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AccueilJurisprudence administrativeN° TA06-2201733

Tribunal Administratif de Nice — Décision N° TA06-2201733

jeudi 2 février 2023

JuridictionTribunal Administratif de Nice
SectionTribunal Administratif de Nice
N° DossierTA06-2201733
TypeDécision
RecoursExcès de pouvoir
PublicationC
Formation1ère chambre
Avocat requérantCABINET OLOUMI - HMAD

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

D une requête et des mémoires complémentaires, enregistrés le 6 avril 2022, le 20 septembre 2022 et 10 novembre 2022, Mme A B, représentée D Me Oloumi, demande au tribunal :

1°) de l'admettre au bénéfice provisoire de l'aide juridictionnelle ;

2°) d'annuler l'arrêté du 28 décembre 2021 D lequel le préfet des Alpes-Maritimes lui a refusé la délivrance d'un titre de séjour, lui a fait obligation de quitter le territoire français dans le délai de trente jours et a fixé le pays de son renvoi ;

3°) d'enjoindre au préfet des Alpes-Maritimes de lui délivrer un titre de séjour portant la mention " vie privée et familiale " sur le fondement de l'article L.425-9 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, dans le délai d'un mois à compter de la notification du jugement à intervenir et de lui délivrer, dans l'attente, une autorisation provisoire de séjour en application de l'article L.614-6 du même code ; à défaut, d'enjoindre au préfet des Alpes-Maritimes de réexaminer sa situation dans un délai de deux mois et de lui délivrer, dans l'attente, un document provisoire de séjour avec droit au travail ;

4°) de mettre à la charge de l'État la somme de 2 000 euros au profit de son avocat sur le fondement des dispositions des articles L. 761-1 du code de justice administrative et 37 de la loi du 10 juillet 1991 relative à l'aide juridique, sous réserve que ce dernier renonçant, en ce cas, et, D avance, à percevoir la part contributive de l'Etat à l'aide juridictionnelle ou, à défaut, ou en cas d'absence ou de retrait du bénéfice de l'aide juridictionnelle, directement à lui-même.

Elle soutient que :

En ce qui concerne la décision portant refus de titre de séjour pour soins médicaux :

- la décision est entachée d'un premier vice de procédure car l'avis du collège de médecins ne lui a pas été communiqué de sorte qu'elle ne peut en vérifier la régularité ;

- la décision est entachée d'un deuxième vice de procédure dès lors que le préfet ne démontre pas que les médecins ayant rendu l'avis ont été régulièrement désignés ;

- la décision est entaché d'un troisième vice de procédure dès lors que le préfet ne démontre pas que les trois médecins du collège de médecins de l'Office français de l'immigration et de l'intégration (OFII) ont émis leur avis à la suite d'une délibération collégiale;

- elle est entachée d'un quatrième vice de procédure dès lors que le préfet ne démontre pas que les rubriques dédiées à la procédure figurant sur le modèle règlementaire de l'annexe C de l'arrêté du 27 décembre 2016 ont été complétées ;

- elle est entachée d'un cinquième vice de procédure et d'une erreur de droit tirés de ce que, alors qu'elle a levé le secret médical, l'administration n'a pas communiqué le rapport médical et tous les éléments qui ont conduit à se prononcer sur les critères d'admission au titre de la maladie ; il n'est pas ainsi établi que le rapport médical sur lequel l'avis est fondé est conforme aux dispositions de l'annexe B de l'arrêté du 27 décembre 2016, aux dispositions de l'arrêté du 5 janvier 2017 et de l'article L. 425-9 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile .

-la décision est entachée d'une erreur d'appréciation quant à la gravité de son état de santé car elle est atteinte d'une pathologie grave et a obtenu précédemment plusieurs avis favorables du collège de médecins de l'OFII ;

- l'avis du collège de médecins de l'Office français de l'immigration et de l'intégration (OFII) est erroné quant à l'appréciation de sa situation personnelle ; d'une part, il se fonde sur un rapport médical qui mentionne, en contradiction avec le certificat médical transmis au médecin rapporteur, qu'elle ne suit pas de traitement de sorte que l'avis du collège de médecins ne prend pas en compte sa possibilité d'un accès effectif à ce traitement en Géorgie ; d'autre part, son traitement n'a pas été pris en compte car elle a dû être de nouveau opérée en août 2022 ;

- elle ne peut poursuivre son traitement en Géorgie dès lors qu'elle ne tolère pas le seul médicament contre sa pathologie, disponible dans son pays d'origine.

En ce qui concerne la décision portant obligation de quitter le territoire français :

- la décision est illégale en ce qu'elle est fondée sur la décision de refus de titre de séjour pour soins médicaux qui est elle-même illégale.

