mercredi 23 octobre 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif de Nice |
| Section | Tribunal Administratif de Nice |
| N° Dossier | TA06-2201549 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | C |
| Formation | Magistrat M.Myara |
| Avocat requérant | FRANCK COHEN |
Vu les procédures suivantes :
I- Par une requête enregistrée le 25 mars 2022, sous le n° 2201549, M. A B, représenté par Me Cohen, demande au tribunal :
1°) d'annuler la décision 48 par laquelle le ministre de l'intérieur lui a notifié un retrait de trois points pour une infraction commise le 26 octobre 2018.
2°) d'enjoindre au ministre de l'intérieur de lui restituer les points irrégulièrement retirés dans le délai d'un mois ;
3°) de mettre à la charge de l'État une somme de 1 500 euros en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Il soutient que :
- l'infraction en litige n'a pas fait l'objet des informations prévues à l'article R. 223-3 du code de la route ;
- la réalité de l'infraction n'est pas établie en l'absence de paiement de l'amende ; une réclamation a été présentée pour cette infraction ;
Par un mémoire enregistré le 2 juin 2022, le ministre de l'intérieur conclut au rejet de la requête. Il soutient que les moyens invoqués par le requérant ne sont pas fondés.
II- Par une requête enregistrée le 25 mars 2022, sous le n° 2201550, M. A B, représenté par Me Cohen, demande au tribunal :
1°) d'annuler la décision 48 par laquelle le ministre de l'intérieur lui a notifié un retrait de trois points pour une infraction commise le 18 janvier 2020.
2°) d'enjoindre au ministre de l'intérieur de lui restituer les points irrégulièrement retirés dans le délai d'un mois ;
3°) de mettre à la charge de l'État une somme de 1 500 euros en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Il soutient que :
- l'infraction en litige n'a pas fait l'objet des informations prévues à l'article R. 223-3 du code de la route ;
- la réalité de l'infraction n'est pas établie en l'absence de paiement de l'amende ; une réclamation a été présentée pour cette infraction ;
Par un mémoire enregistré le 2 juin 2022, le ministre de l'intérieur conclut au rejet de la requête. Il soutient que les moyens invoqués par le requérant ne sont pas fondés.
III- Par une requête enregistrée le 25 mars 2022, sous le n° 2201552, M. A B, représenté par Me Cohen, demande au tribunal :
1°) d'annuler la décision 48 par laquelle le ministre de l'intérieur lui a notifié un retrait de trois points pour une infraction commise le 9 juillet 2018 ;
2°) d'enjoindre au ministre de l'intérieur de lui restituer les points irrégulièrement retirés dans le délai d'un mois ;
3°) de mettre à la charge de l'État une somme de 1 500 euros en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Il soutient que :
- l'infraction en litige n'a pas fait l'objet des informations prévues à l'article R. 223-3 du code de la route ;
- la réalité de l'infraction n'est pas établie en l'absence de paiement de l'amende ; une réclamation a été présentée pour cette infraction ;
Par un mémoire enregistré le 2 juin 2022, le ministre de l'intérieur conclut au rejet de la requête. Il soutient que les moyens invoqués par le requérant ne sont pas fondés.
IV- Par une requête enregistrée le 25 mars 2022, sous le n° 2201553, M. A B, représenté par Me Cohen, demande au tribunal :
1°) d'annuler la décision 48 par laquelle le ministre de l'intérieur lui a notifié un retrait de un point pour une infraction commise le 7 juin 2018 ;
2°) d'enjoindre au ministre de l'intérieur de lui restituer le point irrégulièrement retiré dans le délai d'un mois ;
3°) de mettre à la charge de l'État une somme de 1 500 euros en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Il soutient que :
- l'infraction en litige n'a pas fait l'objet des informations prévues à l'article R. 223-3 du code de la route ;
- la réalité de l'infraction n'est pas établie en l'absence de paiement de l'amende ; une réclamation a été présentée pour cette infraction ;
Par un mémoire enregistré le 2 juin 2022, le ministre de l'intérieur conclut au rejet de la requête. Il soutient que les moyens invoqués par le requérant ne sont pas fondés.
