LogoMeilleurAvocats.fr
AvocatsAssistant IABlogPrix
ConnexionDéposer ma demande

Vous avez un problème juridique ?

Décrivez votre situation en 2 minutes — un avocat spécialisé vous répond sous 24h.

Déposer ma demandeJe suis avocat
Logo MeilleurAvocats.frMeilleurAvocats.fr

Mise en relation avocat–client par l'IA. Gratuit pour les particuliers.

Particuliers

  • Déposer une demande
  • Trouver un avocat
  • Assistant IA gratuit
  • Bibliothèque juridique
  • Guides pratiques
  • Jurisprudence

Avocats

  • Pour les avocats
  • Espace avocat
  • Tarifs et formules
  • Recevoir des leads
  • Programme d'affiliation
  • Contact commercial

Spécialités

  • Droit général
  • Droit du travail
  • Droit de la sécurité sociale et de la protection sociale
  • Droit fiscal et droit douanier
  • Droit de la famille, des personnes et de leur patrimoine
  • Droit immobilier

Légal

  • Mentions légales
  • Confidentialité
  • CGU
  • Cookies
  • Contact

Newsletter juridique hebdomadaire

Décisions clés, évolutions législatives, conseils pratiques — chaque semaine.

© 2026 MeilleurAvocats.fr— KONSEIL SAS. Tous droits réservés.

Mentions légales|Confidentialité|Cookies

BOB★La messagerie française & cryptée pour des échanges confidentiels entre avocats et clients.

En savoir +TéléchargerBOB
AccueilJurisprudence administrativeN° TA06-2001057

Tribunal Administratif de Nice — Décision N° TA06-2001057

mercredi 5 octobre 2022

JuridictionTribunal Administratif de Nice
SectionTribunal Administratif de Nice
N° DossierTA06-2001057
TypeDécision
RecoursExcès de pouvoir
PublicationC
Formation3ème Chambre
Avocat requérantCABINET OLOUMI - HMAD

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête et un mémoire enregistrés les 4 mars 2020, 18 août et 8 septembre 2022, Mme A B, représentée par Me Oloumi, demande au tribunal dans le dernier état de ses écritures :

1°) d'annuler la décision du 8 janvier 2020 par laquelle le préfet des Alpes-Maritimes a rejeté sa demande de titre de séjour ;

2°) d'enjoindre au préfet des Alpes-Maritimes de lui délivrer un titre de séjour " vie privée et familiale " dans un délai d'un mois à compter du jugement à intervenir et ce sous astreinte de 200 euros par jour de retard et de lui délivrer dans l'attente une autorisation provisoire de séjour l'autorisant à travailler dans un délai d'une semaine à compter du jugement à intervenir et ce sous astreinte de 100 euros par jour de retard, ou, à titre subsidiaire, de procéder au réexamen de sa situation administrative et de lui délivrer dans l'attente une autorisation provisoire de séjour l'autorisant à travailler ;

3°) de mettre à la charge de l'Etat une somme de 2 000 euros au titre des dispositions des articles L. 761-1 du code de justice administrative et 37 de la loi du 10 juillet 1991.

Elle soutient que :

- la décision attaquée méconnaît les dispositions de l'article L. 313-11 6° du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile dès lors que l'obligation de contribution effective à l'entretien d'un enfant français pèse sur le demandeur du titre et non sur le parent de nationalité française ;

- elle est entachée d'une erreur de fait dès lors qu'elle a produit les pièces requises par la préfecture des Alpes-Maritimes ;

- elle est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation ;

- elle méconnaît les stipulations de l'article 3-1 de la convention relative aux droits de l'enfant signée à New York le 26 janvier 1990.

Par un mémoire en défense enregistré le 6 septembre 2022, le préfet des Alpes-Maritimes conclut au non-lieu à statuer sur la requête de Mme B.

Il fait valoir que l'intéressée s'est vue remettre un récépissé de demande de titre de séjour valable jusqu'au 6 octobre 2022 et est convoquée en préfecture le 23 septembre 2022 afin de déposer son dossier complet.

Mme B a été admise au bénéfice de l'aide juridictionnelle totale par une décision du 20 mai 2020.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu :

- la convention relative aux droits de l'enfant signée à New York le 26 janvier 1990

- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;

- la loi n°91-647 du 10 juillet 1991 ;

- le code de justice administrative.

Le président de la formation de jugement a dispensé le rapporteur public, sur sa proposition, de prononcer des conclusions à l'audience en application de l'article R. 732-1-1 du code de justice administrative.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.

Ont été entendus au cours de l'audience publique du 14 septembre 2022 :

- le rapport de Mme Chevalier, conseillère,

- et les observations de Me Oloumi, représentant Mme B.

Considérant ce qui suit :

1. Mme B, ressortissante congolaise née le 30 janvier 1985, a sollicité le 28 octobre 2019 la délivrance d'un titre de séjour. Par une décision du 8 janvier 2020, le préfet des Alpes-Maritimes a rejeté cette demande. Mme B demande au tribunal l'annulation pour excès de pouvoir de cette décision.

Sur l'exception de non-lieu opposée par le préfet des Alpes-Maritimes :

Contrairement à ce que fait valoir le préfet des Alpes-Maritimes dans son mémoire en défense, les circonstances, postérieures à l'introduction de la requête, que Mme B se soit vue remettre un récépissé de demande de titre de séjour valable jusqu'au 6 octobre 2022 et soit convoquée en préfecture le 23 septembre 2022 pour déposer son dossier complet n'ont eu ni pour effet ni pour objet de retirer la décision attaquée par laquelle le préfet a rejeté la demande de titre de séjour de l'intéressée. Par suite, l'exception de non-lieu à statuer ne peut être accueillie.

