mardi 3 octobre 2023
| Juridiction | Tribunal Administratif de Nice |
| Section | Tribunal Administratif de Nice |
| N° Dossier | TA06-2100059 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | C |
| Formation | 5ème Chambre |
| Avocat requérant | ASSOCIATON DAGHERO - DUBOIS |
Vu la procédure suivante :
Par une requête et un mémoire, enregistrés les 7 janvier et 27 septembre 2021, Mme B A, représentée par Me Dubois, demande au tribunal, dans le dernier état de ses écritures :
1°) d'annuler l'arrêté du 6 novembre 2020 par lequel le maire de Bézaudun-les-Alpes a refusé de lui délivrer un permis de construire modificatif en vue de la modification des matériaux et couleurs des revêtements des façades et de la toiture de la construction telle qu'elle avait été autorisée par le permis de construire délivré le 24 novembre 2016 ;
2°) de mettre à la charge de la commune de Bézaudun-les-Alpes une somme de 3 000 euros en application des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Elle soutient que :
- sa requête est recevable ;
- les modifications envisagées par le permis de construire modificatif litigieux n'ont pas pour effet de remettre en cause l'économie générale du projet tel qu'autorisé par le permis de construire initial ;
- en refusant sa demande de permis de construire modificatif le maire de Bézaudun-les-Alpes a entaché sa décision d'une erreur manifeste d'appréciation.
Par un mémoire en défense, enregistré le 10 août 2021, la commune de Bézaudun-les-Alpes, représentée par Me Blais, conclut à l'irrecevabilité de la requête, à titre subsidiaire, à son rejet au fond et, en tout état de cause, à ce qu'une somme de 2 000 euros soit mise à la charge de la requérante en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Elle soutient que :
- la requête est irrecevable en ce que la requérante n'a pas accompli les formalités exigées par les dispositions de l'article R. 600-1 du code de justice administrative ;
- à titre subsidiaire, aucun des moyens présentés par la requérante n'est fondé ;
- en tout état de cause, il y a lieu de procéder à une substitution de motif dans la mesure où le permis de construire modificatif litigieux ne pouvait être délivré à la requérante compte tenu de la caducité du permis de construire initial.
La requête a été communiquée au préfet des Alpes-Maritimes qui n'a pas produit d'observations.
Par une ordonnance du 30 septembre 2021, la clôture de l'instruction a été fixée au 30 novembre 2021 à 12 heures.
Par un courrier du 4 juillet 2023, les parties ont été invitées à présenter leurs observations sur la possibilité pour le tribunal de prononcer d'office, en application de l'article R. 611-7-3 du code de justice administrative, une injonction tendant à la délivrance à la requérante du permis de construire sollicité.
Vu les autres pièces du dossier ;
Vu :
- le code de l'urbanisme ;
- le décret n° 2003-1169 du 2 décembre 2003 ;
- le code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique du 11 septembre 2023 :
- le rapport de M. Holzer,
- les conclusions de Mme Moutry, rapporteure publique.
Les parties n'étaient ni présentes, ni représentées.
Une note en délibéré, présentée pour la commune de Bézaudun-les-Alpes, a été enregistrée le 12 septembre 2023.
Considérant ce qui suit :
1. Par sa requête, Mme A demande au tribunal d'annuler l'arrêté du 6 novembre 2020 par lequel le maire de Bézaudun-les-Alpes a refusé de lui délivrer un permis de construire modificatif en vue de la modification des matériaux et couleurs des revêtements des façades et de la toiture de la construction telle qu'elle avait été autorisée par le permis de construire délivré le 24 novembre 2016.
Sur la fin de non-recevoir opposée par la commune de Bézaudun-les-Alpes :
2. Aux termes de l'article R. 600-1 du code de l'urbanisme : " En cas de déféré du préfet ou de recours contentieux à l'encontre d'un certificat d'urbanisme, ou d'une décision relative à l'occupation ou l'utilisation du sol régie par le présent code, le préfet ou l'auteur du recours est tenu, à peine d'irrecevabilité, de notifier son recours à l'auteur de la décision et au titulaire de l'autorisation. Cette notification doit également être effectuée dans les mêmes conditions en cas de demande tendant à l'annulation ou à la réformation d'une décision juridictionnelle concernant un certificat d'urbanisme, ou une décision relative à l'occupation ou l'utilisation du sol régie par le présent code. L'auteur d'un recours administratif est également tenu de le notifier à peine d'irrecevabilité du recours contentieux qu'il pourrait intenter ultérieurement en cas de rejet du recours administratif. / () ".
