mercredi 18 octobre 2023
| Juridiction | Tribunal Administratif de Nice |
| Section | Tribunal Administratif de Nice |
| N° Dossier | TA06-2001813 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Formation | 4ème Chambre |
| Avocat requérant | LESAGE-PROUVOST |
Vu la procédure suivante :
Par une requête et des mémoires, enregistrés les 24 avril, 15 et 17 décembre 2020, M. C B et Mme E B, représentés par Me Lesage, demandent au tribunal, dans le dernier état de leurs écritures :
1°) d'annuler l'arrêté du 8 décembre 2016 par lequel le maire du Tignet a délivré à
M. et Mme A un permis de construire une maison à usage d'habitation sur les parcelles cadastrées section A n°3761, 3762, 3869 et 3871 ;
2°) d'annuler l'arrêté du 20 août 2020 par lequel le maire du Tignet a délivré à
M. et Mme A un permis de construire modificatif ;
3°) de mettre à la charge solidaire de la commune du Tignet et des époux A la somme de 4 500 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative ;
4°) de condamner solidairement la commune du Tignet et les époux A aux entiers dépens.
Ils soutiennent que :
- l'arrêté du 8 décembre 2016 a été pris par une autorité incompétente ;
- le dossier de demande de permis de construire ne permet pas d'apprécier la nature exacte des travaux en méconnaissance des dispositions de l'article R. 431-5 du code de l'urbanisme ;
- le projet méconnaît les dispositions du g) de l'article R. 431-5 du code de l'urbanisme ;
- les parcelles visées dans le dossier de demande de permis de construire et l'arrêté du 8 décembre 2016 ne sont pas identifiables ;
- le nombre de niveaux mentionné dans la demande de permis de construire est erroné ;
- la superficie du terrain d'assiette mentionnée dans la demande de permis de construire est erronée ;
- l'abri voiture n'est pas mentionné au titre des annexes ;
- l'étude hydrogéologique présente au dossier n'est pas valable ;
- les plans de façade présentent des incohérences ;
- le projet méconnaît les dispositions du f) de l'article R. 431-16 du code de l'urbanisme ;
- il méconnaît les dispositions de l'article UC 10 du règlement du plan local d'urbanisme ;
- il méconnaît les dispositions de l'article UC 11 du règlement du plan local d'urbanisme ;
- il méconnaît les dispositions de l'article UC 14 du règlement du plan local d'urbanisme ;
- les travaux réalisés ne sont pas conformes aux autorisations délivrées.
Par des mémoires en défense, enregistrés les 4 juin, 17 décembre 2020,
1er et 9 février 2021, la commune du Tignet, représentée par Me Fiorentino, conclut à titre principal à l'irrecevabilité de la requête, à titre subsidiaire à son rejet, à titre infiniment subsidiaire au prononcé d'une annulation partielle sur le fondement de l'article L. 600-5 du code de l'urbanisme ou d'un sursis à statuer sur le fondement de l'article L. 600-5-1 du même code et en tout état de cause à ce qu'une somme de 2 000 euros soit mise à la charge des époux B au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Elle fait valoir que :
- les conclusions présentées à l'encontre de l'arrêté du 8 décembre 2016 sont tardives ;
- les moyens soulevés par les requérants ne sont pas fondés.
Par un mémoire en défense, enregistré le 30 octobre 2020, M. F A et Mme D A, représentés par Me Augereau, concluent à titre principal à l'irrecevabilité de la requête, à titre subsidiaire à son rejet et en tout état de cause à ce qu'une somme de 2 000 euros soit mise à la charge des époux B au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Ils font valoir que :
- les conclusions présentées à l'encontre de l'arrêté du 8 décembre 2016 sont tardives ;
- les requérants n'ont pas d'intérêt pour agir à l'encontre de l'arrêté du 8 décembre 2016 ;
- les moyens soulevés par les requérants ne sont pas fondés.
