LogoMeilleurAvocats.fr
AvocatsAssistant IABlogPrix
ConnexionDéposer ma demande

Vous avez un problème juridique ?

Décrivez votre situation en 2 minutes — un avocat spécialisé vous répond sous 24h.

Déposer ma demandeJe suis avocat
Logo MeilleurAvocats.frMeilleurAvocats.fr

Mise en relation avocat–client par l'IA. Gratuit pour les particuliers.

Particuliers

  • Déposer une demande
  • Trouver un avocat
  • Assistant IA gratuit
  • Bibliothèque juridique
  • Guides pratiques
  • Jurisprudence

Avocats

  • Pour les avocats
  • Espace avocat
  • Tarifs et formules
  • Recevoir des leads
  • Programme d'affiliation
  • Contact commercial

Spécialités

  • Droit général
  • Droit du travail
  • Droit de la sécurité sociale et de la protection sociale
  • Droit fiscal et droit douanier
  • Droit de la famille, des personnes et de leur patrimoine
  • Droit immobilier

Légal

  • Mentions légales
  • Confidentialité
  • CGU
  • Cookies
  • Contact

Newsletter juridique hebdomadaire

Décisions clés, évolutions législatives, conseils pratiques — chaque semaine.

© 2026 MeilleurAvocats.fr— KONSEIL SAS. Tous droits réservés.

Mentions légales|Confidentialité|Cookies

BOB★La messagerie française & cryptée pour des échanges confidentiels entre avocats et clients.

En savoir +TéléchargerBOB
AccueilJurisprudence administrativeN° TA06-2003170

Tribunal Administratif de Nice — Décision N° TA06-2003170

mercredi 18 octobre 2023

JuridictionTribunal Administratif de Nice
SectionTribunal Administratif de Nice
N° DossierTA06-2003170
TypeDécision
RecoursExcès de pouvoir
Formation4ème Chambre
Avocat requérantSELARL CABINET FRANCK BANERE

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête, enregistrée le 11 août 2020, M. C B et Mme A D, représentés par Me Banere, demandent au tribunal :

1°) d'annuler l'arrêté du 17 juin 2020 par lequel le maire de Cagnes-sur-Mer a délivré à la société civile immobilière (SCI) du Petit Prince un permis de construire une maison à usage d'habitation sur les parcelles cadastrées section AN n°5, 6 et 7.

2°) de mettre à la charge de la commune de Cagnes-sur-Mer la somme de 2 000 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative ;

3°) de condamner la commune de Cagnes-sur-Mer aux entiers dépens.

Ils soutiennent que :

- l'arrêté a été pris par une autorité incompétente ;

- le projet est exposé à un risque incendie et à un risque sismique ;

- il présente un risque géologique ;

- il existe un doute sur les cotes du terrain indiquées dans les plans ;

- le projet ne respecte pas la règlementation thermique ;

- il méconnaît les dispositions de l'article R. 111-27 du code de l'urbanisme et les dispositions des articles 2.2.1 et 2.2.4 du plan local d'urbanisme métropolitain ;

- il méconnaît les dispositions de l'article UFB7 2.1.2 du règlement du plan local d'urbanisme métropolitain relatif à la hauteur des constructions ;

- il méconnaît les dispositions de l'article UFB7 2.1.3.2 du règlement du plan local d'urbanisme métropolitain relatif aux distances par rapport aux limites séparatives ;

- le stationnement n'est pas suffisant pour la construction projetée ;

- le projet méconnaît les dispositions de l'article R. 111-26 du code de l'urbanisme ;

- il méconnaît les dispositions de l'article UFB7 2.2.8 du règlement du plan local d'urbanisme métropolitain relatif aux murs de soutènement ;

- il méconnaît les dispositions de l'article UFB7 2.4 du règlement du plan local d'urbanisme métropolitain relatif aux espaces verts.

Par un mémoire en défense, enregistré le 8 octobre 2020, la commune de Cagnes-sur-Mer, représentée par Me Fiorentino, conclut au rejet de la requête et à ce qu'une somme de 2 000 euros soit mise à la charge des requérants au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Elle fait valoir que les moyens soulevés par les requérants ne sont pas fondés.

La requête a été communiquée à la société Petit Prince qui n'a pas produit de mémoire en défense.

Par ordonnance du 23 mars 2022, la clôture d'instruction a été fixée au 15 avril 2022.

