jeudi 16 mars 2023
| Juridiction | Tribunal Administratif de Nice |
| Section | Tribunal Administratif de Nice |
| N° Dossier | TA06-2100539 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | C |
| Formation | 1ère chambre |
| Avocat requérant | CABINET OLOUMI - HMAD |
Vu la procédure suivante :
Par une requête et un mémoire, enregistrés les 1er février 2021 et 10 février 2023, M. B A, représenté par Me Hanan Hmad du cabinet Oloumi et Hmad, demande au tribunal dans le dernier état de ses écritures :
1°) d'annuler la décision en date du 19 novembre 2020 par laquelle le préfet des Alpes- Maritimes a rejeté sa demande de regroupement familial au bénéfice de sa fille ;
2°) d'enjoindre au préfet des Alpes-Maritimes, d'admettre sa fille au bénéfice du regroupement familial ou, à titre subsidiaire, de réexaminer sa demande de regroupement familial dans le délai d'un mois à compter du jugement à intervenir, sous astreinte de 100 euros par jours de retard ;
3°) de mettre à la charge de l'Etat la somme de 2 500 euros en application des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administratif.
Il soutient que :
- la décision attaquée est entachée d'un défaut de motivation ;
- la décision attaquée est entachée d'un défaut d'examen sérieux de sa situation ;
- la décision attaquée n'a nullement refusé son admission au séjour en raison de l'insuffisance de ses ressources, le mémoire en défense ajoute un motif sur ce point à la décision attaquée ; le mémoire en défense révèle un défaut d'examen sérieux de sa situation dès lors qu'ayant été reconnu invalide, il ne peut se voir opposer une insuffisance de ressources ; dans son mémoire en défense, le préfet des Alpes-Maritimes conclut à ce qu'aucun doute sérieux quant à la légalité de la décision contestée n'est démontré alors qu'il s'agit d'un dossier fond et non d'un référé suspension ;
- la décision attaquée est entachée d'une erreur de droit au regard des articles 2 et 3 du décret n° 2002-120 du 30 janvier 2002 relatif aux caractéristiques du logement décent dès lors qu'il s'est fondé sur des conditions non prévues par ce texte ; son logement satisfait pleinement aux exigences fixées par les articles L. 411- 5 et R. 411-5 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ; il a invité à plusieurs reprises l'administration à venir constater la conformité des travaux ; ces travaux ne sont pas mentionnés par la décision attaquée ;
- la décision attaquée est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation dès lors que le préfet n'a pas pris en compte les réparations effectuées postérieurement à la visite de l'enquêteur, intervenue le 15 février 2020, et qui ont été portés à sa connaissance par un courrier du 8 octobre 2020, soit plus d'un mois avant l'intervention de sa décision litigieuse ; il a déménagé dans un nouvel appartement qui répond aux règles d'hygiène et de sécurité posées par le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- la décision est entachée d'une erreur de fait dès lors que les constatations sur lesquelles s'appuie le préfet n'entrent pas nécessairement dans le champ d'application des conditions d'hygiène et de sécurité et qu'il n'est pas établit que les fissures constatées présentent un risque pour la sécurité ;
- la décision attaquée méconnaît stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- la décision attaquée méconnaît les stipulations de l'article 3-1 du code de la convention internationale des droits de l'enfant.
Par un mémoire en défense, enregistré le 3 janvier 2022, le préfet des Alpes-Maritimes conclut au rejet de la requête.
Il soutient que les moyens ne sont pas fondés.
Vu les autres pièces du dossier ;
Vu :
- la convention internationale des droits de l'enfant ;
- la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- le code de la construction et de l'habitation ;
- le décret n° 2002-120 du 30 janvier 2002 relatif aux caractéristiques du logement décent ;
- le code de justice administrative.
La présidente de la formation de jugement a dispensé la rapporteure publique, sur sa proposition, de prononcer des conclusions à l'audience, en application des dispositions de l'article R. 732-1-1 du code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de M. Cherief, rapporteur,
- et les observations de Me Della Monaca, substituant Me Hmad, représentant M.
