mardi 6 février 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif de Nice |
| Section | Tribunal Administratif de Nice |
| N° Dossier | TA06-2200773 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | C |
| Formation | 6ème chambre |
| Avocat requérant | SELARL MAITRE BARBARO ET ASSOCIES |
Vu la procédure suivante :
Par une requête et un mémoire complémentaire, enregistrés les 10 février 2022 et 26 avril 2023, Mme A C, représentée par Me Barbaro, demande au tribunal :
1°) d'annuler la décision du 30 novembre 2021 par laquelle le recteur de l'académie de Nice a prononcé sa radiation des cadres à compter du 1er décembre 2021 en vue d'être admise à faire valoir ses droits à une pension de retraite pour invalidité ;
2°) de mettre à la charge de l'Etat une somme de 3 000 euros en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Elle soutient que :
- la décision attaquée est entachée d'un vice d'incompétence ;
- cette décision a été prise au terme d'une procédure entachée d'irrégularités tenant à la composition de la commission de réforme qui ne comportait pas de représentants du personnel ni de spécialiste de ses pathologies, qui n'a pas siégé en respectant la règle du quorum, qui n'a pas tenu compte des certificats médicaux, observations, écrits et expertises qu'elle avait fournis, qui a été consultée au-delà du délai préconisé et qui a émis un avis consigné dans un procès-verbal qui ne contient pas le détail des votes ;
- cette décision est entachée d'une insuffisance de motivation ;
- cette décision est entachée d'une rétroactivité illégale ; elle la prive de rémunération avant même qu'elle en ait reçu notification ;
- elle est entachée d'un défaut de base légale en ce qu'elle vise l'article L. 29 du code des pensions civiles et militaires de retraite qui ne lui est pas applicable ; elle risque ainsi d'être privée de son droit à la rente viagère, de la prise en charge des soins postérieurs à la radiation des cadres, au bénéfice de l'aide d'une tierce personne et de la non-exigence de 6 mois dans le dernier échelon ;
- cette décision vise une décision du service des retraites alors qu'elle n'a jamais été informée de cette transmission ;
- cette procédure est intervenue sans son accord ;
- l'avis de la commission de réforme est insuffisamment motivé ; cette dernière n'a pas tenu compte des éléments transmis ni de sa douleur ni de sa gêne et a minoré le taux d'IPP.
Par un mémoire en défense, enregistré le 21 avril 2023, la rectrice de l'académie de Nice conclut au rejet de la requête.
Elle fait valoir que les moyens soulevés par Mme C ne sont pas fondés.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- le code des pensions civiles et militaires de retraite ;
- le code général de la fonction publique ;
- la loi n° 83-634 du 13 juillet 1983 ;
- le décret n° 86-442 du 14 mars 1986 ;
- le code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique du 16 janvier 2024 :
- le rapport de Mme Gazeau,
- les conclusions de Mme Belguèche, rapporteure publique,
- et les observations de Me Blua, représentant Mme C.
Considérant ce qui suit :
1. Mme C, née le 1er juillet 1959, conseillère technique de service social titulaire, exerçait les fonctions de chargée de l'aide aux étudiants en difficulté, au sein de l'Université Côte d'Azur à Nice. Alors qu'elle se rendait à une commission d'aide pour les étudiants en difficulté le 30 janvier 2017, Mme C a été victime d'une violente chute dans le tramway, à la suite de laquelle elle a souffert d'un traumatisme cervical, d'un traumatisme de l'épaule gauche ainsi que de dorsalgies. Le 1er janvier 2021, le rectorat a demandé sa mise à la retraite d'office. Saisie par le recteur, la commission de réforme a, lors de sa séance du 13 février 2020, émis un avis favorable à la reconnaissance de l'imputabilité au service de l'accident et proposé la mise à la retraite d'office de l'intéressée pour invalidité. Par un arrêté en date du 30 novembre 2021, la rectrice de l'académie de Nice a prononcé sa radiation des cadres à compter du 1er décembre 2021 en vue d'être admise à faire valoir ses droits à une pension de retraite pour invalidité. Mme C demande au tribunal l'annulation pour excès de pouvoir de cet arrêté.
Sur les conclusions à fin d'annulation :
2. En premier lieu, M. E D, adjoint au secrétaire général de l'académie de Nice, directeur des ressources humaines de l'académie de Nice, a reçu délégation, par un arrêté du 22 octobre 2021 publié le 25 octobre suivant au recueil des actes administratifs spécial n° R93-2021-173, pour signer notamment la décision en litige, en cas d'absence ou d'empêchement de M. Rambaud, secrétaire général de l'académie de Nice, et de M. B, adjoint au secrétaire général de l'académie de Nice. Il ne ressort pas des pièces du dossier que ces derniers n'auraient pas été absents ou empêchés. Par suite, le moyen tiré de l'incompétence du signataire de cette décision manque en fait et doit être écarté.