3. Un refus de permis de construire n'est pas au nombre des décisions entrant dans le champ des dispositions de l'article R. 600-1 du code de l'urbanisme et devant ainsi faire l'objet d'une notification à l'auteur de la décision attaquée ainsi que, le cas échéant, à son bénéficiaire. Dans ces conditions, la fin de non-recevoir opposée par la commune de Bézaudun-les-Alpes tirée du défaut d'accomplissement par la requérante des formalités prescrites par ces dispositions doit être écartée.
Sur les conclusions à fin d'annulation :
4. En premier lieu, l'autorité compétente, saisie d'une demande en ce sens, peut délivrer au titulaire d'un permis de construire en cours de validité un permis modificatif, tant que la construction que ce permis autorise n'est pas achevée, dès lors que les modifications envisagées n'apportent pas à ce projet un bouleversement tel qu'il en changerait la nature même.
5. En l'espèce, si la requérante se prévaut du fait que les modifications envisagées par le permis de construire modificatif litigieux n'apportent pas à ce projet un bouleversement tel qu'il en changerait la nature même, il ne ressort pas des termes de l'arrêté litigieux qu'en affirmant que cette demande de permis de construire a pour objet de déroger aux prescriptions émises dans le cadre du permis de construire initial délivré le 24 novembre 2016, le maire de Bézaudun-les-Alpes ait entendu se fonder sur un tel motif pour refuser de délivrer l'autorisation d'urbanisme litigieuse à la requérante. Par suite, un tel moyen ne peut qu'être écarté.
6. En deuxième lieu, pour refuser de délivrer le permis de construire modificatif sollicité par Mme A, le maire de Bézaudun-les-Alpes a retenu comme motif celui tiré de ce que par sa situation, son architecture, ses dimensions et son aspect architectural, le projet porte atteinte au caractère et à l'intérêt des lieux avoisinants en méconnaissance des dispositions de l'article R. 111-27 du code de l'urbanisme.
7. Aux termes de l'article R. 111-27 du code de l'urbanisme : " Le projet peut être refusé ou n'être accepté que sous réserve de l'observation de prescriptions spéciales si les constructions, par leur situation, leur architecture, leurs dimensions ou l'aspect extérieur des bâtiments ou ouvrages à édifier ou à modifier, sont de nature à porter atteinte au caractère ou à l'intérêt des lieux avoisinants, aux sites, aux paysages naturels ou urbains ainsi qu'à la conservation des perspectives monumentales. ".
8. Il résulte de ces dispositions que, si la construction projetée porte atteinte au caractère ou à l'intérêt des lieux avoisinants, aux sites, aux paysages naturels ou urbains ou encore à la conservation des perspectives monumentales, l'autorité administrative compétente peut refuser de délivrer le permis de construire sollicité ou l'assortir de prescriptions spéciales. Pour rechercher l'existence d'une atteinte de nature à fonder le refus de permis de construire ou les prescriptions spéciales accompagnant la délivrance de ce permis, il lui appartient d'apprécier, dans un premier temps, la qualité du site sur lequel la construction est projetée et d'évaluer, dans un second temps, l'impact que cette construction, compte tenu de sa nature et de ses effets, pourrait avoir sur le site.
9. D'une part, il ressort des pièces du dossier que le permis de construire modificatif litigieux a pour seul objet la modification des matériaux et couleurs des revêtements des façades et de la toiture de la construction telle qu'elle avait été autorisée par le permis de construire délivré le 24 novembre 2016. Par suite, le maire de Bézaudun-les-Alpes ne pouvait utilement soutenir que l'arrêté litigieux méconnaît les dispositions de l'article R. 111-27 du code de l'urbanisme en raison de la situation, de l'architecture et des dimensions du projet dès lors que les modifications apportées par le permis de construire modificatif litigieux ne concernent pas de telles caractéristiques de la construction litigieuse.
