mercredi 29 mars 2023
| Juridiction | Tribunal Administratif de Nice |
| Section | Tribunal Administratif de Nice |
| N° Dossier | TA06-2004223 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Formation | 3ème Chambre |
| Avocat requérant | BAZIN & ASSOCIES |
Vu la procédure suivante :
Par une requête et un mémoire enregistrés les 17 octobre 2020 et 16 mai 2021 et un mémoire récapitulatif enregistré le 20 juin 2021, Mme B A doit être regardée comme demandant au tribunal :
1°) d'annuler l'arrêté du 20 juillet 2020 par lequel le président du syndicat intercommunal des collectivités et territoires innovants des Alpes-Méditerranée (SICTIAM) a refusé de l'admettre au bénéfice d'un congé de longue maladie et l'a placée en disponibilité d'office à titre conservatoire pour motif médical à compter du 1er avril 2020 dans l'attente d'un nouvel avis médical, ensemble la décision par laquelle cette autorité a implicitement rejeté son recours gracieux formé le 23 septembre 2020 ;
2°) d'annuler, par voie de conséquence, l'arrêté du 27 janvier 2021 par lequel le président du SICTIAM l'a placée en disponibilité d'office pour une durée de six mois à compter du 1er février 2021.
3°) d'enjoindre au président du SICTIAM de procéder à la reconstitution de sa carrière et de lui accorder le bénéfice d'un congé de longue maladie ;
4°) de mettre à la charge du SICTIAM une somme de 2 500 euros en application des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Elle soutient que :
- sa requête est recevable ;
- il est entaché d'une erreur d'appréciation ;
- il est entaché d'un détournement de pouvoir ;
- l'arrêté du 27 janvier 2021 doit être annulé par voie de conséquence de l'annulation de l'arrêté du 20 juillet 2020.
Par un mémoire en défense enregistré le 31 mars 2021 et un mémoire récapitulatif enregistré le 22 juin 2021, le président du syndicat intercommunal des collectivités et territoires innovants des Alpes-Méditerranée, représenté par Me Bazin, conclut au rejet de la requête et à ce qu'il soit mis à la charge de Mme A une somme de 1 500 euros au titre des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Il fait valoir, à titre principal, que la requête est irrecevable au motif que la numérotation des pièces jointes figurant dans ses différents mémoires n'est pas cohérente et, à titre subsidiaire, qu'aucun des moyens de la requête n'est fondé.
Par une ordonnance en date du 27 juillet 2021, la clôture d'instruction a été prononcée.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- la loi n°84-53 du 26 janvier 1984 ;
- le code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de Mme Chevalier, conseillère,
- les conclusions de M. Ringeval, rapporteur public,
- et les observations de Mme A et de Me Bazin représentant le SICTIAM.
Considérant ce qui suit :
1. Mme B A, fonctionnaire territoriale relevant du cadre d'emploi des ingénieurs territoriaux, est employée au sein du syndicat intercommunal des collectivités et territoire innovants des Alpes-Méditerranée (SICTIAM) depuis le 1er avril 2016. Elle a été placée en congé de maladie ordinaire à compter du 1er avril 2019 puis a sollicité, le 18 mars 2020, son placement en congé de longue maladie. Si le comité médical départemental a rendu un avis favorable le 16 juin 2020, le président du SICTIAM a, par un arrêté du 20 juillet 2020, refusé de l'admettre au bénéfice d'un congé de longue maladie et l'a placée en disponibilité d'office à titre conservatoire pour motif médical à compter du 1er avril 2020. Par un arrêté du 27 janvier 2021, cette même autorité l'a placée en disponibilité d'office pour une durée de six mois. Mme A demande l'annulation de l'arrêté du 20 juillet 2020, ensemble la décision par laquelle le président du SICTIAM a implicitement rejeté son recours gracieux ainsi que l'annulation, par voie de conséquence, de l'arrêté du 27 janvier 2021.
Sur les conclusions à fin d'annulation dirigée contre l'arrêté du 20 juillet 2020 :
2. En premier lieu, aux termes de l'article 57 de la loi du 26 janvier 1984 dans sa version applicable au présent litige : " Le fonctionnaire en activité a droit : () 3° A des congés de longue maladie d'une durée maximale de trois ans dans les cas où il est constaté que la maladie met l'intéressé dans l'impossibilité d'exercer ses fonctions, rend nécessaires un traitement et des soins prolongés et présente un caractère invalidant et de gravité confirmée (). ". Aux termes de l'article 72 de cette loi : " La disponibilité est la position du fonctionnaire qui, placé hors de son administration ou service d'origine, cesse de bénéficier, dans cette position, de ses droits à l'avancement et à la retraite. () La disponibilité est prononcée, soit à la demande de l'intéressé, soit d'office à l'expiration des congés prévus aux 2°, 3° et 4° de l'article 57. () ".