3. En deuxième lieu, l'arrêté attaqué vise, outre les textes applicables, la décision reconnaissant l'imputabilité au service de l'accident du 30 janvier 2017, ainsi que l'avis de la commission de réforme départementale du 13 février 2020, que la requérante produit à la présente instance, qui préconisait une mise à la retraite de l'intéressée pour invalidité. Cet arrêté, qui ne se borne pas à viser le seul avis de la commission de réforme, expose également les considérations de fait justifiant la mise à la retraite d'office pour invalidité de l'intéressée et précise que son état de santé la place dans une situation d'incapacité permanente et définitive pour invalidité. Par suite, la décision litigieuse comportant les considérations de droit et de fait sur lesquelles elle se fonde, le moyen tiré de son insuffisante motivation doit être écarté.
4. En troisième lieu, si cet arrêté fait mention, par erreur, de l'article L. 29 du code des pensions civiles et militaires de retraite alors que seul l'article L. 27 de ce code est applicable à la situation de Mme C, dont l'accident avait été antérieurement reconnu comme imputable au service, cette erreur matérielle n'affecte que les mentions comprises dans les visas de l'acte attaqué dès lors qu'il ressort des pièces du dossier que la situation de la requérante a bien été examinée au regard de l'article L. 27. Une telle erreur matérielle dans les visas étant sans incidence sur la légalité de la décision attaquée, la requérante n'est pas fondée à soutenir que la décision litigieuse est entachée d'un défaut de base légale. Elle n'est pas davantage fondée à soutenir que le recteur a commis une erreur de droit en ce qu'en se fondant sur l'article L. 29 il ne lui aurait pas permis d'épuiser ses droits à congés avant de la radier des cadres, ce qu'elle ne démontre au demeurant pas, ni qu'elle aurait ainsi été privée des droits attachés à la mise en retraite d'office pour invalidité imputable au service. Le moyen ainsi soulevé ne peut dès lors qu'être écarté.
5. En quatrième lieu, si Mme C soutient que l'arrêté attaqué vise un accord du service de retraite en date du 15 novembre 2021 alors qu'elle n'a jamais été informée de cette transmission, une telle circonstance est, cependant, sans incidence sur la légalité de l'acte en litige. Le moyen soulevé ne peut ainsi qu'être écarté.
6. En cinquième lieu, si la requérante soutient que la procédure ayant conduit à l'acte déféré a été menée sans son accord, entachant ainsi celui-ci d'illégalité, elle ne se prévaut de la méconnaissance d'aucun texte ou principe permettant d'apprécier le bien-fondé de ce moyen, lequel ne peut, en conséquence, qu'être écarté.
7. En sixième lieu, l'avis émis par la commission de réforme sur l'admission à la retraite de Mme C, mentionne la nature des cinq affections dont souffre cette dernière en précisant qu'elles résultent d'un accident de service du 30 janvier 2017, et répond par oui ou par non à une série de questions circonstanciées relatives aux infirmités constatées, à l'incapacité qu'elles impliquent et à leur imputabilité au service en précisant l'estimation de leurs taux. Par suite, l'avis de la commission de réforme est suffisamment motivé. Le moyen ainsi soulevé doit donc être écarté.
8. En septième lieu, si la requérante soutient que le taux d'IPP attribué par la commission de réforme dans son avis aurait été minoré en ce qu'il ne tiendrait pas compte des documents qu'elle a transmis ni de la gêne et des douleurs ressenties, elle ne l'établit pas. Ce moyen ne peut donc qu'être écarté.
9. En huitième lieu, aux termes de l'article L. 27 du code des pensions civiles et militaires de retraite : " Le fonctionnaire civil qui se trouve dans l'incapacité permanente de continuer ses fonctions en raison d'infirmités résultant de blessures ou de maladie contractées ou aggravées soit en service, soit en accomplissant un acte de dévouement dans un intérêt public, soit en exposant ses jours pour sauver la vie d'une ou plusieurs personnes et qui n'a pu être reclassé dans un autre corps en application de l'article 63 de la loi n° 84-16 du 11 janvier 1984 précitée peut être radié des cadres par anticipation soit sur sa demande, soit d'office à l'expiration d'un délai de douze mois à compter de sa mise en congé si cette dernière a été prononcée en application de l'article 21 bis de la loi n° 83-634 du 13 juillet 1983 portant droits et obligations des fonctionnaires ainsi que du deuxième alinéa des 2° et 3° de l'article 34 de la loi n° 84-16 du 11 janvier 1984 précitée () ".
