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AccueilJurisprudence administrativeN° TA06-2202370

Tribunal Administratif de Nice — Décision N° TA06-2202370

jeudi 2 mars 2023

JuridictionTribunal Administratif de Nice
SectionTribunal Administratif de Nice
N° DossierTA06-2202370
TypeDécision
RecoursExcès de pouvoir
PublicationC
Formation2ème Chambre
Avocat requérantMANAIGO

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête, enregistrée le 13 mai 2022, Mme E A et M. D A, représentés par Me Manaigo, demandent au tribunal :

1°) d'annuler l'arrêté en date du 7 octobre 2021 par lequel le maire de la commune de Roquebrune-Cap-Martin a délivré un permis de construire valant permis de démolir à la société à responsabilité limitée Loremag, en vue de la démolition du bâti existant et de la construction de deux immeubles de 30 logements sur un terrain situé 17 avenue Varavilla, à Roquebrune-Cap-Martin, ensemble la décision implicite de rejet de leur recours gracieux formé le 15 janvier 2022 ;

2°) de mettre à la charge de la commune de Roquebrune-Cap-Martin une somme de 5 000 euros en application des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative, outre les entiers dépens.

Les requérants soutiennent que :

- ils justifient d'un intérêt à agir au sens de l'article L. 600-1-2 du code de l'urbanisme ;

- l'arrêté en date du 7 octobre 2021 méconnait les dispositions de l'article R. 423-1 du code de l'urbanisme dès lors, d'une part, que le demandeur du permis de construire doit justifier avoir qualité pour déposer une telle demande et, d'autre part, qu'ils n'ont pas donné leur autorisation pour exécuter les travaux dans le tréfonds de leurs parcelles ;

- l'arrêté litigieux méconnait les dispositions de l'article R. 431-9 du code de l'urbanisme ;

- l'arrêté litigieux méconnait les dispositions des articles R. 431-5 et R 431-8 à R 431-12 du code de l'urbanisme ;

- le projet en litige a été accordé en méconnaissance des dispositions de l'article UA 10 du règlement du plan local d'urbanisme de Roquebrune-Cap-Martin ;

- le projet en litige a été accordé en méconnaissance des dispositions de l'article R. 111-2 du code de l'urbanisme au motif, d'une part, que le dossier ne comporte pas l'étude géotechnique relative à la protection contre les chutes de blocs prescrite par le plan de prévention des risques naturels prévisibles de mouvements de terrain approuvé le 10 juillet 2000, révisé le 18 novembre 2009 et, d'autre part, que la stabilité des terres des fonds supérieurs n'est pas assurée.

Par un mémoire en défense, enregistré le 6 octobre 2022, la société à responsabilité limitée Loremag, prise en la personne de son représentant légal, représentée par Me Governatori, conclut, à titre principal, au rejet de la requête pour irrecevabilité, à titre subsidiaire, à son rejet au fond et, en tout état de cause, à ce qu'une somme de 5 000 euros soit mise solidairement à la charge des requérants en application des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

La société Loremag fait valoir que :

- les requérants ne justifient pas d'un intérêt à agir dès lors qu'ils ne démontrent pas l'atteinte aux intérêts qu'ils invoquent ;

- à titre subsidiaire, les moyens soulevés ne sont pas fondés.

Par un mémoire en défense, enregistré le 7 octobre 2022, la commune de Roquebrune-Cap-Martin, prise en la personne de son maire en exercice, représentée par Me Jacquemin, conclut, à titre principal, au rejet de la requête pour irrecevabilité, à titre subsidiaire à son rejet au fond et, en tout état de cause, à ce qu'une somme de 2 000 euros soit mise solidairement à la charge des requérants en application des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

La commune de Roquebrune-Cap-Martin fait valoir que :

- les requérants ne justifient pas d'un intérêt à agir dès lors qu'ils ne démontrent pas l'atteinte aux intérêts qu'ils invoquent ;

- à titre subsidiaire, les moyens soulevés ne sont pas fondés.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu :

- le code de l'urbanisme ;

- le code de justice administrative.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.