10. D'autre part, il ressort tant des pièces du dossier que des prises de vues extraites du site GoogleMaps, accessible tant aux juges qu'aux parties, que le projet est séparé par le chemin de La Feubies ouest d'un nombre limité de maisons individuelles pour certaines en pierre de conception traditionnelle et pour d'autres de style provençal revêtues d'enduits de différentes couleurs et s'ouvre au nord sur un vaste espace naturel vierge de toute construction. S'il ressort de la notice architecturale que les façades du projet seront recouvertes d'un enduit à la teinte " gris bleuté clair " pour le corps de volume de l'étage et à la teinte " gris foncé " pour le socle du rez-de-chaussée et que la toiture sera réalisée en gris RAL 7016 correspondant au gris anthracite, de telle modifications qui ne portent que sur la couleur des enduits recouvrant les façades et celle de la toiture ne sont pas de nature, à elles seules, à remettre en cause la bonne insertion du projet dans son environnement alors que les constructions avoisinantes, bien que ne comportant pas de façade grise, n'ont pas toute la même couleur d'enduit et ne sont pas toutes du même style. En outre, il ressort des prescriptions du permis de construire initial que le service instructeur avait admis, s'agissant notamment de la toiture, l'utilisation d'une teinte de couleur grise. Dans ces conditions, en refusant de délivrer le permis de construire litigieux au motif que par sa situation, son architecture, ses dimensions et son aspect architectural, le projet porte atteinte au caractère et à l'intérêt des lieux avoisinants, le maire de Bézaudun-les-Alpes a fait une inexacte application des dispositions de l'article R. 111-27 du code de l'urbanisme.
En ce qui concerne la substitution de motif sollicitée par la commune Bézaudun-les-Alpes :
11. D'une part, l'administration peut, en première instance comme en appel, faire valoir devant le juge de l'excès de pouvoir que la décision dont l'annulation est demandée est légalement justifiée par un motif, de droit ou de fait, autre que celui initialement indiqué, mais également fondé sur la situation existant à la date de cette décision. Il appartient alors au juge, après avoir mis à même l'auteur du recours de présenter ses observations sur la substitution ainsi sollicitée, de rechercher si un tel motif est de nature à fonder légalement la décision, puis d'apprécier s'il résulte de l'instruction que l'administration aurait pris la même décision si elle s'était fondée initialement sur ce motif. Dans l'affirmative il peut procéder à la substitution demandée, sous réserve toutefois qu'elle ne prive pas le requérant d'une garantie procédurale liée au motif substitué.
12. D'autre part, aux termes de l'article R. 424-17 du code de l'urbanisme : " Le permis de construire, d'aménager ou de démolir est périmé si les travaux ne sont pas entrepris dans le délai de trois ans à compter de la notification mentionnée à l'article R. 424-10 ou de la date à laquelle la décision tacite est intervenue. / Il en est de même si, passé ce délai, les travaux sont interrompus pendant un délai supérieur à une année. () ".
13. Il résulte des dispositions précitées du deuxième alinéa de l'article R. 424-17 du code de l'urbanisme que l'interruption des travaux ne rend caduc un permis de construire que si sa durée excède un délai d'un an, commençant à courir après l'expiration du délai de péremption, imparti par le premier alinéa de l'article R. 424-17 du code de l'urbanisme.
14. En l'espèce, la date à laquelle le permis de construire accordé à Mme A le 24 novembre 2016 a été notifié à cette dernière ne ressort d'aucune des pièces du dossier, alors que cette notification est seule susceptible, en application de l'article R. 424-17 précité du code de l'urbanisme, de faire courir le délai de péremption. Toutefois, à supposer même que ce permis de construire initial ait été notifié à M. A le jour de sa délivrance, soit le 24 novembre 2016, le délai dans lequel ce permis était susceptible d'être caduc ne pouvait être atteint à la date de la délivrance du permis de construire modificatif attaqué compte tenu du fait qu'il n'est pas contesté par la commune que des travaux ont bien été réalisés dans le délai de trois ans prévu par le premier alinéa de l'article R. 424-17 du code de l'urbanisme. Dès lors, la caducité de ce permis de construire à la suite d'une interruption des travaux ne pouvait intervenir avant le 24 novembre 2020, soit dix-huit jours après la date de la délivrance du permis de construire modificatif litigieux. Dans ces conditions, le motif dont la commune de Bézaudun-les-Alpes demande la substitution n'étant pas de nature à fonder légalement la décision en litige, il n'y a pas lieu de procéder à la substitution de motif sollicitée.
