LogoMeilleurAvocats.fr
AvocatsAssistant IABlogPrix
ConnexionDéposer ma demande

Vous avez un problème juridique ?

Décrivez votre situation en 2 minutes — un avocat spécialisé vous répond sous 24h.

Déposer ma demandeJe suis avocat
Logo MeilleurAvocats.frMeilleurAvocats.fr

Mise en relation avocat–client par l'IA. Gratuit pour les particuliers.

Particuliers

  • Déposer une demande
  • Trouver un avocat
  • Assistant IA gratuit
  • Bibliothèque juridique
  • Guides pratiques
  • Jurisprudence

Avocats

  • Pour les avocats
  • Espace avocat
  • Tarifs et formules
  • Recevoir des leads
  • Programme d'affiliation
  • Contact commercial

Spécialités

  • Droit général
  • Droit du travail
  • Droit de la sécurité sociale et de la protection sociale
  • Droit fiscal et droit douanier
  • Droit de la famille, des personnes et de leur patrimoine
  • Droit immobilier

Légal

  • Mentions légales
  • Confidentialité
  • CGU
  • Cookies
  • Contact

Newsletter juridique hebdomadaire

Décisions clés, évolutions législatives, conseils pratiques — chaque semaine.

© 2026 MeilleurAvocats.fr— KONSEIL SAS. Tous droits réservés.

Mentions légales|Confidentialité|Cookies

BOB★La messagerie française & cryptée pour des échanges confidentiels entre avocats et clients.

En savoir +TéléchargerBOB
AccueilJurisprudence administrativeN° TA06-2104695

Tribunal Administratif de Nice — Décision N° TA06-2104695

mercredi 15 janvier 2025

JuridictionTribunal Administratif de Nice
SectionTribunal Administratif de Nice
N° DossierTA06-2104695
TypeDécision
RecoursExcès de pouvoir
PublicationC
Formation4ème Chambre
Avocat requérantSOCIETE D AVOCATS PLENOT-SUARES-ORLANDINI

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête enregistrée le 10 septembre 2021, la société par actions simplifiée Vinci Immobilier Méditerranée, représentée par Me Szepetowski, demande au tribunal :

1°) d'annuler l'arrêté du 23 mars 2021 par lequel le maire du Cannet a refusé de lui délivrer un permis de construire valant permis de démolir pour la réalisation d'un immeuble d'habitation de 70 logements et 93 places de stationnement sur la parcelle cadastrée section AW n°45 ;

2°) de mettre à la charge de la commune du Cannet la somme de 6 000 euros au titre de l'article L.761-1 du code de justice administrative.

Elle soutient que :

- l'avis de l'architecte des Bâtiments de France du 14 septembre 2020 est entaché d'illégalité ;

- le motif tiré de la méconnaissance du porter à connaissance du préfet est entaché d'illégalité ;

- les motifs tirés de la méconnaissance des dispositions des articles R. 111-16 et R. 111-17 du code de l'urbanisme sont entachés d'illégalité ;

- le motif tiré de l'insuffisance de la voie de desserte est entaché d'illégalité ;

- le motif tiré de l'incohérence entre le nombre et la surface des logements sociaux est entaché d'illégalité ;

- le motif tiré de l'absence de raccordement aux réseaux est entaché d'illégalité ;

- le motif tiré de la méconnaissance des dispositions de l'article L. 111-3 du code de l'urbanisme est entaché d'illégalité ;

- le motif tiré de la méconnaissance des dispositions de l'article R. 111-27 du code de l'urbanisme est entaché d'illégalité ;

- le motif tiré de l'atteinte à un jardin identifié comme remarquable est entaché d'illégalité.

Par un mémoire en défense enregistré le 10 octobre 2023, la commune du Cannet, représentée par Me Orlandini, conclut au rejet de la requête et à ce qu'une somme de 2 000 euros soit mise à la charge de la société requérante au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Elle fait valoir que :

- les moyens soulevés par la société requérante ne sont pas fondés ;

- en tout état de cause, à supposer que le refus litigieux soit illégal, il aurait dû être sursis à statuer sur la demande de permis en application de l'article L. 153-11 du code de l'urbanisme.

