mardi 18 juillet 2023
| Juridiction | Tribunal Administratif de Nice |
| Section | Tribunal Administratif de Nice |
| N° Dossier | TA06-2105281 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | D |
| Formation | Magistrat M. BONHOMME |
| Avocat requérant | SCP A.B.C.G. (ARTAUD BELFIORE CASTILLON GREBILLE ROMAND) |
Vu la procédure suivante :
Par une requête, enregistrée le 4 octobre 2021, M. A B, représenté par Me Grebille-Romand, demande au tribunal :
1°) d'annuler les décisions de retrait de points sur son permis de conduire prises suite à des infractions au code de la route commises les 18, 21, 23 mars 2016, 1er janvier, 29 juillet, 3 août 2017, 27 juin, 26 novembre 2018, 26 septembre 2019, 22 juillet, 10 septembre 2020, ainsi que la décision du 4 août 2021 par laquelle le ministre de l'intérieur a mis fin à la validité de son permis de conduire pour solde de point nul ;
2°) d'enjoindre au ministre de l'intérieur de lui délivrer le permis de conduire invalidé en reconstituant son capital de points sous huitaine ;
3°) de mettre à la charge de l'Etat la somme de 2 000 euros en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative ;
4°) de condamner l'Etat aux entiers dépens.
Il soutient que :
- il a été privé de l'information préalable requise aux articles L. 223-3 et R. 223-3 du code de la route ;
- les différents retraits de points ne lui ont jamais été notifiés.
Par un mémoire en défense, enregistré le 15 décembre 2021, le ministre de l'intérieur conclut au rejet de la requête.
Il soutient que les moyens soulevés par M. B ne sont pas fondés.
Les parties ont été informées, en application des dispositions de l'article R. 611-7 du code de justice administrative, de ce que le jugement était susceptible d'être fondé sur un moyen relevé d'office, tiré de l'irrecevabilité des conclusions dirigées contre les retraits de points consécutifs aux infractions constatées les 1er janvier, 3 août 2017, 27 juin et 26 novembre 2018, ces points ayant été restitués respectivement les 1er mars, 5 juin 2018, 25 janvier et 2 octobre 2019, soit antérieurement à l'introduction de la requête.
Vu les autres pièces du dossier ;
Vu :
- le code de procédure pénale ;
- le code de la route ;
- le code de justice administrative ;
La présidente du tribunal a désigné M. Thierry Bonhomme, vice-président, pour statuer sur les litiges visés à l'article R. 222-13 du code de justice administrative.
Le président de la formation de jugement a dispensé le rapporteur public, sur sa proposition, de prononcer des conclusions à l'audience.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Le rapport de M. Bonhomme, président, a été entendu au cours de l'audience publique du 27 juin 2023, aucune des parties n'étant présente ni représentée.
Considérant ce qui suit :
1. M. B a commis entre le 18 mars 2016 et le 10 septembre 2020 de nombreuses infractions au code de la route ayant entraîné le retrait de plus de douze points sur son permis de conduire. Par une décision référencée " 48 SI " du 4 août 2021, le ministre de l'intérieur lui a notifié le dernier retrait d'un point et a constaté, en lui rappelant les précédentes décisions portant retrait de points, la perte de validité de son permis de conduire pour solde de points nul. Par sa requête, M. B demande au tribunal d'annuler cette dernière décision et les décisions antérieures de retrait de points relatives aux infractions commises les 18, 21, 23 mars 2016, 1er janvier, 29 juillet, 3 août 2017, 27 juin, 26 novembre 2018, 26 septembre 2019, 22 juillet, 10 septembre 2020.
Sur l'étendue du litige :
2. Il résulte de l'instruction, et notamment du relevé d'information intégral du 10 décembre 2021 relatif au permis de conduire de M. B versé aux débats par le ministre de l'intérieur, que ce dernier a restitué les retraits d'un point relatifs aux infractions des 1er janvier, 3 août 2017, 27 juin et 26 novembre 2018 respectivement les 1er mars, 5 juin 2018, 25 janvier et 2 octobre 2019, soit antérieurement à l'introduction de la requête. Les conclusions tendant à l'annulation de ces différents retraits de points sont donc sans objet, et, dès lors, irrecevables.