Sur les conclusions à fin d'annulation :

2. Aux termes de l'article L. 313-11 6° du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " Sauf si sa présence constitue une menace pour l'ordre public, la carte de séjour temporaire portant la mention " vie privée et familiale " est délivrée de plein droit : () 6° A l'étranger ne vivant pas en état de polygamie, qui est père ou mère d'un enfant français mineur résidant en France, à la condition qu'il établisse contribuer effectivement à l'entretien et à l'éducation de l'enfant dans les conditions prévues par l'article 371-2 du code civil depuis la naissance de celui-ci ou depuis au moins deux ans, sans que la condition prévue à l'article L. 313-2 soit exigée ". Et aux termes de l'article 371-2 du code civil : " Chacun des parents contribue à l'entretien et à l'éducation des enfants à proportion de ses ressources, de celles de l'autre parent, ainsi que des besoins de l'enfant. Cette obligation ne cesse pas de plein droit lorsque l'enfant est majeur ".

3. En premier lieu, il résulte des dispositions précitées, applicables en vertu du IV de l'article 71 de la loi du 10 septembre 2018 pour une immigration maitrisée, un droit d'asile et une intégration réussie, aux demandes postérieures au 1er mars 2019, comme celles soumises par Mme B au préfet des Alpes-Maritimes, qu'un refus de titre de séjour peut légalement reposer sur le motif que le demandeur ne justifie pas que le parent français, auteur de la reconnaissance de maternité ou de paternité, apporte une contribution effective à l'entretien et à l'éducation de son enfant. Par suite, le moyen tiré de ce que le préfet a commis une erreur de droit doit être écarté.

4. La requérante soutient que la décision attaquée est entachée d'une erreur de fait dès lors qu'elle a communiqué au préfet des documents justifiant du versement de sommes d'argent par le père de l'enfant de nationalité française afin de contribuer à son entretien et à son éducation. Au soutien de ces allégations, la requérante se borne à produire des formulaires d'envoi de sommes d'argent allant de 50 à 150 euros. Sur ces formulaires, la qualité de la production de deux d'entre eux ne permet pas de connaître la date à laquelle les versements seraient intervenus. Si deux d'entre eux révèlent que des versements ont été effectués les 9 octobre et 27 décembre 2019, soit antérieurement à la décision attaquée, pour des montants respectivement de 50 euros et de 150 euros, la requérante n'apporte aucun élément de preuve de nature à établir qu'elle a effectivement déposé ces documents au guichet de la préfecture des Alpes-Maritimes. La production de ces deux versements d'argent d'un montant au demeurant modeste ne permet pas d'établir qu'ils seraient réalisés de façon périodique et par suite de justifier que le père contribue à l'entretien et l'éducation de l'enfant. Si la requérante a produit d''autres justificatifs de versements, ces derniers sont postérieurs à la décision en litige et ne sont pas, au regard de leur montant et de leur périodicité, de nature à révéler que le père de l'enfant contribuait effectivement à l'entretien de sa fille antérieurement à cette décision. Par suite, le moyen tiré de ce que le préfet a commis une erreur de fait en indiquant dans sa décision que la requérante, en dépit d'une demande en ce sens, n'a pas produit les documents attestant de la participation du père à l'entretien et l'éducation de l'enfant doit être écarté.

5. En troisième lieu, la requérante soutient que la décision attaquée est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation dès lors qu'elle élève seule son enfant, qu'en raison de l'absence de titre de séjour, d'une part, son employeur n'a pas reconduit son contrat de travail et, d'autre part, elle ne peut bénéficier pour son enfant des prestations sociales. Les pièces produites par la requérante ne sont toutefois pas de nature à établir ses allégations. Par suite, le moyen tiré de ce que le préfet aurait commis une erreur manifeste d'appréciation en prenant la décision attaquée ne peut qu'être écarté.

6. En quatrième et dernier lieu, à supposer que la requérante ait entendu le soulever, le moyen tiré de ce que le préfet des Alpes-Maritimes a méconnu les stipulations de l'article 3-1 de la convention relative aux droits de l'enfant signée à New York le 26 janvier 1990 n'est pas assorti des précisions suffisantes permettant d'en apprécier le bien-fondé. Par suite, ce moyen ne peut qu'être écarté.

7. Il résulte de ce qui précède que les conclusions à fin d'annulation de la décision du 8 janvier 2020 doivent être rejetées ainsi que, par voie de conséquence celles à fin d'injonction et celles tendant au remboursement des frais d'instance.

D E C I D E :

Article 1er : La requête de Mme B est rejetée.

Article 2 : Le présent jugement sera notifié à Mme A B et au Préfet des Alpes-Maritimes.

Copie en sera adressée au ministre de l'intérieur et des outre-mer.

Délibéré après l'audience du 14 septembre 2022, à laquelle siégeaient :

M. Blanc, président,

Mme Chevalier, conseillère,

Mme Bergantz, conseillère,

Assistés de M. Daverio, greffière.

Rendu public par mise à disposition au greffe le 5 octobre 2022.

La rapporteure,

C. CHEVALIER

Le président,

P. BLANC Le greffier

M-L DAVERIO

La République mande et ordonne au ministre de l'intérieur et des outre-mer en ce qui le concerne et à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

Pour expédition conforme,

Le greffier en chef,

Le greffier

Décisions similaires

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881

Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.

01/06/2026

← Retour aux décisions