lundi 30 janvier 2023
| Juridiction | Tribunal Administratif de Nice |
| Section | Tribunal Administratif de Nice |
| N° Dossier | TA06-2004377 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | C |
| Formation | Magistrat M. FAY |
| Avocat requérant | BROUSSE |
Vu la procédure suivante :
Par une requête et trois mémoires, enregistrés, 27 octobre 2020, 5 août et 4 novembre 2021, Mme D E, représentée par Me Sarah Brousse, avocate au Barreau de Grasse, demande au tribunal ;
* l'annulation de la décision en date du 3 janvier 2020 par laquelle le directeur général de la mutualité sociale agricole Provence azur lui a notifié le montant des prestations de revenu de solidarité active, de prime d'activité et d'allocation logement à caractère social a reverser pour un total de 4 842,52 euros ;
* s'agissant de l'allocation de logement à caractère social :
* l'annulation de la décision en date du 7 mai 2020 par laquelle le directeur général de la mutualité sociale agricole Provence azur lui a notifié un indu d'allocation de logement à caractère social d'un montant de 2 190,94 euros pour la période du mois de septembre 2018 au mois de mai 2019 ;
* la remise totale de l'indu d'allocation de logement sociale d'un montant de 2 190,94 euros ;
* s'agissant du revenu de solidarité active :
* l'annulation de la décision en date du 7 mai 2020 par laquelle le directeur général de la mutualité sociale agricole Provence azur lui a notifié un indu de revenu de solidarité active pour un montant de 3 466,50 euros pour la période du mois d'août 2018 au mois d'avril 2019 ;
* la remise totale de l'indu de revenu de solidarité active d'un montant de 3 466,50 euros ;
* condamner le département des Alpes-Maritimes à lui verser une somme de 2 801,21 euros au titre des retenues effectuées au titre de l'indu de revenu de solidarité active ;
* s'agissant de la prime d'activité :
* l'annulation de la décision en date du 7 mai 2020 par laquelle le directeur général de la mutualité sociale agricole Provence azur lui a notifié ;
* la remise totale de l'indu de prime d'activité d'un montant de 145,14 euros ;
Mme E doit être regardée comme soutenant que les décisions attaquées sont entachées d'erreur de droit et d'erreur manifeste d'appréciation.
Par un mémoire en défense, enregistré le 9 mars 2021, la mutualité sociale agricole Provence azur conclut au rejet de la requête.
Par deux mémoires en défense, enregistrés les 10 août et 20 décembre 2022 le département des Alpes-Maritimes conclut au rejet de la requête.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
* le code de l'action sociale et des familles ;
* le code de la construction et de l'habitation ;
* le code des relations entre le public et l'administration ;
* le code de la sécurité sociale ;
* le code de justice administrative.
Vu, en application de l'article R. 222-13 du code de justice administrative, la décision par laquelle la présidente du tribunal a désigné M. A pour statuer sur les litiges visés audit article.
Le rapporteur public ayant été dispensé, sur sa proposition, de conclure dans cette affaire en application des dispositions de l'article R. 732-1-1 du code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
* le rapport de M. Faÿ, magistrat désigné ;
* et les observations de Me Sarah Brousse, pour Mme E et M. C B pour le département des Alpes-Maritimes, la mutualité sociale agricole Provence azur n'étant ni présente ni représentée.
La clôture de l'instruction a été prononcée à l'issue de l'audience.
