LogoMeilleurAvocats.fr
AvocatsAssistant IABlogPrix
ConnexionDéposer ma demande

Vous avez un problème juridique ?

Décrivez votre situation en 2 minutes — un avocat spécialisé vous répond sous 24h.

Déposer ma demandeJe suis avocat
Logo MeilleurAvocats.frMeilleurAvocats.fr

Mise en relation avocat–client par l'IA. Gratuit pour les particuliers.

Particuliers

  • Déposer une demande
  • Trouver un avocat
  • Assistant IA gratuit
  • Bibliothèque juridique
  • Guides pratiques
  • Jurisprudence

Avocats

  • Pour les avocats
  • Espace avocat
  • Tarifs et formules
  • Recevoir des leads
  • Programme d'affiliation
  • Contact commercial

Spécialités

  • Droit général
  • Droit du travail
  • Droit de la sécurité sociale et de la protection sociale
  • Droit fiscal et droit douanier
  • Droit de la famille, des personnes et de leur patrimoine
  • Droit immobilier

Légal

  • Mentions légales
  • Confidentialité
  • CGU
  • Cookies
  • Contact

Newsletter juridique hebdomadaire

Décisions clés, évolutions législatives, conseils pratiques — chaque semaine.

© 2026 MeilleurAvocats.fr— KONSEIL SAS. Tous droits réservés.

Mentions légales|Confidentialité|Cookies

BOB★La messagerie française & cryptée pour des échanges confidentiels entre avocats et clients.

En savoir +TéléchargerBOB
AccueilJurisprudence administrativeN° TA06-2004724

Tribunal Administratif de Nice — Décision N° TA06-2004724

jeudi 21 décembre 2023

JuridictionTribunal Administratif de Nice
SectionTribunal Administratif de Nice
N° DossierTA06-2004724
TypeDécision
RecoursExcès de pouvoir
PublicationC
Formation2ème Chambre
Avocat requérantCOURRECH

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête et un mémoire complémentaire, enregistrés les 18 novembre 2020 et 21 décembre 2022, la société par actions simplifiée Bocalo, prise en la personne de son président en exercice et représentée par Me Courrech, demande au tribunal :

1°) d'annuler l'arrêté du 27 février 2020 par lequel le préfet des Alpes-Maritimes a retiré la décision tacite de non-opposition à déclaration préalable et s'est opposé à la déclaration préalable n° DP006 088 19 S0982 obtenue par elle en vue de l'aménagement de neuf logements, l'embellissement d'ouvertures en façades, la dépose d'une toiture légère de véranda pour restitution à l'état originel et sans altération du gros œuvre, la mise en place d'un parc de stationnement, la mise en place d'une aire de stockage de conteneurs à déchets ménagers et la mise en place d'un espace deux-roues sur un terrain cadastré CI n° 88 et situé 357 avenue de Fabron à Nice, ensemble la décision par laquelle le préfet des Alpes-Maritimes a implicitement rejeté son recours gracieux ;

2°) de mettre à la charge de l'Etat la somme de 2 500 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

La société soutient que :

- la décision litigieuse est signée par une autorité incompétente ;

- elle méconnaît les dispositions de l'article 2.1.3.2 du règlement du plan local d'urbanisme de la métropole Nice-Côte d'Azur pour la zone UFc1 relatif à l'implantation par rapport aux limites séparatives ;

- elle méconnaît les dispositions de l'article 3.1 du même règlement pour la zone UFc1 relatives à la desserte du terrain.

Par deux mémoires en défense, enregistrés les 25 octobre 2022 et 12 octobre 2023, le préfet des Alpes-Maritimes conclut au rejet de la requête.

Le préfet fait valoir qu'aucun des moyens de la requête n'est fondé.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu :

- le code de l'urbanisme ;

- le code de justice administrative.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.

Ont été entendus au cours de l'audience publique du 30 novembre 2023 :

- le rapport de M. Combot ;

- et les conclusions de Mme Sorin, rapporteure publique.