Sur les conclusions aux fins d'annulation :
En ce qui concerne la notification des décisions de retraits de points attaquées :
3. Les conditions de notification des retraits de points sont sans incidence sur leur légalité et sur celle de la décision constatant, le cas échéant, la perte consécutive de validité du permis de conduire. Ainsi, le moyen tiré de ce que les différents retraits de points n'auraient pas été notifiés à M. B doit être écarté comme inopérant.
En ce qui concerne l'information préalable :
4. Aux termes de l'article L. 223-1 du code de la route : " Le permis de conduire est affecté d'un nombre de points. Celui-ci est réduit de plein droit si le titulaire du permis a commis une infraction pour laquelle cette réduction est prévue. / () La réalité d'une infraction entraînant retrait de points est établie par le paiement d'une amende forfaitaire ou l'émission du titre exécutoire de l'amende forfaitaire majorée, l'exécution d'une composition pénale ou par une condamnation définitive () ". Aux termes de l'article L. 223-3 de ce code : " Lorsque l'intéressé est avisé qu'une des infractions entraînant retrait de points a été relevée à son encontre, il est informé des dispositions de l'article L. 223-2, de l'existence d'un traitement automatisé de ces points et de la possibilité pour lui d'exercer le droit d'accès conformément aux articles L. 225-1 à L. 225-9. / Lorsqu'il est fait application de la procédure de l'amende forfaitaire ou de la procédure de composition pénale, l'auteur de l'infraction est informé que le paiement de l'amende ou l'exécution de la composition pénale entraîne le retrait du nombre de points correspondant à l'infraction reprochée, dont la qualification est dûment portée à sa connaissance ; il est également informé de l'existence d'un traitement automatisé de ces points et de la possibilité pour lui d'exercer le droit d'accès () ".
5. Il résulte des dispositions des articles L. 223-3 et R. 223-3 du code de la route que l'administration ne peut légalement prendre une décision retirant des points affectés à un permis de conduire à la suite d'une infraction dont la réalité a été établie que si l'auteur de l'infraction s'est vu préalablement délivrer par elle un document contenant les informations prévues à ces articles, lesquelles constituent une garantie essentielle en ce qu'elles mettent l'intéressé en mesure de contester la réalité de l'infraction et d'en mesurer les conséquences sur la validité de son permis.
S'agissant des infractions commises les 18 et 21 mars 2016 :
6. Il ne ressort pas des documents produits par le ministre de l'intérieur que le requérant se serait acquitté des amendes forfaitaires majorées correspondant aux infractions constatées les 18 et 21 mars 2016 par radar automatique. Toutefois, le ministre de l'intérieur établit, sans être contredit, qu'alors que les plis contenant l'avis d'amende forfaitaire majorée afférente aux infractions précitées ont été présentés au domicile du requérant, ainsi qu'il ressort du papillon apposé sur les enveloppes, celui-ci, avisé, s'est abstenu de les réclamer, et chaque pli a été retourné au centre national de traitement des infractions routières. Dans ces circonstances particulières, le requérant, pour s'être lui-même mis en situation de ne s'être pas vu délivrer les informations exigées par les dispositions précitées des articles L. 223-3 et R. 223-3 du code de la route, n'est pas fondé à soutenir que les retraits de points consécutifs aux infractions constatées les 18 et 21 mars 2016 seraient intervenus au terme d'une procédure irrégulière.
S'agissant des infractions commises les 23 mars 2016 et 26 septembre 2019 :
7. Le II de l'article R. 49-1 du code de procédure pénale prévoit que le procès-verbal constatant une contravention pouvant donner lieu à une amende forfaitaire " peut être dressé au moyen d'un appareil sécurisé dont les caractéristiques sont fixées par arrêté du garde des sceaux, ministre de la justice, permettant le recours à une signature manuscrite conservée sous forme numérique ". En vertu des dispositions de l'article A. 37-19 de ce code, l'appareil électronique sécurisé permet d'enregistrer, pour chaque procès-verbal, d'une part, la signature de l'agent verbalisateur, d'autre part, celle du contrevenant qui est invité à l'apposer " sur une page écran qui lui présente un résumé non modifiable des informations concernant la contravention relevée à son encontre, informations dont il reconnaît ainsi avoir eu connaissance ". Enfin, en vertu des dispositions du II de l'article A. 37-27-2, en cas d'infraction entraînant retrait de points, le résumé non modifiable des informations concernant la contravention relevée précise qu'elle entraîne retrait de points et comporte l'ensemble des éléments mentionnés aux articles L. 223-3 et R. 223-3 du code de la route.