Considérant ce qui suit :
1. À la suite d'un contrôle, le directeur général de la mutualité sociale agricole Provence azur a, le 3 janvier 2020, notifié à Mme E un indu d'allocation logement sociale pour la période du 1er avril 2018 au 1er mai 2019 d'un montant de 1 497,46 euros, un indu de prime d'activité pour la période du 1er août 2018 au 1er janvier 2019 d'un montant de 145,14 euros et un indu de revenu de solidarité active pour la période du 1er août 2018 au 1er octobre 2019 d'un montant de 3 199,95 euros. Le 27 janvier 2020, la requérante a adressé à la mutualité sociale agricole Provence azur un recours administratif préalable à l'encontre de la décision du 3 janvier 2020. Par trois décisions en date du 7 mai 2020, la mutualité sociale agricole Provence azur a notifié à Mme E un indu d'allocation de logement à caractère social d'un montant de 2 190,94 euros pour la période du mois de septembre 2018 au mois de mai 2019, un indu de revenu de solidarité active pour un montant de 3 466,50 euros pour la période du mois d'août 2018 au mois d'avril 2019 et un indu de prime d'activité d'un montant de 145,14 euros pour la période du mois d'août 2018 au mois de janvier 2019. Le 25 juin 2020, la requérante a saisi, d'une part, la commission de recours amiable de la mutualité sociale agricole et, d'autre part, le président du conseil départemental des Alpes-Maritimes, d'un recours administratif préalable portant sur les trois indus objets des décisions en date du 7 mai 2020. Par décision en date du 11 septembre 2020, le directeur de la mutualité sociale agricole Provence azur a rejeté sa demande de remise de l'indu d'allocation de logement sociale. Mme E demande l'annulation des décisions en date des 3 janvier et 7 mai 2020 ainsi que la remise totale des indus d'allocation de logement sociale d'un montant de 2 190,94 euros, de revenu de solidarité active d'un montant de 3 466,50 euros et de prime d'activité d'un montant de 145,14 euros.
Sur l'étendue du litige concernant l'allocation de logement sociale
2. Mme E soutient que pour la période de septembre 2018 à mai 2019 elle a perçu 1 960,12 euros d'allocation de logement sociale et non 2 190,94 euros comme réclamés par la mutualité sociale agricole Provence azur. Il ressort du relevé des versements effectués par la mutualité produit par la requérante qu'elle a perçu au titre de l'allocation litigieuse, un versement de 462,32 euros le 6 novembre 2018 au titre des mois de septembre et octobre 2018, deux versements de 231,16 euros les 29 novembre et 6 décembre 2018 ainsi que 5 versements d'une montant de 253,26 euros au titre des mois de janvier à mai 2019 soit un total de 2 190,94 euros. Le litige concernant le montant de l'allocation de logement sociale se monte ainsi à la somme de 2 190,94 euros.
Sur les conclusions aux fins d'annulation et de remise totale des indus
3. En premier lieu en ce qui concerne l'allocation de logement sociale, aux termes des dispositions de l'article L. 821-1 du code de la construction et de l'habitation : " () Les aides personnelles au logement comprennent : () / 2° les allocations de logement : () / b) L'allocation de logement sociale ". Aux termes de l'article L. 821-2 du même code : " Les aides personnelles au logement sont accordées au titre de la résidence principale "et aux termes des dispositions de l'article R. 822-2 de ce code prévoit que : " les ressources prises en compte pour le calcul de l'aide personnelle au logement sont celles perçues par le bénéficiaire, son conjoint et les personnes vivant habituellement au foyer. () ". L'article R. 822-3 de ce code précise que : " Les ressources et les charges prises en compte pour le calcul de l'aide personnelle au logement sont appréciées, tous les trois mois, sous réserve des dispositions prévues à l'article R. 823-6-1, selon les périodes de référence suivantes : / () 3° Pour les autres revenus imposables, sous réserve pour les travailleurs indépendants des dispositions de l'article R. 822-5, sur une période de référence correspondant à l'avant-dernière année précédant la date d'ouverture ou de réexamen du droit à l'aide personnelle