La requête a été communiquée au préfet des Alpes-Maritimes, qui n'a pas produit un mémoire en défense mais qui, en réponse à la demande du tribunal, a produit l'avis émis D l'OFII le 22 octobre 2021.

L'Office français de l'immigration et de l'intégration a produit, à la demande du tribunal, l'entier dossier médical de Mme B qui a été enregistré au greffe du tribunal le 6 septembre 202L'Office français de l'immigration et de l'intégration a présenté des observations, enregistrées le 20 octobre 2022.

Mme A B a été admise au bénéfice de l'aide juridictionnelle totale D une décision du 17 février 2022 du bureau d'aide juridictionnelle près le tribunal judiciaire de Nice.

D une ordonnance du 27 juin 2022 la clôture d'instruction a été fixée au 15 juillet 2022 à 12H00.

D une ordonnance du 30 août 2022 l'instruction a été ré-ouverte.

D une ordonnance du 20 septembre 2022 la clôture de l'instruction a été fixée au 20 octobre 2022 à 12H00.

D une ordonnance 21 octobre 2022, l'instruction a été ré-ouverte et clôturée au 11 novembre 2022 à 12H00.

D une ordonnance du 15 novembre 2022, l'instruction a été ré-ouverte et clôturée au 29 novembre 2022 à 12H00.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu :

- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;

- la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 relative à l'aide juridique ;

- l'arrêté du 27 décembre 2016 modifié relatif aux conditions d'établissement et de transmission des certificats médicaux, rapports médicaux et avis mentionnés aux articles R. 313-22, R. 313-23 et R. 511-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;

- l'arrêté du 5 janvier 2017 modifié fixant les orientations générales pour l'exercice D les médecins de l'office français de l'immigration et de l'intégration, de leurs missions, prévues à l'article L. 313-11 (11°) du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;

- le code de justice administrative.

La présidente de la formation de jugement a dispensé le rapporteur public, sur sa proposition, de prononcer des conclusions à l'audience.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.

Ont été entendus au cours de l'audience publique du 1er septembre 2022 :

- le rapport de Mme Mear, présidente-rapporteure ;

- et les observations de Me Della-Monaca substituant Me Oloumi, représentant Mme A B.

Considérant ce qui suit :

1. Mme A C épouse B, ressortissante de nationalité géorgienne, née le 8 janvier 1967, a demandé le renouvellement de son titre de séjour pour soins médicaux, sur le fondement de l'article L. 425-9 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, le 8 juillet 2021. D un arrêté du 28 décembre 2021, le préfet des Alpes-Maritimes a refusé de lui renouveler le titre de séjour sollicité, lui a fait obligation de quitter le territoire français dans le délai de trente jours et a fixé le pays de son renvoi. Mme A B demande au tribunal d'annuler cette décision.

Sur l'admission provisoire au bénéfice de l'aide juridictionnelle :

2. Aux termes de l'article 20 de la loi du 10 juillet 1991 relative à l'aide juridique : " Dans les cas d'urgence (), l'admission provisoire à l'aide juridictionnelle peut être prononcée, soit D le président du bureau ou de la section compétente du bureau d'aide juridictionnelle, soit D la juridiction compétente ou son président ".

3. Il ressort des pièces du dossier que la requérante a été admise au bénéfice de l'aide juridictionnelle totale D une décision du 17 février 2022 du bureau d'aide juridictionnelle près le tribunal judiciaire de Nice. D suite, il n'y a pas lieu d'admettre, à titre provisoire, Mme B, au bénéfice de l'aide juridictionnelle.

Sur les conclusions à fin d'annulation :

En ce qui concerne la décision portant refus de titre de séjour :

