LogoMeilleurAvocats.fr
AvocatsAssistant IABlogPrix
ConnexionDéposer ma demande

Vous avez un problème juridique ?

Décrivez votre situation en 2 minutes — un avocat spécialisé vous répond sous 24h.

Déposer ma demandeJe suis avocat
Logo MeilleurAvocats.frMeilleurAvocats.fr

Mise en relation avocat–client par l'IA. Gratuit pour les particuliers.

Particuliers

  • Déposer une demande
  • Trouver un avocat
  • Assistant IA gratuit
  • Bibliothèque juridique
  • Guides pratiques
  • Jurisprudence

Avocats

  • Pour les avocats
  • Espace avocat
  • Tarifs et formules
  • Recevoir des leads
  • Programme d'affiliation
  • Contact commercial

Spécialités

  • Droit général
  • Droit du travail
  • Droit de la sécurité sociale et de la protection sociale
  • Droit fiscal et droit douanier
  • Droit de la famille, des personnes et de leur patrimoine
  • Droit immobilier

Légal

  • Mentions légales
  • Confidentialité
  • CGU
  • Cookies
  • Contact

Newsletter juridique hebdomadaire

Décisions clés, évolutions législatives, conseils pratiques — chaque semaine.

© 2026 MeilleurAvocats.fr— KONSEIL SAS. Tous droits réservés.

Mentions légales|Confidentialité|Cookies

BOB★La messagerie française & cryptée pour des échanges confidentiels entre avocats et clients.

En savoir +TéléchargerBOB
AccueilJurisprudence administrativeN° TA06-2005460

Tribunal Administratif de Nice — Décision N° TA06-2005460

jeudi 13 juillet 2023

JuridictionTribunal Administratif de Nice
SectionTribunal Administratif de Nice
N° DossierTA06-2005460
TypeDécision
RecoursExcès de pouvoir
PublicationC
Formation2ème Chambre
Avocat requérantJUHAN

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête et quatre mémoires complémentaires, enregistrés les 29 décembre 2020, 9 décembre 2021, 6 janvier 2022, 6 juillet 2022 et 17 janvier 2023, la société par actions simplifiée 180 Degrés, représentée par Me Grech, demande au tribunal, dans le dernier état de ses écritures :

1°) d'annuler l'arrêté du 15 octobre 2020 par lequel le maire de la commune de Villefranche-Sur-Mer a refusé le permis de construire pour la régularisation d'un bâtiment, des travaux de rénovation, la création d'un garage et d'une zone de stationnement, la modification des espaces verts ainsi que la démolition d'une piscine puis la création d'une nouvelle piscine sur un terrain cadastré section AL n° 102, situé 37, avenue Auguste Galtier à Villefranche-Sur-Mer ;

2°) d'enjoindre au maire de la commune de Villefranche-Sur-Mer de lui délivrer le permis de construire sollicité, dans le délai d'un mois à compter de la date de notification du jugement à intervenir et sous astreinte de 500 euros par jour de retard ;

3°) de mettre à la charge de la commune de Villefranche-Sur-Mer la somme de 10 000 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

La société soutient que :

- l'arrêté du 15 octobre 2020 méconnaît les dispositions de l'article R. 111-27 du code de l'urbanisme ;

- il méconnaît les dispositions des articles R. 111-2 du code de l'urbanisme et 3.1 du règlement du plan local d'urbanisme de la métropole Nice Côte d'Azur relatif aux accès ;

- il méconnaît les dispositions de l'article 3.2.2 du même règlement relatif au réseau d'eau ;

- il méconnaît les dispositions de l'article 2.1.1 du même règlement relatif à l'emprise des constructions ;

- il méconnaît les dispositions de l'article 2.1.2 du même règlement relatif aux hauteurs ;

- il méconnaît les dispositions de l'article 2.2.2 du même règlement relatif à l'implantation des constructions par rapport aux voies ;

- il méconnaît les dispositions de l'article 2.1.3.2 du même règlement relatif à l'implantation des constructions par rapport aux limites séparatives ;

- il méconnaît les dispositions de l'article 2.2.4 du même règlement relatif à la construction d'élément sur les toitures ;

- il méconnaît les dispositions de l'article 2.2.5 du même règlement relatif aux ouvertures ;

- il méconnaît les dispositions de l'article 2.2.6 du même règlement relatif aux couleurs des menuiseries ;

- il méconnaît les dispositions de l'article 2.2.7 du même règlement relatif aux hauteurs des dispositifs et installations techniques ;

- il méconnaît les dispositions de l'article 2.2.8 du même règlement relatif aux murs de soutènement ;

- le projet peut être régularisé sur le fondement de la jurisprudence Thalamy.