au logement. " En outre, aux termes des dispositions de l'article L. 823-9 du code de la construction et de l'habitation : " Les articles L. 161-1-5 et L. 553-2 du code de la sécurité sociale sont applicables au recouvrement des montants d'aide personnelle au logement indûment versés ". Aux termes de l'article L. 553-2 du code de la sécurité sociale : " Tout paiement indu de prestations familiales est récupéré () par retenues sur les prestations à venir ou par remboursement intégral de la dette en un seul versement si l'allocataire opte pour cette solution () / Toutefois, par dérogation aux dispositions des alinéas précédents, la créance de l'organisme peut être réduite ou remise en cas de précarité de la situation du débiteur, sauf en cas de manœuvre frauduleuse ou de fausses déclarations. "
4. En deuxième lieu, en ce qui concerne le revenu de solidarité active, Aux termes des dispositions de l'article L. 262-2 du code de l'action sociale et des familles : " Toute personne résidant en France de manière stable et effective, dont le foyer dispose de ressources inférieures à un montant forfaitaire, a droit au revenu de solidarité active dans les conditions définies au présent chapitre () ". Aux termes des dispositions de l'article L. 262-3 du code précité : " Le montant forfaitaire mentionné à l'article L. 262-2 est fixé par décret. () / L'ensemble des ressources du foyer () est pris en compte pour le calcul du revenu de solidarité active () ". Aux termes des dispositions de l'article R. 262-6 de ce code : " Les ressources prises en compte pour la détermination du montant du revenu de solidarité active comprennent, sous les réserves et selon les modalités figurant au présent chapitre, l'ensemble des ressources, de quelque nature qu'elles soient, de toutes les personnes composant le foyer, et notamment les avantages en nature ainsi que les revenus procurés par des biens mobiliers et immobiliers et par des capitaux. / () ". Pour l'application des dispositions de l'article R. 262-6 précité du code de l'action sociale et des familles, lorsque l'allocataire du revenu de solidarité active dispose de revenus fonciers d'un bien immobilier dont il est propriétaire, les revenus à prendre en compte au titre des ressources sont constitués du montant des loyers, duquel il convient de déduire les charges supportées par le propriétaire à l'exception de celles qui contribuent directement à la conservation ou à l'augmentation du patrimoine, telles que, le cas échéant, les remboursements du capital de l'emprunt ayant permis son acquisition. En outre, aux termes des dispositions de l'article R. 262-11 de ce code : " Pour l'application de l'article R. 262-6, il n'est pas tenu compte : / 14° Des aides et secours financiers dont le montant ou la périodicité n'ont pas de caractère régulier ainsi que des aides et secours affectés à des dépenses concourant à l'insertion du bénéficiaire et de sa famille, notamment dans les domaines du logement, des transports, de l'éducation et de la formation ". Enfin, aux termes des dispositions de l'article R. 262-37 du même code : " Le bénéficiaire de l'allocation de revenu de solidarité active est tenu de faire connaître à l'organisme chargé du service de la prestation toutes informations relatives à sa résidence, à sa situation de famille, aux activités, et aux biens des membres du foyer ; il doit faire connaître à cet organisme tout changement intervenu dans l'un ou l'autre de ces éléments ". Par ailleurs, aux termes de l'article L. 262-46 du code de l'action sociale et des familles : " Tout paiement indu de revenu de solidarité active est récupéré par l'organisme chargé du service de celui-ci ainsi que, dans les conditions définies au présent article, par les collectivités débitrices du revenu de solidarité active. () La créance peut être remise ou réduite par le président du conseil départemental ou l'organisme chargé du service du revenu de solidarité active pour le compte de l'État, en cas de bonne foi ou de précarité de la situation du débiteur, sauf si cette créance résulte d'une manœuvre frauduleuse ou d'une fausse déclaration. () ".