10. Aux termes de l'article 12 du décret n° 86-442 du 14 mars 1986 : " Dans chaque département, il est institué une commission de réforme départementale compétente à l'égard des personnels mentionnés à l'article 15. Cette commission, placée sous la présidence du préfet ou de son représentant, qui dirige les délibérations mais ne participe pas aux votes, est composée comme suit : / 1. Le chef de service dont dépend l'intéressé ou son représentant ; / 2. Le directeur départemental ou, le cas échéant, régional des finances publiques ou son représentant ; / 3. Deux représentants du personnel appartenant au même grade ou, à défaut, au même corps que l'intéressé, élus par les représentants du personnel, titulaires et suppléants, de la commission administrative paritaire locale dont relève le fonctionnaire ; toutefois, s'il n'existe pas de commission locale ou si celle-ci n'est pas départementale, les deux représentants du personnel sont désignés par les représentants élus de la commission administrative paritaire centrale, dans le premier cas et, dans le second cas, de la commission administrative paritaire interdépartementale dont relève le fonctionnaire ; / 4. Les membres du comité médical prévu à l'article 6 du présent décret () ". Aux termes du deuxième alinéa de l'article 5 de ce décret qui précise la composition du comité médical ministériel, auquel renvoie sur ce point le deuxième alinéa de l'article 6 relatif au comité médical départemental : " Ce comité comprend deux praticiens de médecine générale, auxquels est adjoint, pour l'examen des cas relevant de sa qualification, un spécialiste de l'affection pour laquelle est demandé le bénéfice du congé de longue maladie ou de longue durée prévu à l'article 34 (3e et 4e) de la loi du 11 janvier 1984 susvisée ". Et aux termes de l'article 19 de ce décret : " La commission de réforme ne peut délibérer valablement que si la majorité absolue des membres en exercice assiste à la séance ; un praticien de médecine générale ou le spécialiste compétent pour l'affection considérée doit participer à la délibération () ".
11. Tout d'abord, il ressort des mentions du procès-verbal de la séance du 13 février 2020 que la commission de réforme était composée, outre sa présidente, de deux représentants de l'administration et de deux médecins, conformément aux dispositions précitées de l'article 12 du décret du 14 mars 1986 et que la majorité absolue de ses membres était bien présente. D'autre part, la circonstance qu'aucun représentant du personnel n'était présent lors de cette séance est sans incidence sur la régularité de la procédure, dès lors que le quorum prévu à l'article 19 du décret du 14 mars 1986 était atteint.
12. Ensuite, les dispositions précitées de l'article 12 du décret du 14 mars 1986 n'ont ni pour objet ni pour effet d'imposer au chef de service de l'agent concerné de désigner son représentant pour siéger au sein de la commission de réforme par une décision expresse ou de justifier de son empêchement. Par suite, le moyen tiré de l'absence d'habilitation de la représentante du chef de service qui a siégé à la commission de réforme doit être écarté.
13. Par ailleurs, il résulte des dispositions citées au point 10 que lorsqu'une commission de réforme statue sur la demande d'un fonctionnaire ou ancien fonctionnaire relative à une pension de retraite pour invalidité, elle doit comporter un spécialiste compétent pour l'affection principale dont il est atteint et au titre de laquelle est formulée cette demande.
14. Il est constant que la commission de réforme, lors de sa séance du 13 février 2020, ne comprenait aucun spécialiste des 5 affections dont souffre Mme C. Toutefois, la commission de réforme avait déjà émis un avis favorable à l'imputabilité au service de son accident survenu le 30 janvier 2017, lequel est à l'origine des 5 affections en cause et qui ont conduit à sa mise en retraite d'office pour invalidité imputable au service. Ainsi, la commission de réforme, s'étant prononcée antérieurement sur l'imputabilité au service de ces 5 affections relevant de la sphère ORL, psychiatrique et rhumatologique, a été suffisamment éclairée pour se prononcer sur l'admission d'office à la retraite pour invalidité imputable au service de Mme C, nonobstant l'absence d'un spécialiste de ces pathologies en son sein. Par suite, l'absence d'un tel spécialiste au sein de la commission de réforme n'a pas été susceptible d'exercer une influence sur le sens de l'avis rendu et n'a pas privé l'intéressée d'une garantie substantielle.
