jeudi 27 avril 2023
| Juridiction | Tribunal Administratif de Nice |
| Section | Tribunal Administratif de Nice |
| N° Dossier | TA06-2102043 |
| Type | Ordonnance |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | D |
| Avocat requérant | SOCIETE D AVOCATS PLENOT-SUARES-ORLANDINI |
Vu la procédure suivante :
Par une requête, enregistrée le 14 avril 2021, M. A B, représenté par Me Romeo, demande au tribunal :
1°) d'annuler la décision du 15 février 2021 par laquelle le président du centre communal d'action sociale (CCAS) d'Antibes a refusé de valoriser la part fixe de l'indemnité de fonction, de sujétion et d'expertise (IFSE) qui lui est attribuée ;
2°) d'enjoindre au président du centre communal d'action sociale d'Antibes de lui régler la somme de 3 600 euros au titre de la revalorisation de la part fixe IFSE due au titre des années 2018, 2019 et 2020, majorée des sommes cumulées en 2021 jusqu'au délibéré ;
3°) d'enjoindre au président du centre communal sociale d'Antibes de réévaluer le montant de la part fixe et de lui régler la somme de 600 euros par mois à compter de la décision à intervenir ;
4°) d'enjoindre au président du centre communal d'action sociale d'Antibes de lui verser l'indemnité part variable de l'IFSE à hauteur de 200 euros par année depuis 2018, majorée des augmentations éventuelles intervenues d'ici au délibéré ainsi que l'indemnité forfaitaire de 210 euros au titre de l'usage de son véhicule personnel à des fins professionnelles, avec le rappel quadriennal ;
5°) de condamner le centre communal d'action sociale d'Antibes à lui verser la somme de 3 500 euros au titre du préjudice résultant de l'inégalité de traitement subie depuis 2018 et de l'abus de pouvoir en résultant ;
6°) de mettre à la charge du centre communal d'action sociale d'Antibes la somme de 2 500 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative ainsi que les entiers dépens de l'instance.
Il soutient que :
- sa requête est recevable ;
- la décision du 15 février 2021, en ce qu'elle refuse la réévaluation de la part fixe de l'IFSE qui lui a été servie, est, au regard des critères du RIFSEEP et du décret du 28 septembre 2017, entachée d'une erreur de droit, relevant d'une fausse application de la règle de droit ;
- dès lors que la part fixe de l'IFSE qui lui est versée mensuellement est inférieure de 100 euros par mois au montant moyen de la fourchette indemnitaire liée à la fonction RIFSEEP dont il dépend, la perte financière subie s'élève à 1 200 euros par an depuis 2018, soit 3 600 euros à lui verser auxquels s'ajoutent 600 euros par mois pour l'année 2021 depuis janvier 2021 ;
- la décision du 15 février 2021, en ce qu'elle porte refus de requalification de sa fonction en " responsable/conseiller thématique ", est entachée d'une erreur de fait ;
- la décision du 15 février 2021, en ce qu'elle refuse le versement de la part variable " fonctions itinérantes - déplacements multi-sites avec l'usage de son véhicule personnel à des fins professionnelles " ainsi que le versement de l'indemnité forfaitaire de 210 euros brut prévue depuis 2018 au titre de l'utilisation de son véhicule personnel à des fins professionnelles, est entachée d'un détournement de pouvoir ;
- en prenant cette décision, le président du CCAS a porté atteinte au principe d'égalité de traitement entre les agents publics et commis une faute.
Par un mémoire, enregistré le 26 novembre 2021, le conseil de M. B a informé le tribunal du décès de ce dernier.
Une mise en demeure a été adressée au conseil du requérant le 23 février 2022.
Vu :
- les autres pièces du dossier ;
- la décision par laquelle la présidente du tribunal administratif de Nice a désigné Mme Gazeau, première conseillère, pour statuer par ordonnance sur les requêtes attribuées à la 6ème chambre du tribunal et dans ces cas prévus aux 1° à 7° de l'article R. 222-1 du code de justice administrative.
Vu le code de justice administrative.
Considérant ce qui suit :
1. Aux termes de l'article R. 222-1 du code de justice administrative : " Les présidents de tribunal administratif (), les premiers vice-présidents des tribunaux (), le vice-président du tribunal administratif de Paris, les présidents de formation de jugement des tribunaux () et les magistrats ayant une ancienneté minimale de deux ans et ayant atteint au moins le grade de premier conseiller désignés à cet effet par le président de leur juridiction peuvent, par ordonnance : () / 3' Constater qu'il n'y a pas lieu de statuer sur une requête ; () ".
2. Aux termes de l'article R. 634-1 du code de justice administrative : " Dans les affaires qui ne sont pas en état d'être jugées, la procédure est suspendue par la notification du décès de l'une des parties ou par le seul fait du décès, de la démission, de l'interdiction ou de la destitution de son avocat. Cette suspension dure jusqu'à la mise en demeure pour reprendre l'instance ou constituer avocat ".
3. Le décès de M. B a été porté à la connaissance du tribunal administratif le 26 novembre 2021. A cette date, l'affaire n'était pas en état d'être jugée. Aucun ayant droit de M. B n'ayant informé le tribunal de son intention de reprendre l'instance en cours, en dépit de la mise en demeure adressée à cet effet au conseil du requérant le 23 février 2022, il n'y a par conséquent pas lieu, en l'état, par application des dispositions de l'article R. 634-1 du code de justice administrative, de statuer sur la requête.
ORDONNE :
Article 1er : Il n'y a pas lieu, en l'état, de statuer sur la requête de M. B.
Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée au centre communal d'action sociale d'Antibes.
Fait à Nice, le 27 avril 2023.
La magistrate désignée
signé
D. Gazeau
La République mande et ordonne au préfet des Alpes-Maritimes en ce qui le concerne ou à tous huissiers de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
Pour le greffier en chef,
Ou par délégation la greffière,
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026