jeudi 29 juin 2023
| Juridiction | Tribunal Administratif de Nice |
| Section | Tribunal Administratif de Nice |
| N° Dossier | TA06-2000411 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | C |
| Formation | 1ère chambre |
| Avocat requérant | SELARL ANDREANI-HUMBERT |
Vu la procédure suivante :
Par une requête et des mémoires, enregistrés les 27 janvier 2020, 24 février 2020, 25 février 2020, 9 avril 2020, 8 juin 2020, 10 juin 2020, 20 octobre 2020 et 12 août 2022, ainsi qu'un mémoire récapitulatif enregistré le 28 février 2023 après l'invitation du tribunal en application des dispositions de l'article R. 611-8-1 du code de justice administrative, M. A B doit être regardé comme demandant au tribunal, dans le dernier état de ses écritures, de condamner l'Etat à réparer le préjudice qu'il a subi du fait de l'absence de validation des acquis de l'expérience.
Il soutient que :
- Pôle emploi a commis un manquement au droit menant à la validation des acquis de l'expérience ;
- il y a lieu de condamner l'Etat à lui verser une indemnisation en réparation du préjudice subi.
Par des mémoires en défense, enregistrés les 28 avril et 23 septembre 2020, Pôle emploi, représenté par la Selarl Adreani-Humbert, conclut au rejet de la requête.
Il soutient que :
- la requête est irrecevable, faute pour M. B de lui avoir adressé une demande indemnitaire préalable et ce dernier n'ayant pas chiffré ses prétentions ;
- en tout état de cause, aucun des moyens soulevés au soutien de la requête n'est fondé.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- le code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de Mme Kolf, rapporteure,
- et les conclusions de Mme Perez, rapporteure publique.
Considérant ce qui suit :
1. M. C B demande au tribunal de condamner l'Etat à l'indemniser des préjudices subis du fait de l'absence de validation des acquis de l'expérience.
Sur l'étendue du litige :
2. Aux termes de l'article R. 611-8-1 du code de justice administrative : " Le président de la formation de jugement ou le président de la chambre chargée de l'instruction peut demander à l'une des parties de reprendre, dans un mémoire récapitulatif, les conclusions et moyens précédemment présentés dans le cadre de l'instance en cours, en l'informant que, si elle donne suite à cette invitation, les conclusions et moyens non repris seront réputés abandonnés. () ".
3. Invité par le tribunal à produire le mémoire récapitulatif prévu à l'article R. 611-8-1 du code de justice administrative, M. B a déféré à cette demande. Par suite, les conclusions et moyens non repris dans son mémoire récapitulatif enregistré le 28 février 2023 sont réputés abandonnés.
Sur les conclusions indemnitaires :
4. Si M. B fait valoir qu'il a subi un préjudice du fait des manquements commis par Pôle emploi qui aurait refusé sa demande de validation des acquis de l'expérience, et s'il soutient que " cela contrevient () aux lois d'aujourd'hui comme d'hier englobant toutes ces périodicités par lesquelles [ses] actions ont été menées ", il n'établit pas que Pôle emploi aurait commis une faute de nature à engager sa responsabilité. Il s'ensuit que ses conclusions indemnitaires doivent être rejetées, sans qu'il soit besoin de se prononcer sur la recevabilité de la requête.
D E C I D E :
Article 1er : La requête de M. B est rejetée.
Article 2 : Le présent jugement sera notifié à M. B et au ministre du travail, du plein l'emploi et de l'insertion.
- Copie en sera adressée à Pôle emploi Provence-Alpes-Côte d'Azur.
Délibéré après l'audience du 15 juin 2023, à laquelle siégeaient :
Mme Mear, présidente,
Mme Kolf, conseillère,
M. Cherief, conseiller,
Assistés de Mme Sussen, greffière.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 29 juin 2023.
La rapporteure,
signé
S. KOLF
La présidente,
signé
J. MEAR
La greffière,
signé
C. SUSSEN
La République mande et ordonne au ministre du travail, du plein l'emploi et de l'insertion en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
Pour le greffier en chef,
ou par délégation la greffière,
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026