mardi 26 novembre 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif de Nice |
| Section | Tribunal Administratif de Nice |
| N° Dossier | TA06-2003514 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | C |
| Formation | 6ème chambre |
| Avocat requérant | CABINET D'AVOCATS PHILIPPE PETIT ET ASSOCIES |
Vu les autres pièces du dossier.
Vu le code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience du 5 novembre 2024 :
- le rapport de M. Soli ;
- les observations de Me Parriaux, représentant Mme C B épouse D, et de Me Masson, représentant la ville de Nice.
Considérant ce qui suit :
1. Mme C B épouse D, assistante de direction au service " Musée Masséna " de la ville de Nice, demande au tribunal d'annuler la décision du 7 juillet 2020 par laquelle la ville de Nice a refusé de faire droit à sa demande de prolongation d'activité en date du 24 février 2020 pour la période du 25 septembre 2020 au 24 mars 2021, ensemble la décision du 19 août 2020 par laquelle la ville de Nice a refusé de faire droit à ses recours gracieux des 17 juillet 2020 et hiérarchique du 13 août 2020 dirigés contre la décision du 7 juillet 2020. Elle demande également l'annulation de l'arrêté du maire de Nice en date du 22 juillet 2020 portant admission à la retraite.
Sur les conclusions présentées à fin d'annulation :
2. En premier lieu, il ressort des pièces du dossier que la commune de Nice justifie, par la production des arrêtés de délégation de signature, de la compétence des signataires des décisions du 7 juillet et 19 août 2020, signées respectivement par M. E, directeur général adjoint et par M. A, directeur administratif et financier de la direction générale des ressources humaines. Le moyen tiré du vice d'incompétence manque en fait et doit donc être écarté.
3. En deuxième lieu, il ressort des pièces du dossier que les décisions attaquées sont suffisamment motivées dès lors qu'elles précisent que " la nature des missions exercées ne justifie pas l'octroi " d'une prolongation d'activité de deux trimestres. Le moyen tiré du défaut de motivation doit dès lors être écarté.
4. En troisième lieu, en se bornant à soutenir qu'une prolongation d'activité de 6 jours lui permettait de valider le trimestre qui lui manquait pour une retraite à taux plein, la requérante, qui avait demandé à son employeur une prolongation de 6 mois afin de pouvoir bénéficier d'un avancement d'échelon et ainsi d'augmenter sa pension et non de seulement six jours, ne démontre pas que l'administration, à laquelle il n'incombait pas de proposer à la requérante une satisfaction partielle de sa demande, aurait commis une erreur manifeste d'appréciation en lui refusant cette prolongation de deux trimestres.
5. En dernier lieu, il ne ressort pas des pièces du dossier que les besoins du service auraient nécessité le maintien en activité de Mme D et que l'administration aurait ainsi commis une erreur manifeste d'appréciation de l'intérêt du service.
6. Il résulte de tout ce qui précède que les conclusions en annulation contre les décisions des 7 juillet et 19 août 2020 doivent être rejetées et que par voie de conséquence, il y a également lieu de rejeter les conclusions en annulation dirigées contre l'arrêté du maire de la commune de Nice en date du 22 juillet 2020 portant admission à la retraite de Mme D.
Sur les conclusions à fin d'injonction :
7. Les conclusions en annulation de la requête aux fins d'annulation étant rejetées, les conclusions aux fins d'injonction doivent également être rejetées.
Sur les frais liés au litige :
8. Les dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative font obstacle à ce que soit mise à la charge la commune de Nice qui n'est pas, dans la présente instance, la partie perdante, une somme quelconque au titre des frais exposés par Mme D et non compris dans les dépens.
9. Il n'y a pas lieu de mettre à la charge de Mme D une somme au titre des frais exposés par la ville de Nice et non compris dans les dépens.
DECIDE :
Article 1er : La requête de Mme D est rejetée.
Article 2 : Les conclusions présentées par la commune de Nice sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative sont rejetées.
Article 3 : Le présent jugement sera notifié à Mme C B épouse D et à la commune de Nice.
Délibéré après l'audience du 5 novembre 2024, à laquelle siégeaient :
M. Soli, président,
Mme Gazeau, première conseillère,
Mme Guilbert, première conseillère,
assistés de Mme Bianchi, greffière.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 26 novembre 2024.
Le rapporteur,
signé
P. SOLI
L'assesseure la plus ancienne
signé
D. GAZEAULa greffière,
signé
L. BIANCHI
La République mande et ordonne au préfet des Alpes-Maritimes en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
Le greffier en chef,
ou par délégation le greffier
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026