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AccueilJurisprudence administrativeN° TA06-2000476

Tribunal Administratif de Nice — Décision N° TA06-2000476

samedi 30 juillet 2022

JuridictionTribunal Administratif de Nice
SectionTribunal Administratif de Nice
N° DossierTA06-2000476
TypeDécision
RecoursExcès de pouvoir
PublicationC
FormationMagistrat Mme ROUSSELLE
Avocat requérantSELARL ANDREANI-HUMBERT

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête, enregistrée le 28 janvier 2020 au greffe du tribunal, M. N'goran C, représenté par Me Dogo-bery, doit être regardé comme demandant au tribunal :

1°) d'annuler la décision du 25 novembre 2019, confirmant la décision du 30 août 2019 portant radiation de la liste des demandeurs d'emploi pour une durée de six (6) mois et suppression définitive de ses droits ;

2°) de le rétablir dans l'intégralité de ses droits au revenu de remplacement ;

3°) d'enjoindre à la direction régionale de Pôle Emploi PACA de reprendre le versement de l'allocation de retour à l'emploi (ARE) à compter du mois d'août 2019 ;

4°) de condamner la direction régionale de Pôle Emploi PACA à effectuer le rappel des allocations non versées du mois d'août 2019 jusqu'à la fin de ses droits à l'ARE ;

5°) de condamner la direction régionale de Pôle Emploi PACA à lui verser la somme de 1500 euros sur le fondement des dispositions de l'article L.761-1 du code de justice administrative.

Le requérant soutient que :

-la décision du 25 novembre 2019 a été prise par une autorité incompétente ;

-elle est insuffisamment motivée ;

-elle est entachée d'une inexactitude matérielle des faits ;

-elle est illégale dès lors qu'aucune preuve de fraude ou de fausse déclaration en vue de percevoir le revenu de remplacement n'est établie ;

-elle est entachée d'une erreur de droit ;

-l'indu est prescrit :

-la décision du 25 novembre 2019 méconnait le principe du non bis in idem.

Par un mémoire enregistré le 28 avril 2020, La direction régionale de Pôle Emploi PACA, représentée par Me Andréani, conclut au rejet de la requête.

Pôle Emploi soutient que les conclusions dirigées à l'encontre de la décision du 30 août 2019 et à fin d'injonction sont irrecevables et celles à fin d'annulation sont dépourvues de tout bien fondé.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu :

-le code des relations entre le public et l'administration ;

- le code du travail ;

- le code de justice administrative.

La présidente a dispensé le rapporteur public, sur sa proposition, de prononcer des conclusions à l'audience.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.

Ont été entendus au cours de l'audience publique :

- le rapport de Mme E

- les observations de Me Dogo-Bery pour le requérant,

- et les observations de M A substituant Me Andreani pour Pôle Emploi PACA

Considérant ce qui suit :

1. Par une décision du 30 août 2019, le directeur de l'agence Pôle Emploi de Nice Est a radié M. N'Goran C de la liste des demandeurs d'emploi pour une durée six mois et a supprimé définitivement ses allocations, le recours administratif préalable formé par le requérant le 24 octobre 2019 ayant été rejeté le 25 novembre 2019. M. C demande au tribunal d'annuler ces deux décisions.

S'agissant de l'annulation de la décision du 30 août 2019 :

2. Aux termes de l'article L.5412-2 du code du travail : " Est radiée de la liste des demandeurs d'emploi, dans des conditions déterminées par un décret en Conseil d'Etat, la personne qui a fait de fausses déclarations pour être ou demeurer inscrite sur cette liste ". Aux termes de l'article L.5412-8 du même code : " La personne qui entend contester une décision de radiation de la liste des demandeurs d'emploi forme un recours préalable devant le directeur régional de Pôle emploi. Ce recours n'est pas suspensif ".

3. Aux termes de l'article L.412-7 du code de relations entre le public et l'administration : " La décision prise à la suite d'un recours administratif préalable obligatoire se substitue à la décision initiale ".

4. Il résulte de l'instruction que le 30 août 2019, le directeur de l'agence Pôle Emploi de Nice Est a pris une décision portant radiation de M. C de la liste des demandeurs d'emploi pour une durée de six mois et partant suppression définitive de ses allocations. Il est constant que suite à un recours administratif préalable du requérant le 24 octobre 2019, le directeur de ladite agence a confirmé son intention initiale en l'encontre de ce dernier par une décision du 25 novembre 2019. Conformément aux dispositions du point 3, il suit de là que la décision du 25 novembre 2019 s'est substituée à celle du 30 août 2019. Ce qui fait en sorte que les conclusions visant à contester la décision du 30 août 2019, ne peuvent qu'être déclarées irrecevables en ce qu'elles sont dirigées contre une décision qui a disparu de l'ordonnancement juridique. Par suite, la fin de non-recevoir soulevée par Pôle Emploi doit être accueillie.

