LogoMeilleurAvocats.fr
AvocatsAssistant IABlogPrix
ConnexionDéposer ma demande

Vous avez un problème juridique ?

Décrivez votre situation en 2 minutes — un avocat spécialisé vous répond sous 24h.

Déposer ma demandeJe suis avocat
Logo MeilleurAvocats.frMeilleurAvocats.fr

Mise en relation avocat–client par l'IA. Gratuit pour les particuliers.

Particuliers

  • Déposer une demande
  • Trouver un avocat
  • Assistant IA gratuit
  • Bibliothèque juridique
  • Guides pratiques
  • Jurisprudence

Avocats

  • Pour les avocats
  • Espace avocat
  • Tarifs et formules
  • Recevoir des leads
  • Programme d'affiliation
  • Contact commercial

Spécialités

  • Droit général
  • Droit du travail
  • Droit de la sécurité sociale et de la protection sociale
  • Droit fiscal et droit douanier
  • Droit de la famille, des personnes et de leur patrimoine
  • Droit immobilier

Légal

  • Mentions légales
  • Confidentialité
  • CGU
  • Cookies
  • Contact

Newsletter juridique hebdomadaire

Décisions clés, évolutions législatives, conseils pratiques — chaque semaine.

© 2026 MeilleurAvocats.fr— KONSEIL SAS. Tous droits réservés.

Mentions légales|Confidentialité|Cookies

BOB★La messagerie française & cryptée pour des échanges confidentiels entre avocats et clients.

En savoir +TéléchargerBOB
AccueilJurisprudence administrativeN° TA06-2001670

Tribunal Administratif de Nice — Décision N° TA06-2001670

jeudi 21 décembre 2023

JuridictionTribunal Administratif de Nice
SectionTribunal Administratif de Nice
N° DossierTA06-2001670
TypeDécision
RecoursExcès de pouvoir
PublicationC
Formation2ème Chambre
Avocat requérantSAPIRA

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête et des mémoires complémentaires, enregistrés les 3 avril 2020, 30 août 2022, 19 octobre 2022, et 5 juillet 2023, M. A B et M. D C, représentés par Me Sapira, demandent au tribunal :

1°) d'annuler la décision par laquelle le maire de Berre-les-Alpes a implicitement refusé, d'une part, de faire cesser les travaux entrepris sur les parcelles cadastrées section D n°s 1330 et 1331, situées au lieudit " Castellar " à Berre-les-Alpes et, d'autre part, de remettre les lieux en état ;

2°) d'enjoindre au maire de Berre-les-Alpes de faire cesser les travaux sur les parcelles cadastrées section D n°s 1330 et 1331 et de procéder à la remise en état des lieux, dans un délai de deux mois à compter de la notification de ce jugement, sous astreinte de 500 euros par jour de retard ;

3°) de mettre à la charge de la commune de Berre-les-Alpes la somme de 4 000 euros au titre des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Ils soutiennent que le maire de Berre-les-Alpes était tenu de faire cesser les travaux réalisés sur les parcelles cadastrées section D n°s 1330 et 1331 sans les autorisations administratives requises et qui portent atteinte à un espace boisé classé et à l'opération d'aménagement et de programmation (OAP) " Super-Berre " ainsi que de procéder à la remise en état des parcelles litigieuses.

Par un mémoire en défense, enregistré le 20 juin 2022, la commune de Berre-les-Alpes, prise en la personne de son maire en exercice, représentée par Me Jacquemin, conclut, à titre principal, au non-lieu à statuer sur les conclusions tendant à ce qu'il soit enjoint au maire de Berre-les-Alpes de faire cesser les travaux entrepris sur les parcelles litigieuses et oppose par ailleurs l'incompétence de la juridiction administrative pour connaître des conclusions tendant à ce qu'il soit enjoint au maire de la commune de procéder à la remise en état de ces parcelles, à titre subsidiaire, au rejet au fond de la requête et, en tout état de cause, à ce que la somme de 3 000 euros soit mise à la charge des requérants au titre des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

La commune fait valoir que :

- à titre principal que la demande tendant à ce que le maire fasse cesser les travaux litigieux est dépourvue d'objet dès lors que ces travaux sont achevés et que la demande tendant à ce que le maire procède à la remise en état des parcelles litigieuses ne relève pas de la compétence de la juridiction administrative ;

- à titre subsidiaire, qu'aucun des moyens de la requête n'est fondé.