Vu les autres pièces du dossier ;

Vu :

- le code général des collectivités territoriales ;

- le code de l'urbanisme ;

- le code de justice administrative ;

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.

Ont été entendus au cours de l'audience publique :

- le rapport de Mme Soler,

- les conclusions de M. Beyls, rapporteur public,

- et les observations de Me Fiorentino, représentant la commune de Cagnes-sur-Mer.

Considérant ce qui suit :

1. M. B et Mme D sont propriétaires des parcelles cadastrées section AN n°4, 267 et 268 situées sur le territoire de la commune de Cagnes-sur-Mer. Par un arrêté du 17 juin 2020, le maire de Cagnes-sur-Mer a délivré à la société du Petit Prince un permis de construire une maison à usage d'habitation sur les parcelles cadastrées section AN n°5, 6 et 7. M. B et Mme D demandent l'annulation de cet arrêté.

Sur les règles applicables au litige :

2. Aux termes de l'article L. 410-1 du code de l'urbanisme : " () / Lorsqu'une demande d'autorisation ou une déclaration préalable est déposée dans le délai de dix-huit mois à compter de la délivrance d'un certificat d'urbanisme, les dispositions d'urbanisme, le régime des taxes et participations d'urbanisme ainsi que les limitations administratives au droit de propriété tels qu'ils existaient à la date du certificat ne peuvent être remis en cause à l'exception des dispositions qui ont pour objet la préservation de la sécurité ou de la salubrité publique. / () ".

3. Il résulte des dispositions citées au point précédent que tout certificat d'urbanisme délivré sur le fondement de l'article L. 410-1 a pour effet de garantir à son titulaire un droit à voir toute demande d'autorisation ou de déclaration préalable déposée dans le délai indiqué examinée au regard des règles d'urbanisme applicables à la date de la délivrance du certificat.

4. En l'espèce, il ressort des pièces du dossier que la société Petit Prince a déposé une demande de certificat d'urbanisme, lequel lui a été explicitement accordé le 16 octobre 2019. Ainsi, la demande de permis de construire en litige, déposée le 21 octobre 2019 et complétée le 9 janvier 2020, bénéficiait, compte tenu de la délivrance du certificat d'urbanisme moins de dix-huit mois auparavant, du droit d'être examinée au regard des règles d'urbanisme alors applicables à la date d'octroi dudit certificat à savoir le plan local d'urbanisme de la commune de Cagnes-sur-Mer approuvé le 19 décembre 2011 et modifié pour la dernière fois le 8 novembre 2018.

Sur les conclusions aux fins d'annulation :

Sur l'incompétence alléguée de l'auteur de l'acte :

5. Aux termes de l'article L. 422-1 du code de l'urbanisme : " L'autorité compétente pour délivrer le permis de construire () est : / a) Le maire, au nom de la commune, dans les communes qui se sont dotées d'un plan local d'urbanisme () ". Selon l'article L. 2122-18 du code général des collectivités territoriales dans sa rédaction applicable au litige : " Le maire est seul chargé de l'administration, mais il peut, sous sa surveillance et sa responsabilité, déléguer par arrêté une partie de ses fonctions à un ou plusieurs de ses adjoints et, en l'absence ou en cas d'empêchement des adjoints ou dès lors que ceux-ci sont tous titulaires d'une délégation, à des membres du conseil municipal. / () ". Aux termes de l'article L. 2131-1 du même code dans sa rédaction applicable au litige : " Les actes pris par les autorités communales sont exécutoires de plein droit dès qu'il a été procédé à leur publication ou affichage () ainsi qu'à leur transmission au représentant de l'Etat dans le département ou à son délégué dans l'arrondissement () ". L'article L. 2131-2 précise, dans sa rédaction applicable au litige, que : " Sont soumis aux dispositions de l'article L. 2131-1 les actes suivants : / () 3° Les actes à caractère réglementaire pris par les autorités communales dans tous les autres domaines qui relèvent de leur compétence en application de la loi () ".

