jeudi 17 novembre 2022
| Juridiction | Tribunal Administratif de Nice |
| Section | Tribunal Administratif de Nice |
| N° Dossier | TA06-2105794 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | C |
| Formation | 2ème Chambre |
| Avocat requérant | VAYSSE |
Vu la procédure suivante :
Par une requête et un mémoire, enregistrés les 4 novembre 2021 et 5 juillet 2022, M. D A E, représenté par Me Teboul, demande au tribunal :
1°) d'annuler l'arrêté en date du 10 juin 2021 par lequel le maire de la commune de Nice a délivré un permis de construire valant permis de démolir à M. B C en vue de la démolition d'une maison et de la construction d'un immeuble de 14 logements sur les parcelles cadastrées section NL n°s 0024 et 0026 situées 240, avenue de Fabron à Nice, ensemble la décision implicite de rejet de son recours gracieux née le 30 septembre 2021 ;
2°) de mettre solidairement à la charge de la commune de Nice et de M. C une somme de 3 000 euros en application des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Le requérant soutient, en dernier lieu, que :
-il justifie d'un intérêt à agir ;
-il abandonne le moyen tiré du caractère erroné du calcul de l'emprise au sol du projet et les moyens tirés de la méconnaissance des dispositions des articles applicables dans la zone UFc1 du plan local d'urbanisme métropolitain, adopté le 25 octobre 2019 ;
-le projet litigieux méconnait les dispositions de l'article UC 3 du règlement du plan local d'urbanisme (ci-après, " PLU ") de la commune de Nice ;
-le projet litigieux méconnait les dispositions du règlement du PLU de la commune de Nice applicables à la zone UCb dès lors que les stationnements prévus s'implantent à moins de cinq mètres de la limite séparative ;
-le projet litigieux méconnait les dispositions du règlement du PLU applicables à la zone UCb dès lors qu'il ressort des pièces du dossier que le projet a une hauteur supérieure à 7 mètres.
Par un mémoire en défense, enregistré le 28 mars 2022, M. B C, représenté par Me Vaysse conclut au rejet de la requête et à ce qu'une somme de 2 500 euros soit mise à la charge du requérant en application des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative
M. C fait valoir que les moyens soulevés ne sont pas fondés.
Par deux mémoires en défense, enregistré les 1er juin et 7 septembre 2022, le dernier n'ayant pas été communiqué, la commune de Nice conclut au rejet de la requête.
La commune de Nice fait valoir, en dernier lieu, que les moyens soulevés ne sont pas fondés.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
-le code de l'urbanisme ;
- le code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique du 20 octobre 2022 :
- le rapport de Mme Le Guennec, conseillère,
- les conclusions de Mme Sorin, rapporteure publique,
- les observations de Me Teboul, représentant M. A E,
- et les observations de Mme F, représentant la commune de Nice.
Considérant ce qui suit :
1. Par un arrêté du 10 juin 2021, le maire de la commune de Nice a délivré un permis de construire valant permis de démolir à M. B C, en vue de la démolition d'une maison et de la construction d'un immeuble de 14 logements sur les parcelles cadastrées section NL n°s 0024 et 0026 situées 240, avenue de Fabron à Nice. Par courrier du 28 juillet 2021, reçu le 30 juillet, M. D A E a formé un recours gracieux contre cet arrêté, lequel a été implicitement rejeté. Par la présente requête, M. A E demande l'annulation de l'arrêté du 10 juin 2021 ainsi que de la décision implicite de rejet de son recours gracieux.