Par un mémoire en défense, enregistré le 7 décembre 2022, le préfet des Alpes-Maritimes conclut à l'irrecevabilité de la requête.

Le préfet fait valoir que la décision attaquée ne constitue pas un acte administratif susceptible d'être déféré devant le juge de l'excès de pouvoir et, qu'en tout état de cause, il n'appartient pas à la juridiction administrative de faire droit aux injonctions sollicitées.

Vu les autres pièces du dossier ;

Vu :

- le code de l'urbanisme ;

- le code de justice administrative.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.

Ont été entendus au cours de l'audience publique du 30 novembre 2023 :

- le rapport de M. Holzer,

- et les conclusions de Mme Sorin, rapporteure publique.

Les parties n'étaient ni présentes, ni représentées.

Considérant ce qui suit :

1. Par un courrier daté du 19 décembre 2019 et réceptionné le 23 décembre suivant, M. A B et M. D C, propriétaires des parcelles cadastrées section D n°s 1329 et 1332, situées au lieudit " Castellar " à Berre-les-Alpes, ont demandé au maire de cette commune de faire cesser tous les travaux entrepris sur les parcelles cadastrées voisines, section D n°s 1330 et 1331, et de procéder à leur remise en état. Cette demande est restée sans réponse de la part du maire. Par leur requête, M. B et M. C demandent au tribunal d'annuler la décision née du silence gardé par le maire de Berre-les-Alpes sur leur demande du 19 décembre 2019 et d'enjoindre au maire de faire de cesser tous les travaux sur les parcelles litigieuses ainsi que de procéder à la remise en état des lieux.

Sur le cadre du litige :

2. Il ressort des pièces du dossier que, par un courrier daté du 19 décembre 2019 réceptionné le 23 décembre suivant par les services communaux de Berre-les-Alpes, M. B et M. C ont demandé au maire, d'une part, de faire cesser tous les travaux sur les parcelles cadastrées section D n°s 1330 et 1331 et, d'autre part, de procéder à la remise en état de ces parcelles. En l'absence de toute précision quant aux fondements d'une telle demande, les requérants doivent être regardés comme ayant ainsi sollicité du maire de Berre-les-Alpes, d'une part, un arrêté visant à l'interruption des travaux litigieux sur le fondement des dispositions de l'article L. 480-2 du code de l'urbanisme et, d'autre part, le rétablissement des lieux dans leur situation antérieure à ces travaux sur le fondement des dispositions de l'article L. 481-1 de ce même code.

Sur les conclusions à fin d'annulation :

3. D'une part, aux termes du troisième alinéa de l'article L. 480-2 du code de l'urbanisme : " Dès qu'un procès-verbal relevant l'une des infractions prévues à l'article L. 480-4 du présent code a été dressé, le maire peut également, si l'autorité judiciaire ne s'est pas encore prononcée, ordonner par arrêté motivé l'interruption des travaux. Copie de cet arrêté est transmise sans délai au ministère public (). ". Il résulte de ces dispositions qu'un arrêté interruptif de travaux ne peut être adopté par le maire qu'après qu'un procès-verbal constatant l'une des infractions prévues à l'article L. 480-4 ait été dressé. Lorsque l'infraction ainsi constatée consiste en des travaux de construction sans permis de construire, le maire est par ailleurs tenu d'en prescrire l'interruption et se trouve ainsi en situation de compétence liée.