Ont été entendus au cours de l'audience publique du 2 février 2023 :

- le rapport de Mme F ;

- les conclusions de Mme Sorin, rapporteure publique ;

- les observations de Me Governatori, représentant la SARL Loremag ;

- et les observations de Me Bessis-Osty, substituant le cabinet Demes, représentant la commune de Roquebrune-Cap-Martin.

Considérant ce qui suit :

1. Par un arrêté du 7 octobre 2021, le maire de la commune de Roquebrune-Cap-Martin a délivré un permis de construire valant permis de démolir à la société à responsabilité limitée (ci-après, " SARL ") Loremag, en vue de la démolition du bâti existant et de la construction de deux immeubles de 30 logements, dont 9 logements sociaux, sur un terrain situé 17 avenue Varavilla, à Roquebrune-Cap-Martin. Par un courrier en date du 15 janvier 2022, reçu le 18 janvier 2022, Mme E A et M. D A, ont formé un recours gracieux contre cet arrêté, lequel a été implicitement rejeté. M. et Mme A demandent l'annulation de l'arrêté en date du 7 octobre 2021, ensemble la décision implicite de rejet de leur recours gracieux formé le 15 janvier 2022.

Sur les conclusions aux fins d'annulation :

2. En premier lieu, aux termes de l'article R. 423-1 du code de l'urbanisme : " Les demandes de permis de construire, d'aménager ou de démolir et les déclarations préalables sont adressées par pli recommandé avec demande d'avis de réception ou déposées à la mairie de la commune dans laquelle les travaux sont envisagés : a) Soit par le ou les propriétaires du ou des terrains, leur mandataire ou par une ou plusieurs personnes attestant être autorisées par eux à exécuter les travaux ; b) Soit, en cas d'indivision, par un ou plusieurs co-indivisaires ou leur mandataire ; c) Soit par une personne ayant qualité pour bénéficier de l'expropriation pour cause d'utilité publique. ". Aux termes de l'article R. 431-5 du même code : " La demande de permis de construire précise : a) L'identité du ou des demandeurs, qui comprend son numéro SIRET lorsqu'il s'agit d'une personne morale en bénéficiant () ; () La demande comporte également l'attestation du ou des demandeurs qu'ils remplissent les conditions définies à l'article R 423-1 pour déposer une demande de permis ".

3. Il résulte de ces dispositions que les demandes de permis de construire doivent seulement comporter l'attestation du pétitionnaire qu'il remplit les conditions définies à l'article R. 423-1 précité. Les autorisations d'utilisation du sol, qui ont pour seul objet de s'assurer de la conformité des travaux qu'elles autorisent avec la législation et la réglementation d'urbanisme, étant accordées sous réserve du droit des tiers, il n'appartient pas à l'autorité compétente de vérifier, dans le cadre de l'instruction d'une déclaration ou d'une demande de permis, la validité de l'attestation établie par le demandeur. Les tiers ne sauraient donc utilement, pour contester une décision accordant une telle autorisation au vu de l'attestation requise, faire grief à l'administration de ne pas en avoir vérifié l'exactitude. Toutefois, lorsque l'autorité saisie d'une telle déclaration ou d'une demande de permis de construire vient à disposer au moment où elle statue, sans avoir à procéder à une instruction lui permettant de les recueillir, d'informations de nature à établir son caractère frauduleux ou faisant apparaître, sans que cela puisse donner lieu à une contestation sérieuse, que le pétitionnaire ne dispose, contrairement à ce qu'implique l'article R. 423-1 du code de l'urbanisme, d'aucun droit à la déposer, il lui revient de s'opposer à la déclaration ou de refuser la demande de permis pour ce motif. En outre, les autorisations d'urbanisme étant accordées sous réserve des droits des tiers, les dispositions des articles R. 431-4 et suivants du code de l'urbanisme n'ont pas pour objet et ne sauraient avoir pour effet d'imposer aux pétitionnaires de justifier, dans leurs demandes d'autorisations d'urbanisme, des autorisations éventuellement nécessaires sur le fondement du droit privé.