Considérant ce qui suit :

1. Par arrêté du 27 février 2020, le préfet des Alpes-Maritimes a retiré la décision tacite de non-opposition à la déclaration préalable n° DP006 088 19 S0982 puis s'est opposé à cette déclaration préalable , obtenue par la société par actions simplifiée (ci-après ; " SAS ") " Bocalo " en vue de l'aménagement de neuf logements, l'embellissement d'ouvertures en façades, la dépose d'une toiture légère de véranda pour restitution à l'état originel et sans altération du gros œuvre, la mise en place d'un parc de stationnement, la mise en place d'une aire de stockage de conteneurs à déchets ménagers et la mise en place d'un espace deux-roues sur un terrain cadastré CI n° 88 et situé 357 avenue de Fabron à Nice. Par courrier du 12 août 2020, la SAS Bocalo a formé un recours gracieux à l'encontre de cette décision, qui a été implicite rejeté. La SAS Bocalo demande au tribunal d'annuler l'arrêté préfectoral du 27 février 2020 ainsi que la décision implicite de rejet de son recours gracieux.

Sur les conclusions à fin d'annulation :

2. En premier lieu, aux termes de l'article 2.1.3.2 du règlement du plan local d'urbanisme de la métropole Nice-Côte d'Azur (ci-après, " PLUM ") pour la zone UFc1 : " Les constructions doivent s'implanter à une distance minimale de 5m des limites séparatives. () ". Par ailleurs, l'article 46 des dispositions générales du même règlement dispose : " Article 45. Lexique / Aménagements : / Les aménagements ne sont pas inclus dans la définition des constructions et des bâtiments. Ce sont des travaux légers, ouvrages comportant, ou non, des fondations. A titre d'exemple, les clôtures, murs de moins de 2m de hauteur, murs de soutènement, aires de stationnement à l'air libre, etc. entrent dans cette catégorie. / () Construction : / Une construction est un édifice ou un ouvrage fixe et pérenne, comportant ou non des fondations et générant un espace utilisable par l'Homme en sous-sol ou en surface. / Les constructions englobent également tous types de travaux, d'ouvrage ou d'installations (à l'exception des clôtures qui bénéficient d'un régime propre). / La notion de construction recouvre notamment les constructions en surplomb (construction sur pilotis, cabanes dans les arbres), les constructions non comprises dans la définition du bâtiment, telles que les pergolas, hangars, abris de stationnement, piscines, les sous-sols non compris dans un bâtiment. En revanche, les constructions excluent les murs d'une hauteur de moins de 2m et les murs de soutènement. "

3. En l'espèce, il ressort des pièces du dossier, notamment du plan DP2-3 et de la notice complémentaire de la déclaration préalable en litige, que le projet prévoit l'aménagement d'une aire de stationnement située au nord du terrain d'assiette du projet, en limite séparative de la parcelle CI n° 136. Cette aire de stationnement réalisée par l'exhaussement du sol et la création de murs de soutènement comporte treize places de stationnement paysager de type " evergreen ". Il s'ensuit que cette aire de stationnement à l'air libre, qui constitue un aménagement et non une construction au sens des dispositions générales du règlement du PLUM précitées, n'était pas soumise aux dispositions de l'article 2.1.3.2 du règlement du PLUM pour la zone UFc1 également précitées. Par suite, en se fondant sur ces dispositions, le préfet des Alpes-Maritimes a entaché la décision attaquée d'une erreur de droit.

4. En second lieu, l'article 3.1 du règlement du PLUM pour la zone UFc1 dispose : " 3.1 Desserte par les voies publiques ou privées. / Tout terrain doit être desservi par des voies publiques ou privées dans des conditions répondant à l'importance ou à la destination des constructions ou des aménagements envisagés. / Les caractéristiques des voies de desserte doivent être compatibles avec la circulation et l'utilisation des engins de lutte contre l'incendie. / Les accès ne doivent pas présenter de risque pour la sécurité des usagers des voies, quel que soit leur mode de déplacement, ni pour celle des personnes utilisant ces accès. / Cette sécurité doit être appréciée compte-tenu, notamment, de la position des accès, de leur configuration ainsi que de la nature et de l'intensité du trafic. () ".

