mercredi 5 octobre 2022
| Juridiction | Tribunal Administratif de Nice |
| Section | Tribunal Administratif de Nice |
| N° Dossier | TA06-2001761 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | D |
| Formation | Magistrat M. BONHOMME |
| Avocat requérant | SCP A.B.C.G. (ARTAUD BELFIORE CASTILLON GREBILLE ROMAND) |
Vu la procédure suivante :
Par une requête, enregistrée le 15 avril 2020, M. B A, représenté par Me Grebille-Romand, demande au tribunal :
1°) d'annuler la décision référencée " 48 SI " du 20 mars 2020 par laquelle le ministre de l'intérieur lui a notifié la perte de quatre points sur le capital de son permis de conduire à la suite d'une infraction commise le 1er septembre 2019, a récapitulé les pertes de points antérieures, a constaté la perte de validité de son titre de conduire pour solde de points nul et lui a enjoint de le restituer dans un délai de dix jours ;
2°) d'annuler les décisions par lesquelles le ministre de l'intérieur a retiré les points affectés à son permis de conduire à la suite des infractions constatées les 3 avril 2013, 3 décembre 2014, 19 avril 2017, 19 février 2018 et 24 mars 2019 et 1er septembre 2019 ;
3°) d'enjoindre au ministre de l'intérieur de lui restituer les points retirés et de rétablir le capital de son permis de conduire dans un délai de huit jours ;
4°) de mettre à la charge de l'Etat la somme de 2 000 euros en application des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative ;
5°) de condamner l'Etat aux entiers dépens.
Il soutient que :
- les décisions de retrait de points sont entachées d'un vice de procédure tiré du défaut d'information prévu par l'article L. 223-3 du code de la route ;
- la décision d'invalidation du permis de conduire est illégale dès lors que sont illégales les décisions de retrait de points ;
- elle est entachée d'un vice de procédure tiré de ce que les décisions de retrait de points contestées ne lui ont jamais été notifiées.
Par un mémoire en défense, enregistré le 11 août 2020, le ministre de l'intérieur conclut au non-lieu à statuer partiel et au rejet du surplus des conclusions de la requête de M. A.
Il fait valoir que :
- les conclusions dirigées contre les décisions de retrait de points suite aux infractions commises les 19 avril 2017, 19 février 2018 et 24 mars 2019 sont sans objet dès lors que les points retirés ont été restitués antérieurement à l'introduction de la requête ;
- les moyens ne sont pas fondés.
Les parties ont été informées, en application des dispositions de l'article R. 611-7 du code de justice administrative, de ce que le jugement était susceptible d'être fondé sur un moyen relevé d'office, tiré de l'irrecevabilité des conclusions dirigées contre les décisions portant retrait de points consécutives aux infractions relevées les 19 avril 2017, 19 février 2018 et 24 mars 2019, les points correspondant à ces infractions ayant été restitués à M. A antérieurement à l'introduction de la requête.
Vu les autres pièces du dossier ;
Vu :
- le code de procédure pénale ;
- le code de la route ;
- le code de justice administrative ;
La présidente du tribunal a désigné M. Bonhomme, vice-président, pour statuer sur les litiges relevant de l'article R. 222-13 du code de justice administrative.
Le magistrat désigné a dispensé le rapporteur public, sur sa proposition, de prononcer des conclusions à l'audience.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Le rapport de M. Bonhomme, magistrat désigné, a été entendu au cours de l'audience publique du 21 septembre 2022.
Considérant ce qui suit :
1. A la suite de plusieurs infractions au code de la route, entraînant des retraits de points de son permis de conduire, M. A a fait l'objet d'une décision référencée " 48 SI " du 20 mars 2020 par laquelle le ministre de l'intérieur et des outre-mer lui a notifié le retrait de l'ensemble des points de son permis de conduire et a constaté son invalidité par défaut de points. Par sa requête, M. A demande au tribunal d'annuler cette décision ainsi que les décisions antérieures de retrait de points relatives aux infractions commises les 3 avril 2013, 3 décembre 2014, 19 avril 2017, 19 février 2018, 24 mars 2019 et 1er septembre 2019.