4. Aux termes de l'article L. 425-9 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " L'étranger, résidant habituellement en France, dont l'état de santé nécessite une prise en charge médicale dont le défaut pourrait avoir pour lui des conséquences d'une exceptionnelle gravité et qui, eu égard à l'offre de soins et aux caractéristiques du système de santé dans le pays dont il est originaire, ne pourrait pas y bénéficier effectivement d'un traitement approprié, se voit délivrer une carte de séjour temporaire portant la mention "vie privée et familiale" d'une durée d'un an. La condition prévue à l'article L. 412-1 n'est pas opposable. / La décision de délivrer cette carte de séjour est prise D l'autorité administrative après avis d'un collège de médecins du service médical de l'Office français de l'immigration et de l'intégration, dans des conditions définies D décret en Conseil d'État. / Sous réserve de l'accord de l'étranger et dans le respect des règles de déontologie médicale, les médecins de l'office peuvent demander aux professionnels de santé qui en disposent les informations médicales nécessaires à l'accomplissement de cette mission. Les médecins de l'office accomplissent cette mission dans le respect des orientations générales fixées D le ministre chargé de la santé () ". Aux termes de l'article R. 425-11 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " Pour l'application de l'article L. 425-9, le préfet délivre la carte de séjour temporaire portant la mention "vie privée et familiale" au vu d'un avis émis D un collège de médecins à compétence nationale de l'Office français de l'immigration et de l'intégration. / L'avis est émis dans les conditions fixées D arrêté du ministre chargé de l'immigration et du ministre chargé de la santé au vu, d'une part, d'un rapport médical établi D un médecin de l'office et, d'autre part, des informations disponibles sur les possibilités de bénéficier effectivement d'un traitement approprié dans le pays d'origine de l'intéressé. / Les orientations générales mentionnées au troisième alinéa de l'article L. 425-9 sont fixées D arrêté du ministre chargé de la santé () ". Aux termes de l'article 6 de l'arrêté du 27 décembre 2016 modifié relatif aux conditions d'établissement et de transmission des certificats médicaux, rapports médicaux et avis précise que : " Au vu du rapport médical mentionné à l'article 3, un collège de médecins désigné pour chaque dossier dans les conditions prévues à l'article 5 émet un avis, conformément au modèle figurant à l'annexe C du présent arrêté, précisant : / a) si l'état de santé de l'étranger nécessite ou non une prise en charge médicale ; / b) si le défaut de cette prise en charge peut ou non entraîner des conséquences d'une exceptionnelle gravité sur son état de santé ; / c) si, eu égard à l'offre de soins et aux caractéristiques du système de santé dans le pays dont le ressortissant étranger est originaire, il pourrait ou non y bénéficier effectivement d'un traitement approprié ; / d) la durée prévisible du traitement. / Dans le cas où le ressortissant étranger pourrait bénéficier effectivement d'un traitement approprié, eu égard à l'offre de soins et aux caractéristiques du système de santé dans le pays dont il est originaire, le collège indique, au vu des éléments du dossier du demandeur, si l'état de santé de ce dernier lui permet de voyager sans risque vers ce pays. / Cet avis mentionne les éléments de procédure. / Le collège peut délibérer au moyen d'une conférence téléphonique ou audiovisuelle. / L'avis émis à l'issue de la délibération est signé D chacun des trois médecins membres du collège ". Aux termes de l'article 3 de l'arrêté du 5 janvier 2017 modifié fixant les orientations générales pour l'exercice D les médecins de l'Office français de l'immigration et de l'intégration, de leurs missions, prévues à l'article L. 313-11 (11°), devenu l'article L. 425-9, du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile prévoit que : " L'avis du collège de médecins de l'OFII est établi sur la base du rapport médical élaboré D un médecin de l'office selon le modèle figurant dans l'arrêté du 27 décembre 2016 mentionné à l'article 2 ainsi que des informations disponibles sur les possibilités de bénéficier effectivement d'un traitement approprié dans le pays dont le demandeur d'un titre de séjour pour raison de santé est originaire. / Les possibilités de prise en charge dans ce pays des pathologies graves sont évaluées, comme pour toute maladie, individuellement, en s'appuyant sur une combinaison de sources d'informations sanitaires. / L'offre de soins s'apprécie notamment au regard de l'existence de structures, d'équipements, de médicaments et de dispositifs médicaux, ainsi que de personnels compétents nécessaires pour assurer une prise en charge appropriée de l'affection en cause. / L'appréciation des caractéristiques du système de santé doit permettre de déterminer la possibilité ou non d'accéder effectivement à l'offre de soins et donc au traitement approprié. / Afin de contribuer à l'harmonisation des pratiques suivies au plan national, des outils d'aide à l'émission des avis et des références documentaires présentés en annexe II et III sont mis à disposition des médecins de l'office ".

5. Si les actes administratifs doivent être pris selon les formes et conformément aux procédures prévues D les lois et règlements, un vice affectant le déroulement de la procédure administrative préalable, suivie à titre obligatoire ou facultatif, n'est de nature à entacher d'illégalité la décision prise que s'il ressort des pièces du dossier qu'il a été susceptible d'exercer, en l'espèce, une influence sur le sens de la décision prise ou qu'il a privé les intéressés d'une garantie.

6. Pour refuser de délivrer le titre de séjour sollicité D Mme B, le préfet des Alpes-Maritimes s'est fondé notamment sur l'avis rendu le 22 octobre 2021 D le collège de médecins de l'Office français de l'immigration et de l'intégration (OFII) aux termes duquel si l'état de santé de l'intéressée nécessite une prise en charge médicale dont le défaut peut entraîner des circonstances d'une exceptionnelle gravité, eu égard à l'offre de soins et aux caractéristiques du système de santé dans le pays dont elle est originaire, elle peut y bénéficier effectivement d'un traitement approprié et voyager sans risque vers ce pays.

