lundi 13 mars 2023
| Juridiction | Tribunal Administratif de Nice |
| Section | Tribunal Administratif de Nice |
| N° Dossier | TA06-2201214 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Formation | Magistrat M. FAY |
| Avocat requérant | HALLIER |
Vu la procédure suivante :
Par une requête et deux mémoires, enregistrés les 17 février, 25 avril 7 août 2022, M. C M'Hamdi, représenté par Me Cécile Hallier, avocate au Barreau de Nice, demande au tribunal :
* d'annuler la décision en date du 31 août 2021 par laquelle la commission de médiation du département des Alpes-Maritimes a rejeté son recours gracieux introduit à l'encontre de la décision en date du 6 juillet 2021 ayant rejeté son recours amiable tendant à la reconnaissance du caractère urgent et prioritaire de sa demande de logement social en application des dispositions du II. de l'article L. 441-2-3 du code de la construction et de l'habitation ;
* d'enjoindre au préfet des Alpes-Maritimes, dans un délai de deux mois à compter de la notification du jugement à intervenir :
* à titre principal, de le reconnaître prioritaire et devant être logé d'urgence ;
* à titre subsidiaire, de procéder à un réexamen de son recours amiable ;
* de mettre à la charge de l'État la somme de 900 euros sur le fondement des dispositions combinées des articles L. 761-1 du code de justice administrative et 37 de la loi du 10 juillet 1991.
M. M'Hamdi soutient que la décision attaquée est entachée d'erreur manifeste d'appréciation.
Par un mémoire en défense, enregistré le 10 janvier 2023, le préfet des Alpes-Maritimes conclut non-lieu à statuer, le requérant ayant saisi la commission de médiation des Alpes-Maritimes d'un nouveau recours qui a fait l'objet d'une décision de rejet le 27 septembre 2022.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
* l'arrêté du préfet des Alpes-Maritimes en date du 2 juin 2014 qui fixe, en application des dispositions de l'article L. 441-1-4 du code de la construction et de l'habitation, à 45 mois le délai à partir duquel les personnes qui ont déposé une demande de logement resté sans réponse peuvent saisir la commission de médiation ;
* le code de la construction et de l'habitation ;
* le code de justice administrative.
Vu, en application de l'article R. 222-13 du code de justice administrative, la décision par laquelle le président du tribunal a désigné M. A pour statuer sur les litiges visés audit article.
Le rapporteur public ayant été dispensé, sur sa proposition, de conclure dans cette affaire en application des dispositions de l'article R. 732-1-1 du code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
* le rapport de M. Faÿ, magistrat désigné ;
* et les observations de Mme B pour le préfet des Alpes-Maritimes, le requérant n'étant ni présent ni représenté.
Considérant ce qui suit :
1. M. M'Hamdi a saisi la commission de médiation du département des Alpes-Maritimes en vue de la reconnaissance du caractère prioritaire et urgent de sa demande de logement social, en application des dispositions du II. de l'article L. 441-2-3 du code de la construction et de l'habitation pour être menacé d'expulsion, sans relogement et être en attente d'un logement social depuis un délai supérieur au délai fixé par arrêté préfectoral. La commission a rejeté cette demande par une décision en date du 6 juillet 2021. Le 27 juillet 2021, le requérant a introduit un recours gracieux à l'encontre de la décision du 6 juillet 2021 qui a fait l'objet d'un rejet par décision en date du 31 août 2021 au motif qu'un commandement de payer la somme de 4 863 euros a été signifié au requérant le 16 septembre 2020, que si un jugement d'expulsion a été rendu le 22 février 2021 pour un impayé de loyer de 24 272 euros arrêté au 1er janvier 2021, actualisé à la somme de 32 656 euros au mois d'août 2021 d'après l'extrait de compte locataire, et pour laquelle la Banque de France a accordé un effacement de la dette le 16 juillet 2021, M. M'Hamdi ne justifie pas du paiement régulier des loyers pour l'année 2021 et ce, même postérieurement audit effacement de dette accordé par la Banque de France, que l'intéressé a de manière récurrente omis de respecter les obligations essentielles du locataire, qu'il ne justifie pas d'une demande de logement social déposée et renouvelée régulièrement depuis 45 mois conformément aux dispositions de l'arrêté du préfet des Alpes-Maritimes du 2 juin 2014, la demande de logement social étant radiée depuis le 16 juin 2021 pour cause de non renouvellement et l'intéressé ayant déposé une nouvelle demande de logement social le 30 juillet 2021 postérieurement au recours amiable déposé le 2 avril 2021. M. M'Hamdi demande l'annulation de la décision de la commission de médiation du département des Alpes-Maritimes en date du 31 août 2021.