15. Il résulte de ce qui précède que M. A est fondée à soutenir que l'arrêté du 6 novembre 2020 par lequel le maire Bézaudun-les-Alpes a refusé de lui délivrer un permis de construire modificatif est illégal et, par suite, à en demander son annulation.
Sur les conséquences de l'annulation de la décision attaquée :
16. Lorsque le juge annule un refus de permis de construire ou une opposition à une déclaration après avoir censuré l'ensemble des motifs que l'autorité compétente a énoncés dans sa décision conformément aux prescriptions de l'article L. 424-3 du code de l'urbanisme ainsi que, le cas échéant, les motifs qu'elle a pu invoquer en cours d'instance, il doit ordonner, le cas échéant d'office, à l'autorité compétente de délivrer l'autorisation ou de prendre une décision de non-opposition. Il n'en va autrement que s'il résulte de l'instruction soit que les dispositions en vigueur à la date de la décision annulée, qui, eu égard aux dispositions de l'article L. 600-2 du code de l'urbanisme demeurent applicables à la demande, interdisent de l'accueillir pour un motif que l'administration n'a pas relevé, ou que, par suite d'un changement de circonstances, la situation de fait existant à la date du jugement y fait obstacle.
17. Le présent jugement censure le motif par lequel le maire de Bézaudun-les-Alpes a refusé de délivrer à Mme A le permis de construire modificatif sollicité. Il ne résulte pas de l'instruction que les dispositions en vigueur à la date de l'arrêté attaqué interdiraient de délivrer l'autorisation de construire sollicitée par la requérante ni que la situation de fait existant à la date de ce jugement y ferait obstacle. Dans ces conditions, il y a lieu d'enjoindre d'office au maire de Bézaudun-les-Alpes de délivrer à la requérante le permis de construire sollicité dans un délai d'un mois à compter de la notification de ce jugement.
Sur les frais liés au litige :
18. Les dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative font obstacle à ce que soit mise à la charge de la requérante, qui n'est pas la partie perdante dans cette instance, la somme que la commune de Bézaudun-les-Alpes demande au titre des frais exposés et non compris dans les dépens.
19. Il y a lieu, en revanche, de faire application de ces dispositions et de mettre à la charge de la commune une somme de 1 500 euros à verser à la requérante au titre des frais exposés par cette dernière et non compris dans les dépens.
D E C I D E :
Article 1er : L'arrêté du 6 novembre 2020 par lequel le maire de Bézaudun-les-Alpes a refusé de délivrer un permis de construire à Mme A est annulé.
Article 2 : Il est enjoint au maire de Bézaudun-les-Alpes de délivrer à Mme A le permis de construire modificatif sollicité dans un délai d'un mois à compter de la notification de ce jugement.
Article 3 : La commune de Bézaudun-les-Alpes versera une somme de 1 500 (mille cinq cents) euros à Mme A en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Article 4 : Les conclusions de la commune de Bézaudun-les-Alpes présentées sur le fondement des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative sont rejetées.
Article 5 : Le présent jugement sera notifié à Mme B A, à la commune de Bézaudun-les-Alpes.
Copie en sera adressée au préfet des Alpes-Maritimes.
Délibéré après l'audience du 11 septembre 2023, à laquelle siégeaient :
M. Pascal, président,
M. Holzer, conseiller,
Mme Duroux, conseillère,
Rendu public par mise à disposition au greffe le 3 octobre 2023.
Le rapporteur,
signé
M. HOLZER
Le président,
signé
F. PASCAL
La greffière,
signé
S. GENOVESE
La République mande et ordonne au préfet des Alpes-Maritimes en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
Pour le greffier en chef,
Ou par délégation la greffière,
N°2100059
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026