A.
Une note en délibéré a été enregistrée le 23 février 2023 pour M. A.
Considérant ce qui suit :
1. M. B A, ressortissant tunisien, a sollicité le 26 décembre 2019 le bénéfice du regroupement familial au profit de sa fille, de nationalité tunisienne. Le préfet lui a opposé un refus par décision du 19 novembre 2020 au motif qu'il ne disposait pas d'un logement présentant les conditions de sécurité et de confort exigées. M. A demande au tribunal d'annuler cette décision.
Sur les conclusions à fin d'annulation :
2. En premier lieu, la décision attaquée, qui vise les dispositions de l'article L. 411-2 et de l'article L. 411-5 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ainsi que l'article 3-1 de la convention internationale des droits de l'enfant, mentionne les considérations de fait sur lesquelles elle se fonde, notamment celles relatives au respect, par le logement du requérant, des conditions de confort et de sécurité prévues par les dispositions précitées du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et celles relatives au respect de l'intérêt supérieur de sa fille. Dès lors, la décision est motivée, en fait et en droit, avec une précision suffisante eu égard aux exigences des articles L. 211-2 et L. 211-5 du code des relations entre le public et l'administration. Par suite, le moyen tiré de ce que la décision attaquée est entachée d'un défaut de motivation doit être écarté.
3. En deuxième lieu, il ne ressort ni des termes de la décision attaquée ni d'aucune pièce du dossier que le préfet des Alpes-Maritimes n'aurait pas procédé à un examen de la situation particulière du requérant avant d'adopter la décision attaquée. Par suite, le moyen tiré de ce que la décision attaquée est entachée d'un défaut d'examen sérieux de sa situation doit être écarté.
4. En troisième lieu, M. A ne peut utilement faire valoir qu'ayant été reconnu invalide, il ne peut se voir opposer une insuffisance de ressources, dès lors que la décision attaquée n'est pas fondée sur ce motif, le mémoire en défense du préfet ne pouvant, à cet égard, être regardé comme ajoutant un nouveau motif à cette dernière. Par suite, ces moyens doivent être écartés.
5. En quatrième lieu, le requérant ne peut utilement fait valoir que la décision attaquée est illégale au motif que le préfet des Alpes-Maritimes a conclu, dans son mémoire en défense, qu'aucun doute sérieux quant à la légalité de la décision n'est établi, cette formulation, pour malheureuse qu'elle soit, étant sans influence sur la légalité de la décision litigieuse. Par suite ce moyen doit être écarté.
6. En cinquième lieu, aux termes de l'article L.411-5 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " Le regroupement familial ne peut être refusé que pour l'un des motifs suivants : () / 2° Le demandeur ne dispose pas ou ne disposera pas à la date d'arrivée de sa famille en France d'un logement considéré comme normal pour une famille comparable vivant dans la même région géographique ; () ". Aux termes de l'article R.411-5 du même code : " Pour l'application du 2° de l'article L. 411-5, est considéré comme normal un logement qui : () / 2° Satisfait aux conditions de salubrité et d'équipement fixées aux articles 2 et 3 du décret n° 2002-120 du 30 janvier 2002 relatif aux caractéristiques du logement décent pris pour l'application de l'article 187 de la loi n° 2000-1208 du 13 décembre 2000 relative à la solidarité et au renouvellement urbain. () ". Aux termes de l'article 2 du décret du 30 janvier 2002 relatif aux caractéristiques du logement décent : " Le logement doit satisfaire aux conditions suivantes, au regard de la sécurité physique et de la santé des locataires : 1. Il assure le clos et le couvert. Le gros œuvre du logement et de ses accès est en bon état d'entretien et de solidité et protège les locaux contre les eaux de ruissellement et les remontées d'eau. Les