jeudi 7 décembre 2023
| Juridiction | Tribunal Administratif de Nice |
| Section | Tribunal Administratif de Nice |
| N° Dossier | TA06-2004593 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | C |
| Formation | 1ère chambre |
| Avocat requérant | SUID - VANHEMELRYCK |
Vu la procédure suivante :
Par une requête, enregistrée le 12 novembre 2020, M. et Mme A, représentés par Me Suid-Vanhemelryck, doivent être regardés comme demandant au tribunal :
1°) de prononcer la décharge des impositions supplémentaires d'impôt sur le revenu et de contributions sociales auxquelles ils ont été soumis au titre des années 2016 et 2017 ;
2°) d'annuler le rejet de leur demande de remise gracieuse du 28 juillet 2020 ;
2°) de mettre à la charge de l'Etat la somme de 1500 euros en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative ;
Ils soutiennent que :
- la procédure de vérification de la comptabilité de la société RMD06 est entachée d'une méconnaissance de l'obligation de conduire un débat oral et contradictoire ; les bilans de cette société déposés pour 2016 et 2017 sont des faux ; la réalité des distributions occultes dont ils auraient bénéficié de la part de cette société dont ils étaient les actionnaires majoritaires n'est donc pas établie ;
- les revenus distribués sont incompatibles avec la réalité de leur train de vie et leurs ressources ;
- les sommes dont ils doivent s'acquitter sont disproportionnées au regard de leur revenu.
Par un mémoire en défense, enregistré le 18 janvier 2021, le directeur de la direction départementale des finances publiques des Alpes-Maritimes conclut au rejet de la requête :
Il soutient :
- à titre principal, que la requête, qui constitue un recours pour excès de pouvoir contre la décision de rejet de la demande de remise gracieuse déposée par les requérants, méconnaît l'article R.411-1 du code de justice administrative et est irrecevable ;
- à titre subsidiaire, si le tribunal retient qu'il s'agit d'une requête en décharge d'imposition, que ladite requête est irrecevable à défaut de produire l'avis d'imposition contesté ; qu'en toute hypothèse, les moyens de la requête ne sont pas fondés.
Vu les autres pièces du dossier ;
Vu :
- le code général des impôts et le livre des procédures fiscales ;
- le code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de M. Soli, rapporteur,
- les conclusions de Mme Perez, rapporteure publique,
- et les observations de Me Suid-Vanhemelryck pour les requérants.
Considérant ce qui suit :
1. La société de maçonnerie SARL RMD06 a fait l'objet d'une vérification de comptabilité au titre de la période du 1er janvier 2016 au 31 décembre 2018 suivant la procédure de taxation d'office de l'article 74 du livre des procédures fiscales. Au cours de ce contrôle le service a regardé les bénéfices non déclarés par la société en 2017 et 2018 comme des revenus distribués à M. et Mme A respectivement gérant de fait et gérante statutaire de la société et imposables entre leurs mains au titre de l'impôt sur le revenu et des prélèvements sociaux. Une proposition de rectification en date du 10 décembre 2019 mettant à la charge de M.et Mme A la somme de 112 049 euros leur a été adressée. Cette somme a été mise en recouvrement le 15 juin 2020. Les requérants ont adressé le 28 juillet 2020 un courrier qui doit être regardé comme une réclamation contentieuse nonobstant la circonstance qu'elle soit intitulée " recours gracieux " dès lors que dans ledit courrier ils contestent la régularité de la procédure de vérification de la SARL RMD06 et demandent la décharge des impositions litigieuses. Le service ayant opposé une décision implicite de rejet à cette réclamation, M. et Mme A doivent être regardés comme demandant au tribunal la décharge des impositions et pénalités contestées au titre des années 2016 et 2017, soit un total de 112 748 euros.
2. Aux termes de l'article R. 197-3 du livre des procédures fiscales dispose que : " Toute réclamation doit à peine d'irrecevabilité : / a) Mentionner l'imposition contestée ; / b) Contenir l'exposé sommaire des moyens et les conclusions de la partie ; / c) Porter la signature manuscrite de son auteur ; à défaut l'administration invite par lettre recommandée avec accusé de réception le contribuable à signer la réclamation dans un délai de trente jours ; / d) Etre accompagnée soit de l'avis d'imposition, d'une copie de cet avis ou d'un extrait du rôle, soit de l'avis de mise en recouvrement ou d'une copie de cet avis, soit, dans le cas où l'impôt n'a pas donné lieu à l'établissement d'un rôle ou d'un avis de mise en recouvrement, d'une pièce justifiant le montant de la retenue ou du versement. / La réclamation peut être régularisée à tout moment par la production de l'une des pièces énumérées au d ". Il résulte de ces dispositions que la réclamation préalable formée devant l'administration fiscale doit être accompagnée soit de l'avis d'imposition, soit d'un extrait du rôle. En l'espèce, ainsi que le fait valoir l'administration, ni la réclamation préalable ni la requête ne contenaient l'avis d'imposition. Il s'ensuit que la requête est irrecevable.
Sur les frais liés au litige :
3. Ces dispositions font obstacle à ce qu'une somme soit mise à la charge de l'Etat, qui n'est pas la partie perdante dans la présente instance, au titre des frais exposés par les requérants et non compris dans les dépens.
D E C I D E :
Article 1er : La requête de M. et Mme A est rejetée.
Article 2 : Le présent jugement sera notifié à M. et Mme A et au directeur de la direction départementale des services fiscaux des Alpes-Maritimes.
Délibéré après l'audience du 13 novembre 2023, à laquelle siégeaient :
Mme Chevalier-Aubert, présidente,
M. Soli, premier conseiller,
Mme Bergantz, conseillère.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 7 décembre 2023.
Le rapporteur,
signé
P. Soli
La présidente,
signé
V. Chevalier-AubertLa greffière,
signé
V. Suner
La République mande et ordonne au ministre de l'économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
Pour le greffier en chef,
ou par délégation la greffière,
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
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Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
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01/06/2026