jeudi 30 juin 2022
| Juridiction | Tribunal Administratif de Nice |
| Section | Tribunal Administratif de Nice |
| N° Dossier | TA06-2106703 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | C |
| Formation | 2ème Chambre |
| Avocat requérant | LE GOFF |
Vu la procédure suivante :
Procédure contentieuse antérieure :
Par un jugement n° 1800655 du 21 octobre 2020, le tribunal administratif de Nice a rejeté la requête de M. D B tendant à l'annulation de l'arrêté du 18 décembre 2017 par lequel le maire de Sainte-Agnès a accordé un permis de construire à Mme G et M. C portant sur la construction d'une maison, d'une piscine et d'un garage sur un terrain situé 288 route de la Maura à Sainte-Agnès.
Par une décision n°448001, 448422 du 23 décembre 2021, le Conseil d'Etat a annulé ce jugement et a renvoyé cette affaire devant le tribunal administratif de Nice où elle a été enregistrée sous le n° 2106703 le 24 décembre 2021.
Procédure devant le tribunal :
Par une requête et des mémoires enregistrés les 13 février 2018, 24 janvier 2020 et après cassation et renvoi, le 24 décembre 2021, M. D B, représenté par Me Plénot, demande au tribunal :
1°) d'annuler l'arrêté du 18 décembre 2017 par lequel le maire de Sainte-Agnès a accordé un permis de construire à Mme G et M. C autorisant la construction d'une maison, d'une piscine et d'un garage sur un terrain situé 288 route de la Maura à Sainte-Agnès ;
2°) de mettre à la charge de la commune de Sainte-Agnès une somme de 2 000 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Le requérant soutient que :
- le permis litigieux a été délivré sur le fondement d'un dossier incomplet au regard des dispositions des articles R. 431-5 et R. 431-8 du code de l'urbanisme ;
- il autorise une construction située pour partie en zone naturelle du plan local d'urbanisme et dans la zone rouge du plan de prévention des risques naturels prévisibles de mouvements de terrain ;
- il méconnaît les dispositions de l'article UD 2 du règlement du plan local d'urbanisme de la commune ;
- il méconnaît les dispositions de l'article UD 3 du règlement du plan local d'urbanisme de la commune ;
- il méconnaît les dispositions de l'article UD 10 du règlement du plan local d'urbanisme de la commune ;
- il méconnaît les dispositions de l'article UD 11 du règlement du plan local d'urbanisme de la commune ;
- il méconnaît les dispositions de l'article UD 13 du règlement du plan local d'urbanisme de la commune ;
- le tribunal administratif doit surseoir à statuer dans l'attente qu'une décision soit rendue par le tribunal judiciaire de Nice concernant l'action en désenclavement de la parcelle cadastrée section AA n° 308.
Par des mémoires en défense, enregistrés les 6 avril 2018, 29 juin 2018 et 5 mars 2020, la commune de Sainte-Agnès, représentée par Me Layet, conclut, au rejet de la requête et à ce qu'une somme de 3 000 euros soit mise à la charge de M. B sur le fondement des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
La commune fait valoir que :
- la requête est irrecevable dès lors que le requérant n'a pas intérêt à agir ;
- la demande de sursis à statuer présentée par M. B doit être rejetée ;
- les moyens soulevés par le requérant ne sont pas fondés.
Une ordonnance du 14 mars 2022 a fixé une clôture d'instruction au 19 avril 2022, en application de l'article R. 613-1 du code de justice administrative.
Vu :
- le jugement n° 1800655 rendu le 21 octobre 2020 par le tribunal administratif de Nice ;
- la décision n°448001, 448422 du 23 décembre 2021 par laquelle le Conseil d'Etat a annulé le jugement susvisé et renvoyé l'affaire devant le tribunal administratif de Nice ;
- les autres pièces du dossier.
Vu :
- le code de l'urbanisme ;
- le code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de Mme F,
- les conclusions de Mme Sorin, rapporteure publique,
- et les observations de Me Plénot représentant M. B.
