jeudi 2 mars 2023
| Juridiction | Tribunal Administratif de Nice |
| Section | Tribunal Administratif de Nice |
| N° Dossier | TA06-2200996 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | C |
| Formation | 2ème Chambre |
| Avocat requérant | LAWTEC - SOCIÉTÉ D'AVOCATS |
Vu la procédure suivante :
Par une requête, enregistrée le 24 février 2022, M. D B, représenté par Me Zago, demande au tribunal :
1°) d'annuler l'arrêté en date du 30 août 2021 par lequel le préfet des Alpes-Maritimes a délivré un permis d'aménager valant permis de démolir à la société à responsabilité limitée Mareva LP en vue de la création d'un lotissement sur un terrain situé 425 chemin de Crémat, à Nice, ensemble la décision implicite de rejet de son recours gracieux, reçu le 27 octobre 2021 ;
2°) de mettre à la charge de l'Etat une somme de 3 000 euros en application des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Le requérant soutient que :
- il justifie d'un intérêt à agir au sens de l'article L. 600-1-2 du code de l'urbanisme ;
- l'arrêté attaqué est entaché d'une incompétence de son signataire ;
- le permis litigieux a été délivré sur la base d'un dossier de demande insuffisant et erroné au regard des dispositions des articles R. 441-3 et R. 441-4 du code de l'urbanisme ;
- le permis litigieux méconnait les dispositions de l'article 2.1.3.2 de la zone UFc5 du règlement du plan local d'urbanisme métropolitain de la métropole Nice Côte d'Azur et du règlement relatif aux ordures ménagères ;
- le permis litigieux méconnait les dispositions de l'article 2.4 de la zone UFc5 du règlement du plan local d'urbanisme métropolitain ;
- le permis litigieux méconnait les dispositions de l'article 3.1 de la zone UFc5 du règlement du plan local d'urbanisme métropolitain et de l'article R. 111-2 du code de l'urbanisme ;
- le permis litigieux méconnait les dispositions de l'article 3.2.1 de la zone UFc5 du règlement du plan local d'urbanisme métropolitain ;
- le permis litigieux méconnait les dispositions de l'article 10 de la zone B2 du règlement du plan de prévention des risques incendie de forêt de Nice approuvé le 7 février 2017.
Par un mémoire en défense, enregistré le 31 août 2022, le préfet des Alpes-Maritimes conclut au rejet de la requête.
Le préfet des Alpes-Maritimes fait valoir que les moyens soulevés ne sont pas fondés.
La requête a été communiquée à la société à responsabilité limitée Mareva LP, qui n'a pas produit d'observations en défense.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- le code de l'urbanisme ;
- le code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique du 2 février 2023 :
- le rapport de Mme E ;
- les conclusions de Mme Sorin, rapporteure publique ;
- les observations de Me Zago, représentant le requérant ;
- et les observations de Me Krotova, substituant Me Chrestia, représentant la SARL Mareva LP.
Une note en délibéré, enregistrée le 7 février 2023, a été produite par Me Zago dans l'intérêt de M. B.
Considérant ce qui suit :
1. Par un arrêté en date du 30 août 2021, le préfet des Alpes-Maritimes a délivré un permis d'aménager valant permis de démolir à la société à responsabilité limitée (ci-après, " SARL ") Mareva LP, en vue de la création d'un lotissement sur un terrain situé 425 chemin de Crémat, à Nice. Par un courrier en date du 26 octobre 2021, reçu le 27 octobre 2021, M. D B a formé un recours gracieux contre cet arrêté, lequel a été implicitement rejeté. M. B demande l'annulation de l'arrêté du 30 août 2021, ensemble la décision implicite de rejet de son recours gracieux reçu le 27 octobre 2021.
Sur les conclusions aux fins d'annulation :
2. En premier lieu, l'arrêté en litige a été signé par M. Philippe Loos, secrétaire général de la préfecture des Alpes-Maritimes. Le préfet des Alpes-Maritimes a versé aux débats l'arrêté n° 2021-079 du 22 janvier 2021, publié au recueil des actes administratifs spécial n° 25-2021 en date du 25 janvier 2021, par lequel il a délégué sa signature à M. C A à l'effet de signer tous arrêtés, actes, circulaires et décisions relevant des attributions de l'Etat dans le département des Alpes-Maritimes, à l'exception des réquisitions prises en application de la loi du 11 juillet 1938, des arrêtés portant convocation des collèges électoraux et des déclinatoires de compétence et arrêtés de conflit. Par suite, le moyen tiré de l'incompétence du signataire de la décision attaquée doit être écarté.