4. D'autre part, aux termes de l'article L. 481-1 du code de l'urbanisme : " I.- Lorsque des travaux mentionnés aux articles L. 421-1 à L. 421-5 ont été entrepris ou exécutés en méconnaissance des obligations imposées par les titres Ier à VII du présent livre et les règlements pris pour leur application ainsi que des obligations mentionnées à l'article L. 610-1 ou en méconnaissance des prescriptions imposées par un permis de construire, de démolir ou d'aménager ou par la décision prise sur une déclaration préalable et qu'un procès-verbal a été dressé en application de l'article L. 480-1, indépendamment des poursuites pénales qui peuvent être exercées pour réprimer l'infraction constatée, l'autorité compétente mentionnée aux articles L. 422-1 à L. 422-3-1 peut, après avoir invité l'intéressé à présenter ses observations, le mettre en demeure, dans un délai qu'elle détermine, soit de procéder aux opérations nécessaires à la mise en conformité de la construction, de l'aménagement, de l'installation ou des travaux en cause aux dispositions dont la méconnaissance a été constatée, soit de déposer, selon le cas, une demande d'autorisation ou une déclaration préalable visant à leur régularisation. / () ".

5. Le dispositif prévu par l'article L. 481-1 du code de l'urbanisme a pour objet, lorsque a été dressé un procès-verbal constatant que des travaux soumis à permis de construire, permis d'aménager, permis de démolir ou déclaration préalable ou dispensés, à titre dérogatoire, d'une telle formalité, ont été entrepris ou exécutés irrégulièrement, de permettre à l'autorité administrative, dans le cadre de ses pouvoirs de police spéciale et indépendamment des poursuites pénales qui peuvent être exercées pour réprimer l'infraction constatée, de mettre en demeure l'intéressé, après avoir recueilli ses observations, selon la nature de l'irrégularité constatée et les moyens permettant d'y remédier, soit de solliciter l'autorisation ou la déclaration nécessaire, soit de mettre la construction, l'aménagement, l'installation ou les travaux en cause en conformité avec les dispositions dont la méconnaissance a été constatée, y compris, si la mise en conformité l'impose, en procédant aux démolitions nécessaires. Le pouvoir ainsi mis en œuvre a pour seul objet de rétablir les lieux dans leur situation antérieure aux opérations entreprises ou exécutées irrégulièrement.

6. En l'espèce, s'il ressort des pièces du dossier que la direction départementale des territoires et de la mer des Alpes-Maritimes a dressé, le 22 mars 2020, un procès-verbal relevant une infraction prévue à l'article L. 480-4 du code de l'urbanisme consistant en la réalisation de travaux dépourvus des autorisations administratives nécessaires sur la parcelle cadastrée section D n° 1331, ce procès-verbal est toutefois postérieur à la date de la décision attaquée. Dans ces conditions et dès lors qu'il est constant qu'aucun procès-verbal constatant l'une des infractions prévues à l'article L. 480-4 du code de l'urbanisme n'était dressé à la date de la décision attaquée, le maire de Berre-les-Alpes ne pouvait légalement ordonner l'interruption des travaux litigieux et la remise en état des lieux sur le fondement des dispositions précitées des articles L. 480-2 et L. 481-1 du code de l'urbanisme. Il s'en suit que les requérants ne sont pas fondés à soutenir que la décision par laquelle le maire de Berre-les-Alpes a refusé de faire cesser les travaux entrepris sur les parcelles litigieuses et d'ordonner la remise en état de ces parcelles est illégale. Par suite, les conclusions à fin d'annulation de cette décision doivent être rejetées, sans qu'il soit besoin de se prononcer sur la fin de non-recevoir soulevée par le préfet des Alpes-Maritimes.

Sur les conclusions aux fins d'injonction et d'astreinte :

En ce qui concerne l'exception d'incompétence de la juridiction administrative :

7. D'une part, aux termes de l'article L. 911-1 du code de justice administrative : " Lorsque sa décision implique nécessairement qu'une personne morale de droit public ou un organisme de droit privé chargé de la gestion d'un service public prenne une mesure d'exécution dans un sens déterminé, la juridiction, saisie de conclusions en ce sens, prescrit, par la même décision, cette mesure assortie, le cas échéant, d'un délai d'exécution. / () ".