4. D'une part, il ressort des pièces du dossier que la SARL Loremag, représentée par M. C B, a déclaré, dans l'imprimé Cerfa de sa demande d'autorisation d'urbanisme, être habilité à présenter celle-ci. Il n'est pas établi ni même allégué que le maire de Roquebrune-Cap-Martin aurait disposé, à la date à laquelle il a pris l'arrêté attaqué, d'informations de nature à établir le caractère frauduleux de la demande de la SARL Loremag ou faisant apparaître qu'elle ne disposait d'aucun droit à la déposer, de nature à affecter la légalité de l'arrêté attaqué. D'autre part, la circonstance que, lors de la mise en œuvre du permis de construire, il devrait être obtenu une autorisation des propriétaires voisins pour la réalisation de travaux dans le tréfonds de leurs parcelles relève de l'exécution du permis de construire et est sans incidence sur la légalité de l'arrêté attaqué. Par suite, le moyen doit être écarté en ses deux branches.

5. En deuxième lieu, aux termes de l'article R. 451-2 du code de l'urbanisme : " Le dossier joint à la demande comprend : / () b) Un plan de masse des constructions à démolir ou, s'il y a lieu, à conserver ; / c) Un document photographique faisant apparaître le ou les bâtiments dont la démolition est envisagée et leur insertion dans les lieux environnants ". Aux termes de l'article R. 431-9 du code de l'urbanisme : " Le projet architectural comprend également un plan de masse des constructions à édifier ou à modifier côté dans les trois dimensions () ".

6. Si les requérants soutiennent que le dossier de permis de construire serait incomplet en ce que le plan de masse des constructions à démolir ne serait pas côté dans les trois dimensions, il résulte des dispositions précitées qu'une telle exigence ne s'impose qu'aux plans de masse des constructions à édifier ou à modifier, à l'exclusion des plans de masse des constructions à démolir. Par suite, ce moyen doit être écarté.

7. En troisième lieu, à supposer même que les requérants soutiennent que les dispositions des articles R. 431-5 et R 431-8 à R 431-12 du code de l'urbanisme auraient été méconnues, ce moyen n'est pas assorti des précisions suffisantes permettant d'en apprécier la portée et l'éventuel bien-fondé. Par suite, il doit être écarté.

8. En quatrième lieu, et d'une part, aux termes des dispositions de l'article UA 10 du règlement du plan local d'urbanisme (ci-après, " PLU ") de Roquebrune-Cap-Martin relatif à la hauteur des constructions : " Dans le secteur UAc : La hauteur maximale des constructions ne peut excéder 15 mètres. Cette hauteur peut être dépassée si le bâtiment s'adosse à un bâtiment existant plus haut, sans excéder la hauteur de ce dernier. " Aux termes de l'article 1 des dispositions générales relatives à l'aménagement et à l'urbanisme : " Modalité de calcul de la hauteur absolue des bâtiments : La hauteur maximale des bâtiments est mesurée : - à l'aplomb de tout point des façades, du sol naturel ou du niveau du sol excavé dans le cas de déblais jusqu'au niveau de l'égout du toit. () Modalité de calcul de la hauteur frontale des bâtiments : La hauteur frontale correspond à la différence d'altitude entre le point de l'égout du toit le plus haut et le point le plus bas apparent de l'ensemble du bâtiment. () Pour l'application de la règle de la hauteur frontale, deux bâtiments ne pourront être considérés comme distincts que dans la mesure où leurs nus de façades sont horizontalement séparés d'au moins 10 mètres. Ils pourront cependant être reliés par des volumes souterrains et des aménagements de surface. ".