Sur l'étendue du litige :
2. Il ressort du relevé d'information intégral extrait du système national du permis de conduire de M. A édité le 10 août 2020 que les points retirés sur son permis de conduire suite aux infractions constatées les 19 avril 2017, 19 février 2018 et 24 mars 2019 lui ont été restitués avant l'introduction de sa requête. Ainsi, les conclusions de la requête de M. A dirigées contre les décisions procédant à ces retraits de points sont irrecevables et doivent, pour ce motif, être rejetées.
Sur le surplus des conclusions aux fins d'annulation :
En ce qui concerne la légalité des décisions portant retrait de points :
3. Aux termes de l'article L. 223-1 du code de la route : " Le permis de conduire est affecté d'un nombre de points. Celui-ci est réduit de plein droit si le titulaire du permis a commis une infraction pour laquelle cette réduction est prévue. / () La réalité d'une infraction entraînant retrait de points est établie par le paiement d'une amende forfaitaire ou l'émission du titre exécutoire de l'amende forfaitaire majorée, l'exécution d'une composition pénale ou par une condamnation définitive () ". La délivrance, au titulaire du permis de conduire à l'encontre duquel est relevée une infraction donnant lieu à retrait de points, de l'information prévue aux articles L. 223-3 et R. 223-3 du code de la route constitue une garantie essentielle donnée à l'auteur de l'infraction pour lui permettre, avant d'en reconnaître la réalité par le paiement d'une amende forfaitaire ou l'exécution d'une composition pénale, d'en mesurer les conséquences sur la validité de son permis et éventuellement d'en contester la réalité devant le juge pénal. Elle revêt le caractère d'une formalité substantielle et conditionne la régularité de la procédure au terme de laquelle le retrait de points est décidé.
S'agissant de l'infraction commise le 3 avril 2013 :
4. En application du second alinéa de l'article 529-2 du code de procédure pénale, en l'absence de paiement ou de requête en exonération dans le délai de quarante-cinq jours suivant, selon les cas, la date de constatation de l'infraction ou la date d'envoi de l'avis de contravention, l'amende forfaitaire est majorée de plein droit et recouvrée en vertu d'un titre rendu exécutoire par le ministère public. Le formulaire d'avis d'amende forfaitaire majorée utilisé par l'administration contient des indications mettant le contrevenant en mesure de comprendre qu'en l'absence de contestation de l'amende il sera procédé au retrait de points et porte à sa connaissance l'ensemble des informations requises par les articles L. 223-3 et R. 223-3 précités du code de la route. Dans ces conditions, lorsque l'administration établit qu'elle a dûment notifié ce formulaire, elle s'est acquittée envers lui de son obligation de lui délivrer, préalablement au paiement de l'amende, les informations requises, à moins que l'intéressé, à qui il appartient à cette fin de produire l'avis qu'il a nécessairement reçu, ne démontre avoir été destinataire d'un avis inexact ou incomplet.
5. Il résulte de l'instruction que l'infraction visée ci-dessus a été relevée par l'intermédiaire d'un radar automatique. Le ministre de l'intérieur et des outre-mer soutient qu'un avis de contravention comportant l'ensemble des informations prévues par les articles L. 223-3 et R. 223-3 précités a également été envoyé automatiquement par courrier au domicile du titulaire du certificat d'immatriculation et qu'en l'absence du paiement par le requérant de cette amende forfaitaire, un titre exécutoire d'amende forfaitaire majorée contenant lui aussi l'ensemble des informations prévues en application de l'article A37-28 du code de procédure pénale a été émis par la trésorerie générale puis envoyé à l'adresse figurant sur la carte grise du véhicule. Le ministre fait par ailleurs valoir que, dans l'hypothèse où ce courrier reviendrait avec la mention "n'habite plus à l'adresse indiquée" ou "parti sans laisser d'adresse", le comptable de la direction générale des finances publiques envoie une lettre de rappel à l'adresse fiscale du contrevenant, et soutient que compte tenu de l'ensemble des diligences qui auraient mises en œuvre par l'administration, il ne ferait pas de doute que le requérant aurait bien reçu un avis de contravention et/ou un avis de majoration de l'amende forfaitaire et se serait donc bien vu délivrer l'information préalable au retrait de points. Toutefois, le ministre ne produit aucun document permettant d'établir que le titre exécutoire d'amende forfaitaire majorée aurait ainsi bien été adressé au requérant, et que les informations requises auraient alors été portées à sa connaissance. Par suite, la décision de retrait de points prise consécutivement à cette infraction doit être regardée comme étant intervenue à l'issue d'une procédure irrégulière et ne peut qu'être annulée.