3. Pour refuser d'admettre au bénéfice d'un congé de longue maladie Mme Houzet, le président du SICTIAM s'est fondé, d'une part, sur le fait que Mme A a participé à des colloques et interviews en vue de valoriser l'association Oswillo dont elle est déléguée générale et, d'autre part, sur le fait qu'elle ne remplissait pas les conditions prévues par les dispositions de l'article 57 de la loi du 26 janvier 1984 citées au point 2.
4. Tout d'abord, si l'avis du comité médical départemental rendu 16 juin 2020 est favorable à ce que Mme A soit placée en congé de longue maladie, les pièces du dossier ne permettent pas d'établir que l'affection dont souffre la requérante présenterait un caractère invalidant et de gravité confirmé au sens des dispositions de l'article 57 de la loi du
26 janvier 1984. Par suite, et alors qu'il est constant que l'avis rendu par le comité médical départemental ne présente pas le caractère d'un avis conforme s'imposant au SICTIAM, le président du SICTIAM, en refusant à Mme A un congé de longue maladie, n'a pas méconnu les dispositions de l'article 57 de la loi du 26 janvier 1984.
5. Ensuite, à supposer que Mme A n'exerçait aucune activité professionnelle rémunérée qui serait incompatible avec un congé de longue maladie, il résulte de l'instruction que le président du SICTIAM aurait pris la même décision en se fondant exclusivement sur le motif précité tiré de ce qu'elle ne remplit pas les conditions légales pour être placée en congé de longue maladie.
6. Dans ces conditions, le moyen tiré de ce que l'arrêté attaqué est entaché d'une erreur d'appréciation doit, par conséquent, être écarté.
7. En second lieu, si la requérante soutient que l'arrêté attaqué est entaché d'un détournement de pouvoir, les pièces du dossier ne sont pas de nature à l'établir. Le moyen doit donc être écarté.
8. Il résulte de tout ce qui précède, sans qu'il soit besoin de se prononcer sur la fin de non-recevoir opposée en défense, que Mme A n'est pas fondée à demander l'annulation de l'arrêté du 20 juillet 2020 par lequel le président du SICTIAM a refusé de l'admettre au bénéfice d'un congé de longue maladie et l'a placée en disponibilité d'office à titre conservatoire pour motif médical à compter du 1er avril 2020, ensemble la décision par laquelle elle a rejeté son recours gracieux.
Sur les conclusions à fin d'annulation dirigées contre l'arrêté du 27 janvier 2021 :
9. Par voie de conséquence, sans qu'il soit besoin, d'une part, de se prononcer sur leur recevabilité et, d'autre part, de déterminer si l'arrêté du 20 juillet 2020 constitue effectivement la base légale de l'arrêté du 27 janvier 2021, les conclusions à fin d'annulation dirigées contre ce dernier arrêté doivent être rejetées.
Sur les conclusions à fin d'injonction :
10. Le présent jugement, qui rejette les conclusions à fin d'annulation, n'implique aucune mesure d'exécution. Les conclusions à fin d'injonction présentées par Mme A doivent, par voie de conséquence, être rejetées.
Sur les frais liés au litige :
11. Les dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative font obstacle à ce que soit mise à la charge du SICTIAM, qui n'est pas, dans la présente instance, la partie perdante, la somme que Mme A demande au titre des frais exposés par elle et non compris dans les dépens. Dans les circonstances de l'espèce, il n'y a pas lieu de mettre à la charge de Mme A une somme au titre des frais exposés par le SICTIAM en défense et non compris dans les dépens.
D E C I D E :
Article 1er : La requête de Mme A est rejetée.
Article 2 : Les conclusions du syndicat mixte d'ingénierie pour les collectivités et territoires innovants des Alpes-Méditerranée présentées sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative sont rejetées.
Article 3 : Le présent jugement sera notifié à Mme B A et au syndicat mixte d'ingénierie pour les collectivités et territoires innovants des Alpes-Méditerranée.
Délibéré après l'audience du 8 mars 2023, à laquelle siégeaient :
M. Emmanuelli, président,
Mme Chevalier, conseillère,
Mme Bergantz, conseillère,
assistés de M. Cremieux, greffier.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 29 mars 2023.
La rapporteure,
C. CHEVALIER
Le président,
O. EMMANUELLILe greffier,
D. CREMIEUX
La République mande et ordonne au préfet des Alpes-Maritimes en ce qui la concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
Le greffier en chef,
Ou, par délégation, la greffière.
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026