S'agissant de la décision du 25 novembre 2019 :

Concernant la fin de non-recevoir soulevée en l'encontre des conclusions à fin d'injonction

5. Aux termes de l'article L.5312-1 du code du travail : " Pôle Emploi est une institution nationale publique dotée de la personnalité morale et de l'autonomie financière qui a pour mission de : () 4° Assurer, pour le compte de l'organisme gestionnaire du régime d'assurance chômage, le service de l'allocation d'assurance et de l'allocation des travailleurs indépendants et, pour le compte de l'Etat, le service des allocations de solidarité prévues à la section 1 du chapitre III du titre II du livre IV de la présente partie, des allocations mentionnées à l'article L. 5424-21, de l'aide prévue au II de l'article 136 de la loi n° 96-1181 du 30 décembre 1996 de finances pour 1997, des sommes restant dues au titre du versement de l'allocation équivalent retraite prévue à l'article L. 5423-18, dans sa rédaction antérieure au 1er janvier 2009, et des sommes restant dues au titre de la prime forfaitaire prévue à l'article L. 5425-3, dans sa rédaction antérieure au 1er septembre 2017, ainsi que le service de toute autre allocation ou aide dont l'Etat lui confierait le versement par convention ; () ". Aux termes de l'article L.5312-12 du même code : " Les litiges relatifs aux prestations dont le service est assuré par l'institution, pour le compte de l'organisme chargé de la gestion du régime d'assurance chômage ou de l'Etat sont soumis au régime contentieux qui leur était applicable antérieurement à la création de cette institution ".

6. Il résulte de ces dispositions, éclairées par les travaux préparatoires de la loi du 13 février 2008 relative à la réforme de l'organisation du service public de l'emploi dont elles sont issues, que le législateur a souhaité que la réforme, qui s'est notamment caractérisée par la substitution de Pôle Emploi à l'Agence nationale pour l'emploi et aux associations pour l'emploi dans l'industrie et le commerce (Assédic), reste sans incidence sur le régime juridique des prestations et sur la juridiction compétente pour connaitre du droit aux prestations, notamment sur la compétence de la juridiction judiciaire s'agissant des prestations servies au titre du régime d'assurance chômage.

7. En effet, les contestations relatives au versement des prestations servies au titre du régime d'assurance chômage, parmi lesquelles figure l'allocation d'aide au retour à l'emploi (ARE), relèvent de la compétence du juge judiciaire. Par suite, les conclusions de M. C sollicitant du juge administratif, d'exiger à la direction régionale de Pôle Emploi PACA, de le rétablir dans l'intégralité de ses droits au revenu de remplacement ; demandant d'enjoindre cette dernière de reprendre le versement de l'ARE à compter du mois d'août 2019 et demandant de condamner ladite direction à effectuer le rappel des allocations non versées du mois d'août 2019 jusqu'à la fin de ses droits à l'ARE, ne peuvent qu'être déclarées irrecevables, en ce qu'elles sont portées devant une juridiction incompétente pour en connaitre. Il suit de là que la fin de non-recevoir soulevée par Pôle Emploi est accueillie.

Concernant les conclusions à fin d'annulation de la décision du 25 novembre 2019

Sur les moyens tirés de l'incompétence du signataire de la décision et de l'insuffisance de motivation

8. Aux termes de l'article L.5412-1 du code du travail : " Est radiée de la liste des demandeurs d'emploi, dans des conditions déterminées par un décret en Conseil d'Etat, la personne qui a fait de fausses déclarations pour être ou demeurer inscrite sur cette liste ".

9. Aux termes de l'article L.211-7 du code des relations entre le public et l'administration : " Les organismes de sécurité sociale et Pôle Emploi doivent faire connaître les motifs des décisions individuelles par lesquelles ils refusent un avantage dont l'attribution constitue un droit pour les personnes qui remplissent les conditions légales pour l'obtenir. L'obligation de motivation s'étend aux décisions par lesquelles les organismes et institutions mentionnés à l'alinéa précédent refusent l'attribution d'aides ou de subventions dans le cadre de leur action sanitaire et sociale ". Aux termes de l'article 5 du même code : " La motivation exigée par le présent chapitre doit être écrite et comporter l'énoncé des considérations de droit et de fait qui constituent le fondement de la décision ". Et aux termes de l'article L.412-7 du code de relations entre le public et l'administration : " La décision prise à la suite d'un recours administratif préalable obligatoire se substitue à la décision initiale ".