Par ordonnance du 17 février 2021, la clôture d'instruction a été fixée au 5 mars 2021.
Les parties ont été informées, en application des dispositions de l'article R. 611-7 du code de justice administrative, de ce que le jugement était susceptible d'être fondé sur un moyen relevé d'office, tiré du défaut d'intérêt à agir des requérants à l'encontre de l'arrêté du 20 août 2020 par lequel le maire du Tignet a délivré à M. et Mme A un permis de construire modificatif.
Par un courrier du 25 août 2023, la commune du Tignet a répondu au moyen d'ordre public soulevé.
Vu les autres pièces du dossier ;
Vu :
- le code de l'urbanisme ;
- le code de justice administrative ;
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de Mme Soler,
- les conclusions de M. Beyls, rapporteur public,
- et les observations de Me Lesage, représentant les requérants, et de Me Fiorentino, représentant la commune du Tignet.
Considérant ce qui suit :
1. M. et Mme B sont propriétaires des parcelles cadastrées section A n°4358, 4360 et 4357 situées sur le territoire de la commune du Tignet. Par un arrêté du 8 décembre 2016, le maire du Tignet a délivré à M. et Mme A un permis de construire une maison à usage d'habitation sur les parcelles cadastrées section A n°3761, 3762, 3869 et 3871. Par un arrêté du 20 août 2020, M. et Mme A ont obtenu un permis de construire modificatif. Par la présente requête, M. et Mme B demandent l'annulation de ces arrêtés.
Sur la fin de non-recevoir tirée de la tardiveté des conclusions aux fins d'annulation de l'arrêté du 8 décembre 2016 :
2. D'une part, aux termes de l'article R.*600-2 du code de l'urbanisme : " Le délai de recours contentieux à l'encontre d'une décision de non-opposition à une déclaration préalable ou d'un permis de construire, d'aménager ou de démolir court à l'égard des tiers à compter du premier jour d'une période continue de deux mois d'affichage sur le terrain des pièces mentionnées à l'article R. 424-15 ".
3. D'autre part, aux termes de l'article R.*424-15 du même code dans sa rédaction applicable au litige : " Mention du permis explicite ou tacite ou de la déclaration préalable doit être affichée sur le terrain, de manière visible de l'extérieur, par les soins de son bénéficiaire, dès la notification de l'arrêté ou dès la date à laquelle le permis tacite ou la décision de non-opposition à la déclaration préalable est acquis et pendant toute la durée du chantier. () / Cet affichage mentionne également l'obligation, prévue à peine d'irrecevabilité par l'article R. 600-1, de notifier tout recours administratif ou tout recours contentieux à l'auteur de la décision et au bénéficiaire du permis ou de la décision prise sur la déclaration préalable ". Selon l'article A. 424-15 de ce code : " L'affichage sur le terrain du permis de construire, d'aménager ou de démolir explicite ou tacite (), prévu par l'article R. 424-15, est assuré par les soins du bénéficiaire du permis () sur un panneau rectangulaire () ". Aux termes de l'article A. 424-16 de ce même code : " Le panneau prévu à l'article A. 424-1 (1) () indique également, en fonction de la nature du projet : / a) Si le projet prévoit des constructions, la surface de plancher autorisée ainsi que la hauteur de la ou des constructions, exprimée en mètres par rapport au sol naturel ; / () ". Selon l'article A. 424-17 de ce même code : " Le panneau d'affichage comprend la mention suivante : / " Droit de recours : / " Le délai de recours contentieux est de deux mois à compter du premier jour d'une période continue de deux mois d'affichage sur le terrain du présent panneau (art. R. 600-2 du code de l'urbanisme). / " Tout recours administratif ou tout recours contentieux doit, à peine d'irrecevabilité, être notifié à l'auteur de la décision et au bénéficiaire du permis ou de la décision prise sur la déclaration préalable. Cette notification doit être adressée par lettre recommandée avec accusé de réception dans un délai de quinze jours francs à compter du dépôt du recours (art. R. 600-1 du code de l'urbanisme). " ". Enfin, aux termes de l'article A. 424-18 de ce code : " Le panneau d'affichage doit être installé de telle sorte que les renseignements qu'il contient demeurent lisibles de la voie publique ou des espaces ouverts au public pendant toute la durée du chantier ".
