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AccueilJurisprudence administrativeN° TA06-2105460

Tribunal Administratif de Nice — Décision N° TA06-2105460

jeudi 20 juillet 2023

JuridictionTribunal Administratif de Nice
SectionTribunal Administratif de Nice
N° DossierTA06-2105460
TypeDécision
RecoursExcès de pouvoir
PublicationC
Formation1ère chambre
Avocat requérantTRAVERSINI

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête, enregistrée le 18 octobre 2021, M. C A B, représenté par Me Traversini, demande au tribunal :

1°) d'annuler la décision implicite par laquelle le préfet des Alpes-Maritimes a rejeté sa demande d'admission au séjour ;

2°) d'enjoindre au préfet des Alpes-Maritimes de lui délivrer un titre de séjour mention " vie privée et familiale " avec autorisation de travailler, dans un délai d'un mois à compter de la notification du jugement à intervenir, sous astreinte de 100 euros par jour de retard ou, à titre subsidiaire, de procéder au réexamen de sa demande de titre de séjour, à compter de la notification du jugement à intervenir, et de lui délivrer une autorisation provisoire de séjour dans l'attente de ce réexamen ;

3°) de mettre à la charge de l'Etat la somme de 1 000 euros, à verser directement à Me Traversini en application des dispositions combinées de l'article L. 761-1 du code de justice administrative et 37 de la loi du 10 juillet 1991, Me Traversini renonçant en ce cas, et par avance, à percevoir la part contributive de l'Etat au titre de l'aide juridictionnelle.

Il soutient que :

- la décision attaquée est entachée d'un défaut de motivation ;

- elle méconnaît les dispositions de l'article L. 312-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers du droit d'asile, devenu, depuis le 1er mai 2021, l'article L. 432-14 du même code ;

- elle méconnaît les dispositions de l'article L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ainsi que les stipulations de l'article 7 quater de l'accord franco-tunisien du 17 mars 1988 et de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ; elle est entachée d'une erreur manifeste dans l'appréciation des conséquences qu'elle pouvait avoir sur sa situation personnelle et familiale et celle de ses enfants mineurs ;

- elle méconnaît les stipulations de l'article 3-1 de la convention internationale des droits de l'enfant ;

- elle méconnaît les stipulations de l'article 3 de l'accord franco-tunisien du 17 mars 1988 ;

- elle méconnaît les dispositions de l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

La requête a été communiquée au préfet des Alpes-Maritimes qui n'a produit aucune observation en défense mais qui a produit des pièces, enregistrées le 28 juin 2023, qui n'ont pas été communiquées.

Par une décision du 6 janvier 2022, le bureau d'aide juridictionnelle près le tribunal judiciaire de Nice a admis M. A B au bénéfice de l'aide juridictionnelle totale.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu :

- la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;

- la convention internationale relative aux droits de l'enfant, signée à New-York le 26 janvier 1990 ;

- l'accord franco-tunisien en matière de séjour et de travail du 17 mars 1988, modifié ;

- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;

- le code des relations entre le public et l'administration ;

- la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 relative à l'aide juridique ;

- le code de justice administrative.

Le président de la formation de jugement a dispensé la rapporteure publique, sur sa proposition, de prononcer des conclusions à l'audience, en application des dispositions de l'article R. 732-1-1 du code de justice administrative.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.

Ont été entendus au cours de l'audience publique :

- le rapport de M. Cherief, rapporteur ;

- les observations de Me Sakashvili, substituant Me Traversini, représentant M. A B.

Considérant ce qui suit :

1. M. A B, ressortissant tunisien né le 8 septembre 1983, a sollicité, le 4 mai 2021, son admission au séjour sur le fondement des dispositions des articles L. 423-23 et L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ainsi que sur le fondement des stipulations de l'article 3 de l'accord franco-tunisien du 17 mars 1988. Une décision implicite de rejet est née du silence gardé par le préfet pendant plus de quatre mois sur cette demande, en vertu des dispositions des articles R. 432-1 et R. 432-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. M. A B demande au tribunal l'annulation de cette décision implicite de rejet.

Sur les conclusions à fin d'annulation :

2. En premier lieu, il résulte des dispositions de l'article L. 232-4 du code des relations entre le public et l'administration qu'une décision implicite intervenue dans les cas où la décision explicite aurait dû être motivée n'est pas entachée d'illégalité du seul fait qu'elle n'est pas assortie de cette motivation. Elle ne peut être regardée comme illégale qu'en l'absence de communication de ses motifs dans le délai d'un mois par l'autorité saisie.