menuiseries extérieures et la couverture avec ses raccords et accessoires assurent la protection contre les infiltrations d'eau dans l'habitation. Pour les logements situés dans les départements d'outre-mer, il peut être tenu compte, pour l'appréciation des conditions relatives à la protection contre les infiltrations d'eau, des conditions climatiques spécifiques à ces départements ; / 2. Les dispositifs de retenue des personnes, dans le logement et ses accès, tels que garde-corps des fenêtres, escaliers, loggias et balcons, sont dans un état conforme à leur usage ; / 3. La nature et l'état de conservation et d'entretien des matériaux de construction, des canalisations et des revêtements du logement ne présentent pas de risques manifestes pour la santé et la sécurité physique des locataires ; / 4. Les réseaux et branchements d'électricité et de gaz et les équipements de chauffage et de production d'eau chaude sont conformes aux normes de sécurité définies par les lois et règlements et sont en bon état d'usage et de fonctionnement ; / 5. Les dispositifs d'ouverture et de ventilation des logements permettent un renouvellement de l'air adapté aux besoins d'une occupation normale du logement et au fonctionnement des équipements ; / 6. Les pièces principales, au sens du troisième alinéa de l'article R. 111-1 du code de la construction et de l'habitation, bénéficient d'un éclairement naturel suffisant et d'un ouvrant donnant à l'air libre ou sur un volume vitré donnant à l'air libre. () ". Aux termes de l'article 3 de ce décret : " Le logement comporte les éléments d'équipement et de confort suivants : 1. Une installation permettant un chauffage normal, munie des dispositifs d'alimentation en énergie et d'évacuation des produits de combustion et adaptée aux caractéristiques du logement. Pour les logements situés dans les départements d'outre-mer, il peut ne pas être fait application de ces dispositions lorsque les conditions climatiques le justifient ; / 2. Une installation d'alimentation en eau potable assurant à l'intérieur du logement la distribution avec une pression et un débit suffisants pour l'utilisation normale de ses locataires ; / 3. Des installations d'évacuation des eaux ménagères et des eaux-vannes empêchant le refoulement des odeurs et des effluents et munies de siphon ; / 4. Une cuisine ou un coin cuisine aménagé de manière à recevoir un appareil de cuisson et comprenant un évier raccordé à une installation d'alimentation en eau chaude et froide et à une installation d'évacuation des eaux usées ; / 5. Une installation sanitaire intérieure au logement comprenant un w.-c., séparé de la cuisine et de la pièce où sont pris les repas, et un équipement pour la toilette corporelle, comportant une baignoire ou une douche, aménagé de manière à garantir l'intimité personnelle, alimenté en eau chaude et froide et muni d'une évacuation des eaux usées. L'installation sanitaire d'un logement d'une seule pièce peut être limitée à un w.-c. extérieur au logement à condition que ce w.-c. soit situé dans le même bâtiment et facilement accessible ; / 6. Un réseau électrique permettant l'éclairage suffisant de toutes les pièces et des accès ainsi que le fonctionnement des appareils ménagers courants indispensables à la vie quotidienne. Dans les logements situés dans les départements d'outre-mer, les dispositions relatives à l'alimentation en eau chaude prévues aux 4 et 5 ci-dessus ne sont pas applicables. () ". Aux termes de l'article R. 111-1 du code de la construction et de l'habitation : " () / Un logement ou habitation comprend, d'une part, des pièces principales destinées au séjour ou au sommeil, éventuellement des chambres isolées et, d'autre part, des pièces de service, telles que cuisines, salles d'eau, cabinets d'aisance, buanderies, débarras, séchoirs, ainsi que, le cas échéant, des dégagements et des dépendances. ".