Considérant ce qui suit :
1. Par un arrêté du 18 décembre 2017, le maire de la commune de Sainte-Agnès a accordé un permis de construire à Mme G et M. C autorisant la construction d'une maison, d'une piscine et d'un garage sur un terrain situé 288 route de la Maura à Sainte-Agnès, sur les parcelles cadastrées section AA n° 205 et 207. Par un jugement n° 1800655 rendu le 21 octobre 2020, le tribunal administratif de Nice a rejeté sa requête tendant à l'annulation de cet arrêté. Par une décision n°448001, 448422 du 23 décembre 2021, le Conseil d'Etat a annulé ce jugement et a renvoyé cette affaire devant le tribunal administratif de Nice où elle a été enregistrée sous le n° 2106703 le 24 décembre 2022. M. B demande au tribunal de prononcer l'annulation de l'arrêté du 18 décembre 2017.
Sur les conclusions à fin d'annulation :
En ce qui concerne le moyen tiré de l'incomplétude du dossier au regard des dispositions de l'article R. 431-5 du code de l'urbanisme :
2. Aux termes de l'article R.* 423-1 du code de l'urbanisme : " Les demandes de permis de construire, d'aménager ou de démolir et les déclarations préalables sont adressées par pli recommandé avec demande d'avis de réception ou déposées à la mairie de la commune dans laquelle les travaux sont envisagés : / a) Soit par le ou les propriétaires du ou des terrains, leur mandataire ou par une ou plusieurs personnes attestant être autorisées par eux à exécuter les travaux ; / b) Soit, en cas d'indivision, par un ou plusieurs co-indivisaires ou leur mandataire ; / c) Soit par une personne ayant qualité pour bénéficier de l'expropriation pour cause d'utilité publique ". En vertu du dernier alinéa de l'article R. 431-5 du même code, la demande de permis de construire comporte l'attestation du demandeur qu'il remplit les conditions définies à l'article R. 423-1 pour déposer une demande de permis. Il résulte de ces dispositions que les demandes de permis de construire doivent seulement comporter l'attestation du pétitionnaire qu'il remplit les conditions définies à l'article R. 423-1 cité ci-dessus. Les autorisations d'utilisation du sol, qui ont pour seul objet de s'assurer de la conformité des travaux qu'elles autorisent avec la législation et la réglementation d'urbanisme, étant accordées sous réserve du droit des tiers, il n'appartient pas à l'autorité compétente de vérifier, dans le cadre de l'instruction d'une demande de permis, la validité de l'attestation établie par le demandeur. Ainsi, sous réserve de la fraude, le pétitionnaire qui fournit l'attestation prévue à l'article R. 423-1 du code doit être regardé comme ayant qualité pour présenter sa demande.
3. En l'espèce, il est constant que le permis de construire en litige porte sur les parcelles cadastrées section AA n° 205 et 207 et qu'il a été déposé au nom de Mme G et M. C. Si le requérant soutient que l'adresse de M. C n'est pas mentionnée sur la demande de permis de construire, il ressort des pièces du dossier, notamment du formulaire PCMI 12-2 joint à la demande de permis de construire, que l'adresse de M. C est identique à celle Mme G. En tout état de cause, cette omission n'est pas de nature à entraîner l'annulation de la décision attaquée. Cette branche sera écartée comme manquant en fait.
4. Le requérant soutient ensuite que M. C et Mme G ne sont pas propriétaires des parcelles AA 205 et 207. Cependant, les pétitionnaires soutiennent sans être sérieusement contesté sur ce point être propriétaires de la parcelle AA 207 suite à une promesse de vente conclue avec la commune approuvée par une délibération du 21 novembre 2016, confirmée par un acte de vente joint au dossier. Il ressort également des pièces du dossier que les pétitionnaires ont attesté avoir la qualité pour présenter la demande de permis de construire, sans que le requérant apporte la preuve que les pétitionnaires auraient procédé à des manœuvres de nature à tromper l'administration sur la réalité de leur projet. Dans ces conditions, le maire était fondé à estimer que ces derniers avaient qualité pour présenter une demande de permis de construire, dès lors qu'ils attestaient remplir les conditions définies à l'article R. 423-1 du code de l'urbanisme. Cette seconde branche du moyen sera également écartée.