La clôture immédiate de l'instruction a été prononcée par ordonnance du 15 décembre 2023.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu :

- le code de l'urbanisme ;

- le code de justice administrative.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.

Ont été entendus au cours de l'audience publique du 18 décembre 2024 :

- le rapport de Mme Soler, rapporteure,

- les conclusions de M. Beyls, rapporteur public,

- et les observations de Me Gadd, substituant Me Orlandini, représentant la commune du Cannet.

Considérant ce qui suit :

1. La société Vinci Immobilier Méditerranée a déposé, le 28 août 2020, une demande de permis de construire valant permis de démolir pour la réalisation d'un immeuble d'habitation de 70 logements et 93 places de stationnement sur la parcelle cadastrée section AW n°45 située au Cannet. Sa demande a été complétée le 2 décembre 2020. Par un arrêté du 23 mars 2021, le maire du Cannet a refusé de lui délivrer le permis de construire sollicité. Par un courrier, reçu le 18 mai 2021 par la commune, la société Vinci Immobilier Méditerranée a formé un recours gracieux contre cet arrêté. Par un courrier, reçu le 19 mai 2021 par le préfet de la région

Provence-Alpes-Côte d'Azur, elle a formé un recours contre l'avis défavorable rendu par l'architecte des Bâtiments de France le 14 septembre 2020. Aucune réponse n'a été apportée à ses demandes. Par sa requête, la société Vinci Immobilier Méditerranée demande au tribunal d'annuler l'arrêté du 23 mars 2021.

Sur les conclusions à fin d'annulation :

2. Aux termes de l'article R. 111-2 du code de l'urbanisme : " Le projet peut être refusé ou n'être accepté que sous réserve de l'observation de prescriptions spéciales s'il est de nature à porter atteinte à la salubrité ou à la sécurité publique du fait de sa situation, de ses caractéristiques, de son importance ou de son implantation à proximité d'autres installations ". Il appartient à l'autorité d'urbanisme compétente et au juge de l'excès de pouvoir, pour apprécier si les risques d'atteinte à la salubrité ou à la sécurité publique justifient un refus d'autorisation d'urbanisme sur le fondement de ces dispositions, de tenir compte tant de la probabilité de réalisation de ces risques que de la gravité de leurs conséquences, s'ils se réalisent. Il résulte par ailleurs de ces dispositions que lorsqu'un projet de construction est de nature à porter atteinte à la salubrité ou à la sécurité publique, l'autorisation d'urbanisme ne peut être refusée que si l'autorité compétente estime, sous le contrôle du juge, qu'il n'est pas légalement possible, au vu du dossier et de l'instruction de la demande, d'accorder l'autorisation en l'assortissant de prescriptions spéciales qui, sans apporter au projet de modifications substantielles nécessitant la présentation d'une nouvelle demande, permettraient d'assurer la conformité de la construction aux dispositions législatives et réglementaires dont l'administration est chargée d'assurer le respect.

3. En premier lieu, et d'une part, si la société requérante soutient que le porter-à-connaissance des risques d'inondation du 5 mars 2020 ne pouvait lui être opposé faute d'avoir été rendu exécutoire, il ressort de la lecture de l'arrêté attaqué que ce n'est pas au motif d'une méconnaissance de ce porter à connaissance, pas plus que des dispositions du plan de prévention des risques naturels prévisibles d'inondations (PPRI) en cours de révision que le maire de la commune du Cannet a refusé le permis de construire sollicité par la société pétitionnaire, mais au motif qu'un risque d'inondation était caractérisé par ces documents pour le terrain d'assiette du projet de construction et que ce risque, sur le fondement des dispositions précitées de l'article R. 111-2 du code de l'urbanisme, lui permettait de refuser le permis de construire demandé. D'autre part, il ressort des pièces du dossier que le projet en litige prévoit la réalisation de deux niveaux en sous-sol situés à moins de 8 mètres par rapport à l'axe du vallon qui s'implante en limite de propriété soit dans la zone R0 identifiée à risque dans le porter-à-connaissance mentionné au point précédent. Si la société requérante soutient que le maire ne pouvait refuser le permis de construire sur le fondement des dispositions de l'article R. 111-2 du code de l'urbanisme dès lors qu'il pouvait assortir l'autorisation sollicitée d'une prescription spéciale, il ressort toutefois des pièces du dossier qu'une telle prescription aurait pour effet d'apporter au projet des modifications substantielles et dès lors qu'une telle modification nécessitait la présentation d'une nouvelle demande. Par suite, le maire du Cannet n'a pas fait une inexacte appréciation des dispositions de l'article R. 111-2 du code de l'urbanisme en refusant le permis de construire sollicité sur ce point et le moyen formulé à ce titre doit être écarté.

