pendant une durée de trois mois ; ce traitement est réduit de moitié pendant les neuf mois suivants. Le fonctionnaire conserve, en outre, ses droits à la totalité du supplément familial de traitement et de l'indemnité de résidence. () ". Aux termes de l'article 72 de cette même loi, repris notamment à l'article L. 514-4 du code général de la fonction publique : " () La disponibilité est prononcée, soit à la demande de l'intéressé, soit d'office à l'expiration des congés prévus aux 2°, 3° et 4° de l'article 57. ( ) ". Aux termes de l'article 81 de la même loi, repris désormais à l'article L. 826-3 du code général de la fonction publique : " Les fonctionnaires territoriaux reconnus, par suite d'altération de leur état physique, inaptes à l'exercice de leurs fonctions peuvent être reclassés dans les emplois d'un autre cadre d'emploi, emploi ou corps s'ils ont été déclarés en mesure de remplir les fonctions correspondantes. Le reclassement est subordonné à la présentation d'une demande par l'intéressé. ". Aux termes de l'article 82 de cette loi, dont les dispositions sont désormais reprises notamment à l'article L. 825-9 du code général de la fonction publique: " En vue de permettre ce reclassement, l'accès à des cadres d'emplois, emplois ou corps d'un niveau supérieur, équivalent ou inférieur est ouvert aux intéressés, quelle que soit la position dans laquelle ils se trouvent, selon les modalités retenues par les statuts particuliers de ces cadres d'emplois, emplois ou corps, en exécution des articles 36, 38 et 39 et nonobstant les limites d'âge supérieures, s'ils remplissent les conditions d'ancienneté fixées par ces statuts / () ".
6. D'autre part, en application de l'article 4 du décret du 30 juillet 1987 portant dispositions statutaires relatives à la fonction publique territoriale et relatif à l'organisation des conseils médicaux, aux conditions d'aptitude physique et au régime des congés de maladie des fonctionnaires territoriaux, dans sa version applicable au litige, le comité médical départemental donne un avis " sur l'octroi et le renouvellement des congés de longue maladie ou de longue durée ", " sur la réintégration à l'issue des congés de longue maladie ou de longue durée" et est obligatoirement consulté pour " la mise en disponibilité d'office pour raison de santé et son renouvellement ". L'article 17 du même décret dispose que : " () / Lorsque le fonctionnaire a obtenu pendant une période de douze mois consécutifs des congés de maladie d'une durée totale de douze mois, il ne peut, à l'expiration de sa dernière période de congé, reprendre son service sans l'avis favorable du comité médical. En cas d'avis défavorable, s'il ne bénéficie pas de la période de préparation au reclassement prévue par le décret du 30 septembre 1985 susvisé, il est soit mis en disponibilité, soit reclassé dans un autre emploi, soit, s'il est reconnu définitivement inapte à l'exercice de tout emploi, admis à la retraite après avis de la commission de réforme. Le paiement du demi-traitement est maintenu, le cas échéant, jusqu'à la date de la décision de reprise de service, de reclassement, de mise en disponibilité ou d'admission à la retraite. () ". L'article 38 du même décret précise que : " La mise en disponibilité visée aux articles 17 () du présent décret est prononcée après avis du comité médical () sur l'inaptitude du fonctionnaire à reprendre ses fonctions. / () Le renouvellement de la mise en disponibilité est prononcé après avis du comité médical. () ". Aux termes de l'article 1er du décret du 30 septembre 1985 relatif au reclassement des fonctionnaires territoriaux reconnus inaptes à l'exercice de leurs fonctions, dans sa version applicable au litige : " Lorsque l'état de santé d'un fonctionnaire territorial ne lui permet plus d'exercer normalement ses fonctions et que les nécessités du service ne permettent pas d'aménager ses conditions de travail, le fonctionnaire peut être affecté dans un autre emploi de son grade après avis de la commission administrative paritaire. / () ". Selon l'article 2 de ce même décret, toujours dans sa version applicable au litige : " Lorsque l'état de santé d'un fonctionnaire territorial, sans lui interdire d'exercer toute activité, ne lui permet pas de remplir les fonctions correspondant aux emplois de son grade, l'autorité territoriale ou le président du Centre national de la fonction publique territoriale ou le président du centre de gestion, après avis du comité médical, propose à l'intéressé une période de préparation au reclassement en application de l'article 85-1 de la loi du 26 janvier 1984 () ".