10. Il résulte de l'instruction que la décision du 25 novembre 2019 prise sur recours préalable obligatoire contre la décision du 30 août 2019 qui a radié M. C de la liste des demandeurs d'emploi pour une durée de six mois et supprimé de manière définitive ses allocations, a été prise par Mme D B, directrice territoriale des Alpes-Maritimes, qui dispose, en vertu des pièces versés aux débats, d'une délégation de signature, l'habilitant à signer les décisions statuant sur les recours préalables obligatoires formés contre les décisions de radiation ou de radiation et suppression du revenu de remplacement, d'une part. Et d'autre part, il est constant que la décision du 25 novembre 2019, évoque les considérations de fait et de droit qui en constituent son fondement. Par suite, les moyens tirés de l'incompétence de l'autorité signataire de la décision et de l'insuffisance de motivation ne peuvent qu'être écartés. Tout comme sont rejetées, les conclusions dirigées contre la décision du 30 août 2019, en ce qu'elles sont orientées contre une décision qui a disparu de l'ordonnancement juridique par la seule existence de la décision du 25 novembre 2019.

Sur les moyens tirés de l'inexactitude matérielle des faits et d'absence de preuve de fausse déclaration

11. Aux termes de l'article L.5412-1 du code du travail : " Est radiée de la liste des demandeurs d'emploi, dans des conditions déterminées par un décret en Conseil d'Etat, la personne qui a fait de fausses déclarations pour être ou demeurer inscrite sur cette liste ". Aux termes de l'article L.5426-3 du même code : " I. Le directeur mentionné à l'article R. 5312-26 supprime le revenu de remplacement mentionné à l'article L. 5421-1 pour une durée limitée ou définitivement selon les modalités suivantes : () 3° En cas de manquement mentionné à l'article L. 5412-2 et, en application du deuxième alinéa de l'article L. 5426-2, en cas d'absence de déclaration, ou de déclaration mensongère du demandeur d'emploi, faites en vue de percevoir indûment le revenu de remplacement, il supprime ce revenu de façon définitive. Toutefois, lorsque ce manquement est lié à une activité non déclarée d'une durée très brève, le revenu de remplacement est supprimé, en cas de premier manquement, pour une durée de deux à six mois et, en cas de manquements répétés, de façon définitive () "

12. Il résulte de l'instruction et notamment des pièces du dossier que, exceptés les mois de juillet et août 2011, M. C a perçu l'allocation d'aide au retour à l'emploi (l'ARE) pour la période de mars 2011 à octobre 2014. Il est constant que l'indu en litige ne concerne pas la période de juillet et août 2011, durant laquelle M. C justifie avoir déclaré exercé une activité professionnelle ; mais se réfère, au titre de cette année aux mois de mars, septembre, novembre et décembre. Pour ces périodes, le requérant n'établit pas avoir déclaré son activité professionnelle pôle emploi, ni avoir signalé à Pôle Emploi un changement de situation. Ce qui ne peut que constituer la preuve d'une absence de déclaration du requérant. Ainsi, en se bornant à évoquer que Pôle Emploi n'apporte pas la preuve des versements de l'ARE sans toutefois, en apporter la preuve contraire, M. C n'établit pas la preuve des déclarations de son activité professionnelle exercée et dont Pôle Emploi lui reproche de ne l'avoir pas déclarée. Tout comme il n'établit pas la preuve de la non perception de l'ARE durant la période litigieuse ; alors que l'historique des versements produit au dossier par Pôle Emploi établit la preuve de ses versements bien que ne mentionnant pas le nom de la banque dans laquelle les virements ont été effectuées. Par conséquent, les moyens tirés de l'inexactitude matérielle des faits et de l'absence de preuve de fausses déclarations, doivent être, écartés.

Sur les moyés tirés de l'erreur de droit et de la prescription de l'indu

13. Aux termes de l'article L.5426-2 du code du travail : " Le revenu de remplacement est supprimé par Pôle Emploi dans les cas mentionnés aux 1° à 3° de l'article L. 5412-1, à l'article L. 5412-2 et au II de l'article L. 5426-1-2. Il est également supprimé en cas de fraude ou de fausse déclaration. Les sommes indûment perçues donnent lieu à remboursement ". Aux termes de l'article L.5426-3 du code du travail : " I. Le directeur mentionné à l'article R. 5312-26 supprime le revenu de remplacement mentionné à l'article L. 5421-1 pour une durée limitée ou définitivement selon les modalités suivantes : () 3° En cas de manquement mentionné à l'article L. 5412-2 et, en application du deuxième alinéa de l'article L. 5426-2, en cas d'absence de déclaration, ou de déclaration mensongère du demandeur d'emploi, faites en vue de percevoir indûment le revenu de remplacement, il supprime ce revenu de façon définitive. Toutefois, lorsque ce manquement est lié à une activité non déclarée d'une durée très brève, le revenu de remplacement est supprimé, en cas de premier manquement, pour une durée de deux à six mois et, en cas de manquements répétés, de façon définitive () ".