Sur les conclusions aux fins de non-lieu à statuer opposée par le préfet des Alpes-Maritimes en défense
2. En défense, le préfet des Alpes-Maritimes conclut au non-lieu à statuer sur les conclusions aux fins d'annulation de la décision de la commission de médiation des Alpes-Maritimes en date du 31 août 2021 au motif que M. M'Hamdi aurait saisi la commission d'un nouveau recours qui aurait fait l'objet d'une décision de rejet le 27 septembre 2022. Cependant, le préfet des Alpes-Maritimes, qui ne produit pas la décision du 27 septembre 2022, n'établit ni même n'allègue que la décision dont il s'agit annulerait et remplacerait la décision attaquée. Dès lors, il n'est pas démontré que les conclusions de M. M'Hamdi aux fins d'annulation de la décision de la commission de médiation des Alpes-Maritimes en date du 31 août 2021 seraient dépourvues d'objet. Par suite, le préfet des Alpes-Maritimes n'est pas fondé à opposer une fin de non-lieu à statuer.
Sur les conclusions aux fins d'annulation de la décision en date du 31 août 2021
3. Aux termes des dispositions de l'article L. 300-1 du code de la construction et de l'habitation : " Le droit à un logement décent et indépendant [] est garanti par l'État à toute personne qui, résidant sur le territoire français de façon régulière et dans des conditions de permanence définies par décret en Conseil d'État, n'est pas en mesure d'y accéder par ses propres moyens ou de s'y maintenir. / Ce droit s'exerce par un recours amiable puis, le cas échéant, par un recours contentieux dans les conditions et selon les modalités fixées par le présent article et les articles L. 441-2-3 et L. 441-2-3-1. " et aux termes du premier alinéa du II. de l'article L. 441-2-3 du code de la construction et de l'habitation : " La commission de médiation peut être saisie par toute personne qui, satisfaisant aux conditions réglementaires d'accès à un logement locatif social, n'a reçu aucune proposition adaptée en réponse à sa demande de logement dans le délai fixé en application de l'article L. 441-1-4. / Elle peut être saisie sans condition de délai lorsque le demandeur, de bonne foi, () est logé dans des locaux manifestement suroccupés () s'il a au moins un enfant mineur, s'il présente un handicap au sens de l'article L. 114 du code de l'action sociale et des familles ou s'il a au moins une personne à charge présentant un tel handicap () " Aux termes des dispositions de l'article R. 441-14-1 du même code : " La commission, saisie sur le fondement du II ou du III de l'article L. 441-2-3, se prononce sur le caractère prioritaire de la demande et sur l'urgence qu'il y a à attribuer au demandeur un logement ou à l'accueillir dans une structure d'hébergement, en tenant compte notamment des démarches précédemment effectuées dans le département () / Peuvent être désignées par la commission comme prioritaires et devant être logées d'urgence en application du II de l'article L. 441-2-3 les personnes de bonne foi qui satisfont aux conditions réglementaires d'accès au logement social qui se trouvent dans l'une des situations prévues au même article et qui répondent aux caractéristiques suivantes : / -ne pas avoir reçu de proposition adaptée à leur demande dans le délai fixé en application de l'article L. 441-1-4 ; () - être handicapées, ou avoir à leur charge une personne en situation de handicap, ou avoir à leur charge au moins un enfant mineur, et occuper un logement () d'une surface inférieure à celle mentionnée au premier alinéa de l'article 4 du même décret. / La commission peut, par décision spécialement motivée, désigner comme prioritaire et devant être logée en urgence une personne qui, se trouvant dans l'une des situations prévues à l'article L. 441-2-3, ne répond qu'incomplètement aux caractéristiques définies ci-dessus. " En application des dispositions de l'article R. 822-25, le logement doit présenter une surface habitable globale au moins égale à neuf mètres carrés pour une personne seule, seize mètres carrés pour un ménage sans enfant ou deux personnes, augmentée de neuf mètres carrés par personne en plus, dans la limite de soixante-dix mètres carrés pour huit personnes et plus.
