jeudi 24 novembre 2022
| Juridiction | Tribunal Administratif de Nice |
| Section | Tribunal Administratif de Nice |
| N° Dossier | TA06-2203247 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | C |
| Formation | 6ème chambre |
| Avocat requérant | ALMAIRAC |
Vu la procédure suivante :
Par une requête, enregistrée le 1er juillet 2022, M. D A B représenté par Me Almairac, demande au tribunal :
1°) d'annuler l'arrêté du 11 février 2022, par lequel le préfet des Alpes-Maritimes a refusé de lui délivrer un titre de séjour, lui a fait obligation de quitter le territoire français dans le délai de trente jours et a fixé le pays de destination de la mesure d'éloignement ;
2°) à titre principal, d'enjoindre au préfet des Alpes-Maritimes, de lui délivrer un titre de séjour portant la mention " vie privée et familiale " avec autorisation de travail, dans le délai d'un mois à compter de la notification du jugement à intervenir, sous astreinte de 100 euros par jour de retard ;
3°) à titre subsidiaire, d'enjoindre au préfet des Alpes-Maritimes, de procéder au réexamen de sa demande de titre de séjour, dans les mêmes conditions de délai et d'astreinte et de lui délivrer, dans l'attente de ce réexamen, une autorisation provisoire de séjour avec autorisation de travail ;
4°) de mettre à la charge de l'Etat une somme de 1.500 euros à verser à son avocate, Me Almairac , en application de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991, sous réserve qu'elle renonce à percevoir la somme allouée par l'Etat au titre de l'aide juridictionnelle.
Il soutient que :
- l'arrêté attaqué est entaché d'une insuffisance de motivation et d'un défaut d'examen sérieux de sa situation ;
- il est entaché d'une erreur de droit en ce que le préfet fonde sa décision sur des dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile qui ne sont pas applicables à sa situation ;
- il est entaché d'une erreur manifeste d'appréciation au regard des dispositions des articles L. 425-9 et L. 611-3-9 ° du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- il est entaché d'une erreur manifeste d'appréciation au regard des dispositions de l'article L. 432-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile dès lors que les faits isolés pour lesquels il a été condamné ne constituent pas une menace pour l'ordre public ;
- il méconnaît les dispositions de l'article L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- il méconnaît les stipulations de l'article 3 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales.
La requête a été communiquée au préfet des Alpes-Maritimes qui n'a pas produit de mémoire en défense.
M. A B a été admis au bénéfice de l'aide juridictionnelle totale par une décision du 2 juin 2022.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- la convention européenne des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- le code des relations entre le public et l'administration ;
- la loi n°91-647 du 10 juillet 1991 ;
- le code de justice administrative.
La présidente de la formation de jugement a dispensé la rapporteure publique, sur sa proposition, de prononcer des conclusions à l'audience, en application de l'article R. 732-1-1 du code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de Mme C,
- et les observations de Me Petit, substituant Me Almairac, représentant M. A B.
Considérant ce qui suit :
1. M. A B, ressortissant péruvien né le 7 décembre 1979, est entré sur le territoire français le 20 novembre 2018. Il a sollicité le 28 février 2019 un titre de séjour pour soins médicaux auprès des services de la préfecture des Alpes-Maritimes. Il ressort des pièces du dossier qu'il a bénéficié d'une autorisation provisoire de séjour jusqu'au 7 août 2021. Par arrêté en date du 11 février 2022, le préfet des Alpes-Maritimes a rejeté sa demande, lui a fait obligation de quitter le territoire français dans un délai de trente jours et a fixé le pays de destination de la mesure d'éloignement. Par la présente requête, M. A B demande l'annulation de cet arrêté.
2. En premier lieu, aux termes de l'article L. 211-2 du code des relations entre le public et l'administration : " Les personnes physiques ou morales ont le droit d'être informées sans délai des motifs des décisions administratives individuelles défavorables qui les concernent. / A cet effet, doivent être motivées les décisions qui () constituent une mesure de police () ". Aux termes de l'article L. 211-5 du même code : " La motivation exigée par le présent chapitre doit être écrite et comporter l'énoncé des considérations de droit et de fait qui constituent le fondement de la décision ".