6. L'arrêté contesté du 17 juin 2020 a été signé pour le maire de Cagnes-sur-Mer par Mme Michèle Bottin, conseillère municipale déléguée au droit des sols. La commune de

Cagnes-sur-Mer a versé aux débats l'arrêté n°387/2014 du 28 mars 2014 par lequel le maire a donné délégation de fonctions à Mme Michèle Bottin à l'effet de signer les actes, arrêtés et correspondances en matière de droits des sols. Il ressort des pièces du dossier, et notamment du tampon apposé sur cet arrêté, que celui-ci a été réceptionné par les services de la sous-préfecture de Grasse le 1er avril 2014 et, partant, qu'il a été transmis au contrôle de légalité. En outre, la comme justifie de ce que l'arrêté n°387/2014 du 28 mars 2014 a été régulièrement publié au recueil des actes administratifs de la commune n°2014/01. Par suite, le moyen tiré de l'incompétence du signataire de l'acte doit être écarté comme manquant en fait.

Sur les risques sismique et d'incendie :

7. Si les requérants soutiennent que le projet ne prévoit aucune mesure de prévention des risques incendie et sismique et que l'étude de conformité au plan de prévention des risques d'incendie de forêt n'est pas produite, ces moyens ne sont pas assortis des précisions suffisantes permettant d'en apprécier le bien-fondé et doivent être écartés comme tels.

Sur le risque géologique :

8. Aux termes de l'article R. 111-2 du code de l'urbanisme : " Le projet peut être refusé ou n'être accepté que sous réserve de l'observation de prescriptions spéciales s'il est de nature à porter atteinte à la salubrité ou à la sécurité publique du fait de sa situation, de ses caractéristiques, de son importance ou de son implantation à proximité d'autres installations ".

9. Il appartient à l'autorité d'urbanisme compétente et au juge de l'excès de pouvoir, pour apprécier si les risques d'atteinte à la salubrité ou à la sécurité publique justifient un refus d'autorisation d'urbanisme sur le fondement de ces dispositions, de tenir compte tant de la probabilité de réalisation de ces risques que de la gravité de leurs conséquences, s'ils se réalisent. Il résulte par ailleurs de ces dispositions que lorsqu'un projet de construction est de nature à porter atteinte à la salubrité ou à la sécurité publique, l'autorisation d'urbanisme ne peut être refusée que si l'autorité compétente estime, sous le contrôle du juge, qu'il n'est pas légalement possible, au vu du dossier et de l'instruction de la demande, d'accorder l'autorisation en l'assortissant de prescriptions spéciales qui, sans apporter au projet de modifications substantielles nécessitant la présentation d'une nouvelle demande, permettraient d'assurer la conformité de la construction aux dispositions législatives et réglementaires dont l'administration est chargée d'assurer le respect.

10. En l'espèce, il ressort des pièces du dossier que le projet a fait l'objet d'une étude géotechnique de conception lors de la phase d'avant-projet.

11. En premier lieu, si les requérants soutiennent que l'assise de l'aire de stationnement mitoyenne et celle de la maison individuelle avoisinante ne sont pas déterminées par cette étude, il ne ressort pas des pièces du dossier que ces ouvrages présenteraient un risque géotechnique qui aurait dû conduire le maire à refuser le permis de construire en litige.

12. En deuxième lieu, si l'étude en question mentionne un risque élevé d'instabilité des talus concernant les formations de recouvrement H1 et un risque moyen à élevé concernant le substratum plio-quaternaire H2 notamment en cas de parois verticales et/ou de venues d'eau, elle mentionne des préconisations afin d'y remédier. Il ne ressort pas des pièces du dossier que ces préconisations seraient insuffisantes à prévenir ce risque.

13. En troisième lieu, d'une part, il ressort de cette étude que le terrain d'assiette du projet n'est pas concerné par un aléa de mouvement de terrain. Les requérants n'apportent aucun élément de nature à remettre en cause les conclusions de l'étude sur ce point. D'autre part, il ressort également de ce document que le terrain d'assiette du projet est soumis à un aléa fort de retrait-gonflement en raison de la présence d'argiles. L'étude préconise ainsi de retenir une profondeur d'assise minimale de 2,00 mètres en terrain fini en tous points et précise que des approfondissements des niveaux d'assise indiqués seront localement nécessaires, notamment en façades aval des ouvrages où l'ampleur des terrassements est moindre. Il ne ressort pas des pièces du dossier que ces préconisations seraient insuffisantes à prévenir ce risque.

14. Enfin, si les requérants soutiennent que la phase de réalisation des travaux présenterait des risques pour la sécurité, cette circonstance est inopérante à l'encontre de la légalité de l'arrêté attaqué.