3. En deuxième lieu, aux termes de l'article R. 441-3 du code de l'urbanisme : " Le projet d'aménagement comprend une notice précisant : 1° L'état initial du terrain et de ses abords et indiquant, s'il y a lieu, les constructions, la végétation et les éléments paysagers existants ; 2° Les partis retenus pour assurer l'insertion du projet dans son environnement et la
prise en compte des paysages, faisant apparaître, en fonction des caractéristiques
du projet :a) L'aménagement du terrain, en indiquant ce qui est modifié ou supprimé ; b) La composition et l'organisation du projet, la prise en compte des constructions
ou paysages avoisinants, le traitement minéral et végétal des voies et espaces
publics et collectifs et les solutions retenues pour le stationnement des véhicules ; c) L'organisation et l'aménagement des accès au projet ; d) Le traitement des parties du terrain situées en limite du projet ; e) Les équipements à usage collectif et notamment ceux liés à la collecte des déchets ". Par ailleurs, selon l'article R. 441-4 du même code :
" Le projet d'aménagement comprend également : 1° Un plan de l'état actuel du terrain à aménager et de ses abords faisant apparaître les constructions et les plantations existantes, les équipements publics qui desservent le terrain, ainsi que, dans le cas où la demande ne concerne pas la totalité de l'unité foncière, la partie de celle-ci qui n'est pas incluse dans le projet
d'aménagement ; 2° Un plan coté dans les trois dimensions faisant apparaître la composition
d'ensemble du projet et les plantations à conserver ou à créer ".
4. La circonstance que le dossier de demande d'autorisation d'urbanisme ne comporterait pas l'ensemble des documents exigés par les dispositions du code de l'urbanisme, ou que les documents produits seraient insuffisants, imprécis ou comporteraient des inexactitudes, n'est susceptible d'entacher d'illégalité la décision d'autorisation d'urbanisme que dans le cas où les omissions, inexactitudes ou insuffisances entachant le dossier ont été de nature à fausser l'appréciation portée par l'autorité administrative sur la conformité du projet à la réglementation applicable.
5. D'une part, si le requérant soutient que la notice est imprécise dès lors qu'elle ne mentionnerait pas que l'accès actuel se situe au niveau de sa propriété et que l'accès au lotissement projeté, qui diffère de l'accès actuel, supposera de lourds aménagements et qu'elle est erronée en ce qu'elle mentionne que la voie d'accès existante sera élargie alors même qu'il ressortirait du plan de composition qu'elle sera créée ex nihilo, il ne ressort pas des pièces du dossier que ces insuffisances ou inexactitudes du dossier de demande de permis d'aménager, à les supposer même avérées, auraient été susceptibles de fausser l'appréciation du service instructeur sur l'étude de la légalité et la conformité du permis d'aménager au regard d'une ou de plusieurs règles d'urbanisme précisément identifiées. D'autre part, si le requérant soutient que la représentation de la servitude de passage, au sein du plan côté en trois dimensions, est erronée, il n'apporte, en tout état de cause, aucun élément au soutien d'une telle allégation. Dans ces conditions, le moyen doit être écarté en toutes ses branches.
6. En troisième lieu, aux termes de l'article 2.1.3.2 de la zone UFc5 du règlement du plan local d'urbanisme métropolitain (ci-après, " PLUM ") de la métropole Nice Côte d'Azur : " Les constructions doivent s'implanter à une distance minimale de 5 m des limites séparatives. () Spécificité(s) locale(s) : - Nice : peuvent être autorisés dans les reculs induits, en l'absence de polygone d'implantation : () Les aires de rassemblement des conteneurs d'ordures ménagères. Cette aire, éventuellement couverte et/ou grillagée devra être à un niveau sensiblement égal à celui de la voie, agrémentée de végétation ".