3. La décision litigieuse comporte l'énoncé des considérations de droit et de fait qui en constituent le fondement. Elle vise notamment les articles L. 425-9, L. 431-2 et L .425-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Elle précise les éléments de fait relatifs à la situation personnelle du requérant, en mentionnant notamment le fait qu'il est entré en France le 20 novembre 2018, qu'il ressort de l'ensemble de la situation de M. A B que celui-ci ne démontre pas avoir fixé le centre de sa vie privée et familiale en France, ni y avoir constitué des liens personnels et familiaux qui soient à la fois intenses, anciens et stables, que l'intéressé a été condamné par le tribunal correctionnel de Nice en date du 15 juin 2020 pour une durée d'un an et six mois d'emprisonnement dont six mois avec sursis probatoire pendant deux ans, pour violence avec usage ou menace d'une arme suivie d'incapacité n'excédant pas huit jours, qu'il ne démontre pas une intégration républicaine dans la société française et que sa présence constitue un trouble manifeste à l'ordre public. Dans ces conditions le préfet, qui n'est pas tenu d'énoncer l'ensemble des éléments relatifs à la situation des étrangers dont il pourrait avoir connaissance, a suffisamment motivé la décision attaquée et tenu compte de la situation personnelle de l'intéressé. Par suite, le moyen tiré d'une insuffisance de motivation de la décision attaquée et d'un défaut d'examen réel et sérieux de la situation de l'intéressé doit être écarté.
4. En deuxième lieu, la circonstance que le préfet des Alpes-Maritimes a cité les articles L. 611-1 5°, L. 612-2 et L. 612-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, lesquels ne trouvent pas à s'appliquer au cas d'espèce, est sans effet sur la légalité de la décision attaquée dès lors que les articles qui fondent en droit ladite décision figurent également dans les visas et dans la motivation. Le moyen tenant à l'erreur de droit doit donc être écarté.
5. En troisième lieu, aux termes de l'article L. 425-9 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " L'étranger, résidant habituellement en France, dont l'état de santé nécessite une prise en charge médicale dont le défaut pourrait avoir pour lui des conséquences d'une exceptionnelle gravité et qui, eu égard à l'offre de soins et aux caractéristiques du système de santé dans le pays dont il est originaire, ne pourrait pas y bénéficier effectivement d'un traitement approprié, se voit délivrer une carte de séjour temporaire portant la mention " vie privée et familiale " d'une durée d'un an.. Aux termes de l'article L. 432-1 de ce code : " La délivrance d'une carte de séjour temporaire ou pluriannuelle ou d'une carte de résident peut, par une décision motivée, être refusée à tout étranger dont la présence en France constitue une menace pour l'ordre public ". L'article L. 611-1 5° énonce que : " L'autorité administrative peut obliger un étranger à quitter le territoire français lorsqu'il se trouve dans les cas suivants : () 5° Le comportement de l'étranger qui ne réside pas régulièrement en France depuis plus de trois mois constitue une menace pour l'ordre public () ".
6. Les infractions pénales commises par un étranger ne sauraient, à elles seules, justifier légalement un refus de titre de séjour et ne dispensent pas l'autorité compétente d'examiner, d'après l'ensemble des circonstances de l'affaire, si la délivrance d'un titre de séjour à l'intéressé est de nature à constituer une menace pour l'ordre public. Lorsque l'administration se fonde sur l'existence d'une telle menace pour refuser un titre de séjour, il appartient au juge de l'excès de pouvoir, saisi d'un moyen en ce sens, de rechercher si les faits qu'elle invoque à cet égard sont de nature à justifier légalement sa décision.