7. Il résulte de ces dispositions que lorsqu'un fonctionnaire a été, à l'issue de ses droits statutaires à congé de maladie, reconnu inapte à la reprise des fonctions qu'il occupait antérieurement et dont le poste qu'il occupait ne peut être adapté à son état physique, et alors que, comme c'est le cas en l'espèce, le comité médical ne s'est pas prononcé sur sa capacité à occuper, par voie de réaffectation, de détachement ou de reclassement, un autre emploi, éventuellement dans un autre corps ou un autre grade, l'autorité hiérarchique ne peut placer cet agent en disponibilité d'office, sans l'avoir préalablement invité à présenter, s'il le souhaite, une demande de reclassement. La mise en disponibilité d'office peut ensuite être prononcée soit en l'absence d'une telle demande, soit si cette dernière ne peut être immédiatement satisfaite.
8. D'une part, contrairement à ce que soutient le département des Alpes-Maritimes, la décision attaquée du 10 juin 2019 ne constitue pas une décision confirmative de celle du 25 janvier 2019 par laquelle M. D a été placé en congé de maladie ordinaire. D'autre part, par cette décision du 10 juin 2019, M. D a été placé en disponibilité d'office à compter du 16 avril 2019, date de l'expiration de ses droits à congé de maladie ordinaire, conformément à l'avis émis par le comité médical départemental le 28 mai 2019. En se prononçant en faveur de cette mise en disponibilité, le comité médical départemental compétent a nécessairement estimé que l'intéressé était physiquement inapte à reprendre son service à l'expiration de ses droits à congé de maladie. Par ailleurs, il est constant que ce comité médical ne s'est pas prononcé sur la capacité de l'intéressé à occuper, par voie de réaffectation, de détachement ou de reclassement, un autre emploi, éventuellement dans un autre corps ou un autre grade. Or, il n'est pas établi ni même allégué que le département des Alpes-Maritimes aurait invité M. D a présenté une demande de reclassement ou que ce dernier aurait spontanément présenté une telle demande. Dans ces conditions, en application du principe rappelé aux point précédent, le président du conseil départemental des Alpes-Maritimes ne pouvait légalement placer M. D en disponibilité d'office pour raison de santé sans l'inviter à présenter une demande de reclassement et ce faisant a fait une inexacte application des dispositions citées au point 6, indépendamment de la circonstance que cet arrêté visait, pour partie, à régulariser la situation de M. D antérieure à l'avis du comité médical départemental du 28 mai 2019.
9. Il résulte de ce qui précède que la décision du 10 juin 2019 par laquelle le président du conseil départemental des Alpes-Maritimes a placé M. D en disponibilité d'office pour raison de santé à compter du 16 avril 2019 doit être annulée, sans qu'il soit besoin de se prononcer sur les autres moyens de la requête invoqués à l'encontre de cette décision. Par voie de conséquence, la décision portant rejet du recours gracieux présenté le 5 août 2019 par M. D doit également être annulée.
Sur les frais liés au litige :
10. Il y a lieu, dans les circonstances de l'espèce, de mettre à la charge du département des Alpes-Maritimes la somme de 1 500 euros à verser à M. D en application des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
D E C I D E :
Article 1er : La décision du 10 juin 2019 par laquelle le président du conseil départemental des Alpes-Maritimes a placé M. D en disponibilité d'office pour raison de santé à compter du 16 avril 2019 est annulée, ensemble la décision résultant du silence gardé par le département sur son recours gracieux du 5 août 2019.
Article 2 : Le département des Alpes-Maritimes versera une somme de 1 500 (mille cinq cents) euros à M. D au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Article 3 : Le surplus des conclusions de la requête de M. D est rejeté.
Article 4 : Le présent jugement sera notifié à M. B D et au département des Alpes-Maritimes.
Délibéré après l'audience du 22 mars 2023, à laquelle siégeaient :
M. Bonhomme, président,
Mme Soler, conseillère,
M. Holzer, conseiller,
Rendu public par mise à disposition au greffe le 12 avril 2023.
Le rapporteur,
Signé
M. HOLZER
Le président,
Signé
T. BONHOMME
La greffière,
Signé
N. KATARYNEZUK
La République mande et ordonne au préfet des Alpes-Maritimes en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
Pour le greffier en chef,
Ou par délégation la greffière,
N°1905862
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026