4. Par ailleurs, aux termes des dispositions de l'article R. 441-2-7 du code de la construction et de l'habitation : " La demande de logement social a une durée de validité d'un an à compter de sa présentation initiale ou, le cas échéant, de son dernier renouvellement. / Un mois au moins avant la date d'expiration de validité de la demande, le demandeur reçoit notification de la date à laquelle sa demande cessera d'être valide si elle n'est pas renouvelée. () Le renouvellement de la demande s'effectue soit auprès de l'un des guichets enregistreurs relevant des personnes ou services mentionnés à l'article R. 441-2-1 ou du système particulier de traitement automatisé mentionné au IV de l'article R. 441-2-5, soit par voie électronique dans le système national d'enregistrement ou dans le système particulier de traitement automatisé. () "
5. Les recours contre les décisions des commissions de médiation sur les demandes tendant à être déclaré prioritaire et devant être logé d'urgence relèvent du contentieux de l'excès de pouvoir. Il appartient au juge administratif, lorsqu'il est saisi d'un recours formé à l'encontre d'une décision de la commission de médiation refusant à un demandeur de le reconnaître prioritaire pour l'accès à un logement décent et indépendant dans le cadre du droit garanti par l'État selon les dispositions de l'article L. 300-1 du code de la construction et de l'habitation, d'apprécier l'urgence et le caractère prioritaire de la demande de logement à la date de la décision attaquée.
6. Il résulte des dispositions précitées de l'article L. 441-2-3 du code de la construction et de l'habitation que l'appartenance à l'une des catégories mentionnées par la loi ne suffit pas à elle seule à rendre éligible la demande de logement. Il faut également que la situation du demandeur présente un caractère d'urgence sur lequel la commission de médiation dispose d'un large pouvoir d'appréciation. Pour apprécier ce caractère d'urgence, la commission de médiation doit se fonder sur tous les éléments relatifs à la situation du demandeur. Le demandeur qui forme un recours pour excès de pouvoir contre la décision par laquelle la commission de médiation a refusé de le déclarer prioritaire et devant être relogé en urgence peut utilement faire valoir qu'à la date de cette décision, il remplissait les conditions pour être déclaré prioritaire sur le fondement d'un autre alinéa du II de l'article L. 441-2-3 que celui qu'il avait invoqué devant la commission de médiation. Il peut également présenter pour la première fois devant le juge de l'excès de pouvoir des éléments de fait ou des justificatifs qu'il n'avait pas soumis à la commission, sous réserve que ces éléments tendent à établir qu'à la date de la décision attaquée, il se trouvait dans l'une des situations lui permettant d'être reconnu comme prioritaire et devant être relogé en urgence.
7. Pour contester l'appréciation faite de sa situation par la commission de médiation du département des Alpes-Maritimes, M. M'Hamdi soutient que le 11 mai 2021, la Banque de France a déclaré recevable son dossier de surendettement et qu'il n'est plus redevable des loyers échus jusqu'au mois d'avril 2021 et qu'à la suite d'une nouvelle demande de surendettement en date du 18 février 2022, déclarée recevable par la Banque de France le 19 mai 2022, il n'est plus redevable des loyers des mois de mai 2021 à février 2022. A l'appui de ses allégations, M. M'Hamdi produit les décisions de la commission de surendettement des particuliers des Alpes-Maritimes en date des 11 mai 2021 et 19 mai 2022. Toutefois, à la date de la décision attaquée, le requérant était redevable des loyers des mois de mai à août 2021. M. M'Hamdi qui, au demeurant, se prévaut de l'effacement de sa dette locative pour les mois de mai 2021 à février 2022, n'établit pas s'être régulièrement acquitté de ses loyers à compter du mois de mai 2021. Ainsi, à la date de la décision attaquée, la commission de médiation des Alpes-Maritimes était fondée à considérer que le requérant ne justifiait pas du paiement régulier des loyers postérieurement à l'effacement de dette accordé par la Banque de France. Cependant, compte tenu de la situation financière fragile du requérant et du faible nombre de loyers impayés, la commission de médiation des Alpes-Maritimes n'était pas fondée à considérer que M. M'Hamdi n'était pas de bonne foi en relevant que l'intéressé avait de manière récurrente omis de respecter les obligations essentielles du locataire.