4. En second lieu, il ressort des pièces du dossier, et plus particulièrement de l'avis défavorable des services de la voirie du 31 août 2020, que les conditions de desserte du projet litigieux ont été regardées comme ne possédant pas les caractéristiques suffisantes pour assurer l'accès (entrée et sortie) de 93 véhicules. L'arrêté attaqué précise lui que le chemin de la Tousque présente une largeur comprise entre 3,50 et 4 mètres ne permettant pas de recevoir les entrées et sorties des 93 véhicules prévus au projet. A cet égard, il est constant que le projet litigieux prévoit un accès unique pour les véhicules, situé chemin de la Tousque. Si la société pétitionnaire soutient qu'une telle largeur est suffisante pour desservir un immeuble collectif de ce gabarit, il ressort toutefois du site internet Google Maps, accessible tant au juge qu'aux parties, que ce chemin présente, sur une longueur d'environ 35 mètres le long du terrain d'assiette du projet et notamment au niveau de l'accès projeté, une largeur insuffisante pour permettre le croisement de deux véhicules. Par suite, et alors que le projet en litige comporte la création de 93 places de stationnement et la circulation d'autant de véhicules sur le chemin, le maire du Cannet n'a pas fait une inexacte appréciation des dispositions de l'article R. 111-2 du code de l'urbanisme en estimant que les conditions de desserte du projet sont insuffisantes et de nature à compromettre la sécurité des usagers de la voie publique.

5. Il résulte de l'instruction que le maire du Cannet aurait pris la même décision s'il s'était fondé seulement sur ces deux motifs.

6. Il résulte de tout ce qui précède que la société Vinci Immobilier Méditerranée n'est pas fondée à demander l'annulation de l'arrêté du 23 mars 2021 par lequel le maire du Cannet a refusé de lui délivrer un permis de construire valant permis de démolir pour la réalisation d'un immeuble d'habitation de 70 logements et 93 places de stationnement sur la parcelle cadastrée section

AW n°45.

Sur les frais liés au litige :

7. Les dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative font obstacle à ce que soit mise à la charge de la commune du Cannet, qui n'est pas la partie perdante dans la présente instance, la somme que la société Vinci Immobilier Méditerranée demande au titre des frais exposés et non compris dans les dépens. Il y a lieu, en revanche, de faire application de ces dispositions et de mettre à la charge de la société Vinci Immobilier Méditerranée une somme de 1 500 euros au titre des frais exposés par la commune du Cannet et non compris dans les dépens.

D E C I D E :

Article 1er : La requête de la société Vinci Immobilier Méditerranée est rejetée.

Article 2 : La société Vinci Immobilier Méditerranée versera à la commune du Cannet une somme de 1 500 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Article 3 : Le présent jugement sera notifié à la société par actions simplifiée Vinci Immobilier Méditerranée et à la commune du Cannet.

Copie en sera adressée pour information au préfet de la région Provence-Alpes-Côte d'Azur.

Délibéré après l'audience du 18 décembre 2024, à laquelle siégeaient :

M. Taormina, président,

Mme Soler, première conseillère,

M. Bulit, conseiller,

Rendu public par mise à disposition au greffe le 15 janvier 2025.

La rapporteure,

Signé

N. SOLER

Le président,

Signé

G. TAORMINALe greffier,

Signé

D. CREMIEUX

La République mande et ordonne au préfet des Alpes-Maritimes en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

Pour expédition conforme,

Pour le greffier en chef,

Ou par délégation la greffière,

Décisions similaires

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881

Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.

01/06/2026

← Retour aux décisions