jeudi 22 septembre 2022
| Juridiction | Tribunal Administratif de Nice |
| Section | Tribunal Administratif de Nice |
| N° Dossier | TA06-2200784 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | C |
| Formation | 1ère chambre |
| Avocat requérant | ALMAIRAC |
Vu la procédure suivante :
Par une requête, enregistrée le 12 février 2022, M. B A, représenté par Me Almairac, doit être regardé comme demandant au tribunal :
1°) d'annuler l'arrêté du 19 octobre 2021 par lequel le préfet des Alpes-Maritimes a rejeté sa demande d'admission au séjour, lui a fait obligation de quitter le territoire français dans le délai de trente jours et a fixé le pays de son renvoi ;
2°) d'enjoindre au préfet des Alpes-Maritimes de lui délivrer le titre de séjour demandé, dans le délai d'un mois à compter de la notification du jugement à intervenir, sous astreinte de 100 euros par jour de retard ;
3°) de mettre à la charge de l'Etat une somme de 1 500 euros à son avocate au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative et de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991, laquelle renonce par avance à la part contributive de l'Etat au titre de l'aide juridictionnelle.
Il soutient que :
- l'arrêté est entaché d'un vice de procédure en l'absence de production de l'avis rendu par le collège de médecins de l'Office français de l'immigration et de l'intégration de sorte que le préfet ne justifie pas qu'il a recueilli l'avis obligatoire du collège de médecins ;
- la décision attaquée est insuffisamment motivée ;
- elle est entachée d'un défaut d'examen particulier et sérieux de sa situation personnelle ;
- elle est entachée d'erreur de droit en ce que le préfet s'est estimé en situation de compétence liée par rapport à l'avis du collège des médecins de l'Office français de l'immigration et de l'intégration ;
- elle méconnaît les articles L. 425-9 et L. 611-3 9° du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- elle méconnaît les stipulations des articles 3 et 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- elle procède d'une erreur manifeste d'appréciation.
Par un mémoire, enregistré le 11 juillet 2022 le préfet des Alpes-Maritimes conclut au rejet de la requête.
Il soutient que :
- Les moyens invoqués par M. A ne sont pas fondés.
Par ordonnance du 27 juin 2022, la clôture d'instruction a été fixée au 15 juillet 2022.
M. A a été admis au bénéfice de l'aide juridictionnelle partielle, (55%) par une décision du 13 janvier 2022.
Vu :
- les autres pièces du dossier ;
Vu :
- la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- le code des relations entre le public et l'administration ;
- la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 ;
- le code de justice administrative.
La présidente de la formation de jugement a dispensé le rapporteur public, sur sa proposition, de prononcer des conclusions à l'audience.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de Mme Mear, rapporteure ;
- et les observations de Me Traversini substituant Me Almairac, représentant M. A.
Considérant ce qui suit :
1. M. B A, ressortissant indien, né le 18 juin 1969, a sollicité un titre de séjour en qualité d'étranger malade, soit sur le fondement de l'article L. 425-9 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Par arrêté du 19 octobre 2021 le préfet des Alpes-Maritimes a rejeté sa demande d'admission au séjour, lui a fait obligation de quitter le territoire français dans le délai de trente jours et a fixé le pays de son renvoi. M. A doit être regardé comme demandant l'annulation de cet arrêté.
Sur les conclusions à fin d'annulation :
2. En premier lieu, aux termes de l'article R.425-11 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " Pour l'application de l'article L.425-9, le préfet délivre la carte de séjour temporaire portant la mention " vie privée et familiale " au vu d'un avis émis par un collège de médecins à compétence nationale de l'Office français de l'immigration et de l'intégration. / L'avis est émis dans les conditions fixées par arrêté du ministre chargé de l'immigration et du ministre chargé de la santé au vu, d'une part, d'un rapport médical établi par un médecin de l'office et, d'autre part, des informations disponibles sur les possibilités de bénéficier effectivement d'un traitement approprié dans le pays d'origine de l'intéressé. (). ". Aux termes de l'article R.425-13 3° du même code : " / () L'avis est transmis au préfet territorialement compétent, sous couvert du directeur général de l'office ".
3. Si le requérant fait valoir que l'absence de communication de l'avis du collège des médecins de l'Office français de l'immigration et de l'intégration (OFII) ne lui a pas permis de vérifier que le préfet a recueilli l'avis obligatoire de ce collège de médecins, les dispositions précitées du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile n'imposent pas la communication de l'avis du collège des médecins de l'OFII à l'intéressé avant que le préfet se prononce sur sa demande de titre de séjour. Par ailleurs, l'avis pris en date du 2 mars 2021 a été produit par le préfet des Alpes-Maritimes dans le cadre de la présente instance et communiqué au requérant. Il en résulte que l'arrêté litigieux n'est pas entaché d'un vice de procédure au regard des dispositions précitées au point 2.
4. En deuxième lieu, aux termes de l'article L. 211-2 du code des relations entre le public et l'administration : " Les personnes physiques ou morales ont le droit d'être informées sans délai des motifs des décisions administratives individuelles défavorables qui les concernent. / A cet effet, doivent être motivées les décisions qui () constituent une mesure de police () ". Aux termes de l'article L. 211-5 du même code : " La motivation exigée par le présent chapitre doit être écrite et comporter l'énoncé des considérations de droit et de fait qui constituent le fondement de la décision. ".