V- Par une requête enregistrée le 25 mars 2022, sous le n° 2201555, M. A B, représenté par Me Cohen, demande au tribunal :
1°) d'annuler la décision 48 par laquelle le ministre de l'intérieur lui a notifié un retrait de un point pour une infraction commise le 5 juillet 2018 ;
2°) d'enjoindre au ministre de l'intérieur de lui restituer le point irrégulièrement retiré dans le délai d'un mois ;
3°) de mettre à la charge de l'État une somme de 1 500 euros en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Il soutient que :
- l'infraction en litige n'a pas fait l'objet des informations prévues à l'article R. 223-3 du code de la route ;
- la réalité de l'infraction n'est pas établie en l'absence de paiement de l'amende ; une réclamation a été présentée pour cette infraction ;
Par un mémoire enregistré le 2 juin 2022, le ministre de l'intérieur conclut au rejet de la requête. Il soutient que les moyens invoqués par le requérant ne sont pas fondés.
VI- Par une requête et un mémoire enregistrés le 7 novembre 2022 et le 28 décembre 2022 et la pièce complémentaire enregistrée le 30 mars 2023, sous le n° 2205302, M. A B, représenté par Me Cohen, demande au tribunal :
1°) d'annuler la décision 48 SI du 25 mai 2022 par laquelle le ministre de l'intérieur lui a notifié l'ensemble des retraits de points affectant son permis de conduire, les décisions ministérielles de retraits de points, ensemble la décision implicite portant rejet de son recours gracieux du 14 juin 2022 ;
2°) d'enjoindre au ministre de l'intérieur de lui restituer les points irrégulièrement retirés ;
3°) de mettre à la charge de l'État une somme de 2 500 euros en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Il soutient que :
- les infractions relevées les 9 juillet 2018, 26 octobre 2018 et 18 janvier 2020, et constatées par procès-verbaux électroniques n'ont pas fait l'objet des informations prévues à l'article R. 223-3 du code de la route ; il va de même des infractions en date des 7 juin 2018 et 5 juillet 2018 et constatées par radar automatique ; il n'a jamais payé les amendes forfaitaires et les titres exécutoires ne lui ont pas été notifiés ;
- la réalité des infractions constatées les 26 octobre 2018 et 18 janvier 2020 n'est pas établie dès lors qu'elles ont fait l'objet de réclamations.
Par un mémoire enregistré le 28 novembre 2022, le ministre de l'intérieur conclut au rejet de la requête. Il soutient que les moyens invoqués par le requérant ne sont pas fondés.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- le code de procédure pénale ;
- le code de la route ;
- le code de justice administrative.
En application des dispositions de l'article R. 222-13 du code de justice administrative, la présidente du Tribunal administratif a désigné M. Myara, vice-président, pour statuer sur les litiges relevant de cet article.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Le président de la formation de jugement a dispensé le rapporteur public, sur sa proposition, de prononcer des conclusions à l'audience.
Le rapport de M. Myara, a été entendu au cours de l'audience publique.
Considérant ce qui suit :
Sur la jonction des requêtes :
1. Les requêtes susvisées présentées pour M. B présentent à juger les mêmes questions et ont fait l'objet d'une instruction commune. Il y a lieu de les joindre pour statuer par un seul jugement.
Sur les conclusions à fin d'annulation :
2. M. B a commis les 7 juin 2018, 5 juillet 2018, 9 juillet 2018, 26 octobre 2018 et 18 janvier 2020, des infractions au code de la route ayant entraîné le retrait de 14 points affectés à son permis de conduire. Par une décision du 25 mai 2022, le ministre de l'intérieur a notifié à M. B le dernier retrait de points et a constaté, en lui rappelant les précédentes décisions portant retrait de points, qu'il avait perdu le droit de conduire. M. B demande l'annulation de l'ensemble de ces décisions.
En ce qui concerne le moyen tiré du défaut d'information :
3. Aux termes de l'article L. 223-1 du code de la route : " Le permis de conduire est affecté d'un nombre de points ; celui-ci est réduit de plein droit si le titulaire du permis a commis une infraction pour laquelle cette réduction est prévue () La réalité d'une infraction entraînant retrait de points est établie par le paiement d'un amende forfaitaire ou l'émission d'un titre exécutoire de l'amende forfaitaire majorée, l'exécution d'une composition pénale ou par condamnation définitive ". Selon l'article R. 223-3 du même code : " () III.- Lorsque le ministre de l'intérieur constate que la réalité d'une infraction entraînant retrait de points est établie dans les conditions prévues par le quatrième alinéa de l'article L. 223-1, il réduit en conséquence le nombre de points affecté au permis de conduire de l'auteur de cette infraction. () ". En vertu des articles 529-2, 530 et 530-1 du code de procédure pénale, la contestation de l'amende forfaitaire prend la forme d'une requête auprès du ministère public, et celle de l'amende forfaitaire majorée d'une réclamation auprès de la même autorité, sur lesquelles, si elles sont recevables et si le ministère public n'abandonne pas les poursuites, il est statué par une juridiction pénale.