En ce qui concerne le moyen tiré de l'incomplétude du dossier au regard des dispositions de l'article R. 431-8 du code de l'urbanisme :
5. Aux termes de l'article R.431-4 du code de l'urbanisme : " La demande de permis de construire comprend : / a) Les informations mentionnées aux articles R. 431-5 à R. 431-12 ; / b) Les pièces complémentaires mentionnées aux articles R. 431-13 à R. * 431-33-1 ; / c) Les informations prévues aux articles R. 431-34 et R. 431-34-1. / Pour l'application des articles R. 423-19 à R. 423-22, le dossier est réputé complet lorsqu'il comprend les informations mentionnées au a et au b ci-dessus. /Aucune autre information ou pièce ne peut être exigée par l'autorité compétente ". Aux termes de l'article R. 431-8 du même code: " Le projet architectural comprend une notice précisant : / 1° L'état initial du terrain et de ses abords indiquant, s'il y a lieu, les constructions, la végétation et les éléments paysagers existants ; / 2° Les partis retenus pour assurer l'insertion du projet dans son environnement et la prise en compte des paysages, faisant apparaître, en fonction des caractéristiques du projet : /a) L'aménagement du terrain, en indiquant ce qui est modifié ou supprimé ; /b) L'implantation, l'organisation, la composition et le volume des constructions nouvelles, notamment par rapport aux constructions ou paysages avoisinants ; / c) Le traitement des constructions, clôtures, végétations ou aménagements situés en limite de terrain ; / d) Les matériaux et les couleurs des constructions ; / e) Le traitement des espaces libres, notamment les plantations à conserver ou à créer ; / f) L'organisation et l'aménagement des accès au terrain, aux constructions et aux aires de stationnement ".
6. La circonstance que le dossier de demande de permis de construire ne comporterait pas l'ensemble des documents exigés par les dispositions du code de l'urbanisme, ou que les documents produits seraient insuffisants, imprécis ou comporteraient des inexactitudes, n'est susceptible d'entacher d'illégalité le permis de construire qui a été accordé que dans le cas où les omissions, inexactitudes ou insuffisances entachant le dossier ont été de nature à fausser l'appréciation portée par l'autorité administrative sur la conformité du projet à la réglementation applicable.
7. M. B soutient que le dossier ne comporte aucun élément sur les constructions avoisinantes alors que le projet de construction est très moderne et s'accorde mal avec les constructions existantes. Il ressort au contraire des pièces du dossier que les photos produites à la pièce PCMI 6 montrent un état actuel et un état projeté, une vue du paysage proche depuis la route de la Maura à l'entrée en contrebas du terrain et une vue du paysage lointain depuis l'avenue du Pradhon. Ces photos permettent de se rendre compte de l'intégration de la construction dans son environnement proche. En outre, la notice explicative décrit l'intégration de la construction par rapport aux courbes naturelles du terrain, le choix de l'ouverture des façades et des matériaux pour rendre la construction discrète. Dans ces conditions, le moyen tiré de l'incomplétude du dossier de permis de construire sera écarté.
En ce qui concerne le moyen tiré de l'implantation du projet en zone naturelle du PLU et en zone rouge du plan de prévention des risques naturels prévisibles de mouvements de terrain :
8. Si le requérant soutient que le projet de construction s'implante en zone naturelle du plan local d'urbanisme (PLU) et en zone rouge du plan de prévention des risques naturels prévisibles de mouvements de terrain (PPRMT), il ressort au contraire du plan de masse joint au dossier que l'implantation de la construction respecte la ligne de partage entre la zone N et UD qui coupe la parcelle AA 207 en son milieu du nord au sud et qu'il est situé en zone UD du PLU. En outre, il ressort également de la même pièce que la construction s'implante en zone bleue du PPRMT, plus précisément en zone GR qui correspond à l'aléa de glissement de terrain et/ou de ravinement. Le moyen sera donc écarté en ses deux branches.
