mardi 23 avril 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif de Nice |
| Section | Tribunal Administratif de Nice |
| N° Dossier | TA06-2101656 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | C |
| Formation | 6ème chambre |
| Avocat requérant | GARINO JEAN YVES |
Vu la procédure suivante :
Par une requête, enregistrée le 24 mars 2021, M. A B, représenté par Me Garino, demande au tribunal :
1°) d'annuler la décision du 25 janvier 2021 par laquelle le recteur de l'académie de Nice a rejeté sa demande de reconnaissance d'accident de service ;
2°) de condamner le recteur de l'académie de Nice au versement d'une somme de 500 euros en réparation du préjudice subi ;
3°) de mettre à la charge de l'Etat une somme de 2 000 euros en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Il soutient que :
- il a remis sa déclaration d'accident de travail au lycée le 17 octobre 2020 ; si cette dernière n'est parvenue au rectorat que le 4 octobre, ce retard est imputable au traitement tardif de son dossier par l'établissement en raison des vacances scolaires ;
- son dossier a été déclaré incomplet alors qu'il avait été initialement déclaré complet ;
- la circonstance qu'une déclaration soit traitée avec retard n'est pas de nature à lui faire perdre ses droits.
Par un mémoire en défense, enregistré le 20 décembre 2021, le recteur de l'académie de Nice conclut au rejet de la requête.
Il soutient que les moyens soulevés par M. B ne sont pas fondés.
Vu :
- les autres pièces du dossier ;
Vu :
- la loi n° 83-634 du 13 juillet 1983 ;
- le décret n° 86-442 du 14 mars 1986 ;
- le code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de Mme Guilbert,
- les conclusions de Mme Belguèche, rapporteure publique,
- les parties n'étant ni présentes ni représentées.
Considérant ce qui suit :
1. M. B est professeur agrégé hors classe en éducation physique et sportive au lycée du Parc Impérial à Nice. Par deux courriers, il a sollicité la reconnaissance d'un accident survenu en service le 16 octobre 2020. Par une décision du 25 janvier 2021, dont M. B demande l'annulation, le recteur de l'académie de Nice a rejeté sa demande. M. B demande également au tribunal de condamner l'administration au versement d'une somme de 500 euros en indemnisation de son préjudice.
Sur les conclusions aux fins d'annulation :
2. Aux termes de l'article 21 bis de la loi du 13 juillet 1983 modifiée portant droits et obligations des fonctionnaires : " - Le fonctionnaire en activité a droit à un congé pour invalidité temporaire imputable au service lorsque son incapacité temporaire de travail est consécutive à un accident reconnu imputable au service, à un accident de trajet ou à une maladie contractée en service définis aux II, III et IV du présent article. ". Aux termes de l'article 47-2 du décret du 14 mars 1986 modifié relatif à la désignation des médecins agréés, à l'organisation des comités médicaux et des commissions de réforme, aux conditions d'aptitude physique pour l'admission aux emplois publics et au régime de congés de maladie des fonctionnaires : " Pour obtenir un congé pour invalidité temporaire imputable au service, le fonctionnaire, ou son ayant-droit, adresse par tout moyen à son administration une déclaration d'accident de service, d'accident de trajet ou de maladie professionnelle accompagnée des pièces nécessaires pour établir ses droits. / La déclaration comporte : /1° Un formulaire précisant les circonstances de l'accident ou de la maladie. Un formulaire type est mis en ligne sur le site internet du ministère chargé de la fonction publique et communiqué par l'administration à l'agent à sa demande ; / 2° Un certificat médical indiquant la nature et le siège des lésions résultant de l'accident ou de la maladie ainsi que, s'il y a lieu, la durée probable de l'incapacité de travail en découlant. ". Enfin, l'article 47-3 du même décret dispose que : " I- La déclaration d'accident de service ou de trajet prévue à l'article 47-2 est adressée à l'administration dans le délai de quinze jours à compter de la date de l'accident ".
3. En l'espèce, il ressort des pièces du dossier que l'accident subi par M. B est survenu le 16 octobre 2020 dans l'exercice de ses fonctions et que le 17 octobre 2020, le requérant a remis à son chef d'établissement une déclaration d'accident de service comportant, outre le formulaire requis, visé et signé par le proviseur à la même date, un certificat médical faisant apparaître le siège et la nature des lésions. Pour rejeter la déclaration d'accident de service, le recteur de l'académie de Nice ne pouvait, sans commettre d'erreur de droit, se fonder sur la seule réception tardive de cette déclaration dans ses services, le 4 novembre 2020. Par ailleurs, si l'administration soutient que manquait à cette déclaration, l'identité des témoins de l'accident, le dossier n'ayant été complété que le 20 novembre 2024, l'absence d'une telle mention, qui n'est pas requise par le décret du 14 mars 1986, si elle est susceptible d'influer sur l'instruction du dossier, ne saurait constituer un motif d'irrecevabilité de la demande. Par suite, dès lors que M. B a accompli les formalités de déclaration requises dans le délai de quinze jours à compter de la date de l'accident, la décision du 25 janvier 2021 par laquelle le recteur de l'académie de Nice a rejeté sa demande de déclaration d'accident de travail doit être annulée.
4. Compte-tenu du motif retenu pour annuler cette décision, l'exécution du présent jugement implique qu'il soit enjoint à l'administration de réexaminer la demande de reconnaissance d'accident de service de M. B dans un délai de deux mois à compter de sa notification.
Sur les conclusions indemnitaires :
M. B sollicite une indemnisation à hauteur de 500 euros du préjudice qu'il aurait subi. Toutefois, il ne précise ni la nature de ce préjudice ni n'assortit sa demande des éléments nécessaires pour en apprécier le bien-fondé. Ses conclusions indemnitaires doivent dès lors être rejetées.
Sur les frais liés à l'instance :
5. Dans les circonstances de l'espèce, il y a lieu de mettre à la charge de l'Etat le versement au profit de M. B d'une somme de 1 500 euros en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
D E C I D E :
Article 1er : La décision du 25 janvier 2021 du recteur de l'académie de Nice est annulée.
Article 2 : Il est enjoint à la rectrice de l'académie de Nice de réexaminer la demande de M. B dans un délai de deux mois à compter de la notification du présent jugement.
Article 3 : L'Etat versera à M. B une somme de 1 500 euros en application de l'article L.761-1 du code de justice administrative.
Article 4 : Le surplus des conclusions de la requête est rejeté.
Article 5 : Le présent jugement sera notifié à M. A B et au ministre de l'éducation nationale et de la jeunesse.
Copie en sera adressée à la rectrice de l'académie de Nice.
Délibéré après l'audience du 2 avril 2024, à laquelle siégeaient :
Mme Pouget, présidente,
Mme Gazeau, première conseillère,
Mme Guilbert, première conseillère,
Rendu public par mise à disposition au greffe le 23 avril 2024.
La rapporteure,
signé
L. Guilbert
La présidente,
signé
M. Pouget La greffière,
signé
S. Génovèse
La République mande et ordonne au ministre de l'éducation nationale et de la jeunesse en ce qui le concerne et à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
Le greffier en chef,
Ou par délégation, la greffière.
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
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Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026