3. Il ressort des pièces du dossier que, par un courrier du 7 septembre 2021, notifié aux services de la préfecture le 20 septembre 2021, M. A B a sollicité la communication des motifs de la décision implicite de rejet née du silence gardé par le préfet des Alpes-Maritimes sur sa demande d'admission au séjour en date du 4 mai 2021, notifiée le 7 mai 2021 à la préfecture des Alpes-Maritimes. Par un courrier du 24 septembre 2021, notifié à M. A B le 31 septembre suivant, le préfet des Alpes-Maritimes a communiqué à l'intéressé les motifs de la décision attaquée. Ce document vise les dispositions de l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, il examine la situation de M. A B au regard de sa vie privée et familiale ainsi qu'au regard de sa situation professionnelle et précise que l'intéressé ne justifie d'aucune circonstance exceptionnelle en particulier au regard de l'ancienneté de son séjour en France. Les motifs qui fondent le rejet de la demande de titre de séjour sont énoncés avec suffisamment de clarté et de précision pour lui permettre d'en discuter le bien-fondé. Par suite, le moyen tiré de ce que la décision attaquée est entachée d'un défaut de motivation doit être écarté.

4. En deuxième lieu, aux termes de l'article L. 432-14 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " La commission du titre de séjour est composée : / 1° D'un maire ou de son suppléant désignés par le président de l'association des maires du département ou, lorsqu'il y a plusieurs associations de maires dans le département, par le préfet en concertation avec celles-ci et, à Paris, du maire, d'un maire d'arrondissement ou d'un conseiller d'arrondissement ou de leur suppléant désigné par le Conseil de Paris ; / 2° De deux personnalités qualifiées désignées par le préfet ou, à Paris, par le préfet de police. Le président de la commission du titre de séjour est désigné, parmi ses membres, par le préfet ou, à Paris, par le préfet de police. / Dans les départements de plus de 500 000 habitants, une commission peut être instituée dans un ou plusieurs arrondissements. ". Aux termes du deuxième alinéa de l'article L. 435-1 du même code : " Lorsqu'elle envisage de refuser la demande d'admission exceptionnelle au séjour formée par un étranger qui justifie par tout moyen résider habituellement en France depuis plus de dix ans, l'autorité administrative est tenue de soumettre cette demande pour avis à la commission du titre de séjour prévue à l'article L. 432-14. () ".

5. A supposer même qu'il doive être regardé comme ayant entendu se prévaloir des dispositions précitées du deuxième alinéa de l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, M. A B, qui fait valoir, sans l'établir, être entré sur le territoire français en 2009, produit à l'appui de sa requête des pièces ne témoignant que d'une présence ponctuelle et épisodique sur le territoire français entre 2009 et 2013. Ainsi, M. A B n'établit pas, par les pièces qu'il verse au dossier, résider habituellement, à la date de la décision attaquée, sur le territoire français depuis dix années. Par suite, le moyen tiré de ce que la décision attaquée serait entachée d'un vice de procédure au motif que le préfet n'a pas saisi la commission du titre de séjour, doit être écarté.

6. En troisième lieu, aux termes l'article 11 de l'accord franco-tunisien du 17 mars 1988 en matière de séjour et de travail stipule que : " Les dispositions du présent Accord ne font pas obstacle à l'application de la législation des deux Etats sur le séjour des étrangers sur tous les points non traités par l'Accord. / Chaque Etat délivre notamment aux ressortissants de l'autre Etat tous titres de séjour autres que ceux visés au présent Accord, dans les conditions prévues par sa législation. ()". Aux termes de l'article 7 quater de cet accord : " Sans préjudice des dispositions du b et du d de l'article 7 ter, les ressortissants tunisiens bénéficient, dans les conditions prévues par la législation française, de la carte de séjour temporaire portant la mention "vie privée et familiale". () ". Aux termes de l'article L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " L'étranger qui n'entre pas dans les catégories prévues aux articles L. 423-1, L. 423-7, L. 423-14, L. 423-15, L. 423-21 et L. 423-22 ou dans celles qui ouvrent droit au regroupement familial, et qui dispose de liens personnels et familiaux en France tels que le refus d'autoriser son séjour porterait à son droit au respect de sa vie privée et familiale une atteinte disproportionnée au regard des motifs du refus, se voit délivrer une carte de séjour temporaire portant la mention "vie privée et familiale" d'une durée d'un an, sans que soit opposable la condition prévue à l'article L. 412-1. / Les liens mentionnés au premier alinéa sont appréciés notamment au regard de leur intensité, de leur ancienneté et de leur stabilité, des conditions d'existence de l'étranger, de son insertion dans la société française ainsi que de la nature de ses liens avec sa famille restée dans son pays d'origine. / L'insertion de l'étranger dans la société française est évaluée en tenant compte notamment de sa connaissance des valeurs de la République. () ". Aux termes de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales : " Toute personne a droit au respect de sa vie privée et familiale, de son domicile et de sa correspondance. () ".