7. Le requérant soutient que le projet de construction ne pourra pas respecter la prescription, contenue à l'article 2 de l'arrêté attaqué, émise par la métropole Nice Côte d'Azur, Régie à autonomie financière pour la gestion des déchets ménagers et assimilés, dans son avis du 21 mai 2021, laquelle impose que " les récipients de déchets ménagers () devront être présentés au droit du passage de la berne Chemin de Crémat " dès lors que, d'une part, il ressort du plan de composition joint au dossier que le local dédié aux ordures ménagères se situera à un autre emplacement sur le terrain litigieux et, d'autre part, que l'implantation d'un tel local au droit du passage de la berne chemin de Crémat est irréalisable. Toutefois, il ressort de l'avis du 21 mai 2021 qu'il impose seulement que les récipients de déchets ménagers, distincts des aires de rassemblement des conteneurs d'ordures, soient présentés au droit du passage de la berne Chemin de Crémat à partir de 19h en vue de la collecte des déchets puis rentrés après la collecte le lendemain matin avant 9 heures, quatre jours par semaine. Ainsi, le requérant n'est pas fondé à soutenir que le projet d'aménagement, en ne prévoyant pas la réalisation d'une aire de rassemblement des conteneurs d'ordures ménagères au droit du chemin de Crémat, méconnaitrait l'article 2 de l'arrêté attaqué. Dans ces conditions, et dès lors que le requérant n'apporte par ailleurs aucun élément de nature à établir la méconnaissance des dispositions de l'article 2.1.3.2. de la zone UFc5 du règlement du PLUM et du " règlement relatif aux ordures ménagères ", le moyen doit être écarté.
8. En quatrième lieu, aux termes de l'article 2.4. de la zone UFc5 du règlement du PLUM : " (.) 70% au moins de la superficie du terrain doit être aménagé en espaces verts dont 35% en espaces verts de pleine terre. Dans les espaces concernés par la " trame verte et bleue ", document n°5 des pièces règlementaires du PLU métropolitain : - le pourcentage d'espace vert est augmenté de 5%. - 60% des espaces verts doivent être traités en pleine terre. - Les espaces verts devront privilégier les espaces végétalisés (par exemples de type : prairies, forêts, haies, arbres isolés, fossés, zones humides, etc.) dans la continuité des éléments ou espaces paysagers existants sur la parcelle ou les parcelles avoisinantes pour favoriser ou développer la biodiversité et les corridors écologiques (de type : continuité boisée, alignement d'arbres, continuité hydraulique, etc.). Pour toute construction à usage d'habitation, ou dont l'usage produit des ordures ménagères fermentescibles, les espaces libres doivent comporter un dispositif de compostage adapté à ces productions ".
9. Lorsqu'un terrain est situé à cheval sur plusieurs zones d'un plan local d'urbanisme, les constructions situées dans chaque zone sont soumises aux règles propres à la zone dans laquelle elles sont implantées, à l'exclusion des règles applicables aux autres parties du terrain.
10. Si le requérant soutient que le dossier de permis d'aménager ne permet nullement de s'assurer du respect des dispositions de l'article 2.4. de la zone UFc5 du règlement du PLUM dès lors qu'il ne mentionne pas le pourcentage dédié aux espaces verts, il ressort des pièces du dossier que l'annexe 4 " tableau des surfaces " mentionne que les lots situés en zone UFc5 comprendront un total de 3 738 m² dédié aux espaces verts, correspondant à plus de 75 % de la superficie de la partie du terrain d'assiette incluse en zone UFc5, laquelle est de 4 983 m². Plus précisément, les espaces verts représentent, au sein du lot A qui est d'une superficie totale de 1 041 m², une surface de 828 m², au sein du lot B qui est d'une superficie totale de 1 033 m², une surface de 879 m², au sein du lot C qui est d'une superficie totale de 1 083 m², une surface de 940 m², au sein du lot D qui est d'une superficie totale de 1 172 m², une surface de 978 m² et, enfin, au sein du lot E qui est d'une superficie totale de 653 m², une surface de 113 m². La circonstance que le maire de Nice aurait émis un avis défavorable au projet le 30 juin 2021 au motif que " les bordures paysagères de cet ancien terrain agricole doivent être maintenues. Fournir un projet en ce sens (plan de travaux et plan paysagé), avec des arbres d'alignement et un traitement paysager détaillé pour les voiries " est sans incidence sur le respect par le projet du pourcentage minimum d'espaces verts exigé en application des dispositions précitées. Par suite, le moyen tiré de la méconnaissance des dispositions de l'article 2.4. de la zone UFc5 du règlement du PLUM doit être écarté.