7. Il résulte de l'instruction, qu'alors que le certificat médical établi le 23 août 2021 adressé au médecin rapporteur de l'OFII mentionne que la requérante est suivie D un spécialiste avec un traitement médicamenteux, le rapport médical transmis au collège de médecins de l'OFII indique qu'aucun traitement n'a été signalé de sorte que le collège de médecins n'a pu régulièrement se prononcer sur le fait de savoir si la requérante pourrait avoir accès au médicament qui lui est prescrit ou à un autre médicament adapté à son état de santé, en Géorgie son pays d'origine. Or il ne résulte pas de l'instruction que le médicament prescrit serait disponible en Géorgie et la requérante soutient D la production d'un certificat médical, qui n'est pas contesté, qu'elle ne peut tolérer un autre médicament appartenant à la même famille qui serait disponible dans ce pays. Il s'ensuit que l'avis rendu D le collège de médecins est irrégulier et que cet avis a eu une incidence sur la décision portant refus de titre de séjour l'article L. 425-9 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. D suite, cette décision doit être annulée ainsi que, D voie de conséquence, les décisions portant obligation de quitter le territoire français dans le délai de trente jours et fixation du pays de renvoi.

8. Il résulte de ce qui précède que l'arrêté du 28 décembre 2021 pris à l'encontre de Mme B D le préfet des Alpes-Maritimes doit être annulé.

Sur les conclusions à fin d'injonction :

9. L'exécution du présent jugement implique seulement que le préfet des Alpes-Maritimes procède au réexamen de la situation de Mme B dans le délai de trois mois à compter de la notification du présent jugement et de lui délivrer, dans l'attente, une autorisation provisoire de séjour, dans le délai de quinze jours suivant la notification du présent jugement. En application des dispositions de l'article R 431-14 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile cette autorisation provisoire de séjour n'ouvre pas droit au travail.

Sur les conclusions présentées au titre des articles L. 761-1 du code de justice administrative et 37 de la loi du 10 juillet 1991 :

10. Aux termes de l'article L. 761-1 du code de justice administrative : " Dans toutes les instances, le juge condamne la partie tenue aux dépens ou, à défaut, la partie perdante, à payer à l'autre somme qu'il détermine, au titre des frais exposés et non compris dans les dépens. Le juge tient compte de l'équité ou de la situation économique de la partie condamnée. Il peut, même d'office, pour des raisons tirées des mêmes considérations, dire qu'il n'y a pas lieu à cette condamnation ".

11. Mme B a été admise au bénéfice de l'aide juridictionnelle totale D une décision du 17 février 2022 du bureau d'aide juridictionnelle près le tribunal judiciaire de Nice. Il y a lieu, de mettre à la charge de l'Etat une somme de 1 000 euros, à verser à Me Zia Oloumi, représentant Mme B, au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative et de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991, sous réserve que ce dernier renonce à la somme versée D l'Etat au titre de l'aide juridictionnelle.

D E C I D E :

Article 1er : Il n'y a pas lieu d'admettre Mme B à titre provisoire au bénéfice de l'aide juridictionnelle.

Article 2 : L'arrêté du préfet des Alpes-Maritimes du 28 décembre 2021 pris à l'encontre de Mme B est annulé.

Article 3 : Il est enjoint au préfet des Alpes-Maritimes de procéder au réexamen de la situation de Mme B dans le délai de trois mois à compter de la notification du présent jugement et de lui délivrer, dans l'attente, une autorisation provisoire de séjour, dans le délai de quinze jours suivant la notification du présent jugement.

Article 4 : L'Etat versera à Me Zia Oloumi une somme de 1 000 (mille) euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative et de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991, sous réserve que ce dernier renonce à la somme versée D l'Etat au titre de l'aide juridictionnelle.

Article 5 : Le surplus des conclusions de la requête est rejeté.

Article 6 : Le présent jugement sera notifié à Mme A B et au préfet des Alpes-Maritimes.

- Copie en sera transmise au ministre de l'intérieur et des outre-mer, à l'Office français de l'immigration et de l'intégration et au procureur de la République près le tribunal judiciaire de Nice.

Délibéré après l'audience du 5 janvier 2022, à laquelle siégeaient :

Mme Mear, présidente,

Mme Kolf, conseillère,

M. Cherief, conseiller,

Assistées de Mme Martin, greffière.

Rendu public D mise à disposition au greffe le 2 février 2023.

L'assesseure la plus ancienne,

signé

S. KOLF

La présidente,

signé

J. MEAR

La greffière,

signé

C. MARTIN

La République mande et ordonne au préfet des Alpes-Maritimes ou à tous huissiers de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

Pour expédition conforme,

Le greffier en chef,

Ou D délégation la greffière

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