15. Il résulte de ce qui précède que ce moyen doit être écarté dans toutes ses branches.

Sur les cotes indiquées dans les plans :

16. Si les requérants soutiennent qu'il existerait un doute sur les cotes du terrain telles qu'indiquées sur les plans, ils n'apportent aucun commencement de preuve à l'appui de leurs allégations. Il suit de là que ce moyen doit être écarté.

Sur le respect de la règlementation thermique :

17. D'une part, aux termes de l'article R. 431-16 du code de l'urbanisme dans sa rédaction applicable au litige : " Le dossier joint à la demande de permis de construire comprend en outre, selon les cas : / () / j) Lorsque le projet est tenu de respecter les dispositions mentionnées à l'article R. 111-20 du code de la construction et de l'habitation, un document établi par le maître d'ouvrage attestant la prise en compte de la réglementation thermique, en application de l'article R. 111-20-1 de ce code, et pour les projets concernés par le cinquième alinéa de l'article L. 111-9 du même code, la réalisation de l'étude de faisabilité relative aux approvisionnements en énergie, en application de l'article R. 111-20-2 dudit code ; / () ".

18. En l'espèce, contrairement à ce que soutiennent les requérants, il ressort des pièces du dossier que le dossier joint à la demande de permis de construire comporte le formulaire d'attestation de la prise en compte de la règlementation thermique. Par suite, la première branche du moyen doit être écartée comme manquant en fait.

19. D'autre part, si les requérants soutiennent qu'aucune source d'énergie renouvelable n'est prévue par le projet, ils ne précisent pas quelle serait la règle d'urbanisme méconnue par ce dispositif. Il suit de là que la deuxième branche du moyen doit également être écartée.

Sur l'insertion du projet dans son environnement :

20. D'une part, aux termes de l'article R. 111-27 du code de l'urbanisme : " Le projet peut être refusé ou n'être accepté que sous réserve de l'observation de prescriptions spéciales si les constructions, par leur situation, leur architecture, leurs dimensions ou l'aspect extérieur des bâtiments ou ouvrages à édifier ou à modifier, sont de nature à porter atteinte au caractère ou à l'intérêt des lieux avoisinants, aux sites, aux paysages naturels ou urbains ainsi qu'à la conservation des perspectives monumentales ".

21. D'autre part, l'article UP 11 du règlement du plan local d'urbanisme applicable au litige reprend ces dispositions et précise : " Tout projet, dans son ensemble comme dans chacune de ses composantes doit s'intégrer au paysage environnant. Les annexes des habitations telles que garages, ateliers, buanderies, etc. devront être composées en harmonie avec le bâtiment principal tant au plan des volumes qu'au plan du traitement extérieur ". Et aux termes de l'article UP 11.2.2 du règlement relatif aux toitures : " () / Les toitures terrasses sont autorisées et doivent faire l'objet d'un traitement paysager. () ".

22. Ces dernières dispositions ont le même objet que celles de l'article R. 111-27 du code de l'urbanisme et posent des exigences qui ne sont pas moindres. Dès lors, c'est par rapport aux dispositions du règlement du plan local d'urbanisme que doit être appréciée la légalité de l'arrêté attaqué.

23. Pour rechercher l'existence d'une atteinte à un paysage ou aux lieux avoisinants au sens de ces dispositions, il appartient à l'autorité administrative d'apprécier, dans un premier temps, la qualité du paysage ou des lieux dans lequel la construction est projetée et d'évaluer, dans un second temps, l'impact que cette construction, compte tenu de sa nature et de ses effets, pourrait avoir sur ce paysage ou ces lieux.

24. En l'espèce, il ressort des pièces du dossier que le projet est implanté dans un secteur composé de villas individuelles à deux ou trois niveaux qui ne présente pas de caractère ou d'intérêt particulier. Il ne ressort pas des pièces du dossier que le projet en litige, qui consiste en la réalisation dans ce secteur d'une villa individuelle d'architecture moderne sur trois niveaux, ne présenterait pas un aspect compatible avec le caractère et l'intérêt des lieux avoisinants. A cet égard, la seule circonstance que le projet présenterait un toit terrasse alors que les constructions voisines présentent des toits à pentes en tuiles n'est pas suffisante pour caractériser une atteinte à un paysage ou à un lieu avoisinant au sens des dispositions citées au point 21. Il suit de là que les requérants ne sont pas fondés à soutenir que le maire de Cagnes-sur-Mer aurait fait une inexacte application des dispositions de l'article UP 11 du règlement du plan local d'urbanisme applicable au litige.