5. L'arrêté attaqué comporte les motifs de droit et de fait qui le fondent. Il vise, notamment les dispositions des articles L. 425-9, L.611-1, L. 612-1, L. 612-12 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Il mentionne les éléments de faits relatifs à la situation personnelle du requérant, notamment en reprenant l'avis du collège des médecins de l'OFII et indique que le requérant n'a pas fait état dans sa demande d'une impossibilité pour lui d'accéder de façon concrète à des soins appropriés dans son pays d'origine, ne justifie pas de circonstances humanitaires exceptionnelles, ne démontre pas avoir fixé le centre de sa vie privée et familiale en France ni être dépourvu d'attaches familiales dans son pays d'origine. Dans ces conditions, le préfet qui n'est pas tenu d'énoncer l'ensemble des éléments relatifs à la situation des étrangers dont il pourrait avoir connaissance, a suffisamment motivé l'arrêté attaqué. Par suite, les moyens tirés de l'insuffisance de motivation et de l'absence d'examen personnel de la situation du requérant doivent être écartés.
6. En troisième lieu, M. A soutient que le préfet s'est estimé lié par l'avis du collège de médecins de l'OFII. Toutefois, il ressort de la lecture même de la décision attaquée que le préfet s'est approprié cet avis et ne s'est pas contenté d'en reproduire les termes. Il a également pris en considération la demande de titre de séjour de M. A, notamment, son absence de justification de l'impossibilité d'accéder de façon concrète à des soins appropriés dans son pays d'origine ou de l'existence de circonstances humanitaires exceptionnelles. Ce faisant, le préfet des Alpes-Maritimes a nécessairement procédé lui-même à l'appréciation de la demande de M. A au regard des dispositions de l'article L.425-9 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Par suite, le moyen tiré de l'erreur de droit doit être écarté.
7. En quatrième lieu, aux termes de l'article L.425-9 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " L'étranger, résidant habituellement en France, dont l'état de santé nécessite une prise en charge médicale dont le défaut pourrait avoir pour lui des conséquences d'une exceptionnelle gravité et qui, eu égard à l'offre de soins et aux caractéristiques du système de santé dans le pays dont il est originaire, ne pourrait pas y bénéficier effectivement d'un traitement approprié, se voit délivrer une carte de séjour temporaire portant la mention " vie privée et familiale " d'une durée d'un an. La condition prévue à l'article L.412-1 n'est pas opposable. / La décision de délivrer cette carte de séjour est prise par l'autorité administrative après avis d'un collège de médecins du service médical de l'Office français de l'immigration et de l'intégration, dans des conditions définies par décret en Conseil d'Etat ".
8. Sous réserve des cas où la loi attribue la charge de la preuve à l'une des parties, il appartient au juge administratif, au vu des pièces du dossier, et compte tenu, le cas échéant, de l'abstention d'une des parties à produire les éléments qu'elle est seule en mesure d'apporter et qui ne sauraient être réclamés qu'à elle-même, d'apprécier si l'état de santé d'un étranger nécessite une prise en charge médicale dont le défaut pourrait entraîner pour lui des conséquences d'une exceptionnelle gravité, sous réserve de l'absence d'un traitement approprié dans le pays de renvoi et d'un accès effectif à ce traitement. La partie qui justifie d'un avis d'un collège de médecins du service médical de l'Office français de l'immigration et de l'intégration qui lui est favorable doit être regardée comme apportant des éléments de fait susceptibles de faire présumer l'existence ou l'absence d'un état de santé de nature à justifier la délivrance ou le refus d'un titre de séjour. Dans ce cas, il appartient à l'autre partie, dans le respect des règles relatives au secret médical, de produire tous éléments permettant d'apprécier l'état de santé de l'étranger et, le cas échéant, l'accès effectif à un traitement approprié dans le pays de renvoi. La conviction du juge, à qui il revient d'apprécier si l'état de santé d'un étranger justifie la délivrance d'un titre de séjour dans les conditions ci-dessus rappelées, se détermine au vu de ces échanges contradictoires. En cas de doute, il lui appartient de compléter ces échanges en ordonnant toute mesure d'instruction utile.
9. Pour refuser de délivrer le titre de séjour sollicité par M. A, le préfet des Alpes-Maritimes s'est fondé sur l'avis rendu le 2 mars 2021 par le collège de médecins de l'OFII aux termes duquel si l'état de santé de M. A nécessite une prise en charge médicale dont le défaut peut entraîner des circonstances d'une exceptionnelle gravité, il peut, eu égard à l'offre de soins et aux caractéristiques du système de santé dans le pays dont il est originaire, y bénéficier effectivement d'un traitement approprié et qu'au regard des éléments du dossier et à la date de l'avis, l'état de santé de l'intéressé peut lui permettre de voyager sans risque dars son pays d'origine.