4. En l'espèce, il ressort des pièces du dossier, et en particulier du constat d'huissier établi à la demande des pétitionnaires et produit par la commune en défense, que le permis de construire délivré le 8 décembre 2016 à M. et Mme A a fait l'objet d'un affichage en bordure de voie publique pendant une période continue de plus de deux mois à compter du 11 octobre 2017.
5. En premier lieu, il ressort des pièces du dossier que, durant cette période, ce panneau portait mention des voies et délais de recours et de l'obligation de notification prévue par les dispositions de l'article R.*600-1 du code de l'urbanisme, conformément aux dispositions des articles R.*424-15 et A. 424-17 citées au point 3. A cet égard, et contrairement à ce que soutiennent les requérants, la circonstance que cette mention aurait été effacée postérieurement à la période continue d'affichage de plus de deux mois est sans incidence sur le déclenchement du délai de recours à l'égard des tiers. Par suite, les requérants ne sont pas fondés à soutenir que le délai de recours à l'encontre de l'arrêté du 8 décembre 2016 n'aurait pas commencé à courir en raison de l'absence de la mention des voies et délais de recours sur le panneau d'affichage.
6. En deuxième lieu, il résulte de la combinaison des dispositions des articles
R.*424-15, R.*600-2 et A. 424-18 du code de l'urbanisme que l'affichage du permis de construire sur le terrain d'assiette de la construction autorisée doit être effectué de telle façon que les mentions qu'il comporte soient lisibles de la voie publique ou, lorsque le terrain n'est pas desservi par une voie publique, d'une voie privée ouverte à la circulation du public. Lorsque le terrain d'assiette n'est pas desservi par une telle voie et que l'affichage sur le terrain ne pourrait, dès lors, satisfaire à cette exigence, seul un affichage sur un panneau placé en bordure de la voie publique ou de la voie privée ouverte à la circulation du public la plus proche du terrain fait courir le délai de recours contentieux à l'égard des tiers autres que les voisins qui empruntent la voie desservant le terrain pour leurs besoins propres.
7. Il est constant que le permis de construire délivré le 8 décembre 2016 à
M. et Mme A a fait l'objet d'un affichage en bordure de la voie publique dénommée " chemin des Moulins " pendant une période continue de plus de deux mois à compter du 11 octobre 2017, conformément aux dispositions des articles R.*424-15 et A. 424-18 du code de l'urbanisme. A cet égard, et contrairement à ce que soutiennent les requérants, la circonstance que le panneau aurait été déplacé postérieurement à la période continue d'affichage de plus de deux mois est sans incidence sur le déclenchement du délai de recours à l'égard des tiers. Par suite, les requérants ne sont pas fondés à soutenir que le délai de recours à l'encontre de l'arrêté du 8 décembre 2016 n'aurait pas commencé à courir en raison de l'absence de lisibilité du panneau d'affichage.
8. En troisième lieu, en imposant que figurent sur le panneau d'affichage du permis de construire diverses informations sur les caractéristiques de la construction projetée, dont la hauteur du bâtiment par rapport au sol naturel, les articles R.*600-2, R.*424-15 et A. 424-16 du code de l'urbanisme ont eu pour objet de permettre aux tiers, à la seule lecture de ce panneau, d'apprécier l'importance et la consistance du projet, le délai de recours ne commençant à courir qu'à la date d'un affichage complet et régulier. L'affichage ne peut être regardé comme complet et régulier si la mention de la hauteur fait défaut ou si elle est affectée d'une erreur substantielle, alors qu'aucune autre indication ne permet aux tiers d'estimer cette hauteur. Pour apprécier si la mention de la hauteur de la construction figurant sur le panneau d'affichage est affectée d'une erreur substantielle, il convient de se référer à la hauteur maximale de la construction par rapport au sol naturel telle qu'elle ressort de la demande de permis de construire.
