mercredi 5 octobre 2022
| Juridiction | Tribunal Administratif de Nice |
| Section | Tribunal Administratif de Nice |
| N° Dossier | TA06-2001965 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | D |
| Formation | Magistrat M. BONHOMME |
| Avocat requérant | DEHAN |
Vu la procédure suivante :
Par une requête, enregistrée le 18 mai 2020, M. C A, représenté par Me Dehan, demande au tribunal d'annuler les décisions par lesquelles le ministre de l'intérieur a retiré les points affectés à son permis de conduire à la suite des infractions constatées les 24 janvier 2010 (1 point), 29 août 2010 (1 point), 4 juillet 2010 (1 point), 19 mai 2012 (1 point), 25 novembre 2012 (1 point), 1er mai 2013 (1 point), 7 juin 2013 (2 points), 15 juin 2013 à 10h40 (1 point), 15 juin 2013 à 10h42 (1 point), 23 juillet 2013 (1 point), 29 décembre 2013 (1 point), 12 janvier 2014 (1 point), 27 novembre 2016 (1 point), 19 novembre 2017 (1 point) et 14 décembre 2018 (4 points).
Il soutient que :
- la réalité des infractions n'est pas établie ;
- les décisions de retrait de points sont entachées d'un vice de procédure tiré du défaut d'information prévu par l'article L. 223-3 du code de la route ;
Par un mémoire en défense, enregistré le 2 juin 2020, le ministre de l'intérieur conclut :
- au non-lieu à statuer sur les conclusions dirigées contre le retrait de point consécutif à l'infraction commise le 14 décembre 2018.
- à l'irrecevabilité des conclusions dirigées contre les décisions de retrait de point consécutives aux infractions relevées les 24 janvier 2010 (1 point), 29 août 2010 (1 point),
19 mai 2011 (1 point), 25 novembre 2012 (1 point), 23 juillet 2013 (1 point), 12 janvier 2014 (1 point), 27 novembre 2016 (1 point) et 19 novembre 2017 (1 point).
- au rejet du surplus des conclusions.
Vu les autres pièces du dossier ;
Vu :
- le code de procédure pénale ;
- le code de la route ;
- le code de justice administrative ;
La présidente du tribunal a désigné M. Bonhomme, vice-président, pour statuer sur les litiges visés à l'article R. 222-13 du code de justice administrative.
Le président de la formation de jugement a dispensé le rapporteur public, sur sa proposition, de prononcer des conclusions à l'audience.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
A été entendu, au cours de l'audience publique du 21 septembre 2022, le rapport de
M. B
Considérant ce qui suit :
Par sa requête, M. A demande l'annulation des décisions par lesquelles le ministre de l'intérieur a retiré les points affectés à son permis de conduire à la suite des infractions commises les 24 janvier 2010 (1 point), 29 août 2010 (1 point), 4 juillet 2010 (1 point), 19 mai 2012 (1 point), 25 novembre 2012 (1 point), 1er mai 2013 (1 point), 7 juin 2013 (2 points), 15 juin 2013 à 10h40 (1 point), 15 juin 2013 à 10h42 (1 point), 23 juillet 2013 (1 point), 29 décembre 2013 (1 point), 12 janvier 2014 (1 point), 27 novembre 2016 (1 point), 19 novembre 2017 (1 point) et 14 décembre 2018 (4 points).
Sur l'exception de non-lieu :
2. Il ressort du relevé d'information intégral relatif au permis de conduire de M. A, édité le 28 mai 2020, que les mentions afférentes à l'infraction commise le 14 décembre 2018 ont été supprimées. Dès lors, le ministre doit être regardé comme ayant implicitement mais nécessairement retiré, postérieurement à la date d'introduction de la requête, cette décision. Par suite, le ministre de l'intérieur est fondé à soutenir que les conclusions tendant à son annulation sont devenues sans objet. Il n'y a donc pas lieu d'y statuer.
Sur les conclusions à fin d'annulation :
En ce qui concerne la recevabilité des conclusions dirigées contre les décisions de retrait de points suite aux infractions commises les 24 janvier 2010, 29 août 2010, 19 mai 2012,
25 novembre 2012, 23 juillet 2013, 12 janvier 2014, 27 novembre 2016 et 19 novembre 2017 :
3. Il résulte du relevé d'information intégral relatif au permis de conduire de M. A, en date du 28 mai 2020 et produit par le ministre de l'intérieur , que les points ôtés consécutivement aux infractions commises les 24 janvier 2010, 29 août 2010, 19 mai 2012,
25 novembre 2012, 23 juillet 2013, 12 janvier 2014, 27 novembre 2016 et 19 novembre 2017 ont été´ restitués au requérant antérieurement à l'introduction de la requête. Dès lors, le ministre de l'intérieur est fondé à soutenir que les conclusions tendant à l'annulation des décisions de retrait de ces points sont dépourvues d'objet et, par suite, irrecevables. Elles doivent donc être rejetées ainsi que, par voie de conséquence, les conclusions accessoires aux fins d'injonction de restitution.