7. Il ressort des pièces du dossier que M. A B a fait l'objet d'une condamnation par le tribunal judiciaire de Nice le 15 juin 2020 à une peine de dix-huit mois dont six mois assortie d'un sursis probatoire de deux ans pour des faits de violence avec usage ou menace d'une arme suivie d'incapacité n'excédant pas huit jours. Le tribunal judiciaire de Nice a en outre relevé dans son jugement correctionnel du 15 juin 2020 que : " si Guido A B n'a jamais été condamné, il convient de relever que le 12 juin 2020, ce dernier a adopté un comportement particulièrement violent puisqu'il s'en est pris à Rosa Iside en lui portant trois coups de couteau dans le dos ayant nécessité la pose de points de suture ; que par ailleurs, il convient de souligner que lors de sa première audition, Guido A B a délibérément menti sur les circonstances des faits, assurant avoir utilisé un morceau de métal et non un couteau pour frapper Rosa Iside () ". En outre, le tribunal relève " qu'en l'état de ces considérations relatives à la violence du comportement de Guido A B, à la particulière gravité des faits, aux circonstances préoccupantes de leur commission () il y a lieu de prononcer à son encontre une peine de dix-huit mois d'emprisonnement dont six mois assortis d'un sursis probatoire pendant deux ans () ". Si M. A B fait valoir qu'il honore toutes ses convocations au SPIP dans le cadre de ses obligations de sursis probatoire, qu'en raison du caractère isolé des faits ayant conduit à sa condamnation, de l'absence de réitération des faits reprochés, de l'exécution de sa peine d'emprisonnement, et que cette condamnation ne saurait caractérisée à elle seule, une menace à l'ordre public, ces considérations ne sont toutefois pas de nature à remettre en cause la menace qu'il représente pour l'ordre public. Ainsi, eu égard à la gravité et au caractère récent des violences auxquelles s'est livré l'intéressé, le préfet des Alpes-Maritimes n'a pas commis d'erreur manifeste d'appréciation en estimant que la présence de ce dernier sur le territoire français constituait une menace pour l'ordre public. En outre, l'intéressé ne démontre pas, à la date de la décision attaquée, résider habituellement et régulièrement en France et y avoir tissé des liens intenses Par suite, les moyens tirés de la méconnaissance des dispositions de l'article L. 432-1 et l'article L. 425-9 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et de l'erreur manifeste d'appréciation doivent être écartés.
8. En quatrième lieu, aux termes de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales : " 1. Toute personne a droit au respect de sa vie privée et familiale, de son domicile et de sa correspondance. / 2. Il ne peut y avoir ingérence d'une autorité publique dans l'exercice de ce droit que pour autant que cette ingérence est prévue par la loi et qu'elle constitue une mesure qui, dans une société démocratique, est nécessaire à la sécurité nationale, à la sûreté publique, au bien-être économique du pays, à la défense de l'ordre et à la prévention des infractions pénales, à la protection de la santé ou de la morale, ou à la protection des droits et libertés d'autrui ". Aux termes de l'article L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " L'étranger ne vivant pas en état de polygamie, qui n'entre pas dans les catégories prévues aux articles L. 423-1, L. 423-7, L. 423-14, L. 423-15, L. 423-21 et L. 423-22 ou dans celles qui ouvrent droit au regroupement familial, et qui dispose de liens personnels et familiaux en France tels que le refus d'autoriser son séjour porterait à son droit au respect de sa vie privée et familiale une atteinte disproportionnée au regard des motifs du refus, se voit délivrer une carte de séjour temporaire portant la mention " vie privée et familiale " d'une durée d'un an, sans que soit opposable la condition prévue à l'article L. 412-1. / Les liens mentionnés au premier alinéa sont appréciés notamment au regard de leur intensité, de leur ancienneté et de leur stabilité, des conditions d'existence de l'étranger, de son insertion dans la société française ainsi que de la nature de ses liens avec sa famille restée dans son pays d'origine. / L'insertion de l'étranger dans la société française est évaluée en tenant compte notamment de sa connaissance des valeurs de la République ". Pour l'application des stipulations et dispositions précitées, l'étranger qui invoque la protection due à son droit au respect de sa vie privée et familiale en France doit apporter toute justification permettant d'apprécier la réalité et la stabilité de ses liens personnels et familiaux effectifs en France au regard de ceux qu'il a conservés dans son pays d'origine.