15. En outre, Mme C soutient qu'il ne ressort pas du procès-verbal de la réunion du 13 février 2020 que la commission de réforme aurait pris en compte les écrits, certificats médicaux, arrêts, observations et expertises qu'elle avait pourtant communiqués. Toutefois, la circonstance que le procès-verbal ne mentionne pas les écrits et observations que le fonctionnaire aurait transmis n'est pas de nature à elle-seule à établir que la commission de réforme se serait prononcée sans examiner les pièces qu'elle indique avoir versées en vue de la séance du 13 février 2020.
16. De plus, si Mme C soutient que le détail des votes de chaque membre de la commission de réforme n'est pas indiqué sur l'avis, de sorte qu'il est impossible de connaitre la position précise de cette commission, aucune disposition ni aucun principe ne prescrit l'obligation de faire figurer le résultat du vote sur le procès-verbal de la commission de réforme.
17. Enfin, si la requérante soutient que la commission de réforme a été saisie tardivement et que pendant ce temps, son état de santé s'est dégradé, elle ne se prévaut toutefois d'aucun texte ou principe qui aurait été méconnu, les circulaires du ministère de l'éducation nationale et le livret établi par la direction générale de l'administration et de la fonction publique dont elle se prévaut, à supposer même qu'ils puissent être regardés comme ayant une valeur impérative, ne fixant à cet égard aucun délai prescrit à peine de nullité.
18. Il suit de là que la procédure devant la commission de réforme n'est pas entachée des irrégularités alléguées.
19. En neuvième lieu, les décisions administratives ne peuvent légalement disposer que pour l'avenir. S'agissant des décisions relatives à la carrière des fonctionnaires ou des militaires, l'administration ne peut déroger à cette règle générale en leur conférant une portée rétroactive que dans la mesure nécessaire pour assurer la continuité de la carrière de l'agent intéressé ou procéder à la régularisation de sa situation.
20. En l'espèce, l'arrêté du 30 novembre 2021 en litige procède à la mise en retraite d'office pour invalidité imputable au service de Mme C à compter du 1er décembre 2021. Cette dernière soutient sans être contredite avoir reçu notification de cet arrêté le 20 décembre 2021, conférant ainsi une portée rétroactive à celui-ci. Dès lors qu'une telle décision de mise à la retraite d'office pour invalidité met fin, avant son terme normal, à la carrière de la requérante, elle ne pouvait prendre effet à une date antérieure à sa notification, sauf à assurer la continuité de sa carrière ou procéder à la régularisation de sa situation. Or, il ne ressort pas des pièces du dossier que la rétroactivité de cette décision portant radiation des cadres de Mme C en raison de sa mise à la retraite d'office pour invalidité constituait une nécessité pour assurer la continuité de sa carrière ou pour procéder à la régularisation de sa situation. Dans ces conditions, la décision en litige, prévue pour prendre effet à une date antérieure à celle à laquelle elle a été notifiée, est entachée de rétroactivité illégale.
21. Il résulte de ce qui précède que la décision du 30 novembre 2021 doit être annulée en tant seulement qu'elle a fixé une date d'effet antérieure à sa notification à l'intéressée.
Sur les frais liés au litige :
22. Il y a lieu, dans les circonstances de l'espèce, de faire application des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative et de mettre à la charge du rectorat de l'académie de Nice la somme de 1 000 euros au titre des frais exposés par Mme C et non compris dans les dépens.
D E C I D E :
Article 1er : La décision du 30 novembre 2021 par laquelle le recteur de l'académie de Nice a prononcé la radiation des cadres de Mme C à compter du 1er décembre 2021 en vue d'être admise à faire valoir ses droits à une pension de retraite pour invalidité est annulée en tant qu'elle prévoit une date d'effet antérieure à sa notification.
Article 2 : Le rectorat de l'académie de Nice versera à Mme C la somme de 1 000 euros au titre des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Article 3 : Les conclusions de la requête de Mme C sont rejetées pour le surplus.
Article 4 : Le présent jugement sera notifié à Mme A C et à la ministre de l'éducation nationale, de la jeunesse, des sports et des jeux olympiques et paralympiques.
Copie en sera adressée à la rectrice de l'académie de Nice.
Délibéré après l'audience du 16 janvier 2024, à laquelle siégeaient :
M. Soli, président,
Mme Gazeau, première conseillère,
Mme Guilbert, première conseillère.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 6 février 2024.
La rapporteure,
signé
D. Gazeau
Le président,
signé
P. Soli La greffière,
signé
C. Ravera
La République mande et ordonne à la ministre de l'éducation nationale, de la jeunesse, des sports et des jeux olympiques et paralympiques en ce qui la concerne et à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
Le greffier en chef,
Ou par délégation, la greffière
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01/06/2026
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01/06/2026
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01/06/2026