Par des mémoires en défense, enregistrés les 14 mars 2022 et 30 novembre 2022, la commune de Villefranche-Sur-Mer, prise en la personne de son maire en exercice et représentée par Me Jacquemin, conclut, à titre principal, à l'irrecevabilité de la requête, à titre subsidiaire au rejet de la requête au fond et, en tout état de cause, à ce que la somme de 3 000 euros soit mise à la charge de la société par action simplifiée 180 Degrés au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Le maire fait valoir que :

- la représentante de la société requérante n'a pas qualité pour agir dans la présente instance ;

- aucun des moyens soulevés n'est au demeurant fondé.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu :

- le code de l'urbanisme ;

- le code de justice administrative.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.

Ont été entendus au cours de l'audience publique du 22 juin 2023 :

- le rapport de M. Combot ;

- les conclusions de Mme Sorin, rapporteure publique ;

- et les observations de Me Grech, représentant la société par actions simplifiée 180 Degrés, et de Me Bessis-Osty, représentant la commune de Villefranche-Sur-Mer.

Considérant ce qui suit :

1. La société par actions simplifiée (ci-après, " SAS ") 180 Degrés, a sollicité auprès du maire de la commune de Villefranche-sur-Mer la délivrance d'un permis de construire pour la régularisation d'un bâtiment, des travaux de rénovation, la création d'un garage et d'une zone de stationnement, la modification des espaces verts ainsi que la démolition d'une piscine puis la création d'une nouvelle piscine sur un terrain cadastré section AL n° 102, situé 37, avenue Auguste Galtier à Villefranche-sur-Mer. Par arrêté du 15 octobre 2020, le maire de la commune de Villefranche-sur-Mer a refusé de délivrer ce permis. La SAS 180 Degrés a introduit un recours gracieux par courrier du 15 novembre 2020, notifié le 19 novembre 2020, lequel a été implicitement rejeté. La SAS 180 Degrés demande au tribunal l'annulation de l'arrêté du 15 octobre 2020.

Sur les conclusions à fin d'annulation :

2. Lorsqu'une construction a été édifiée sans autorisation en méconnaissance des prescriptions légales alors applicables, il appartient au propriétaire qui envisage d'y faire de nouveaux travaux de présenter une demande d'autorisation d'urbanisme portant sur l'ensemble du bâtiment. De même, lorsqu'une construction a été édifiée sans respecter la déclaration préalable déposée ou le permis de construire obtenu ou a fait l'objet de transformations sans les autorisations d'urbanisme requises, il appartient au propriétaire qui envisage d'y faire de nouveaux travaux de présenter une demande d'autorisation d'urbanisme portant sur l'ensemble des éléments de la construction qui ont eu ou auront pour effet de modifier le bâtiment tel qu'il avait été initialement approuvé. Il en va ainsi même dans le cas où les éléments de construction résultant de ces travaux ne prennent pas directement appui sur une partie de l'édifice réalisée sans autorisation. Dans l'hypothèse où l'autorité administrative est saisie d'une demande qui ne satisfait pas à cette exigence, elle doit inviter son auteur à présenter une demande portant sur l'ensemble des éléments devant être soumis à son autorisation. Cette invitation, qui a pour seul objet d'informer le pétitionnaire de la procédure à suivre s'il entend poursuivre son projet, n'a pas à précéder le refus que l'administration doit opposer à une demande portant sur les seuls nouveaux travaux envisagés.