9. M. A B ne démontre pas par les pièces produites, essentiellement composées d'ordonnances et de certificats médicaux, d'attestations de deux associations, du jugement correctionnel du tribunal judiciaire de Nice du 15 juin 2020, d'une attestation de suivi de formation en langue française du 30 décembre 2021 au 26 avril 2022, une insertion particulière sur le territoire. Par ailleurs, s'il soutient qu'il est pris en charge en France dans le cadre du traitement de sa pathologie au sein du service d'infectiologie du CHU de Nice, que depuis sa sortie de maison d'arrêt en janvier 2021, il respecte l'ensemble de ses obligations dans le cadre de son sursis probatoire, il est constant que par jugement correctionnel du tribunal judiciaire de Nice en date du 15 juin 2020, il a été condamné à une peine d'emprisonnement de dix-huit mois dont six assortie d'un sursis probatoire de deux ans pour des faits de violence avec menace ou usage d'arme suivie d'incapacité inférieure à huit jours, que ces faits graves et récents constituent une menace à l'ordre public. Au surplus, s'il fait valoir qu'il a entamé une formation de coiffure en décembre 2021 comprenant un stage au sein de la SARL " Salon Tchip Coiffure ", cet élément est à lui seul insuffisant pour lui permettre de justifier avoir fixé de manière suffisamment intense le centre de ses intérêts professionnels en France. Dans ces conditions, au regard de la menace qu'il représente pour l'ordre public sur le territoire français et des conditions de son séjour en France, M. A B n'est pas fondé à soutenir que la décision attaquée aurait porté à son droit au respect de sa vie privée et familiale une atteinte disproportionnée par rapport aux buts en vue desquels elle a été prise, et qu'elle aurait méconnu les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales et les dispositions de l'article L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Pour les mêmes motifs, la décision portant refus de délivrance d'un titre de séjour n'est pas davantage entachée d'une erreur manifeste dans l'appréciation de ses conséquences sur sa situation personnelle.
10. En cinquième lieu, aux termes de l'article 3 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales : " Nul ne peut être soumis à la torture ni à des peines ou traitements inhumains ou dégradants ".
11. Si M. A B se prévaut d'une méconnaissance, par l'arrêté attaqué, des stipulations de l'article 3 de la convention de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales, il n'assortit ce moyen d'aucune précision permettant d'en apprécier le bien-fondé. Par suite, ce moyen doit être écarté.
12. En sixième lieu, aux termes de l'article L. 611-3 du même code : " Ne peuvent faire l'objet d'une décision portant obligation de quitter le territoire français : / () 9° L'étranger résidant habituellement en France si son état de santé nécessite une prise en charge médicale dont le défaut pourrait avoir pour lui des conséquences d'une exceptionnelle gravité et si, eu égard à l'offre de soins et aux caractéristiques du système de santé du pays de renvoi, il ne pourrait pas y bénéficier effectivement d'un traitement approprié ".
13. Ainsi qu'il a été dit aux points précédents le requérant ne peut prétendre au bénéfice d'un titre de séjour sur le fondement des dispositions de l'article L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit et la décision de refus de séjour n'a pas méconnu les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales. Pour attester de la circonstance que son état de santé, à la date de la décision attaquée du 11 février 2022, nécessite une prise en charge médicale dont le défaut pourrait avoir pour lui des conséquences d'une exceptionnelle gravité et si, eu égard à l'offre de soins et aux caractéristiques du système de santé du pays de renvoi, il ne pourrait pas y bénéficier effectivement d'un traitement approprié, il se borne à produire un avis du collège des médecins du 9 février 2020 qui conclut à la poursuite de soins pour une période limitée à 24 mois désormais révolue, ainsi que des ordonnances médicales et une attestation médicale postérieure à la date de la décision attaquée. Dès lors, au vu de l'ensemble des pièces du dossier, le requérant n'est pas fondé à soutenir que, le préfet des Alpes-Maritimes ne pouvait prendre à son encontre une décision d'obligation de quitter le territoire français.
14. Il résulte de tout ce qui précède que les conclusions à fin d'annulation de l'arrêté pris par le préfet de Alpes-Maritimes le 11 février 2022 doivent être rejetées ainsi que, par voie de conséquence, celles aux fins d'injonction et d'astreinte et celles relatives aux frais d'instance.
D E C I D E :
Article 1er : La requête de M. A B est rejetée.
Article 2 : Le présent jugement sera notifié à M. D A B et au préfet des Alpes-Maritimes.
Copie en sera adressée au ministre de l'intérieur et des outre-mer.
Délibéré après l'audience du 4 novembre 2022, à laquelle siégeaient :
Mme Chevalier-Aubert, présidente,
Mme Gazeau, première conseillère,
Mme Guilbert, conseillère.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 24 novembre2022.
La présidente-rapporteure,
signé
V. C
L'assesseure la plus ancienne,
signé
D. Gazeau
La greffière,
signé
B.P Antoine
La République mande et ordonne au préfet des Alpes-Maritimes en ce qui le concerne et à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
Pour le greffier en chef,
La greffière.
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026