Sur les conclusions d'annulation :
En ce qui concerne le cadre juridique du litige :
2. Aux termes de l'article L. 410-1 du code de l'urbanisme : " Le certificat d'urbanisme, en fonction de la demande présentée : a) Indique les dispositions d'urbanisme, les limitations administratives au droit de propriété et la liste des taxes et participations d'urbanisme applicables à un terrain ; b) Indique en outre, lorsque la demande a précisé la nature de l'opération envisagée ainsi que la localisation approximative et la destination des bâtiments projetés, si le terrain peut être utilisé pour la réalisation de cette opération ainsi que l'état des équipements publics existants ou prévus. / Lorsqu'une demande d'autorisation ou une déclaration préalable est déposée dans le délai de dix-huit mois à compter de la délivrance d'un certificat d'urbanisme, les dispositions d'urbanisme, le régime des taxes et participations d'urbanisme ainsi que les limitations administratives au droit de propriété tels qu'ils existaient à la date du certificat ne peuvent être remis en cause à l'exception des dispositions qui ont pour objet la préservation de la sécurité ou de la salubrité publique. / Lorsque le projet est soumis à avis ou accord d'un service de l'Etat, les certificats d'urbanisme le mentionnent expressément. Il en est de même lorsqu'un sursis à statuer serait opposable à une déclaration préalable ou à une demande de permis. / Le certificat d'urbanisme est délivré dans les formes, conditions et délais déterminés par décret en Conseil d'Etat par l'autorité compétente mentionnée au a et au b de l'article L. 422-1 du présent code. ".
3. Il résulte de la combinaison des articles L. 424-1, L. 153-11 et L. 410-1 du code de l'urbanisme que tout certificat d'urbanisme délivré sur le fondement de l'article L. 410-1 du code de l'urbanisme a pour effet de garantir à son titulaire, quel que soit son contenu, un droit à voir toute demande d'autorisation ou de déclaration préalable déposée dans le délai indiqué examinée au regard des règles d'urbanisme applicables à la date de la délivrance du certificat. Figure cependant parmi ces règles la possibilité de se voir opposer un sursis à statuer à une déclaration préalable ou à une demande de permis, lorsqu'est remplie, à la date de délivrance du certificat, l'une des conditions énumérées à l'article L. 424-1 du code de l'urbanisme. Une telle possibilité vise à permettre à l'autorité administrative de ne pas délivrer des autorisations pour des travaux, constructions ou installations qui seraient de nature à compromettre ou à rendre plus onéreuse l'exécution du futur plan local d'urbanisme. Lorsque le plan en cours d'élaboration et qui aurait justifié, à la date de délivrance du certificat d'urbanisme, que soit opposé un sursis à une demande de permis ou à une déclaration préalable, entre en vigueur dans le délai du certificat, les dispositions issues du nouveau plan sont applicables à la demande de permis de construire ou à la déclaration préalable.
4. Il ressort des pièces du dossier que M. C a déposé le 23 octobre 2019 une demande de certificat d'urbanisme sur le fondement du a) de l'article L. 410-1 du code de l'urbanisme, sur les parcelles cadastrées section NL n°s 0024 et 0026 situées 240, avenue de Fabron à Nice. Par une décision du même jour, le maire de la commune de Nice a délivré le certificat d'urbanisme demandé, date à laquelle le plan local d'urbanisme (ci-après, " PLU ") approuvé le 23 décembre 2010 et modifié le 1er février 2018 était encore en vigueur. En application des dispositions de l'article L. 410-1 du code de l'urbanisme, M. C avait droit à voir sa demande, qui a été déposée le 11 janvier 2021, soit durant les dix-huit mois qui suivent la délivrance de ce certificat d'urbanisme, examinée au regard des dispositions d'urbanisme applicables à la date de ce certificat. Dans ces conditions, et alors qu'il n'est pas allégué ni démontré qu'un sursis à statuer pouvait légalement être opposé au projet à la date de délivrance de ce certificat d'urbanisme, la légalité du permis de construire, délivré à M. C le 10 juin 2021, doit être appréciée au regard de ce PLU. Par suite, les moyens tirés de la méconnaissance des dispositions des articles de la zone UFc1 du plan local d'urbanisme métropolitain, adopté le 25 octobre 2019, en tout état de cause abandonnés par le requérant dans son mémoire en date du 5 juillet 2022, doivent être écartés comme inopérants.