7. Il ressort des pièces du dossier, ainsi que cela a été précisé au point 5 du présent jugement, que M. A B, qui fait valoir, sans l'établir, être entré sur le territoire français en 2009, produit à l'appui de sa requête des pièces ne témoignant que d'une présence ponctuelle et épisodique sur le territoire français entre 2009 et 2013 et d'une présence plus régulière sur le territoire national à compter de l'année 2014. Il est constant que depuis cette date, le requérant s'est maintenu sur le territoire français sans avoir cherché à régulariser sa situation et qu'il s'est soustrait à l'exécution d'une précédente mesure d'éloignement en date du 31 mai 2013. Si l'intéressé réside sur le territoire français depuis 2014, avec son épouse qui possède également la nationalité tunisienne, il ne justifie d'aucune circonstance faisant obstacle à ce que la cellule familiale se reconstitue en Tunisie, nonobstant la naissance en France de ses trois enfants, dès lors que son épouse est également en situation irrégulière et que M. A B n'établit pas être dépourvu de toute attache familiale en Tunisie. Enfin, M. A B ne justifie pas, par la seule production de deux promesses d'embauche pour un emploi d'électricien, pour lequel il n'établit pas disposer de compétences particulières, et d'un contrat à durée indéterminé pour un emploi de cuisinier, conclu postérieurement à l'intervention de la décision attaquée, d'une insertion professionnelle particulière. Dans ces conditions, le préfet n'a pas porté au droit au respect de la vie privée et familiale du requérant une atteinte disproportionnée au regard des buts en vue desquels la décision attaquée a été prise et n'a, dès lors, pas méconnu les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales et de l'article 7 quater de l'accord franco-tunisien du 17 mars 1988 en matière de séjour et de travail, ni les dispositions l'article L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Pour les mêmes motifs, le préfet n'a pas entaché la décision attaquée d'une erreur manifeste d'appréciation. Par suite, l'ensemble de ces moyens doit être écarté.

8. En quatrième lieu, aux termes des stipulations de l'article 3 de l'accord franco-tunisien du 17 mars 1988 : " Les ressortissants tunisiens désireux d'exercer une activité professionnelle salariée en France, pour une durée d'un an au minimum, et qui ne relèvent pas des dispositions de l'article 1er du présent Accord, reçoivent, après contrôle médical et sur présentation d'un contrat de travail visé par les autorités compétentes, un titre de séjour valable un an et renouvelable et portant la mention "salarié" () ". Par ailleurs, aux termes de l'article L. 412-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " Sous réserve des engagements internationaux de la France et des exceptions prévues aux articles L. 412-2 et L. 412-3, la première délivrance d'une carte de séjour temporaire ou d'une carte de séjour pluriannuelle est subordonnée à la production par l'étranger du visa de long séjour mentionné aux 1° ou 2° de l'article L. 411-1 ".

9. D'une part, il est constant que M. A B ne disposait pas du visa de long séjour exigé pour la délivrance d'un titre de séjour mention " salarié " sur le fondement des stipulations précitées de l'article 3 de la convention franco-tunisienne du 17 mars 1988. D'autre part, en se bornant à se prévaloir de deux promesses d'embauche et en ne produisant aucun contrat de travail visé par les autorités compétentes, tel que prévu par les stipulations précitées de l'article 3 de l'accord franco-tunisien du 17 mars 1988, avant la date d'intervention de la décision attaquée, le requérant ne justifie pas pouvoir obtenir la délivrance d'un titre de séjour temporaire portant la mention " salarié ". Par suite, le moyen tiré de ce que la décision attaquée méconnaît les stipulations de l'article 3 de l'accord franco-tunisien du 17 mars 1988 doit être écarté.

