mardi 31 octobre 2023
| Juridiction | Tribunal Administratif de Nice |
| Section | Tribunal Administratif de Nice |
| N° Dossier | TA06-2103771 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | C |
| Formation | 1ère chambre |
| Avocat requérant | ZEPI |
Vu la procédure suivante :
Par une requête enregistrée le 12 juillet 2021, M. B A, représenté par Me Zepi, demande au tribunal :
1°) d'annuler l'arrêté du 1er juin 2021 par lequel le préfet des Alpes-Maritimes a refusé sa demande de regroupement familial ;
2°) de statuer sur les dépens.
Il soutient que l'arrêté méconnait les dispositions des articles L. 434-2 et R. 434-5 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- le code de justice administrative.
La requête a été communiquée au préfet des Alpes-Maritimes qui n'a pas produit de mémoire en défense.
Par un mémoire en défense, enregistré le 16 juillet 2021, l'Office français de l'immigration et de l'intégration conclut à sa mise hors de cause de la présente instance.
Par décision du 28 octobre 2021, M. A a été admis à l'aide juridictionnelle totale.
La présidente de la formation de jugement a dispensé la rapporteure publique, sur sa proposition, de prononcer des conclusions à l'audience, en application de l'article R.732-1-1 du code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Le rapport de Mme Chevalier-Aubert, présidente, a été entendu au cours de l'audience publique.
Considérant ce qui suit :
1. M. A, ressortissant tunisien né le 13 juin 1980 demande au tribunal d'annuler l'arrêté du 1er juin 2021 par lequel le préfet des Alpes-Maritimes a refusé sa demande de regroupement familiale sollicité au profit de son épouse.
Sur les conclusions à fin d'annulation de la requête :
2. Aux termes des dispositions de l'article L. 434-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " L'étranger qui séjourne régulièrement en France depuis au moins dix-huit mois, sous couvert d'un des titres d'une durée de validité d'au moins un an prévus par le présent code ou par des conventions internationales, peut demander à bénéficier de son droit à être rejoint, au titre du regroupement familial : 1° Par son conjoint, si ce dernier est âgé d'au moins dix-huit ans ; 2° Et par les enfants du couple mineurs de dix-huit ans. ". Et aux termes des dispositions de l'article R. 434-5 du même code : " Pour l'application du 2° de l'article L. 434-7, est considéré comme normal un logement qui : 1° Présente une superficie habitable totale au moins égale à : a) en zones A bis et A : 22 m² pour un ménage sans enfant ou deux personnes, augmentée de 10 m² par personne jusqu'à huit personnes et de 5 m² par personne supplémentaire au-delà de huit personnes ; b) en zones B1 et B2 : 24 m² pour un ménage sans enfant ou deux personnes, augmentée de 10 m² par personne jusqu'à huit personnes et de 5 m² par personne supplémentaire au-delà de huit personnes ; c) en zone C : 28 m² pour un ménage sans enfant ou deux personnes, augmentée de 10 m² par personne jusqu'à huit personnes et de 5 m² par personne supplémentaire au-delà de huit personnes ; 2° Satisfait aux conditions de salubrité et d'équipement fixées aux articles 2 et 3 du décret n° 2002-120 du 30 janvier 2002 relatif aux caractéristiques du logement décent pris pour l'application de l'article 187 de la loi n° 2000-1208 du 13 décembre 2000 relative à la solidarité et au renouvellement urbain. Les zones A bis, A, B1, B2 et C mentionnées au présent article sont celles définies pour l'application de l'article R. 304-1 du code de la construction et de l'habitation ".
3. Il ressort des termes mêmes de la requête qu'à la date de la décision attaquée que M. A disposait d'un logement d'une surface de 25m2 pour un ménage de trois personnes. Le requérant ne peut se prévaloir de la circonstance qu'il a conclu le 30 juin 2021 un bail d'habitation pour un logement de 33m2 postérieurement à la décision en litige ou de la circonstance, au demeurant non établie, qu'il ne reçoit sa fille que quatre jours par mois . Par suite, le préfet des Alpes-Maritimes n'a pas commis d'erreur de droit en refusant à M. A sa demande de regroupement familial.
4. Il résulte de tout ce qui précède que M. A n'est pas fondé à demander l'annulation de l'arrêté du 1er juin 2021 par lequel le préfet des Alpes-Maritimes a refusé sa demande de regroupement familial. Dès lors, sa requête doit être rejetée.
D E C I D E :
Article 1er : La requête de M. A rejetée.
Article 2 : Le présent jugement sera notifié à M. B A, au directeur de l'Office français de l'immigration et de l'intégration et au préfet des Alpes-Maritimes.
Copie en sera adressée au ministre de l'intérieur et des outre-mer.
Mme Chevalier-Aubert, présidente,
M. Soli, premier conseiller,
Mme Kolf, conseillère.
Rendu public par mise à disposition au greffe, le 31 octobre 2023.
La présidente, L'assesseur le plus ancien,
signésigné
V. Chevalier-Aubert P. Soli
La greffière,
signé
C. Albu
La République mande et ordonne au préfet des Alpes-Maritimes, en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
Le Greffier en chef,
Ou par délégation la greffière.
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