En ce qui concerne la légalité des autres décisions :
En ce qui concerne le moyen tiré du défaut d'information :
4. En application des dispositions des articles L. 223-3 et R. 223-3 du code de la route, lors de la contestation d'une infraction entraînant retrait de points, l'auteur de celle-ci est informé notamment qu'il encourt un retrait de points, si la réalité de l'infraction est établie dans les conditions définies à l'article L. 223-1 du même code. Il est informé également de l'existence d'un traitement automatisé des retraits et reconstitutions de points et de la possibilité pour lui d'accéder aux informations le concernant. L'information prévue par ces dispositions du code de la route constitue une formalité substantielle dont l'accomplissement, qui est une garantie essentielle donnée à l'auteur de l'infraction pour lui permettre d'en contester la réalité et d'en mesurer les conséquences sur la validité de son permis, est une condition de la régularité de la procédure suivie et, partant, de la légalité du retrait de points. Il appartient à l'administration d'apporter la preuve, par tous moyens, qu'elle a satisfait à cette obligation.
Quant aux infractions commises les 1er mai 2013, 7 juin 2013, 15 juin 2013 à 10h40 et à 10h42, et 29 décembre 2013 :
5. Il résulte de l'instruction, et notamment de l'attestation de paiement émanant du trésorier du contrôle automatisé produite par le ministre, que M. A a payé les amendes forfaitaires majorées correspondant à ces infractions. Or, le paiement de l'amende forfaitaire majorée établit que le contrevenant a reçu un avis d'amende forfaitaire majorée qui comporte les informations requises par les articles L. 223-3 et R. 223-3 précités du code de la route. En l'absence de tout élément avancé par l'intéressé de nature à mettre en doute la réalité du paiement ainsi attesté, ce document, dont les mentions sont suffisamment précises, permettent d'établir que l'intéressé s'est acquitté de l'amende forfaitaire majorée correspondant à l'infraction en cause. Dans ces conditions, l'administration doit être regardée comme apportant la preuve qu'elle a satisfait à l'obligation d'information prescrite à l'article L. 223-3 du code de la route à l'occasion des infractions commises les 1er mai 2013, 7 juin 2013, 15 juin 2013 à 10h40 et à 10h42, et 29 décembre 2013.
Quant à l'infraction commise le 4 juillet 2010 :
6. Il résulte de la mention " CNT CSA " (centre national de traitement-contrôle des sanctions automatisées), portée sur le relevé d'information intégral relatif à la situation du requérant que l'infraction relevée le 4 juillet 2010 a été constatée par radar automatique et a donné lieu à l'émission de titres exécutoires pour le recouvrement d'amendes forfaitaires majorées. Le ministre de l'intérieur ne produit en défense aucune copie d'un document attestant du paiement spontané par l'intéressé de cette amende forfaitaire majorée. Il en résulte que la décision par laquelle le ministre a retiré 1 point du capital du permis de conduire de M. A à la suite de l'infraction constatée le 4 juillet 2010, est intervenue à l'issue d'une procédure irrégulière.
7. Il résulte de tout ce qui précède que M. A est seulement fondé à demander l'annulation de la décision de retrait de points suite à l'infraction du 4 juillet 2010.
D E C I D E :
Article 1er : Il n'y a pas lieu de statuer sur les conclusions de la requête tendant à annuler les décisions de retraits de points consécutives à l'infraction constatée le 14 décembre 2018.
Article 2 : La décision par laquelle le ministre de l'intérieur a retiré un point du capital du permis de conduire de M. A à la suite de l'infraction constatée le 4 juillet 2010 est annulée.
Article 3 : Le surplus des conclusions de la requête est rejeté.
Article 4 : Le présent jugement sera notifié à M. C A et au ministre de l'intérieur et des outre-mer.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 5 octobre 2022.
Le magistrat désigné,
Signé
T. B La greffière,
Signé
M-L. DAVERIOLa République mande et ordonne au ministre de l'intérieur et des outre-mer en ce qui le concerne ou à tous les commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
Pour le greffier en chef,
Ou par délégation la greffière,
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026