En ce qui concerne le moyen tiré de la méconnaissance des dispositions de l'article UC 3 du règlement du PLU de la commune de Nice :
5. Aux termes de l'article UC 3 du règlement du PLU de la commune de Nice : " Le terrain doit être desservi par des voies publiques ou privées dans des conditions répondant à l'importance ou à la destination du bâtiment ou des aménagements envisagés. / Les caractéristiques des voies de desserte doivent être compatibles avec la circulation et l'utilisation des engins de lutte contre l'incendie () ".
6. Le requérant soutient que le projet autorisé par le permis contesté présente un risque pour la sécurité publique. Au soutien de son moyen, le requérant fait état de ce que la voie de desserte du projet, constituée par l'avenue de Fabron, serait inadaptée à la circulation supplémentaire induite par le projet de 14 logements au motif qu'elle est dépourvue de places de stationnement et déjà très fréquentée et qu'un centre commercial sans parking se situe à " quelques mètres " du projet. Toutefois, il ressort des pièces produites par M. C, qui ne sont pas contestées par le requérant, que l'avenue de Fabron, voie de desserte du projet, présente une largeur variable entre 5.32 et 5. 87 mètres, permettant ainsi la circulation des véhicules et l'absorption de trafic supplémentaire induit par le projet. Par ailleurs, il ressort des pièces du dossier que le terrain d'assiette du projet sera doté d'un accès véhicules et d'un accès piétons distincts, directement depuis l'avenue de Fabron et qu'il comportera 22 places de stationnements. Si le requérant soutient que l'accès au projet se situerait entre une aire de livraison et un arrêt de bus, privant ainsi les utilisateurs de l'accès de toute visibilité, il ne produit aucune pièce au soutien de cette allégation. Par ailleurs, il ressort des pièces du dossier que le service voirie de la métropole Nice côte d'Azur a émis un avis favorable le 1er juin 2021, assorti de prescriptions, lesquelles ont été reprises à l'article 2 de l'arrêté contesté. Le service départemental d'incendie et de secours a également émis un avis favorable le 12 mars 2021. Dans ces conditions, le requérant n'est pas fondé à soutenir que le projet litigieux aurait été autorisé en méconnaissance des exigences de sécurité résultant de l'article UC 3 du règlement du PLU de la commune de Nice. Le moyen présenté en ce sens doit, par suite, être écarté.
En ce qui concerne le moyen tiré de la méconnaissance des dispositions de l'article UC 7 du règlement du PLU de Nice :
7. Aux termes de l'article UC 7 du règlement du PLU de la commune de Nice relatif à l'implantation des constructions par rapport aux limites séparatives : " (.) 7. 2 : En l'absence de polygone en secteur UCh, et sur le reste de la zone, les bâtiments doivent s'implanter en recul de 5 mètres minimum des limites séparatives. Ce recul est ramené à 3 mètres minimum pour les serres agricoles ". La notion de bâtiment est définie par ce règlement comme un " volume construit, avec ou sans fondation, édifice présentant un espace intérieur aménageable pour l'habitation ou pour des activités à caractère professionnel, artisanal, industriel, touristique, sportives ou de loisirs, commercial ou agricole, etc y compris les parties en sous-sols ".
8. D'une part, en l'absence de disposition particulière relative aux constructions entièrement enterrées, les dispositions du plan local d'urbanisme qui prévoient une distance minimale de cinq mètres entre toute construction et la limite séparative de propriété, dont l'objet est lié à des préoccupations d'hygiène, d'urbanisme et de protection du voisinage, ne s'appliquent pas à la partie souterraine d'un bâtiment qui ne dépasse pas le niveau du sol naturel. Par suite, la circonstance qu'une partie de l'emprise en sous-sol des immeubles, non visible de l'extérieur, est située à moins de cinq mètres de la limite séparative est sans incidence sur la légalité du permis de construire.