Sur la hauteur de la construction :

25. Il ressort des pièces du dossier que le terrain d'assiette en litige est classé en secteur UPb par le plan local d'urbanisme applicable au litige. Par suite, le moyen tiré de la méconnaissance des dispositions de l'article UFB7 2.1.2. du règlement du plan local d'urbanisme métropolitain est inopérant et doit être écarté comme tel.

Sur la distance aux limites séparatives :

26. Pour les mêmes raisons qu'évoquées au point précédent, le moyen tiré de la méconnaissance des dispositions de l'article UFB7 2.1.3.2 du règlement du plan local d'urbanisme métropolitain est inopérant et doit être écarté comme tel.

Sur le stationnement :

27. Aux termes de l'article UP 12 du règlement du plan local d'urbanisme applicable au litige : " () / Normes de stationnement : / - pour les constructions à destination d'habitation : 1 place par tranche entamée de 60m2 de surface de plancher avec un minimum de 2 places par logement sauf pour les extensions dont la surface de plancher est inférieure à ce seuil. / () ".

28. En l'espèce, il ressort des pièces du dossier que la surface de plancher de la construction projetée s'élève à 235,77 m² et que 4 places de stationnement sont prévues par le projet conformément aux dispositions citées au point précédent. Il suit de là que ce moyen doit être écarté comme manquant en fait.

Sur la méconnaissance de l'article R. 111-26 du code de l'urbanisme :

29. Si les requérants soutiennent que le projet en litige méconnaîtrait les dispositions de l'article R. 111-26 du code de l'urbanisme, ce moyen n'est pas assorti des précisions suffisantes permettant d'en apprécier le bien-fondé et doit être écarté comme tel.

Sur les murs de soutènement :

30. Pour les mêmes raisons qu'évoquées au point 25, le moyen tiré de la méconnaissance des dispositions de l'article UFB7 2.2.8 du règlement du plan local d'urbanisme métropolitain est inopérant et doit être écarté comme tel.

Sur les espaces verts :

31. Pour les mêmes raisons qu'évoquées au point 25, le moyen tiré de la méconnaissance des dispositions de l'article UFB7 2.4 du règlement du plan local d'urbanisme métropolitain est inopérant et doit être écarté comme tel.

32. Il résulte de tout ce qui précède que les requérants ne sont pas fondés à demander l'annulation de l'arrêté du 17 juin 2020 du maire de Cagnes-sur-Mer.

Sur les frais liés au litige :

33. Les dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative font obstacle à ce que soit mise à la charge de la commune de Cagnes-sur-Mer, qui n'est pas la partie perdante dans la présente instance, la somme que M. B et Mme D demandent au titre des frais exposés et non compris dans les dépens. Il y a lieu, en revanche, de faire application de ces dispositions et de mettre à la charge de M. B et Mme D la somme de 2 000 euros au titre des frais exposés par la commune de Cagnes-sur-Mer et non compris dans les dépens.

34. Aucun dépens n'a été exposé au cours de la présente instance. Les conclusions présentées à ce titre par les requérants ne peuvent donc qu'être rejetées.

D E C I D E :

Article 1er : La requête de M. B et Mme D est rejetée.

Article 2 : M. B et Mme D verseront à la commune de Cagnes-sur-Mer la somme de 2 000 (deux mille) euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Article 3 : Le présent jugement sera notifié à M. C B, à Mme A D, à la commune de Cagnes-sur-Mer et à la société civile immobilière du Petit Prince.

Délibéré après l'audience du 27 septembre 2023, à laquelle siégeaient :

M. Bonhomme, président,

Mme Soler, conseillère,

Mme Sandjo, conseillère,

Rendu public par mise à disposition au greffe le 18 octobre 2023

La rapporteure,

Signé

N. SOLER

Le président,

Signé

T. BONHOMMELe greffier,

Signé

D. CREMIEUX

La République mande et ordonne au préfet des Alpes-Maritimes en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

Pour expédition conforme,

Pour le greffier en chef,

Ou par délégation la greffière,

Décisions similaires

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881

Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.

01/06/2026

← Retour aux décisions