9. Les requérants vont valoir qu'il ressort des pièces du dossier et notamment du plan PC 5.3 intitulé " Façades est et ouest " que la hauteur frontale du projet est de 17, 96 mètres, excédant ainsi la hauteur maximale autorisée de 15 mètres. Toutefois, la hauteur frontale des constructions est distincte de la hauteur maximale, seule réglementée par les dispositions de l'article UA 10, laquelle est mesurée à l'aplomb de tout point des façades, du sol naturel ou du niveau du sol excavé dans le cas de déblais jusqu'au niveau de l 'égout du toit, en application des dispositions précitées. Il ressort des pièces que la hauteur respective des bâtiments A et B est inférieure à la hauteur maximale de 15 mètres à l'égout du toit. Dans ces conditions, et dès lors que les requérants n'apportent aucun élément de nature à établir la méconnaissance des dispositions de l'article UA 10 du règlement du PLU de Roquebrune-Cap-Martin en ce qui concerne la hauteur maximale des constructions, cette première branche du moyen doit être écarté.

10. D'autre part, aux termes des dispositions de l'article UA 10 du règlement du PLU de Roquebrune-Cap-Martin relative à la hauteur des clôtures : " Dans les secteurs UAa, UAb, UAc : La hauteur des clôtures ne peut excéder 2 mètres. " Aux termes du lexique du règlement dudit PLU : " Clôture : Une clôture est ce qui sert à enclore un espace, le plus souvent à séparer deux propriétés : propriété privée et domaine public, ou deux propriété privées. Elle est alors élevée en limite séparative des deux propriétés. Ceci ne saurait toutefois constituer une règle absolue, la clôture pouvant parfois être édifiée en retrait de cette limite pour diverses raisons, notamment le respect des règles d'alignement ou des règles de sécurité. Ne constitue en revanche pas une clôture au sens du Code de l'Urbanisme un ouvrage destiné à séparer différentes parties d'une même unité foncière en fonction de l'utilisation par le même propriétaire de chacune d'elles : espace habitation - espace activité - espace cultivé, etc. (.) Mur de soutènement : Un mur de soutènement a pour objet de maintenir les terres lorsque les sols des deux fonds riverains ne sont pas au même niveau. Même si le mur a été construit en limite de propriété, il constitue, en raison de sa fonction, un mur de soutènement et non un mur de clôture. Ainsi, les dispositions relatives aux clôtures ne lui sont pas applicables. En revanche, ne constitue pas un mur de soutènement mais un mur de clôture celui qui n'a pas pour objet de corriger les inconvénients résultant de la configuration naturelle du terrain mais qui a pour but de permettre au propriétaire de niveler sa propriété après apport de remblais. Le mur de soutènement peut être surmonté d'une clôture qui est soumise au régime des clôtures ".

11. Si les requérants soutiennent qu'un mur de soutènement réalisé du côté de la façade arrière du bâtiment B, qui serait surmonté d'une clôture, mesurerait 3 mètres, excédant ainsi la hauteur maximale autorisée par les dispositions précitées, il ne ressort ni de la pièce PC 3 dont se prévalent les requérants ni d'aucune autre pièce du dossier de permis qu'une clôture au sens des dispositions précitées du PLU, surmontant un mur de soutènement, serait prévue. Dans ces conditions, le moyen tiré de la méconnaissance des dispositions de l'article UA 10 du règlement du PLU de Roquebrune-Cap-Martin, pris en sa seconde branche, doit être écarté.

12. En cinquième et dernier lieu, aux termes de l'article R. 111-2 du code de l'urbanisme : " Le projet peut être refusé ou n'être accepté que sous réserve de l'observation de prescriptions spéciales s'il est de nature à porter atteinte à la salubrité ou à la sécurité publique du fait de sa situation, de ses caractéristiques, de son importance ou de son implantation à proximité d'autres installations ".