5. L'autorité compétente et, en cas de recours, le juge administratif doivent s'assurer qu'une ou plusieurs voies d'accès au terrain d'assiette du projet pour lequel un permis de construire est demandé permettent de satisfaire aux exigences posées par les règles d'urbanisme citées ci-dessus. A cette fin, pour apprécier les possibilités d'accès au terrain pour le propriétaire ou les tiers, il incombe à l'autorité compétente et au juge de s'assurer de l'existence d'une desserte suffisante de la parcelle par une voie ouverte à la circulation publique et, le cas échéant, de l'existence d'un titre créant une servitude de passage donnant accès à cette voie.

6. En l'espèce, et d'une part, il ressort des pièces du dossier que la société pétitionnaire produit la servitude de passage grevant la parcelle CI n° 89 au profit de la parcelle CI n° 88, permettant la desserte du terrain d'assiette du projet. Il n'appartenait pas au préfet des Alpes-Maritimes d'examiner la régularité de cette servitude. D'autre part, si le préfet des Alpes-Maritimes soutient que les caractéristiques de la voie ne sont pas compatibles avec l'importance du projet consistant à la création de neuf logements, compte tenu de l'augmentation du trafic qu' implique le projet, de la pente de cette voie et du virage qu'elle présente, il ressort des pièces du dossier, notamment de la notice complémentaire " voie et accès " et du relevé de la voie d'accès, que cette voie présente une largeur comprise entre 4,15 mètres et 7,20 mètres et comporte au niveau le plus réduit un tronçon d'une longueur de 17 mètres. Il est par ailleurs soutenu par la société requérante et non contesté par le préfet que la dimension de la voie au niveau du virage est suffisante et que la visibilité permet le passage de véhicules. Enfin, il ressort des pièces du dossier que si la métropole Nice-Côte d'Azur, gestionnaire de la voirie, a émis un avis défavorable le 29 novembre 2019 en l'absence de données quant aux caractéristiques de la voie de desserte, elle a, après examen des pièces complémentaires déposées par le pétitionnaire le 12 décembre 2019, émis un avis favorable levant les observations précédemment formulées au titre des conditions de desserte. Par suite, en retenant la méconnaissance des dispositions de l'article 3.1 du règlement du PLUM pour la zone UFc1, le préfet des Alpes-Maritimes a également, sur ce second motif, entaché la décision attaquée d'une erreur de droit.

7. Pour l'application de l'article L. 600-4-1 du code de l'urbanisme, aucun autre moyen de la requête n'est de nature à entrainer l'annulation de l'arrêté en litige.

8. Il résulte de l'ensemble de ce qui précède que la SAS Bocalo est fondée à demander l'annulation de l'arrêté du 27 février 2020, ensemble la décision implicite de rejet de son recours gracieux.

Sur les frais liés au litige :

9. Il y a lieu, dans les circonstances de l'espèce, de mettre à la charge de l'Etat une somme de 1 500 euros au titre des frais exposés par la SAS Bocalo et non compris dans les dépens.

D E C I D E :

Article 1er : L'arrêté du 27 février 2020 du préfet des Alpes-Maritimes et la décision implicite de rejet du recours gracieux formé à l'encontre de cet arrêté sont annulés.

Article 2 : L'Etat versera à la société par actions simplifiée Bocalo une somme de 1 500 euros en application des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Article 3 : Le présent jugement sera notifié à la société par actions simplifiée Bocalo et au ministre de la transition écologique et de la cohésion des territoires.

Copie en sera adressée au préfet des Alpes-Maritimes et à la commune de Nice.

Délibéré après l'audience du 30 novembre 2023, à laquelle siégeaient :

M. Silvestre-Toussaint-Fortesa, président ;

M. Holzer, conseiller ;

M. Combot, conseiller ;

Assistés de Mme Martin, greffière.

Décision rendue publique par mise à disposition au greffe, le 21 décembre 2023.

Le rapporteur,

signé

J. Combot

Le président,

signé

F. Silvestre-Toussaint-Fortesa

La greffière,

signé

C. Martin

La République mande et ordonne au ministre de la transition écologique et de la cohésion des territoires en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

Pour expédition conforme,

Le greffier en chef,

Ou, par délégation, la greffière

Décisions similaires

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881

Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.

01/06/2026

← Retour aux décisions