8. Par ailleurs, M. M'Hamdi soutient qu'à la date de la décision attaquée, il avait procédé au renouvellement de sa demande de logement social. Le requérant produit le formulaire électronique de demande de logement social Cerfa n° 14069*04 en date du 30 mars 2021 ainsi que la copie d'écran d'un message électronique reçu sur la boîte de messagerie du requérant " karim_du_06@live.fr " émis le 30 mars 2021 à 13h16 par le compte de messagerie " robot-nuu.csso@developpement-durable.gouv.fr " attestant de la réception de la demande de logement. Ainsi, le requérant établit qu'à la date de la décision attaquée il avait adressé sa demande de renouvellement de logement social. Par suite, nonobstant la circonstance, à la supposer même vérifiée, que la demande de logement social a été radiée depuis le 16 juin 2021 pour cause de non renouvellement et que l'intéressé a déposé une nouvelle demande de logement social le 30 juillet, la commission de médiation des Alpes-Maritimes n'était pas fondée à considérer que M. M'Hamdi ne justifiait pas d'une demande de logement social déposée et renouvelée régulièrement depuis 45 mois.
9. Il résulte de tout ce qui précède que M. M'Hamdi est fondé à demander l'annulation de la décision de la commission de médiation des Alpes-Maritimes en date du 31 août 2021.
Sur les conclusions aux fins d'injonction
10. Aux termes des dispositions de l'article L. 911-1 du code de justice administrative : " Lorsque sa décision implique nécessairement qu'une personne morale de droit public () prenne une mesure d'exécution dans un sens déterminé, la juridiction, saisie de conclusions en ce sens, prescrit, par la même décision, cette mesure assortie, le cas échéant, d'un délai d'exécution. " et aux termes des dispositions de l'article L. 911-3 du même code : " Saisie de conclusions en ce sens, la juridiction peut assortir, dans la même décision, l'injonction prescrite en application des articles L. 911-1 et L. 911-2 d'une astreinte qu'elle prononce dans les conditions prévues au présent livre et dont elle fixe la date d'effet. "
11. Eu égard au motif d'annulation énoncé précédemment, le présent jugement implique nécessairement que le préfet des Alpes-Maritimes procède à un réexamen du recours amiable de M. M'Hamdi.
Sur l'application des dispositions combinées des articles L. 761-1 du code de justice administrative et 37 de la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991
12. Aux termes de l'article L. 761-1 du code de justice administrative : " Dans toutes les instances, le juge condamne la partie tenue aux dépens ou, à défaut, la partie perdante, à payer à l'autre partie la somme qu'il détermine, au titre des frais exposés et non compris dans les dépens. Les parties peuvent produire les justificatifs des sommes qu'elles demandent et le juge tient compte de l'équité ou de la situation économique de la partie condamnée. Il peut, même d'office, pour des raisons tirées des mêmes considérations, dire qu'il n'y a pas lieu à cette condamnation. " et aux termes de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991 : " En toute matière, l'avocat du bénéficiaire de l'aide juridictionnelle partielle ou totale peut demander au juge de condamner la partie tenue aux dépens ou qui perd son procès, et non bénéficiaire de l'aide juridictionnelle, à lui payer une somme au titre des honoraires et frais, non compris dans les dépens, que le bénéficiaire de l'aide aurait exposés s'il n'avait pas eu cette aide. "
13. Il y a lieu, dans les circonstances de l'espèce, et sous réserve que Me Cécile Hallier avocate de M. M'Hamdi, renonce à percevoir la somme correspondant à la part contributive de l'État, de mettre à la charge de l'État le versement à Me Hallier de la somme de 900 euros.
D E C I D E :
Article 1er : La décision de la commission de médiation du département des Alpes-Maritimes en date du 31 août 2021 est annulée.
Article 2 : Il est enjoint au préfet des Alpes-Maritimes de procéder à un nouvel examen du recours amiable de M. M'Hamdi dans un délai de deux mois à compter de la notification du présent jugement.
Article 3 : L'État versera à Me Cécile Hallier une somme de 900 (neuf cent) euros en application des dispositions combinées de l'article L. 761-1 du code de justice administrative et 37 de la loi du 10 juillet 1991 sous réserve qu'elle renonce à percevoir la part contributive de l'État.
Article 4 : Le surplus des conclusions des parties est rejeté.
Article 5 : La présente décision sera notifiée à M. C M'Hamdi, à Me Cécile Hallier et au ministre de la transition écologique et de la cohésion des territoires.
Copie en sera adressée au préfet des Alpes-Maritimes.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 13 mars 2023
Le magistrat désigné,
signé
D. ALe greffier,
signé
A. BAAZIZ
La République mande et ordonne au ministre de la transition écologique et de la cohésion des territoires, en ce qui le concerne, ou à tous les commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution du présent jugement.
Pour expédition conforme,
Le greffier,
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026