8. D'autre part, il appartient à la juridiction administrative de connaître des recours contre les arrêtés interruptifs de travaux pris par une autorité administrative en application des dispositions précitées de l'article L. 480-2 du code de l'urbanisme. Il en va de même s'agissant des recours contre les décisions portant refus d'édicter un tel arrêté prises par ces mêmes autorités. D'autre part, il résulte de ce qui a été dit au point 5 de ce jugement que les dispositions précitées de l'article L. 481-1 du code de l'urbanisme permettent à l'autorité administrative, dans le cadre de ses pouvoirs de police spéciale et sous le contrôle du juge de l'excès de pouvoir, de rétablir les lieux dans leur situation antérieure aux opérations entreprises ou exécutées irrégulièrement. Ainsi, la décision par laquelle une autorité administrative décide ou, à l'inverse, refuse de faire application des pouvoirs qu'elle tient de l'article L. 481-1 du code de l'urbanisme est susceptible de faire l'objet d'un recours devant le juge de l'excès de pouvoir.

9. Il résulte de ce qui vient d'être dit aux points 7 et 8 que la commune de Berre-les-Alpes et le préfet des Alpes-Maritimes ne sont pas fondés à soutenir que les conclusions des requérants tendant à ce qu'il soit enjoint au maire de Berre-les-Alpes de faire cesser les travaux sur les parcelles cadastrées section D n°s 1330 et 1331 et de procéder à la remise en état des lieux seraient portées devant un ordre juridictionnel incompétent pour en connaître.

En ce qui concerne le bien-fondé des mesures d'injonction sollicitées :

10. Il résulte, en tout état de cause, de ce qui a été dit précédemment que les conclusions à fin d'annulation présentées par les requérants doivent être rejetées. L'exécution du présent jugement n'appelle dès lors aucune mesure d'exécution. Dans ces conditions, les conclusions des requérants à fin d'injonction doivent être rejetées ainsi que, par voie de conséquence, celles tendant au prononcé d'une astreinte.

Sur les frais liés au litige :

11. Les dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative font obstacle à ce que soit mise à la charge de la commune de Berre-les-Alpes, qui n'est pas la partie perdante dans cette instance, la somme que les requérants demandent au titre des frais exposés et non compris dans les dépens.

12. Il y a, en revanche, lieu de faire application de ces dispositions et de mettre solidairement à la charge des requérants la somme de 2 000 euros, à verser à la commune de Berre-les-Alpes au titre de ces mêmes frais.

D E C I D E :

Article 1er : La requête de M. B et M. C est rejetée.

Article 2 : M. B et M. C verseront solidairement une somme de 2 000 (deux mille) euros à la commune de Berre-les-Alpes en application des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Article 3 : Le présent jugement sera notifié à M. A B, à M. D C, au ministre de la transition écologique et de la cohésion des territoires et à la commune de Berre-les-Alpes.

Copie en sera adressée au préfet des Alpes-Maritimes.

Délibéré après l'audience du 30 novembre 2023, à laquelle siégeaient :

M. Silvestre-Toussaint-Fortesa, président,

M. Holzer, conseiller,

M. Combot, conseiller,

Assistés de Mme Martin, greffière.

Rendu public par mise à disposition au greffe le 21 décembre 2023.

Le rapporteur,

signé

M. Holzer

Le président,

signé

F. Silvestre-Toussaint-FortesaLa greffière,

signé

C. Martin

La République mande et ordonne au ministre de la transition écologique et de la cohésion des territoires en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

Pour expédition conforme,

Pour le greffier en chef,

Ou, par délégation, la greffière,

N°2001670

Décisions similaires

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881

Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.

01/06/2026

← Retour aux décisions