En ce qui concerne le moyen tiré de la méconnaissance des dispositions de l'article UD 2 du règlement du PLU:
9. Aux termes des dispositions de l'article UD 2 du règlement du PLU relatif aux occupations et utilisations du sol soumises à conditions particulières : " () dans les zones soumises à des risques naturels / Dans les secteurs soumis à des risques de mouvements de terrain, toutes les constructions et occupations des sols non interdites à l'article UD 1, ou qui sont soumises à des conditions particulières () à condition qu'elles soient autorisées par le PPR et qu'elles respectent les prescriptions dudit plan, ainsi que les travaux, aménagements destinés à pallier les risques ".
10. En l'espèce, il ne ressort pas des dispositions de l'article UD 2 que les exhaussements sont interdits dans les zones soumises à des risques naturels. Le moyen tiré de la méconnaissance des dispositions de l'article UD 2 du règlement du PLU sera donc écarté.
En ce qui concerne le moyen tiré de la méconnaissance des dispositions de l'article UD 3 du règlement du PLU :
11. Aux termes des dispositions de l'article UD 3 du règlement du PLU relatif à l'accès et à la voirie : " Les terrains doivent être desservis par des voies publiques ou privées dans des conditions répondant à l'importance et à la destination de la construction ou de l'ensemble des constructions qui y sont édifiés. / Les voies nouvelles, en impasse doivent être aménagées dans leurs parties terminale par une voie en T ou une aire de retournement ".
12. En l'espèce, le projet ne prévoit pas de création de voie de desserte puisqu'elle est existante, il s'agit de la route de la Maura. Les pétitionnaires n'avaient donc pas d'obligation de prévoir de voie en T ni d'aire de retournement. Le moyen tiré de la méconnaissance des dispositions de l'article UD 3 du règlement du PLU sera écarté.
En ce qui concerne le moyen tiré de la méconnaissance des dispositions de l'article UD 10 du règlement du PLU :
13. Aux termes des dispositions de l'article UD 10 du règlement du PLU relatif aux hauteurs maximales des constructions : " Hauteur frontale / la hauteur des constructions, mesurée à partir du sol existant après les travaux d'exhaussement ou d'affouillement du sol nécessaire pour la réalisation du projet jusqu'à l'égout du toit ne pourra excéder 9 m ".
14. Le requérant soutient qu'en intégrant la piscine dans le calcul de la hauteur frontale de la construction, le projet a une hauteur de 9,60 mètres (397,25 - 388,25). Cependant, il ne ressort pas des dispositions du PLU de la commune que le calcul de la hauteur frontale de la construction doit prendre en compte la hauteur des constructions distinctes de la construction principale. Ce moyen sera donc écarté.
En ce qui concerne le moyen tiré de la méconnaissance des dispositions de l'article UD 11 du règlement du PLU :
15. Aux termes de l'article R. 111-27 du code de l'urbanisme : " Le projet peut être refusé ou n'être accepté que sous réserve de l'observation de prescriptions spéciales si les constructions, par leur situation, leur architecture, leurs dimensions ou l'aspect extérieur des bâtiments ou ouvrages à édifier ou à modifier, sont de nature à porter atteinte au caractère ou à l'intérêt des lieux avoisinants, aux sites, aux paysages naturels ou urbains ainsi qu'à la conservation des perspectives monumentales. ". L'article UD11 du plan local d'urbanisme de la commune de Sainte Agnès prévoit des dispositions sur l'aspect extérieur des constructions. Ces dernières dispositions ont le même objet que celles de l'article R. 111-27 du code de l'urbanisme et posent des exigences qui ne sont pas moindres. Dès lors, c'est par rapport aux dispositions du règlement du plan local d'urbanisme que doit être appréciée la légalité de la décision attaquée.
16. Pour rechercher l'existence d'une atteinte à un paysage naturel ou urbain de nature à fonder le refus de permis de construire ou les prescriptions spéciales accompagnant la délivrance de ce permis, il appartient au juge d'apprécier, dans un premier temps, la qualité du site naturel ou urbain sur lequel la construction est projetée et d'évaluer, dans un second temps, l'impact que cette construction, compte tenu de sa nature et de ses effets, pourrait avoir sur le site.