S'agissant de l'infraction commise le 9 juillet 2018 :
4. Dans le cas d'une infraction constatée postérieurement au 15 avril 2015, tous les appareils électroniques utilisés par les agents verbalisateurs font apparaître sur la page présentée au contrevenant, en cas d'infraction entraînant retrait de points, l'ensemble des informations exigées par la loi. Pour les infractions constatées à compter de cette date, la signature apposée par l'intéressé et conservée par voie électronique établit que ces informations lui ont été délivrées. En l'espèce, l'infraction du 9 juillet 2018 a été constatée par un procès-verbal dressé avec un appareil électronique sécurisé. En conséquence M. B a pris connaissance des informations prévues aux articles L. 223-3 et R. 223-3 du code de la route sous lesquelles il a signé. Par suite, le moyen tiré de l'absence d'information pour cette infraction doit être écarté.
S'agissant des infractions commises le 5 juin 2018 et le 7 juillet 2018
5. Il résulte des mentions du relevé d'information intégral afférent au permis de conduire produit par l'administration, que les infractions commises le 5 juin 2018 et le 7 juillet 2018 ont été relevées au moyen d'un radar automatique et ont donné lieu à l'émission d'un titre exécutoire de l'amende forfaitaire majorée. Eu égard aux mentions dont le titre exécutoire d'amende forfaitaire est réputé être revêtu, l'administration doit ainsi être regardée comme s'étant acquittée de son obligation d'information préalable. Le pli contenant l'avis d'amende forfaitaire majorée a été présenté au domicile du requérant qui s'est abstenu de le réclamer. Par suite, le moyen tiré du défaut de délivrance de l'information préalable concernant ces infractions doit être écarté.
S'agissant des infractions commises le 26 octobre 2018 et 18 janvier 2020.
6. Les infractions relevées le 26 octobre 2018 et 18 janvier 2020 ont été constatées par l'intermédiaire d'un procès-verbal électronique mentionnant respectivement des retraits de 3 points et 4 points que le requérant a signé pour l'un et refusé de signer pour l'autre. Sur ces procès-verbaux ne figure que l'information suivant laquelle cette infraction entraîne un retrait de quatre points du permis de conduire, sans que soit mentionné le fait que le paiement de l'amende ou l'exécution de la composition pénale vaut reconnaissance de la réalité de l'infraction et entraîne le retrait de point, ni l'existence d'un traitement automatisé des retraits de points et la possibilité d'exercer un droit d'accès. Toutefois, la seule circonstance que l'intéressé n'a pas été informé, lors de la constatation d'une infraction, de l'existence d'un traitement automatisé des points et de la possibilité d'y accéder n'entache pas d'illégalité la décision de retrait de points correspondante s'il ressort des pièces du dossier que ces éléments ont été portés à sa connaissance à l'occasion d'infractions antérieures suffisamment récentes.
7. Il ressort du relevé d'information intégral du 25 novembre 2022 relatif à la situation du permis de conduire de M. B que celui-ci avait déjà fait auparavant l'objet de plusieurs décisions de retrait de points, en particulier à la suite de l'infraction constatée le 9 juillet 2018 qui a fait l'objet d'une verbalisation par un procès-verbal électronique produit en défense et comportant l'ensemble des informations requises. L'intéressé doit être regardé comme ayant bénéficié à l'occasion de cette infraction de l'ensemble des informations légalement exigées, y compris celle relative au traitement automatisé des points. Par suite, M. B n'est pas fondé à soutenir qu'il aurait été privé d'une garantie instituée par la loi.