10. En cinquième lieu, portant sur la délivrance des catégories de cartes de séjour temporaire prévues par les dispositions auxquelles il renvoie, l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile n'institue pas une catégorie de titres de séjour distincte mais est relatif aux conditions dans lesquelles les étrangers peuvent être admis à séjourner en France soit au titre de la vie privée et familiale, soit au titre d'une activité salariée. Il fixe ainsi, notamment, les conditions dans lesquelles les étrangers peuvent être admis à séjourner en France au titre d'une activité salariée. Dès lors que l'article 3 de l'accord franco-tunisien du 17 mars 1988 prévoit la délivrance de titres de séjour au titre d'une activité salariée, un ressortissant tunisien souhaitant obtenir un titre de séjour au titre d'une telle activité ne peut utilement invoquer les dispositions de l'article L. 435-1 à l'appui d'une demande d'admission au séjour sur le territoire national, s'agissant d'un point déjà traité par l'accord franco-tunisien, au sens de l'article 11 de cet accord. Toutefois, si l'accord franco-tunisien ne prévoit pas, pour sa part, de semblables modalités d'admission exceptionnelle au séjour, il y a lieu d'observer que ses stipulations n'interdisent pas au préfet de délivrer un titre de séjour à un ressortissant tunisien qui ne remplit pas l'ensemble des conditions auxquelles est subordonnée sa délivrance de plein droit. Il appartient au préfet, dans l'exercice du pouvoir discrétionnaire dont il dispose sur ce point, d'apprécier, en fonction de l'ensemble des éléments de la situation personnelle de l'intéressé, l'opportunité d'une mesure de régularisation.

11. Pour des motifs identiques à ceux exposés au point 7 du présent jugement, M. A B n'est pas fondé à faire valoir que le préfet des Alpes-Maritimes a commis une erreur manifeste d'appréciation en refusant, dans le cadre de l'exercice de son pouvoir unilatéral de régularisation, de lui délivrer un titre de séjour portant la mention " vie privée et familiale ". Par suite, ce moyen doit être écarté.

12. En sixième lieu, s'il fait valoir que la décision attaquée méconnaît l'intérêt supérieur de ses trois enfants, tous nés à Nice, M. A B ne fait état d'aucun circonstance de nature à faire obstacle à ce que la cellule familiale puisse se reconstituer en Tunisie, pays dont lui-même et son épouse, également en situation irrégulière, possèdent la nationalité. De surcroit, à la date de la décision attaquée, la scolarisation des enfants du couple en France depuis 2019 était récente et M. A B ne fait état d'aucune circonstance faisant obstacle à ce que ses enfants puissent poursuivre une scolarité équivalente en Tunisie. Par suite, les moyens tirés de ce que la décision attaquée est entachée d'une erreur manifeste dans l'appréciation de ses conséquences sur la situation des enfants mineurs du requérant et de ce qu'elle méconnaît les stipulations de l'article 3-1 de la convention internationale des droits de l'enfant doivent être écartés.

13. Il résulte de tout ce qui précède que les conclusions à fin d'annulation présentées par M. A B doivent être rejetées ainsi que, par voie de conséquence, les conclusions à fin d'injonction.

Sur les frais liés au litige :

14. M. A B a été admis au bénéfice de l'aide juridictionnelle totale. Dès lors, son avocate est fondée à se prévaloir des dispositions combinées des articles L. 761-1 du code de justice administrative et 37 de la loi du 10 juillet 1991. Toutefois, ces dispositions font obstacle à ce qu'une quelconque somme soit mise à la charge de l'Etat qui n'est pas, dans la présente instance, la partie perdante. Par suite, les conclusions présentées sur ce fondement par M. A B doivent être rejetées.

D E C I D E :

Article 1er : La requête de M. A B est rejetée.

Article 2 : Le présent jugement sera notifié à M. C A B et au préfet des Alpes-Maritimes.

Copie sera adressée au ministre de l'intérieur et des outre-mer.

Délibéré après l'audience du 29 juin 2023, à laquelle siégeaient :

Mme Pouget présidente,

Mme Kolf, conseillère,

M. Cherief, conseiller,

assistés de Mme Martin, greffière.

Rendu public par mise à disposition au greffe du tribunal le 20 juillet 2023.

Le rapporteur,

signé

H. CHERIEF

La présidente,

signé

M. POUGETLa greffière,

signé

C. MARTIN

La République mande et ordonne au préfet des Alpes-Maritimes en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

Pour expédition conforme,

Le greffier en chef,

ou par délégation la greffière

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