8. Lorsqu'une infraction entraînant retrait de points est constatée au moyen d'un appareil conforme aux dispositions exposées au point précédent, l'agent verbalisateur invite le contrevenant à apposer sa signature sur une page écran où figure l'ensemble des informations exigées par la loi. Dès lors, la signature apposée par l'intéressé et conservée par voie électronique établit que ces informations lui ont été délivrées. La mention certifiée par l'agent selon laquelle le contrevenant a refusé d'apposer sa signature sur la page qui lui était présentée possède la même valeur probante.
9. Il résulte de l'instruction, notamment des pièces versées au débat par le défendeur, que M. B a, lors du procès-verbal concernant l'infraction constatée le 23 mars 2016, apposé sa signature sur la page écran mentionnée au point précédent, et concernant l'infraction constatée le 26 septembre 2019, le procès-verbal mentionne le refus par l'intéressé d'apposer sa signature. Dans ces conditions, le ministre de l'intérieur doit être regardé comme apportant la preuve que le requérant avait reçu les informations requises par les dispositions des articles L. 223-3 et R. 223-3 du code de la route.
S'agissant de l'infraction commise le 29 juillet 2017 :
10.Le paiement par le contrevenant de l'amende forfaitaire majorée suffit à établir que l'administration s'est acquittée envers le titulaire du permis de son obligation d'information prévue par les articles L. 223-3 et R. 223-3 du code de la route, à moins que l'intéressé, à qui il appartient à cette fin de produire l'avis qu'il a nécessairement reçu, démontre que cet avis était inexact ou incomplet. Lorsque le contrevenant soutient que le paiement est intervenu par la voie du recouvrement forcé et n'est, par suite, pas de nature à apporter la preuve de la réception des avis, il lui appartient d'apporter la preuve, devant le juge du fond, de ce que l'amende a effectivement fait l'objet d'un recouvrement forcé.
11. En l'espèce, il résulte du relevé d'information intégral du permis de conduire de M. B que l'infraction commise le 29 juillet 2017 a été relevée à l'aide d'un appareil de contrôle automatisé. En outre, il résulte de l'instruction, et notamment des attestations de paiement du comptable public, que cette infraction a donné lieu au paiement d'une amende forfaitaire majorée. Par suite, dès lors que M. B n'apporte aucun élément de nature à démontrer que l'avis de contravention qu'il a nécessairement reçu ne contenait par l'intégralité des informations requises par les dispositions des articles L. 223-3 et R.223-3 du code de la route, il doit être regardé comme ayant été destinataire de ces informations et n'est par suite par fondé à soutenir que la décision de retrait de point consécutive à cette infraction aurait été prise à l'issue d'une procédure irrégulière.
S'agissant de l'infraction commise le 22 juillet 2020 :
12. Le ministre de l'intérieur fait valoir que cette infraction, constatée par radar automatique, constitue un excès de vitesse inférieur à 20 km / heure et qu'elle est de même nature que celles commises les 1er janvier 2017 et 26 novembre 2018, pour lesquelles M. B aurait reçu les informations requises. Toutefois, il n'est pas établi que le requérant ait été informé de la qualification pénale des infractions litigieuses. Dans ces conditions, les informations qu'il aurait reçues lors de la constatation d'infractions antérieures, relatives à l'existence d'un traitement automatisé des points et à la possibilité d'y accéder, n'est pas nature à se substituer à ce défaut d'information. Par ailleurs, il n'est pas établi que le titulaire du permis de conduire a payé l'amende forfaitaire majorée correspondant à cette infraction. Il n'est pas non plus établi que l'intéressé aurait reçu l'avis de contravention, qui comporte l'information préalable requise, correspondant à cette même infraction. Dans ces conditions, le ministre de l'intérieur ne peut être regardé comme apportant la preuve qu'il s'est acquitté de l'obligation d'information prévue par les articles L. 223-3 et R. 223-3 du code de la route pour ces infractions. Par suite, M. B, qui, dans les circonstances de l'espèce, a été privé d'une garantie, est fondé à soutenir que la décision de retrait d'un point consécutive à l'infraction du 22 juillet 2020 est intervenue au terme d'une procédure irrégulière et à en demander, pour ce motif, l'annulation.