11. En cinquième lieu, et d'une part, aux termes des dispositions de l'article 3.1 de la zone UFc5 du règlement du PLUM : " Tout terrain doit être desservi par des voies publiques ou privées dans des conditions répondant à l'importance ou à la destination des constructions ou des aménagements envisagés. Les caractéristiques des voies de desserte doivent être compatibles avec la circulation et l'utilisation des engins de lutte contre l'incendie " D'autre part, aux termes de l'article R. 111-2 du code de l'urbanisme : " Le projet peut être refusé ou n'être accepté que sous réserve de l'observation de prescriptions spéciales s'il est de nature à porter atteinte à la salubrité ou à la sécurité publique du fait de sa situation, de ses caractéristiques, de son importance ou de son implantation à proximité d'autres installations ".
12. D'une part, si M. B soutient que la voie de desserte prévue n'est pas adaptée au projet, consistant en la réalisation de quatre lots à bâtir, dès lors, contrairement à ce qui est indiqué sur le plan de composition, sa largeur est inférieure à cinq mètres, la représentation de la servitude de passage existante étant, selon lui, erronée, il n'apporte aucun élément au soutien d'une telle allégation. D'autre part, le requérant soutient que le projet autorisé par le permis contesté présente, eu égard à sa configuration, un risque pour les usagers du lotissement dès lors que le mur existant entre sa propriété et le terrain d'assiette litigieux empêche une bonne visibilité pour l'entrée et la sortie des véhicules et des piétons depuis le chemin du Crémat sur la voie publique. Toutefois, il ressort des pièces du dossier que le gestionnaire de voirie a émis un avis favorable le 26 avril 2021, assorti de diverses prescriptions visant précisément à assurer la sécurité des conditions d'accès au projet, aux termes desquelles " l'accès devra être pourvu de deux pans coupés à 45° sur 3,5 mètres à partir de l'alignement futur afin de dégager un champ de manœuvre et de visibilité pour les véhicules qui sortiront de la propriété. De chaque côté de l'accès, depuis un point situé sur le débouché et à 3 mètres en retrait de l'alignement futur (), un triangle de visibilité devra être créé avec aucun obstacle supérieur à 70 cm. L'implantation des clôtures () doit être établie suivant l'alignement futur du DPRM, et ne doit en aucun cas masquer la visibilité des utilisations de l'accès carrossable projeté lors de l'insertion des véhicules sur la voie publique. Le portail devra être implanté à une distance minimum de cinq mètres de l'alignement futur afin de permettre le stationnement d'un véhicule en dehors de la voie publique et préserver la sécurité des usagers de la voie, à l'occasion de manœuvres d'entrée et de sortie () ". Ces prescriptions ont été reprises à l'article 2 de l'arrêté litigieux. Dans ces conditions, et dès lors que le requérant n'établit ni même n'allègue que les prescriptions assortissant l'arrêté d'autorisation seraient insuffisantes à assurer un accès sécurisé au projet et plus particulièrement, une bonne visibilité pour l'accès et la sortie du lotissement par ses usagers en dépit dudit mur existant entre les deux propriétés au niveau de l'accès au terrain d'assiette du projet, le moyen tiré de la méconnaissance des dispositions de l'article 3.1 de la zone UFc5 du règlement du PLUM et de l'article R. 111-2 du code de l'urbanisme doit être écarté. Au demeurant, la circonstance que ces prescriptions ne seront pas respectées relève de l'exécution du permis de construire et est, par suite, sans incidence sur la légalité de l'arrêté attaqué.