17. Il ressort des pièces du dossier que le terrain d'assiette du projet est situé dans une zone de faible densité ne présentant pas de caractère architectural remarquable ou particulier. En outre, l'architecte des bâtiments de France a émis un avis favorable au projet le 31 octobre 2017 et il ressort de la notice que les pétitionnaires ont pris un soin particulier pour que la construction s'intègre dans son environnement et soit discrète par le choix des volumes, des couleurs et des ouvertures notamment. Si le requérant soutient également que les toitures-terrasses sont interdites par les dispositions de l'article UD 11 du PLU, il ressort au contraire de la rédaction de cet article que " les toitures-terrasses sont acceptables lorsqu'elles sont justifiées par l'architecture de la construction proposée ". En l'espèce, l'architecture retenue, pour se fondre dans le paysage et rester la plus discrète possible, est très moderne, justifiant ainsi le choix d'une toiture-terrasse. Le moyen tiré de la méconnaissance des dispositions de l'article UD 11 du règlement du PLU sera écarté en ses deux branches.
En ce qui concerne le moyen tiré de la méconnaissance des dispositions de l'article UD 13 du règlement du PLU :
18. Aux termes des dispositions de l'article UD 13 du règlement du PLU : " 60% au moins de l'unité foncière doit être aménagé en espaces verts de plein terre ".
19. Si le requérant soutient que la notice prévoit que la voie d'accès sera recouverte de dalles engazonnées ce qui conduit à méconnaître les dispositions précitées, il ressort au contraire de la lecture du plan de masse que l'unité foncière, d'une superficie de 1 373 m², prévoit de conserver 924 m² d'espaces verts de plein terre soit 67% de la superficie du terrain d'assiette du projet. Ce calcul exclut de la superficie : la voie d'accès, les stationnements à l'air libre, la construction, le garage et la piscine. Le moyen sera donc écarté comme manquant en fait.
20. Enfin, le permis de construire, qui est délivré sous réserve des droits des tiers, a pour seul objet d'assurer la conformité des travaux qu'il autorise avec la réglementation d'urbanisme. Par suite, le requérant n'est pas fondé à demander à ce qu'il soit sursis à statuer dans l'attente qu'une décision soit rendue par le tribunal judiciaire de Nice concernant l'action en désenclavement de la parcelle cadastrée section AA n° 308, cette décision étant sans incidence quant à l'issue du présent litige.
21. Il résulte de tout ce qui précède, sans qu'il soit besoin de se prononcer sur la fin de non-recevoir opposée en défense, que les conclusions de M. B tendant à obtenir l'annulation de l'arrêté du 18 décembre 2017 ne peuvent être accueillies.
Sur les conclusions tendant à l'application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative :
22. Les dispositions l'article L. 761-1 du code de justice administrative font obstacle à ce que soit mise à la charge de la commune de Sainte-Agnès, qui n'est pas, dans la présente instance, la partie perdante, la somme que le requérant demande au titre des frais exposés par lui et non compris dans les dépens.
23. Dans les circonstances de l'espèce, il y a lieu en revanche de mettre à la charge de M. B une somme de 1 500 euros au titre des frais exposés par la commune de Sainte-Agnès et non compris dans les dépens.
DECIDE :
Article 1er : La requête de M. B est rejetée.
Article 2 : M. B versera à la commune de Sainte-Agnès la somme de 1 500 euros en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Article 3 : Le présent jugement sera notifié à M. D B, à la commune de Sainte-Agnès et à Mme A G et M. E C.
Délibéré après l'audience du 14 juin 2022, à laquelle siégeaient :
Mme Chevalier-Aubert, présidente,
Mme Faucher, première conseillère,
Mme Gazeau, première conseillère.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 30 juin 2022.
La rapporteure,
signé
S. F
La présidente,
signé
V. Chevalier-AubertLa greffière,
signé
V. Suner
La République mande et ordonne au préfet des Alpes-Maritimes en ce qui le concerne ou à tous huissiers de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
Le greffier en chef,
ou par délégation la greffière,
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026