5. En troisième lieu, en ce qui concerne la prime d'activité, aux termes des dispositions de l'article L. 842-1 du code de la sécurité sociale : " Toute personne résidant en France de manière stable et effective qui perçoit des revenus tirés d'une activité professionnelle a droit à une prime d'activité, dans les conditions définies au présent titre ". Aux termes des dispositions de l'article L. 842-3 du même code : " La prime d'activité est égale à la différence entre : / 1° Un montant forfaitaire dont le niveau varie en fonction de la composition du foyer et du nombre d'enfants à charge, augmenté d'une fraction des revenus professionnels des membres du foyer, et qui peut faire l'objet d'une ou de plusieurs bonifications ; / 2° Les ressources du foyer, qui sont réputées être au moins égales au montant forfaitaire mentionné au 1°. / Les bonifications mentionnées au 1° sont établies pour chaque travailleur, membre du foyer, compte tenu de ses revenus professionnels. / Le montant forfaitaire, la fraction des revenus professionnels des membres du foyer, les modalités de calcul et le montant maximal des bonifications sont fixés par décret. / Le montant forfaitaire et le montant maximal de la bonification principale sont revalorisés le 1er avril de chaque année par application du coefficient mentionné à l'article L. 161-25. / Un décret détermine le montant minimal de la prime d'activité en dessous duquel celle-ci n'est pas versée. " et aux termes des dispositions de l'article L. 842-4 de ce code : " Les ressources mentionnées à l 'article L. 842-3 prises en compte pour le calcul de la prime d'activité sont : / () 5° Les autres revenus soumis à l'impôt sur le revenu. " Aux termes de l'article L. 843-1 du même code : " La prime d'activité est attribuée, servie et contrôlée, pour le compte de l'État, par les caisses d'allocations familiales et par les caisses de mutualité sociale agricole pour leurs ressortissants ". Aux termes des dispositions de l'article R. 846-5 du même code : " Le bénéficiaire de la prime d'activité est tenu de faire connaître à l'organisme chargé du service de la prestation toutes informations nécessaires à l'établissement et au calcul des droits, relatives à sa résidence, à sa situation de famille, aux activités, aux ressources et aux biens des membres du foyer. Il doit faire connaître à cet organisme tout changement intervenu dans l'un ou l'autre de ces éléments ". Enfin, aux termes des dispositions de l'article L. 845-3 de ce même code : " Tout paiement indu de revenu de prime d'activité est récupéré par l'organisme chargé de son service () / La créance peut être remise ou réduite par l'organisme mentionné au premier alinéa du présent article, en cas de bonne foi ou de précarité de la situation du débiteur, sauf si cette créance résulte d'une manœuvre frauduleuse ou d'une fausse déclaration ".
6. Il résulte des dispositions mentionnées aux points 3, 4 et 5 ci-dessus que pour le calcul des droits à l'allocation de logement sociale, au revenu de solidarité active et de prime d'activité, les ressources à prendre en compte s'entendent de l'ensemble des revenus, notamment des revenus fonciers tels les revenus locatifs.
7. Lorsqu'il statue sur un recours dirigé contre une décision rejetant une demande de remise gracieuse d'un indu d'aide personnelle au logement, de revenu de solidarité active ou de prime d'activité, il appartient au juge administratif d'examiner si une remise gracieuse totale ou partielle est justifiée et de se prononcer lui-même sur la demande en recherchant si, au regard des circonstances de fait dont il est justifié par l'une et l'autre partie à la date de sa propre décision, la situation de précarité du débiteur et sa bonne foi justifient que lui soit accordée une remise de dette. Lorsque l'indu résulte de ce que l'allocataire a omis de déclarer certaines de ses ressources, il y a lieu, pour apprécier la condition de bonne foi de l'intéressé, hors les hypothèses où les omissions déclaratives révèlent une volonté manifeste de dissimulation ou, à l'inverse, portent sur des ressources dépourvues d'incidence sur le droit de l'intéressé au revenu de solidarité active ou sur son montant, de tenir compte de la nature des ressources ainsi omises, de l'information reçue et de la présentation du formulaire de déclaration des ressources, du caractère réitéré ou non de l'omission, des justifications données par l'intéressé ainsi que de toute autre circonstance de nature à établir que l'allocataire pouvait de bonne foi ignorer qu'il était tenu de déclarer les ressources omises. À cet égard, si l'allocataire a pu légitimement, notamment eu égard à la nature du revenu en cause et de l'information reçue, ignorer qu'il était tenu de déclarer les ressources omises, la réitération de l'omission ne saurait alors suffire à caractériser une fausse déclaration.