13. En sixième lieu, et d'une part, aux termes de l'article 3.2.1 de la zone UFc5 du règlement du PLUM : " 3.2. CONDITIONS DE DESSERTE PAR LES RESEAUX
3.2.1. Eau, énergie et notamment en électricité, assainissement collectif le cas
échéant. - Eau : tout bâtiment nécessitant une desserte en eau potable doit être raccordé au
réseau public d'eau potable conformément aux prescriptions règlementaires en
vigueur. () ". D'autre part, l'administration ne peut assortir une autorisation d'urbanisme de prescriptions qu'à la condition que celles-ci, entraînant des modifications sur des points précis et limités et ne nécessitant pas la présentation d'un nouveau projet, aient pour effet d'assurer la conformité des travaux projetés aux dispositions législatives et réglementaires dont l'administration est chargée d'assurer le respect.
14. Le requérant soutient qu'en l'absence de production d'une autorisation d'installer un compteur d'eau sur le domaine public ou d'une servitude de droit privé permettant son branchement sur la parcelle n°124, le projet litigieux méconnait les dispositions de l'article 3.2.1 de la zone UFc5 du règlement du PLUM. Toutefois, il est constant que l'arrêté en date du 30 août 2021 assortit l'autorisation des prescriptions émises au sein de l'avis favorable de la régie Eau d'Azur en date du 23 avril 2021 aux termes duquel le raccordement au réseau public d'eau potable ne sera effectué qu'après que le bénéficiaire ait obtenu l'autorisation d'installer un compteur sur le domaine public ou sur le terrain cadastré n°124. Le requérant ne soutient ni même n'allègue que cette prescription serait illégale. Dans ces conditions, et dès lors que le permis d'aménager est délivré sous réserve des droits des tiers et que le respect des modalités de raccordement prescrites par le permis contesté relève de l'exécution de ce permis et est sans incidence sur sa légalité, ce moyen doit être écarté.
15. En septième et dernier lieu, aux termes des dispositions de l'article 10 de la zone B2 du règlement du plan de prévention des risques incendie de forêt de Nice (ci-après, " PPRIF ") approuvé le 7 février 2017 : " Pour une opération d'urbanisme groupée : Les accès et voiries sont soumis aux prescriptions suivantes : () - en cas d'accès en cul de sac, nouvellement créés, ceux-ci doivent être d'une longueur inférieure à 60 m ou équipés en bout d'une aire ou d'un Té de retournement réglementaire (voir schéma en annexe 1) () ".
16. Contrairement à ce que soutient le requérant, il ressort des pièces du dossier et notamment du plan de composition du permis d'aménager qu'un Té de retournement est prévu sur l'accès en cul de sac nouvellement créé, dont il n'est pas démontré qu'il ne respecterait pas les dimensions minimales à respecter en application du schéma annexé au règlement du PPRIF de Nice approuvé le 7 février 2017. Au demeurant, il ressort des pièces du dossier que le service d'incendie et de secours des Alpes-Maritimes a émis un avis favorable le 2 avril 2021 au motif, notamment, que " la voie créée dans le cadre du projet est conforme aux dispositions du PPRIF ". Par suite, le moyen tiré de la méconnaissance des dispositions doit être écarté.
17. Il résulte de tout ce qui précède, que M. B n'est pas fondé à demander l'annulation de l'arrêté en date du 30 août 2021, ensemble la décision implicite de rejet de son recours gracieux, reçu le 27 octobre 2021.
Sur les frais liés au litige :
18. Les dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative font obstacle à ce que soit mise à la charge de l'Etat, qui n'est pas, dans la présente instance, partie perdante, la somme que le requérant demande au titre des frais exposés et non compris dans les dépens.
D E C I D E :
Article 1er : La requête de M. B est rejetée.
Article 2 : La présente décision sera notifiée à M. D B, à la société à responsabilité limitée Mareva LP et au préfet des Alpes-Maritimes.
Délibéré après l'audience du 2 février 2023, à laquelle siégeaient :
M. Silvestre-Toussaint-Fortesa, président,
Mme Le Guennec, conseillère,
M. Combot, conseiller,
Assistés de Mme Albu, greffière.
Décision rendue publique par mise à disposition au greffe, le 2 mars 2023.
La rapporteure,
signé
B. E
Le président,
signé
F. Silvestre-Toussaint-Fortesa
La greffière,
signé
C. Albu
La République mande et ordonne au préfet des Alpes-Maritimes en ce qui le concerne
ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun,
contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
Le greffier en chef,
Ou par délégation, la greffière
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026