LogoMeilleurAvocats.fr
AvocatsAssistant IABlogPrix
ConnexionDéposer ma demande

Vous avez un problème juridique ?

Décrivez votre situation en 2 minutes — un avocat spécialisé vous répond sous 24h.

Déposer ma demandeJe suis avocat
Logo MeilleurAvocats.frMeilleurAvocats.fr

Mise en relation avocat–client par l'IA. Gratuit pour les particuliers.

Particuliers

  • Déposer une demande
  • Trouver un avocat
  • Assistant IA gratuit
  • Bibliothèque juridique
  • Guides pratiques
  • Jurisprudence

Avocats

  • Pour les avocats
  • Espace avocat
  • Tarifs et formules
  • Recevoir des leads
  • Programme d'affiliation
  • Contact commercial

Spécialités

  • Droit général
  • Droit du travail
  • Droit de la sécurité sociale et de la protection sociale
  • Droit fiscal et droit douanier
  • Droit de la famille, des personnes et de leur patrimoine
  • Droit immobilier

Légal

  • Mentions légales
  • Confidentialité
  • CGU
  • Cookies
  • Contact

Newsletter juridique hebdomadaire

Décisions clés, évolutions législatives, conseils pratiques — chaque semaine.

© 2026 MeilleurAvocats.fr— KONSEIL SAS. Tous droits réservés.

Mentions légales|Confidentialité|Cookies

BOB★La messagerie française & cryptée pour des échanges confidentiels entre avocats et clients.

En savoir +TéléchargerBOB
AccueilJurisprudence administrativeN° TA06-2105647

Tribunal Administratif de Nice — Décision N° TA06-2105647

mercredi 27 septembre 2023

JuridictionTribunal Administratif de Nice
SectionTribunal Administratif de Nice
N° DossierTA06-2105647
TypeDécision
RecoursExcès de pouvoir
PublicationC
Formation1ère chambre
Avocat requérantZOUBKOVA-ALLIEIS

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête, enregistrée le 22 octobre 2021, et un mémoire enregistré le 12 mai 2023, M. C, représenté par Me Leloup, demande au tribunal :

1°) d'annuler la décision du 31 août 2021 par laquelle le préfet des Alpes-Maritimes a rejeté la demande de regroupement familial qu'il a présentée pour sa conjointe ;

2°) d'enjoindre au préfet des Alpes-Maritimes de faire droit à sa demande de regroupement familial, à compter de la notification du jugement à intervenir sous astreinte de 50 euros par jour de retard et à défaut de réexaminer sa demande dans le même délai ;

3°) d'enjoindre au préfet des Alpes-Maritimes de délivrer un récépissé de demande de titre de séjour dans l'attente du réexamen de la demande de regroupement familial, sous astreinte de 50 euros par jour de retard à compter d'un délai de 30 jours après la notification du jugement à intervenir ;

4°) de mettre à la charge de l'Etat la somme de 1 500 euros, en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Il soutient que :

- la décision attaquée a été signée par une autorité incompétente ;

- l'avis du maire de Menton n'a pas été sollicité en méconnaissance de l'article R. 421-18 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;

- la décision attaquée n'est pas suffisamment motivée ;

- sa situation n'a pas été examinée ;

- le préfet des Alpes-Maritimes a commis une erreur de droit en se considérant comme en situation de compétence liée et une erreur manifeste d'appréciation ;

- le préfet n'a pas tenu compte de sa situation au regard de de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;

La requête a été communiquée au préfet des Alpes-Maritimes, le 9 novembre 2021, qui n'a pas produit de mémoire.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu :

- la directive 2008/115/CE du Parlement européen et du Conseil du 16 décembre 2008 ;

- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;

- le code de justice administrative.

La présidente de la formation de jugement a décidé de dispenser le rapporteur public, sur sa proposition, de prononcer des conclusions à l'audience, en application de l'article R. 732-1 du code de justice administrative.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.

Ont été entendus au cours de l'audience publique :

- le rapport de M. Soli

- et les observations de Me Leloup pour le requérant.

Considérant ce qui suit :

1. M. C, ressortissant russe, titulaire d'un titre de séjour " salarié " a présenté une demande de regroupement familial au bénéfice de son épouse Mme A B, ressortissante biélorusse, Par une décision du 31 août 2021, que le requérant demande au Tribunal d'annuler le préfet des Alpes-Maritimes a opposé un rejet à ladite demande de regroupement familial.

