LogoMeilleurAvocats.fr
AvocatsAssistant IABlogPrix
ConnexionDéposer ma demande

Vous avez un problème juridique ?

Décrivez votre situation en 2 minutes — un avocat spécialisé vous répond sous 24h.

Déposer ma demandeJe suis avocat
Logo MeilleurAvocats.frMeilleurAvocats.fr

Mise en relation avocat–client par l'IA. Gratuit pour les particuliers.

Particuliers

  • Déposer une demande
  • Trouver un avocat
  • Assistant IA gratuit
  • Bibliothèque juridique
  • Guides pratiques
  • Jurisprudence

Avocats

  • Pour les avocats
  • Espace avocat
  • Tarifs et formules
  • Recevoir des leads
  • Programme d'affiliation
  • Contact commercial

Spécialités

  • Droit général
  • Droit du travail
  • Droit de la sécurité sociale et de la protection sociale
  • Droit fiscal et droit douanier
  • Droit de la famille, des personnes et de leur patrimoine
  • Droit immobilier

Légal

  • Mentions légales
  • Confidentialité
  • CGU
  • Cookies
  • Contact

Newsletter juridique hebdomadaire

Décisions clés, évolutions législatives, conseils pratiques — chaque semaine.

© 2026 MeilleurAvocats.fr— KONSEIL SAS. Tous droits réservés.

Mentions légales|Confidentialité|Cookies

BOB★La messagerie française & cryptée pour des échanges confidentiels entre avocats et clients.

En savoir +TéléchargerBOB
AccueilJurisprudence administrativeN° TA06-2004928

Tribunal Administratif de Nice — Décision N° TA06-2004928

mardi 3 octobre 2023

JuridictionTribunal Administratif de Nice
SectionTribunal Administratif de Nice
N° DossierTA06-2004928
TypeDécision
RecoursExcès de pouvoir
PublicationC
Formation5ème Chambre
Avocat requérantDE SURVILLE

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête enregistrée le 1er décembre 2020, la SARL Sports, Loisirs des Vallées, représentée par Me De Surville, demande au tribunal :

1°) d'annuler la décision du 16 septembre 2020 par laquelle la ville de Nice a décidé de ne pas renouveler la délégation de service public conclue le 26 novembre 2014 ;

2°) d'enjoindre au maire de la ville de Nice de relancer en urgence une nouvelle délégation de service public pour le champ de tir du Vallon de Lare ;

3°) d'enjoindre au maire de la ville de Nice de maintenir l'occupation sur le site du Vallon de Lare par la SARL Sports, Loisirs des Vallées et l'association sportive du Tir Club des Vallées jusqu'à l'attribution de la nouvelle délégation de service public ;

4°) de mettre à la charge de la ville de Nice la somme de 4 500 euros en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Elle soutient que :

- la décision attaquée est entachée d'un vice de forme au motif qu'elle serait intervenue qu'après qu'une réunion a été sollicitée auprès de la mairie de Nice ;

- elle est entachée d'erreurs manifestes d'appréciation quant à la notion de service public et aux motifs de non renouvèlement de la délégation de service public ;

- elle est brutale et tardive ;

- elle est constitutive d'une rupture d'égalité.

Par un mémoire en défense, enregistré le 20 septembre 2021, la ville de Nice, représentée par Me Hourcabie, conclut au rejet de la requête et à ce que la somme de 5 000 euros soit mise à la charge de la SARL Sports, Loisirs et Vallées au titre des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Il fait valoir que les moyens soulevés par la société requérante sont inopérants.

Par ordonnance du 23 août 2022, la clôture d'instruction a été fixée au 23 septembre 2022.

Un mémoire présenté par la SARL Sports, Loisirs des Vallées a été enregistré le 10 novembre 2022.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu le code de justice administrative.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.

Ont été entendus au cours de l'audience publique :

- le rapport de Mme Duroux, conseillère,

- les conclusions de Mme Moutry, rapporteure publique,

- et les observations de Me De Surville, représentant la SARL Sport, Loisirs des Vallées et de Me Hourcabie, représentant la ville de Nice.

Considérant ce qui suit :

1. Par un contrat de délégation de service public conclu le 26 novembre 2014, la ville de Nice a confié à la SARL Sport, Loisirs des Vallées, pour une durée de six ans à compter du 1er décembre 2014, la gestion et l'exploitation du champ de tir, dit A, lui appartenant et situé sur les communes de Peillon et de La Trinité. Par une lettre en date du 16 septembre 2020, la ville de Nice a informé le conseil de la SARL Sport, Loisirs des Vallées de sa décision de ne pas renouveler le contrat de délégation de service public. Par un courrier du 30 septembre 2020, la SARL Sport, Loisirs des Vallées a présenté un recours gracieux qui a été implicitement rejeté. Par la présente requête, la SARL Sport, Loisirs des Vallées demande au tribunal d'annuler la décision du 16 septembre 2020.