13. D'une part, aux termes de l'article II.4.1 du plan de prévention des risques naturels prévisibles de mouvements de terrain approuvé le 10 juillet 2000, modifié le 18 novembre 2009 : " Dans les zones exposées au risque d'éboulement : Les projets devront préciser le risque d'atteinte par les éboulements et les parades mises en œuvre pour s'en prémunir. A cette fin, une étude géotechnique préalable devra être réalisée afin de préciser l'aléa chutes de blocs au droit du projet et de définir les parades à mettre en œuvre, voire les adaptations nécessaires de la construction (renforcement structurel) ".

14. Contrairement à ce que soutiennent les requérants, il ressort des pièces du dossier que la SARL Loremag a fourni, à l'appui de sa demande de permis de construire, et conformément aux dispositions précitées du plan de prévention des risques naturels prévisibles de mouvements de terrain précité, une étude géotechnique (G2 AVP) en date du 25 janvier 2021 précisant l'aléa chutes de blocs et définissant les parades à mettre en œuvre voire les adaptations nécessaires de la construction. Dans ces conditions, et dès lors que les requérants n'apportent aucun élément de nature à démontrer l'insuffisance d'une telle étude, le moyen tiré de la méconnaissance de l'article R. 111-2 doit être écarté en sa première branche.

15. D'autre part, si les requérants soutiennent que le maintien de la stabilité des constructions voisines ne sera pas assuré lors de l'exécution des travaux objets du permis de construire, en l'absence notamment d'autorisation des propriétaires d'intervenir dans leurs tréfonds, une telle circonstance relève de l'exécution du permis de construire et est sans incidence sur sa légalité. Par suite, le moyen tiré de la méconnaissance de l'article R. 111-2 doit être écarté en sa seconde branche.

16. Il résulte de tout ce qui précède, et sans qu'il soit besoin de se prononcer sur les fins de non-recevoir soulevées en défense, que M. et Mme A ne sont pas fondés à demander l'annulation de l'arrêté en date du 7 octobre 2021, ensemble la décision implicite de rejet de leur recours gracieux formé le 15 janvier 2022.

Sur les dépens :

17. La présente instance n'ayant donné lieu à aucuns dépens, les conclusions présentées à ce titre par M. et Mme A doivent être rejetées.

Sur les frais liés au litige :

18. Les dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative font obstacle à ce que soit mise à la charge de la commune de Roquebrune-Cap-Martin, qui n'est pas, dans la présente instance, partie perdante, la somme que les requérants demandent au titre des frais exposés par eux et non compris dans les dépens.

19. En revanche, dans les circonstances de l'espèce, il y a lieu de mettre solidairement à la charge des requérants les sommes de 600 euros à verser à la SARL Loremag et de 600 euros à verser à la commune de Roquebrune-Cap-Martin, au titre des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

D E C I D E :

Article 1er : La requête de M. et Mme A est rejetée.

Article 2 : M. et Mme A verseront solidairement les sommes respectives de 600 euros à la SARL Loremag et de 600 euros à la commune de Roquebrune-Cap-Martin, en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Article 3 : Le surplus des conclusions des parties est rejeté.

Article 4 : La présente décision sera notifiée à Mme E A, à M. D A, à la société à responsabilité limitée Loremag et à la commune de Roquebrune-Cap-Martin.

Délibéré après l'audience du 2 février 2023, à laquelle siégeaient :

M. Silvestre-Toussaint-Fortesa, président,

Mme Le Guennec, conseillère,

M. Combot, conseiller,

Assistés de Mme Albu, greffière.

Décision rendue publique par mise à disposition au greffe, le 2 mars 2023.

La rapporteure,

signé

B. F

Le président,

signé

F. Silvestre-Toussaint-Fortesa

La greffière,

signé

C. Albu

La République mande et ordonne au préfet des Alpes-Maritimes en ce qui le concerne

ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun,

contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

Pour expédition conforme,

Le greffier en chef,

Ou par délégation, la greffière

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