S'agissant des infractions commises les 3 décembre 2014 et 1er septembre 2019 :
6. Les infractions des 3 décembre 2014 et 1er septembre 2019 ont été constatées par radar automatique. Il ne résulte pas de l'instruction que M. A ait payé les amendes forfaitaires ou les amendes forfaitaires majorées correspondant à ces infractions.
7. Le ministre fait valoir que, pour chacune de ces infractions, un avis de contravention, puis un avis d'amende forfaitaire majorée comportant l'ensemble des informations prévues par les articles L. 223-3 et R.223-3 du code de la route en application de l'article A 37-9 du code de procédure pénale, ont été envoyés automatiquement par courrier au domicile du titulaire du certificat d'immatriculation, et que l'intéressé s'est donc vu délivrer les informations en cause. Toutefois, cette seule circonstance ne permet pas de démontrer que M. A a bien reçu délivrance des informations préalables au retrait de points. En outre, l'administration soutient que le pli contenant l'avis d'amende forfaitaire majorée, pour chacune de ces deux infractions, a été présenté au domicile du requérant, et que celui-ci s'étant abstenu de le réclamer, le pli a été retourné au CNT-CSA. Cependant, la copie de l'avis de réception afférent à chacun des deux plis, produit par le ministre ne permet pas d'établir que la notification de l'amende forfaitaire majorée propre à chacune des deux infractions a été accomplie dans des conditions régulières, dès lors notamment qu'elle ne comporte pas l'adresse du requérant, ni la date de vaine présentation. Dès lors, le ministre n'apporte pas la preuve, qui lui incombe, de la délivrance, pour les infractions ci-dessus mentionnées, de l'information préalable prévue aux articles L. 223-3 et R. 223-3 du code de la route. Par suite, M. A est fondé à soutenir que les décisions de retrait de points de son permis à la suite de ces infractions sont intervenues à l'issue de procédures irrégulières.
8. Il résulte de tout ce qui précède que M. A est fondé à demander l'annulation des décisions de retrait de points consécutives aux infractions commises les 3 décembre 2014, 1er septembre 2019 et 3 avril 2013.
En ce qui concerne la légalité de la décision 48SI :
9. En premier lieu, eu égard à ce qui a été dit au point 2, les points ôtés consécutivement aux infractions commises les 19 avril 2017, 19 février 2018 et 24 mars 2019 étaient rétablis à la date à laquelle le ministre de l'intérieur a constaté l'invalidité du permis de conduire de M. A pour solde de points nul. Par conséquent, le moyen tiré de l'illégalité du retrait de ces points est inopérant à l'encontre de la décision référencée " 48 SI " attaquée qui, ainsi qu'il vient d'être dit, ne les a pas pris en compte pour constater la perte de validité du permis de conduire.
10. En deuxième lieu, les conditions de la notification au conducteur des retraits de points de son permis de conduire, prévues par les dispositions de l'article L. 223-3 du code de la route, ne conditionnent pas la régularité de la procédure suivie et partant, la légalité de ces retraits. Cette procédure a pour seul objet de rendre ceux-ci opposables à l'intéressé et de faire courir le délai dont dispose celui-ci pour en contester la légalité devant la juridiction administrative. La circonstance que le ministre de l'intérieur ne soit pas en mesure d'apporter la preuve que la notification des retraits successifs, effectuée par lettre simple, a bien été reçue par son destinataire, ne saurait lui interdire de constater que le permis a perdu sa validité, dès lors que dans la décision procédant au retrait des derniers points, il récapitule les retraits antérieurs et les rend ainsi opposables au conducteur qui demeure recevable à exciper de l'illégalité de chacun de ces retraits.