14. Aux termes de l'article L.5422-5 du même code : " L 'action en remboursement de l'allocation d'assurance indûment versée se prescrit par trois ans. En cas de fraude ou de fausse déclaration, elle se prescrit par dix ans. Ces délais courent à compter du jour de versement de ces sommes ".

15. Il résulte de l'instruction que M. C s'est inscrit à plusieurs reprises sur la liste des demandeurs d'emploi et en dernier lieu le 7 avril 2019. Il est constant qu'une notification de trop perçu lui a été adressé par courrier du 5 août 2019 portant sur la somme de 23 733, 50 euros au titre de l'ARE au motif que l'intéressé n'a pas déclaré son activité professionnelle pour la période mars 2011 à octobre 2014. Il s'ensuit que la décision de radiation du directeur de Pôle Emploi de Nice Est trouve son fondement dans les manquements des obligations déclaratives de M. C, antérieurement à son inscription du 7 avril 2019. Et qui, parce que constitutives de fraude n'étaient pas encore prescrits à la date de la décision, en vertu des dispositions du point 14, qui rehausse le délai de prescription à dix ans en cas de fraude de l'allocataire. Parce que les sommes indûment perçues du revenu de remplacement donnent lieu à remboursement et que la fraude entraine l'augmentation des délais de prescription à dix ans, le directeur de Pôle Emploi de Nice Est n'a pas entaché sa décision de radié M. C des listes des demandeurs d'emploi pour une durée de six mois et supprimé ses allocations, d'illégalité. Dès lors, les moyens tirés de l'erreur de droit et de la prescription de l'indu, doivent être, écartés.

Sur le moyen tiré de la méconnaissance du principe du non bis in idem

16. Aux termes de l'article L.5426-3 du même code : " I. Le directeur mentionné à l'article R. 5312-26 supprime le revenu de remplacement mentionné à l'article L. 5421-1 pour une durée limitée ou définitivement selon les modalités suivantes : () 3° En cas de manquement mentionné à l'article L. 5412-2 et, en application du deuxième alinéa de l'article L. 5426-2, en cas d'absence de déclaration, ou de déclaration mensongère du demandeur d'emploi, faites en vue de percevoir indûment le revenu de remplacement, il supprime ce revenu de façon définitive. Toutefois, lorsque ce manquement est lié à une activité non déclarée d'une durée très brève, le revenu de remplacement est supprimé, en cas de premier manquement, pour une durée de deux à six mois et, en cas de manquements répétés, de façon définitive () "

17. Il ressort de ces dispositions que l'allocataire du revenu de remplacement peut voir ce dernier être supprimé pour absence de déclaration d'une activité professionnelle exercée de sa part, auprès des services chargés de la gestion de ce revenu.

18. Il résulte de l'instruction qu'en dates des 17 août, 09 septembre et 05 octobre 2011, Pôle Emploi et M. C se sont échangés des courriers faisant état des accords de remboursements d'indus d'un montant total de 3 870, 11 euros correspondant respectivement aux sommes de 1 505, 97 euros, 1 255, 07 euros, 1 109, 07 euros. Il est constant que ces indus correspondent à des précédentes absences de déclaration des activités professionnelles exercées par le requérant ; et ne concernent pas l'indu de 23 733, 50 euros occasionné par l'absence de déclaration d'une activité professionnelle exercée par M. C dans la période de mars 2011 à octobre 2014, ayant ainsi donné naissance à la décision du 25 novembre 2019. Par suite, M. C qui ne conteste pas utilement ces éléments, n'établit pas avoir déjà été sanctionné pour les faits qui lui sont reprochés à savoir l'absence de déclaration d'une activité professionnelle dans la période de mars 2011 à octobre 2014. Le moyen tiré de la violation ou méconnaissance du principe du non bis in idem, doit être écarté.

Sur les frais liés à l'instance

19. Dans les circonstances de l'espèce, il n'y a pas lieu de faire application de l'article L.761-1 du code de justice administrative.

D E C I D E:

Article 1er : La requête de M. C est rejetée.

Article 2 : Le présent jugement sera notifié à M. N'goran C et la direction régionale de Pôle Emploi PACA.

Copie en sera adressée à l'agence Pôle Emploi de Nice Est .

Rendu public par mise à disposition au greffe le 30 juillet 2022

La présidente,

Signé

P. E

Le greffier,

Signé

C. LONGEQUEUE

La République mande et ordonne au ministre des solidarités et de la santé en ce qui le concerne ou à tous commissaire de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

Pour expédition conforme,

Le greffier en chef,

ou par délégation le greffier

N°2000476

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