9. Le panneau d'affichage du permis en litige indique que la hauteur de la construction projetée est de 6,80 mètres. M. et Mme B soutiennent que cette indication relative à la hauteur est entachée d'une erreur substantielle, dès lors que la hauteur maximale du projet serait de 8,61 mètres. Toutefois, il ne ressort pas du dossier de demande de permis de construire que la hauteur maximale de la construction projetée, laquelle doit être mesurée jusqu'au niveau de l'égout du toit en application des dispositions de l'article UC 10 du règlement du plan local d'urbanisme du Tignet, excéderait la hauteur indiquée sur le panneau d'affichage du permis litigieux, lequel permettait aux tiers d'apprécier l'importance et la consistance du projet sur ce point. Par suite, les requérants ne sont pas fondés à soutenir que le délai de recours à l'encontre de l'arrêté du 8 décembre 2016 n'aurait pas commencé à courir en raison d'une erreur substantielle quant à la hauteur de la construction mentionnée sur le panneau d'affichage.
10. En quatrième lieu, le panneau d'affichage du permis en litige indique que la surface de plancher de la construction projetée est de 225 m² quand la demande de permis de construire indique la création de 255,42 m² de surface de plancher. Toutefois, d'une part l'arrêté attaqué autorise une surface de 225 m². D'autre part, la différence de surface de plancher alléguée, de l'ordre de 10%, n'apparaît pas, en tout état de cause, avoir été de nature à empêcher les tiers d'apprécier l'importance et la consistance du projet. Par suite, les requérants ne sont pas fondés à soutenir que le délai de recours à l'encontre de l'arrêté du 8 décembre 2016 n'aurait pas commencé à courir en raison d'une erreur substantielle quant à la surface de plancher mentionnée sur le panneau d'affichage.
11. Il résulte de ce qui précède que le délai de recours contentieux contre le permis de construire du 8 décembre 2016 a expiré le 12 décembre 2017. Par suite, les conclusions aux fins d'annulation de celui-ci, enregistrées le 24 avril 2020 au greffe du tribunal, sont tardives et, par suite, irrecevables.
Sur les conclusions aux fins d'annulation de l'arrêté du 20 août 2020 :
12. Aux termes de l'article L. 600-1-2 du code de l'urbanisme : " Une personne autre que l'Etat, les collectivités territoriales ou leurs groupements ou une association n'est recevable à former un recours pour excès de pouvoir contre une décision relative à l'occupation ou à l'utilisation du sol régie par le présent code que si la construction, l'aménagement ou le projet autorisé sont de nature à affecter directement les conditions d'occupation, d'utilisation ou de jouissance du bien qu'elle détient ou occupe régulièrement ou pour lequel elle bénéficie d'une promesse de vente, de bail, ou d'un contrat préliminaire mentionné à l'article L. 261-15 du code de la construction et de l'habitation. / () ".
13. Il résulte de ces dispositions qu'il appartient à tout requérant qui saisit le juge administratif d'un recours pour excès de pouvoir tendant à l'annulation d'un permis de construire, de démolir ou d'aménager, de préciser l'atteinte qu'il invoque pour justifier d'un intérêt lui donnant qualité pour agir, en faisant état de tous éléments suffisamment précis et étayés de nature à établir que cette atteinte est susceptible d'affecter directement les conditions d'occupation, d'utilisation ou de jouissance de son bien. Il appartient au défendeur, s'il entend contester l'intérêt à agir du requérant, d'apporter tous éléments de nature à établir que les atteintes alléguées sont dépourvues de réalité. Le juge de l'excès de pouvoir apprécie la recevabilité de la requête au vu des éléments ainsi versés au dossier par les parties, en écartant le cas échéant les allégations qu'il jugerait insuffisamment étayées mais sans pour autant exiger de l'auteur du recours qu'il apporte la preuve du caractère certain des atteintes qu'il invoque au soutien de la recevabilité de celui-ci. Pour l'application de ces dispositions et eu égard à sa situation particulière, le voisin immédiat justifie, en principe, d'un intérêt à agir lorsqu'il fait état devant le juge, qui statue au vu de l'ensemble des pièces du dossier, d'éléments relatifs à la nature, à l'importance ou à la localisation du projet de construction.