Sur les conclusions aux fins d'annulation :

2. En premier lieu, la société requérante n'est pas fondée à soutenir que la décision attaquée est entachée d'un vice de forme au motif qu'elle serait intervenue qu'après qu'elle a sollicité une réunion auprès de la mairie de Nice, dès lors qu'elle avait parfaitement connaissance que la délégation de service public litigieuse avait été conclue pour une durée limitée de six ans, ainsi que le prévoit son article 2. Par suite, le moyen sera écarté.

3. En deuxième lieu, la société requérante n'est pas fondée à soutenir que la décision attaquée est entachée d'erreurs manifestes d'appréciation au motif que les arguments avancés par la ville de Nice, pour justifier le non renouvèlement de la délégation de service, sont erronés, dès lors, ainsi qu'il a été dit au point précédent, cette délégation de service public a été conclue pour une durée limitée de six ans. Par suite, le moyen sera écarté comme inopérant.

4. En troisième lieu, en se bornant à soutenir que l'activité du tir sportif constitue un service public, la société requérante ne conteste pas sérieusement la légalité de la décision attaquée. Au demeurant, s'agissant d'un service public facultatif, la société requérante ne peut prétendre à aucun droit au maintien d'une telle activité. Dès lors le moyen tiré de l'erreur manifeste d'appréciation doit être écarté comme inopérant.

5. En quatrième lieu, ainsi qu'il a été dit au point 2, l'article 2 de la délégation de service public conclue le 26 novembre 2014, prévoit que " le contrat a une durée de 6 ans à compter du 1er décembre 2014 ". Par ailleurs, il est constant que lors de la réunion qui s'est tenue le 1er septembre 2020, les représentants de la ville de Nice ont indiqué que ladite délégation ne sera pas renouvelée. Dès lors, la société requérante n'est pas fondée à soutenir que la décision attaquée serait intervenue " brutalement " et tardivement. Par suite, le moyen sera écarté.

6. En cinquième et dernier lieu, la société requérante soutient que la décision attaquée entraine une rupture d'égalité de traitement avec le second champ de tir situé sur le Vallon de l'Oli appartenant également à la ville de Nice qui bénéficie d'une autorisation d'occupation temporaire du domaine public et non d'une délégation de convention de service public. Toutefois, la société requérante n'apporte aucun élément de preuve à l'appui de cette allégation. Au surplus, tant l'autorisation d'occupation temporaire que la délégation de service public ne confèrent aucun droit acquis à son titulaire. Par suite, le moyen sera écarté.

7. Il résulte de tout ce qui précède que les conclusions aux fins d'annulation de la décision du 16 septembre 2020 doivent être rejetées, ainsi que, par voie de conséquences, les conclusions aux fins d'injonctions.

Sur les frais liés au litige :

8. Les dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative font obstacle à ce qu'une quelconque somme soit mise à la charge de la ville de Nice, qui n'est pas la partie perdante dans la présente instance.

9. Il y a lieu, dans les circonstances de l'espèce, de mettre à la charge de la SARL Sports, Loisirs des Vallées la somme de 1 000 euros à verser à la ville de Nice au titre des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

D E C I D E :

Article 1er : La requête de la SARL Sports, Loisirs des Vallées est rejetée.

Article 2 : La SARL Sports, Loisirs et Vallées versera à la ville de Nice la somme de 1 000 euros en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Article 3 : Le présent jugement sera notifié à la SARL Sports, Loisirs et Vallées et à la ville de Nice.

Délibéré après l'audience du 11 septembre 2023, à laquelle siégeaient :

M. Pascal, président,

Mme Duroux, conseillère,

M. Holzer, conseiller,

assistés de Mme Génovèse, greffière.

Rendu public par mise à disposition au greffe le 3 octobre 2023.

La rapporteure,

signé

G. DUROUX

Le président,

signé

F.PASCALLa greffière,

signé

S. GENOVESE

La République mande et ordonne au préfet des Alpes-Maritimes en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

Pour expédition conforme,

Pour le greffier en chef

Ou par délégation, le greffier

Décisions similaires

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881

Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.

01/06/2026

← Retour aux décisions