8. Il résulte de l'instruction que les indus d'allocation de logement sociale, de revenu de solidarité active et de prime d'activité mis à la charge de Mme E trouvent leur cause dans une série d'omissions déclaratives de l'intéressée relatives à des revenus provenant de la location d'un studio situé à Nice en méconnaissance, notamment, des dispositions des articles R. 822-2 du code de la construction et de l'habitation, R. 262-6 et R. 262-37 du code de l'action sociale et des familles et R. 846-5 du code de la sécurité sociale mentionnés aux points 3,4 et 5 ci-dessus. La requérante soutient avoir été de bonne foi dans ses déclarations et avoir renseigner les divers formulaires conformément aux indications accompagnant ces derniers ainsi que des conseils recueillis auprès des agents de la mutualité sociale agricole, que la location du studio n'était pas une source de revenu, le montant du loyer ne couvrant pas les charges pour un montant mensuel de 158 euros et qu'elle se trouvait dans des difficultés financières. Cependant, il ressort du rapport d'enquête établi le 3 janvier 2020 par un agent assermenté de la mutualité sociale agricole, dont les mentions font foi jusqu'à preuve du contraire, que parmi les charges afférentes au studio loué se trouvait le remboursement d'un prêt d'un montant de 693 euros ayant permis son acquisition. Ainsi, s'agissant de la demande de revenu de solidarité active, en application des dispositions de l'article R. 262-6 du code de l'action social et des familles, la part correspondant au remboursement du capital ne pouvait venir en diminution des revenus locatifs et, en tout état de cause, la requérante était tenue de mentionner dans ses déclarations trimestrielles de ressources, CERFA n° 14129*03, la nature et le montant des revenus fonciers dans la rubrique " Si autres ressources précisez : ". En ce qui concerne l'allocation de logement sociale et la prime d'activité, ainsi qu'il a été mentionné au point 6 ci-dessus, la requérante était tenue, nonobstant la circonstance que le montant du loyer ne couvre pas le montant des charges afférant au bien loué, notamment le remboursement du prêt ayant permis son acquisition, ou qu'elle ait été mal renseignée par un agent de la mutualité, ce qu'au demeurant elle n'établit pas, de déclarer l'ensemble de ses revenus dont ses revenus locatifs.
9. Eu égard à la nature des ressources ainsi omises, à la présentation des formulaires de déclaration de ressources trimestrielles de revenu de solidarité active qui énumèrent les catégories de ressources à déclarer, dont les salaires et les revenus fonciers, Mme E ne pouvait de bonne foi ignorer qu'elle était tenue de déclarer ses revenus locatifs. Par suite, la requérante n'est pas fondée à soutenir que les décisions contestées seraient entachées d'erreur de droit et d'erreur manifeste d'appréciation ni de solliciter la remise totale des indus mis à sa charge.
10. Il résulte de ce qui précède que les conclusions de Mme E aux fins d'annulation des décisions querellées et de remises des indus litigieux ne peuvent qu'être rejetées.
D E C I D E :
Article 1er : La requête de Mme E est rejetée.
Article 2 : La présente décision sera notifiée à Mme D E, à la mutualité sociale agricole Provence azur et au département des Alpes-Maritimes.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 30 janvier 2023.
Le magistrat désigné,
Signé
D. ALa greffière,
Signé
O. Mouloud
La République mande et ordonne au ministre des solidarités, de l'autonomie et des personnes handicapées, en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
Pour le greffier en chef,
Ou par délégation la greffière,
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026