14. Pour contester le permis de construire modificatif délivré le 20 août 2020,
M. et Mme B se prévalent de leur qualité de voisins immédiats du terrain d'assiette du projet de construction et font valoir que celui-ci leur cause un préjudice de vue et a pour effet de supprimer l'ensoleillement de leur jardin. Toutefois, il ressort des pièces du dossier que le permis de construire modificatif en litige, qui porte sur la modification des ouvertures sur les façades, n'a pas pour effet de modifier l'implantation de la construction par rapport à la maison des requérants ni de modifier les vues que ces derniers auront du projet en litige. Dans ces conditions, les atteintes invoquées par les requérants à leurs conditions d'utilisation et de jouissance de leur bien ne résultent pas des modifications apportées au projet initial par le permis modificatif. Dès lors, les conclusions à fin d'annulation présentées par M. et Mme B sont irrecevables, faute pour eux de justifier de leur intérêt à agir contre les modifications apportées par l'arrêté du 20 août 2020.
15. Il résulte ce qui précède que les conclusions à fin d'annulation de l'arrêté du 20 août 2020 présentées par M. et Mme B doivent être rejetées.
16. Il résulte de tout ce qui précède, sans qu'il soit besoin de se prononcer sur la fin de non-recevoir tirée de ce que les requérants n'auraient pas d'intérêt pour agir à l'encontre de l'arrêté du 8 décembre 2016, que l'ensemble des conclusions aux fins d'annulation présentées par M. et Mme B doivent être rejetées comme irrecevables.
Sur les frais liés au litige :
17. Les dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative font obstacle à ce que soit mise à la charge de la commune du Tignet et des époux A, qui ne sont pas les parties perdantes dans la présente instance, la somme que M. et Mme B demandent au titre des frais exposés et non compris dans les dépens. Il y a lieu, en revanche, de faire application de ces dispositions et de mettre à la charge de M. et Mme B une somme de 1 500 euros au titre des frais exposés par la commune du Tignet et non compris dans les dépens ainsi qu'une somme de 500 euros au titre des frais exposés par M. et Mme A et non compris dans les dépens.
18. Aucun dépens n'a été exposé au cours de la présente instance. Les conclusions présentées à ce titre par les requérants ne peuvent donc qu'être rejetées.
D E C I D E :
Article 1er : La requête de M. et Mme B est rejetée.
Article 2 : M. et Mme B verseront à la commune du Tignet une somme de 1 500 (mille cinq cents) euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Article 3 : M. et Mme B verseront à M. et Mme A une somme de 500 (cinq cents) euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Article 4 : Le présent jugement sera notifié à M. C B, à Mme E B, à la commune du Tignet, à M. F A et à Mme D A.
Délibéré après l'audience du 27 septembre 2023, à laquelle siégeaient :
M. Bonhomme, président,
Mme Soler, conseillère,
Mme Sandjo, conseillère,
Rendu public par mise à disposition au greffe le 18 octobre 2023
La rapporteure,
Signé
N. SOLER
Le président,
Signé
T. BONHOMMELe greffier,
Signé
D. CREMIEUX
La République mande et ordonne au préfet des Alpes-Maritimes en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
Pour le greffier en chef,
Ou par délégation la greffière,
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026