7. Il ressort des dispositions précitées que, afin d'être considéré comme " normal " au sens de l'article L. 411-5 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, un logement doit posséder un gros œuvre en bon état d'entretien et de solidité, des pièces principales, au sens du troisième alinéa de l'article R. 111-1 du code de la construction et de l'habitation, qui bénéficient d'un éclairement naturel suffisant et d'un ouvrant donnant à l'air libre, des dispositifs d'ouverture qui permettent un renouvellement de l'air adapté aux besoins d'une occupation normale du logement et au fonctionnement des équipements ainsi que des matériaux de construction dont la nature et l'état d'entretien ne présentent pas de risques manifestes pour la santé et la sécurité physique des locataires. Par suite, le préfet des Alpes-Maritimes pouvait, sans commettre d'erreur de droit ni ajouter aux dispositions en vigueur à la date de la décision attaquée, se fonder sur la triple circonstance que le logement du requérant n'est pas conforme à la réglementation en vigueur en raison de la présence des " fissures murales " de " l'absence d'isolation thermique de certaines fenêtres " et de " l'absence d'ouverture vers l'extérieur des deux chambres ", de telles constatations entrant, contrairement à ce que fait valoir le requérant, dans le champ des dispositions précitées déterminant les caractéristiques d'un logement considéré comme normal. En outre, en se bornant à faire valoir que le préfet ne justifie pas de ce que les fissures constatées par le service instructeur de l'office français de l'immigration et de l'intégration, le requérant ne conteste pas l'existence de ces fissures et n'apporte aucun élément de nature à établir que son logement présentait les caractéristiques exigées par les dispositions précitées du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et du code de la construction et de l'habitation. Par suite, les moyens tirés de ce que la décision attaquée est entachée d'une erreur de droit et d'une erreur de fait doivent être écartés.
8. En sixième lieu, si M. A fait valoir que le préfet n'a pas pris en compte les réparations effectuées postérieurement à la visite de l'enquêteur, intervenue le 15 février 2020, et qui ont été portées à sa connaissance par un courrier du 8 octobre 2020, il ne produit à l'appui de sa requête aucun document ou photo de nature à apprécier la réalité et la nature de ces travaux. En outre, le requérant ne peut utilement faire valoir qu'il dispose d'un nouveau logement depuis le 10 juin 2021, une telle circonstance étant postérieure à la date de la décision attaquée. Dès lors, le moyen tiré de ce que la décision attaquée est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation doit être écarté.
9. En septième lieu, il ressort des pièces du dossier que M. A dispose d'une carte de résident permanent qui lui a été délivrée le 16 novembre 2016 et qui est valable jusqu'au 15 novembre 2026 et son épouse d'une carte de résident délivrée le 3 juin 2019 et valable jusqu'au 2 juin 2029. A la date de la décision attaquée, le requérant n'établit pas qu'il résidait effectivement avec son épouse ou encore que cette dernière était présente en France ni la réalité et l'intensité de liens qu'il entretenait avec sa fille, qui est née en France. Dès lors, le moyen tiré de ce que la décision attaquée méconnaît les stipulations de l'article 8 de la convention européenne des droits de l'homme et des libertés fondamentales doit être écarté.
10. En huitième et dernier lieu, le moyen tiré de la méconnaissance des stipulations de l'article 3-1 de la convention internationale des droits de l'enfant doit être écarté comme inopérant dès lors que la fille de M. A, née le 18 novembre 2020, était majeure à la date de la décision attaquée.
11. Il résulte de ce qui précède que les conclusions à fin d'annulation présentées par M. A doivent être rejetées ainsi que, par voie de conséquence, les conclusions à fin d'injonction et d'astreinte.
Sur les frais liés à l'instance :
12.Les dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative font obstacle à ce qu'une quelconque somme soit mise à la charge de l'Etat qui n'est pas, dans la présente instance, la partie perdante. Par suite, les conclusions présentées en ce sens par M. A doivent être rejetées.
D E C I D E :
Article 1er : La requête de M. A est rejetée.
Article 2 : Le présent jugement sera notifié à M. B A et au préfet des Alpes-Maritimes.
Copie en sera adressée au ministre de l'intérieur et des outre-mer.
Délibéré après l'audience du 23 février 2023 à laquelle siégeaient :
Mme Mear, présidente,
Mme Kolf, conseillère,
M. Cherief, conseiller,
assistés de Mme Suner, greffière.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 16 mars 2023.
Le rapporteur,
signé
H. CHERIEF
La présidente,
signé
J. MEAR
La greffière,
signé
V. SUNER
La République mande et ordonne au préfet des Alpes-Maritimes en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
Pour le greffier en chef,
ou par délégation la greffière,
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026