3. En l'espèce, l'arrêté litigieux du 15 octobre 2020 par lequel le maire de la commune de Villefranche-sur-Mer a refusé le permis de construire à la SAS 180 Degrés est fondé notamment sur le motif que le niveau supérieur permettant la desserte de la toiture, le niveau d'habitation à une côte d'altimétrie de 316,10, l'accès véhicule du Nord, les extensions réalisées au sous-sol, au rez-de-chaussée et au niveau R+1 ont été faits sans autorisation et qu'ainsi, à défaut d'avoir intégrés ces travaux dans la demande de permis conformément aux principes sus-rappelés au point précédent, les règles susmentionnées avaient été méconnues. Premièrement, si la société requérante soutient que les travaux ont été effectués depuis plus de dix ans, ce qui, en application de l'article L. 111-12 du code de l'urbanisme, entraînerait une régularisation de fait, il ne ressort pas des pièces du dossier que la société requérante apporte la preuve de ce que l'ensemble des travaux précités aient été réalisés plus de dix ans auparavant. Deuxièmement, lorsque le bénéficiaire d'un permis ou d'une décision de non-opposition à déclaration préalable a adressé au maire une déclaration attestant l'achèvement et la conformité des travaux réalisés en vertu de l'autorisation d'urbanisme, l'autorité compétente ne peut plus en contester la conformité au permis ou à la déclaration si elle ne l'a pas fait dans le délai, suivant les cas, de trois ou de cinq mois ni, dès lors, sauf le cas de fraude, exiger du propriétaire qui envisage de faire de nouveaux travaux sur la construction qu'il présente une demande de permis ou dépose une déclaration portant également sur des éléments de la construction existante, au motif que celle-ci aurait été édifiée sans respecter le permis de construire précédemment obtenu ou la déclaration préalable précédemment déposée. Contrairement à ce qu'elle soutient, la SAS 180 Degrés, sur laquelle pèse la charge de la preuve, n'établit pas que les travaux en cause auraient été exécutés avant que la conformité des travaux ne soit constatée. Troisièmement, à supposer que la société requérante soutienne que les travaux qui sont nécessaires à la préservation et la sécurisation du bâtiment peuvent être autorisés, elle n'établit en tout état de cause pas que les travaux objet de la demande d'autorisation litigieuse étaient nécessaires à cette préservation et cette sécurisation. Il s'ensuit que le motif de refus susmentionné retenu par l'arrêté litigieux est fondé et pouvait dès lors, à lui seul, justifier le refus de permis de construire opposé par la commune de Villefranche-sur-Mer.

4. Il résulte de ce qui précède que les conclusions à fin d'annulation présentée par la SAS 180 Degrés doivent être rejetées ainsi que, par voie de conséquence, ses conclusions à fin d'injonction.

Sur les frais liés au litige :

5. Les dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative font obstacle à ce que soit mise à la charge de la commune de Villefranche-sur-Mer, qui n'est pas dans la présente instance la partie perdante, la somme demandée par la SAS 180 Degrés au titre des frais exposés par elle et non compris dans les dépens. Il y a lieu, dans les circonstances de l'espèce, de mettre à la charge de la SAS 180 Degrés une somme de 1 500 euros demandée par la commune de Villefranche-sur-Mer au même titre.

D E C I D E :

Article 1er : La requête de la société par actions simplifiée 180 Degrés est rejetée.

Article 2 : La société par actions simplifiée 180 Degrés versera à la commune de Villefranche-sur-Mer une somme de 1 500 (mille cinq cents) euros en application des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Article 3 : La présente décision sera notifiée à la société par actions simplifiée 180 Degrés et à la commune de Villefranche-sur-Mer.

Délibéré après l'audience du 22 juin 2023, à laquelle siégeaient :

M. Silvestre-Toussaint-Fortesa, président ;

Mme Le Guennec, conseillère ;

M. Combot, conseiller ;

Assistés de Mme Albu, greffière.

Décision rendue publique par mise à disposition au greffe, le 13 juillet 2023.

Le rapporteur,

signé

J. Combot

Le président,

signé

F. Silvestre-Toussaint-Fortesa

La greffière,

signé

C. Albu

La République mande et ordonne au préfet des Alpes-Maritimes en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

Pour expédition conforme,

Le greffier en chef,

Ou par délégation, la greffière,

C. Albu

Décisions similaires

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881

Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.

01/06/2026

← Retour aux décisions