S'agissant de l'infraction commise le 10 septembre 2020 :
13. Il résulte des dispositions exposées au point 7 que lorsqu'une infraction entraînant retrait de points est constatée au moyen d'un appareil conforme aux dispositions issues de l'arrêté interministériel du 4 décembre 2014 visé ci-dessus, dont la mise en œuvre a été généralisée à l'occasion d'une mise à jour logicielle effectuée le 15 avril 2015, l'agent verbalisateur invite le contrevenant à apposer sa signature sur une page écran où figure l'ensemble des informations relatives au retrait de points exigées par la loi. Dès lors, la signature apposée par l'intéressé et conservée par voie électronique établit que ces informations lui ont été délivrées.
14. En l'espèce, il résulte de l'instruction que l'infraction constatée le 10 septembre 2020 a fait l'objet d'un procès-verbal dressé à l'aide d'un appareil électronique. Toutefois, il n'est pas établi que ce document était conforme aux dispositions issues de l'arrêté précité du 4 décembre 2014 et qu'il assurait la délivrance à l'intéressé, lors de la constatation de l'infraction, de toutes les informations relatives aux retraits de points prévues aux articles L. 223-3 et R. 223-3 du code de la route.
15. Le ministre de l'intérieur fait valoir que M. B avait bénéficié, à l'occasion des infractions des 23 mars 2016 et 26 septembre 2019, de l'ensemble des informations légalement exigées. Toutefois, la circonstance que l'intéressé ait pu bénéficier, à l'occasion d'infractions antérieures, d'informations relatives à l'existence d'un traitement automatisé et à la possibilité d'y accéder n'est pas de nature à assurer sa complète information s'agissant de l'infraction en question du 10 septembre 2020. Par suite, la décision de retrait de trois points faisant suite à cette infraction doit être annulée.
Sur les conclusions aux fins d'injonction :
16. L'exécution du présent jugement implique que l'administration restitue à M. B quatre points dans le traitement automatisé mentionné à l'article L. 225-1 du code de la route. Il y a lieu, en conséquence, d'enjoindre au ministre de l'intérieur de procéder à cette restitution dans un délai de deux mois à compter de la notification du présent jugement, de déterminer en conséquence, compte tenu d'éventuelles infractions devenues définitives à la date de cet examen, le nombre de points attaché au permis de conduire de M. B et de lui restituer son permis si le solde de points est positif.
Sur les frais liés au litige :
17. Il y a lieu, dans les circonstances de l'espèce, de mettre à la charge de l'Etat une somme de 1 000 euros à verser à M. B au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
18. Aucun dépens n'a été exposé au cours de la présente instance. Les conclusions présentées à ce titre par M. B ne peuvent donc qu'être rejetées.
D E C I D E :
Article 1er : La décision du ministre de l'intérieur du 4 août 2021, les décisions de retraits de points consécutives aux infractions des 22 juillet et 10 septembre 2020 sont annulées.
Article 2 : Il est enjoint au ministre de l'intérieur et des outre-mer de procéder à la reconstitution de quatre points sur le permis de conduire de M. B dans le délai de deux mois à compter de la notification du présent jugement, de déterminer en conséquence le nombre de points attaché au permis de conduire de M. B et de le lui restituer si le solde est positif.
Article 3 : L'Etat versera à M. B la somme de 1 000 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Article 4 : Le surplus des conclusions de la requête est rejeté.
Article 5 : Le présent jugement sera notifié à M. A B et au ministre de l'intérieur et des outre-mer.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 18 juillet 2023.
Le magistrat désigné,
Signé
T. BONHOMMELa greffière,
Signé
M.L. DAVERIO
La République mande et ordonne au ministre de l'intérieur et des outre-mer en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
Pour le greffier en chef,
Ou par délégation le greffier,
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026