Sur les conclusions à fin d'annulation et sans qu'il soit besoin d'examiner les autres moyens de la requête :

2. Aux termes de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales : " 1. Toute personne a droit au respect de sa vie privée et familiale, de son domicile et de sa correspondance. / 2. Il ne peut y avoir ingérence d'une autorité publique dans l'exercice de ce droit que pour autant que cette ingérence est prévue par la loi et qu'elle constitue une mesure qui, dans une société démocratique, est nécessaire à la sécurité nationale, à la sûreté publique, au bien-être économique du pays, à la défense de l'ordre et à la prévention des infractions pénales, à la protection de la santé ou de la morale, ou à la protection des droits et libertés d'autrui ".

3. Il ressort des pièces du dossier que l'épouse du requérant réside de manière régulière en France depuis 2017 ; que son dernier titre de séjour portant la mention " étudiant " est arrivé à expiration en janvier 2021 ; qu'elle en a demandé le renouvellement au près du préfet des Alpes-Maritimes le 18 novembre 2020 ; que la préfecture a clôturé le dossier de demande de renouvellement le 5 mai 2021 sans prendre de décision de rejet ; qu'à défaut de pouvoir obtenir ledit renouvellement et afin de régulariser la situation de son épouse, le requérant a présenté la demande de regroupement familial qui fait l'objet de la décision litigieuse de rejet au motif que Mme A B est présente sur le territoire.

4. Dès lors que Mme A B est entrée et s'est maintenue régulièrement sur le territoire, que la demande de regroupement familial n'a été formée que pour palier l'absence de traitement de sa demande de renouvellement de titre de séjour, que la réalité de la vie commune n'est pas contestée, qu'il n'est pas plus contesté que le requérant, ingénieur en recherche et développement en CDI, dispose de ressources suffisantes et d'un logement adapté, ce dernier est fondé à soutenir que la décision litigieuse porte une atteinte disproportionnée à son droit au respect de sa vie privée et familiale et méconnaît ainsi les stipulations de 1'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de 1'homme et des libertés fondamentales et qu'au surplus elle est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation.

Sur les conclusions à fin d'injonction et d'astreinte :

5. L'exécution du présent jugement implique, compte tenu de ses motifs, d'enjoindre au préfet des Alpes-Maritimes de délivrer à M. C l'autorisation de regroupement familial sollicitée dans un délai d'un mois à compter de la notification du présent jugement sous astreinte de 50 euros par jour de retard.

Sur les frais liés au litige :

6. Il y a lieu dans les circonstances de l'espèce de faire application de ces dispositions et de mettre à la charge de l'Etat une somme de 1 000 euros au titre des frais exposés par M. C et non compris dans les dépens.

D É C I D E

Article 1er : La décision du 31 août 2021 prise par le préfet des Alpes-Maritimes et rejetant la demande de regroupement familial présentée par M. C est annulée.

Article 2 : Il est enjoint au préfet des Alpes-Maritimes de délivrer à M. C l'autorisation de regroupement familial sollicitée dans un délai d'un mois à compter de la notification du présent jugement sous astreinte de 50 euros par jour de retard.

Article 3 : L'Etat versera à M. C une somme de 1000 euros sur le fondement de l'article L.761-1 du code de justice administrative.

Article 4 : Le présent jugement sera notifié à M. C et au préfet des Alpes-Maritimes.

Copie en sera adressée au ministre de l'intérieur et des outre-mer et au procureur de la république près du tribunal judiciaire de Nice.

Délibéré après l'audience du 7 septembre 2023, à laquelle siégeaient :

Mme Chevalier-Aubert, présidente,

M. Soli, premier conseiller,

Mme Chevalier, conseillère.

Rendu public par mise à disposition au greffe le 27 septembre 2023.

Le rapporteur,

signé

P. SOLI

La présidente,

signé

V. CHEVALIER-AUBERTLa greffière,

signé

C. SUSSEN

La République mande et ordonne au préfet des Alpes-Maritimes en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

Pour expédition conforme,

Pour le greffier en chef,

Ou par délégation la greffière.

N°2105647

Décisions similaires

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881

Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.

01/06/2026

← Retour aux décisions