En ce qui concerne le moyen tiré de l'absence de réalité des infractions :
8. Aux termes de l'article L. 223-1 du code de la route : " Le permis de conduire est affecté d'un nombre de points. Celui-ci est réduit de plein droit si le titulaire du permis a commis une infraction pour laquelle cette réduction est prévue. / () La réalité d'une infraction entraînant retrait de points est établie par le paiement d'une amende forfaitaire ou l'émission du titre exécutoire de l'amende forfaitaire majorée, l'exécution d'une composition pénale ou par une condamnation définitive ".
9. Il résulte de la combinaison des articles L. 223-1 et L. 225-1 du code la route, des articles 529, 529-1, 529-2 et 530 du code de procédure pénale et de l'arrêté du 29 juin 1992 fixant les supports techniques de la communication par le ministère public au ministère de l'intérieur des informations prévues par ces articles que le mode d'enregistrement et de contrôle des informations relatives aux infractions au code de la route conduit à considérer que la réalité de l'infraction est établie dans les conditions prévues à l'article L. 223-1 du code de la route dès lors qu'est inscrite, dans le système national des permis de conduire, la mention du paiement de l'amende forfaitaire ou de l'émission du titre exécutoire de l'amende forfaitaire majorée, sauf si l'intéressé justifie avoir présenté une requête en exonération dans les quarante-cinq jours de la constatation de l'infraction ou de l'envoi de l'avis de contravention ou formé, dans le délai prévu à l'article 530 du code de procédure pénale, une réclamation ayant entraîné l'annulation du titre exécutoire de l'amende forfaitaire majorée.
10. Il résulte par ailleurs des dispositions de l'article 530 du code de procédure pénale qu'une réclamation contre le titre exécutoire d'une amende forfaitaire majorée, lorsqu'elle est formée dans les délais et dans les formes prévues par cet article et par l'article 529-10 du même code, entraîne l'annulation du titre exécutoire. Toutefois, il n'appartient pas au juge administratif de se prononcer sur la recevabilité d'une réclamation contre le titre exécutoire d'une amende forfaitaire majorée, laquelle est appréciée par l'officier du ministère public sous le contrôle de la juridiction pénale devant laquelle l'auteur de la réclamation dispose d'un recours. Si le titulaire du permis de conduire peut utilement faire valoir devant le tribunal administratif, à l'appui d'une contestation relative au retrait de points, que la réalité de l'infraction n'est pas établie compte tenu de l'annulation du titre exécutoire du fait d'une réclamation, il ne saurait se borner à soutenir qu'il conteste être l'auteur d'une infraction mais doit établir qu'elle a été regardée comme recevable et a, par suite, entraîné l'annulation du titre. Cette preuve peut être apportée soit par un document émanant de l'autorité judiciaire, soit, au besoin, par le document intitulé " bordereau de situation des amendes et des condamnations pécuniaires ", tenu par le comptable public pour chaque contrevenant.
11. En premier lieu, si M. B établit avoir formé le 13 décembre 2021 une réclamation contre le titre exécutoire d'amende forfaitaire majorée relatif à l'infraction constatée le 18 janvier 2020 devant l'officier du ministère public près le tribunal de police de Nice, il ne produit aucun document permettant d'établir que cette réclamation a entraîné l'annulation du titre exécutoire et il n'établit pas davantage qu'à la suite de sa convocation devant le tribunal de police de Nice en date du 3 mars 2023, le jugement qui s'en est suivi a écarté sa responsabilité pour ces faits. La réalité de cette infraction doit, par suite, être regardée comme établie.
12. En second lieu, il ressort du relevé intégral d'information concernant l'intéressé que l'ensemble des décisions portant retrait de points toujours en litige comportent une mention AM. Le requérant ne peut utilement remettre en cause la réalité des infractions à l'origine des retraits de points par la simple affirmation, au demeurant non établie, qu'il a porté réclamation à l'encontre de certaines d'entre elles. Ce moyen doit donc être écarté.
12. Il résulte de tout ce qui précède que les requêtes de M. B, doivent être rejetées en toutes leurs conclusions.
D E C I D E :
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Article 1 : Les requêtes de M. B sont rejetées.
Article 2 : Le présent jugement sera notifié à M. A B et au ministre de l'intérieur.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 23 octobre 2024.
Le magistrat désigné,
Signé
A. MYARALa greffière,
Signé
S. GENOVESE
La République mande et ordonne au ministre de l'intérieur en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
Le greffier en chef,
Ou par délégation le greffier.
N°s 2201549, 2201550, 2201552, 2201553, 2201555, 2205302
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026