9. Si le requérant soutient que les emplacements de stationnement en sous-sol s'implantent à moins de cinq mètres d'une des limites séparatives du terrain d'assiette du projet, il ressort des pièces du dossier, notamment de la notice architecturale et des plans de façades est et ouest que cette partie du projet n'excède pas le niveau du terrain naturel et n'est pas soumise au respect des prescriptions de l'article UC 7 du règlement du plan local d'urbanisme.
10. D'autre part, il ne ressort pas des pièces du dossier que les quatre places de stationnement en surface s'implantent à moins de cinq mètres d'une des limites séparatives de propriété. Au demeurant, ces places de stationnements ne peuvent être qualifiées de " bâtiment " au sens du lexique du règlement du PLU de la commune de Nice précité.
11. Par suite, le moyen tiré de la méconnaissance des dispositions de l'article UC 7 du règlement du PLU de la commune de Nice doit être écarté.
En ce qui concerne le moyen tiré de la méconnaissance des dispositions de l'article UC 10 du règlement du PLU de Nice :
12. Aux termes de l'article UC 10 relatif à la hauteur des constructions : " A l'exception de l'excavation nécessaire à l'aménagement de la rame d'accès au sous-sol, la hauteur des bâtiments au dessus du sol, mesurée jusqu'à l'égout du toit depuis le terrain naturel ou excavé apparent après travaux, est à limitée à : " () 7 mètres dans les secteurs UCb, UCc, UCe et UCh () "
13. Si, en façades nord et sud, sont prévues des ouvertures sur balcon, dite lucarnes, ces ouvertures, intégrées dans la toiture ne retirent pas à cette dernière la qualification de toiture à deux pentes et ne peuvent ainsi être regardées comme étant surplombées d'une toiture-terrasse. Par ailleurs, en l'absence de toute disposition particulière du règlement du plan local d'urbanisme relative à la hauteur à l'égout des lucarnes, la hauteur de la construction projetée se mesure à l'égout du toit, conformément aux dispositions précitées. Dans ces conditions et dès lors qu'il est constant que l'égout principal du toit dans lequel cette lucarne est implantée et dans lequel se déversent les eaux de pluie est situé à une hauteur n'excédant pas sept mètres, le moyen tiré de ce que les dispositions de l'article 10 UC ont été méconnues doit être écarté.
14. Il résulte de tout ce qui précède que M. A E n'est pas fondé à demander l'annulation de l'arrêté en date du 10 juin 2021, ensemble la décision implicite de rejet de son recours gracieux.
Sur les frais liés au litige :
15. Les dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative font obstacle à ce que soient mises à la charge de la commune de Nice et de M. C, qui ne sont pas, dans la présente instance, parties perdantes, les sommes que le requérant demande au titre des frais exposés par lui et non compris dans les dépens.
16. En revanche, dans les circonstances de l'espèce, il y a lieu de mettre à la charge du requérant la somme de 1 500 euros à verser à M. C au titre des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
D E C I D E :
Article 1er : La requête de M. A E est rejetée.
Article 2 : M. A E versera la somme de 1 500 euros à M. C en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Article 3 : Le surplus des conclusions des parties est rejeté.
Article 4 : La présente décision sera notifiée à M. D A E, à M. B C et à la commune de Nice.
Délibéré après l'audience du 20 octobre 2022, à laquelle siégeaient :
M. Silvestre-Toussaint-Fortesa, président,
Mme Le Guennec, conseillère,
M. Combot, conseiller,
Assistés de Mme Sussen, greffière.
Décision rendue publique par mise à disposition au greffe, le 17 novembre 2022.
La rapporteure,
signé
B. Le Guennec
Le président,
signé
F. Silvestre-Toussaint-Fortesa
La greffière,
signé
C. Sussen
La République mande et ordonne au préfet des Alpes-Maritimes en ce qui le concerne
ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun,
contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
Le greffier en chef,
Ou par délégation, la greffière,
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
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Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
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Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
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