10. Il ressort des pièces du dossier que le requérant souffre d'une cardiopathie ischémique grave pour laquelle il a été hospitalisé en 2017, de diabète et d'asthme et que cet état de santé requiert un suivi médical et un important traitement médicamenteux quotidien. Cependant, par la seule production des attestations établies le 17 mars 2019 et le 18 mars 2019 par un médecin et un pharmacien indien, il n'est pas établi que M. A ne pourrait bénéficier d'un traitement et de soins appropriés à son état de santé en Inde. Par ailleurs, ces mêmes documents, peu circonstanciés, faisant état de ce que le requérant ne pourrait pas financièrement acquérir les médicaments à cause de sa situation familiale et de la cherté des médicaments en Inde, ne suffisent pas, en l'absence de tout autre élément sur la situation financière et familiale du requérant, à établir qu'il n'aurait pas financièrement accès aux soins qui lui sont nécessaires et, par suite, les risques qu'il pourrait encourir en cas de rupture de son traitement médicamenteux. En outre, les attestations médicales produites au dossier, dont le contenu est identique, établies par un médecin cardiologue les 24 janvier 2019, 23 mai 2019, 2 janvier 2020 et 1er février 2022, qui contre-indiquent temporairement tout déplacement n'établissent pas davantage que le requérant ne pourrait bénéficier du traitement nécessaire à ses pathologies en Inde. Dans ces conditions, M. A n'est pas fondé à soutenir que la décision lui refusant l'octroi d'un titre de séjour méconnaît les dispositions de l'article L.425-9 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Pour les mêmes motifs, il n'est pas davantage fondé à soutenir que cette décision est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation au regard de ses conséquences sur sa situation personnelle.
11. Aux termes de l'article L.611-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " Ne peuvent faire l'objet d'une décision portant obligation de quitter le territoire français : / () 9° L'étranger résidant habituellement en France si son état de santé nécessite une prise en charge médicale dont le défaut pourrait avoir pour lui des conséquences d'une exceptionnelle gravité et si, eu égard à l'offre de soins et aux caractéristiques du système de santé du pays de renvoi, il ne pourrait pas y bénéficier effectivement d'un traitement approprié. () ".
12. Pour les mêmes motifs que ceux énoncés au point 10, M. A n'est pas fondé à soutenir que la décision lui faisant obligation de quitter le territoire français méconnaît les dispositions du 9° de l'article L. 611-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
13. Aux termes de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales : " " 1. Toute personne a droit au respect de sa vie privée et familiale, de son domicile et de sa correspondance. / 2. Il ne peut y avoir ingérence d'une autorité publique dans l'exercice de ce droit que pour autant que cette ingérence est prévue par la loi et qu'elle constitue une mesure qui, dans une société démocratique, est nécessaire à la sécurité nationale, à la sûreté publique, au bien-être économique du pays, à la défense de l'ordre et à la prévention des infractions pénales, à la protection de la santé ou de la morale, ou à la protection des droits et libertés d'autrui ".
14. M. A soutient avoir fixé le centre de sa vie privée et familiale en France et y travailler depuis 2019 en qualité de commis de cuisine. Toutefois, s'il fait valoir être entré en France le 15 février 2015 et y résider habituellement depuis lors, il n'établit ni la date de son entrée en France ni le caractère habituel de sa résidence sur le territoire français, notamment au titre des années 2015 à 2016. Par ailleurs, il ne se prévaut d'aucune attache familiale en France et n'établit pas être dépourvu d'attaches familiales en Inde. Dans ces conditions, le préfet n'a pas, en prenant l'arrêté attaqué, porté au droit du requérant au respect de sa vie privée et familiale une atteinte disproportionnée au regard des buts visés et n'a ainsi pas méconnu les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales.
15. Aux termes de l'article 3 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales : " Nul ne peut être soumis à la torture ni à des peines ou des traitements inhumains ou dégradants ".
16. Pour les mêmes motifs que ceux énoncés au point 10, M. A n'est pas fondé à soutenir que la décision fixant le pays de son renvoi méconnaît les stipulations de l'article 3 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales et de l'article L. 611-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
17. Il résulte de ce qui précède que les conclusions de M. A à fin d'annulation de l'arrêté préfectoral en date du 19 octobre 2021 doivent être rejetées. Il en va de même, par voie de conséquence, des conclusions à fins d'injonction et d'astreinte et de celles présentées sur le fondement de l'article L 761-1 du code de justice administrative et de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991.
D E C I D E :
Article 1er : La requête de M. A est rejetée.
Article 2 : Le présent jugement sera notifié à M. B A et au préfet des Alpes-Maritimes.
Copie en sera adressée au ministre de l'intérieur.
Délibéré après l'audience du 1er septembre 2022, à laquelle siégeaient :
Mme Mear présidente,
Mme Kolf, conseillère,
M. Cherief, conseiller,
Assistés de Mme Martin, greffière.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 22 septembre 2022.
L'assesseure la plus ancienne,
signé
S. KOLF
La présidente,
signé
J. MEAR
La greffière,
signé
C. MARTIN
La République mande et ordonne au préfet des Alpes-Maritimes ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
Le greffier en chef,
Ou par délégation la greffière.
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026