11. En l'espèce, M. A a nécessairement eu connaissance des décisions de retrait de points en litige à la date à laquelle il a reçu la décision du 20 mars 2020, à partir de laquelle les retraits de points lui sont devenus opposables. La circonstance, à la supposer établie, que ces retraits de points ne lui auraient pas été notifiés antérieurement reste par elle-même sans incidence sur la légalité de cette décision.
12. En troisième et dernier lieu, en vertu des dispositions de l'article L. 223-1 du code de la route, le permis de conduire ne perd sa validité qu'en cas de solde de points nul. Eu égard à l'annulation des décisions mentionnées au point 8, le solde de points rattachés au permis de conduire de M. A est redevenu positif. Dès lors, le requérant est fondé à demander l'annulation de la décision " 48 SI " en date du 20 mars 2020 en tant seulement qu'elle constate l'invalidité de son permis de conduire.
Sur les conclusions aux fins d'injonction :
13. Si l'annulation contentieuse d'une décision ou de plusieurs décisions de retrait de points implique nécessairement que le ministre de l'intérieur et des outre-mer reconnaisse à l'intéressé le bénéfice des points illégalement retirés, le capital de points dont dispose ce dernier doit être recalculé en tenant compte également des retraits de points légalement intervenus à son encontre, et le cas échéant, des décisions de retrait ou de reconstitution de points qui n'avaient pu être prises en compte par l'administration aussi longtemps que l'invalidation annulée était exécutoire. Il y a lieu dès lors, d'enjoindre à l'administration de reconnaître à l'intéressé le bénéfice des douze points irrégulièrement retirés et de réexaminer la situation de M. A dans le sens des observations qui précèdent, en en tirant elle-même toutes les conséquences sur le capital de points et le droit de conduire de l'intéressé. Ce réexamen devra intervenir dans un délai de deux mois à compter de la notification du présent jugement.
Sur les frais liés au litige :
14. D'une part, la présente instance n'a pas engendré de dépens au sens de l'article R. 761-1 du code de justice administrative. Les conclusions présentées à ce titre ne peuvent dès lors en tout état de cause qu'être rejetées.
15. D'autre part, il y a lieu, dans les circonstances de l'espèce, de mettre à la charge de l'Etat la somme de 1 000 euros à verser à M. A au titre des frais exposés par lui et non compris dans les dépens.
D E C I D E :
Article 1er : Les décisions par lesquelles le ministre de l'intérieur a retiré des points au solde de points du permis de conduire de M. A, suite aux infractions commises les 3 décembre 2014, 1er septembre 2019 et 3 avril 2013, sont annulées.
Article 2 : La décision " 48SI " du 20 mars 2020 par laquelle le ministre de l'intérieur a prononcé l'invalidation du permis de conduire de M. A pour solde de points nul est annulée.
Article 3 : Il est enjoint au ministre de l'intérieur et des outre-mer, dans un délai de deux mois à compter de la notification du présent jugement, de restituer les douze points illégalement retirés au capital de points du permis de conduire de M. A, sous réserve de la commission de nouvelles infractions ayant entrainé des retraits de points, et d'en tirer les conséquences sur le capital de points et le droit de conduire de l'intéressé.
Article 4 : L'Etat versera à M. A la somme de 1 000 euros en application des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Article 5 : Le surplus des conclusions de la requête est rejeté.
Article 6 : Le présent jugement sera notifié à M. B A et au ministre de l'intérieur et des outre-mer.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 5 octobre 2022.
Le magistrat désigné,
Signé
T. BONHOMMELa greffière,
Signé
M.L. DAVERIO La République mande et ordonne au ministre de l'intérieur et des outre-mer en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
Pour le greffier en chef,
Ou par délégation la greffière,
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026