LogoMeilleurAvocats.fr
AvocatsAssistant IABlogPrix
ConnexionDéposer ma demande

Vous avez un problème juridique ?

Décrivez votre situation en 2 minutes — un avocat spécialisé vous répond sous 24h.

Déposer ma demandeJe suis avocat
Logo MeilleurAvocats.frMeilleurAvocats.fr

Mise en relation avocat–client par l'IA. Gratuit pour les particuliers.

Particuliers

  • Déposer une demande
  • Trouver un avocat
  • Assistant IA gratuit
  • Bibliothèque juridique
  • Guides pratiques
  • Jurisprudence

Avocats

  • Pour les avocats
  • Espace avocat
  • Tarifs et formules
  • Recevoir des leads
  • Programme d'affiliation
  • Contact commercial

Spécialités

  • Droit général
  • Droit du travail
  • Droit de la sécurité sociale et de la protection sociale
  • Droit fiscal et droit douanier
  • Droit de la famille, des personnes et de leur patrimoine
  • Droit immobilier

Légal

  • Mentions légales
  • Confidentialité
  • CGU
  • Cookies
  • Contact

Newsletter juridique hebdomadaire

Décisions clés, évolutions législatives, conseils pratiques — chaque semaine.

© 2026 MeilleurAvocats.fr— KONSEIL SAS. Tous droits réservés.

Mentions légales|Confidentialité|Cookies

BOB★La messagerie française & cryptée pour des échanges confidentiels entre avocats et clients.

En savoir +TéléchargerBOB
AccueilJurisprudence administrativeN° TA06-2204019

Tribunal Administratif de Nice — Décision N° TA06-2204019

mardi 6 février 2024

JuridictionTribunal Administratif de Nice
SectionTribunal Administratif de Nice
N° DossierTA06-2204019
TypeDécision
RecoursExcès de pouvoir
PublicationC
Formation6ème chambre
Avocat requérantPERSICO

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête, enregistrée le 16 août 2022, Mme B A doit être regardée comme demandant au tribunal d'annuler l'arrêté du 13 juin 2022 par lequel le maire de la commune de Nice l'a radiée des cadres pour abandon de poste ainsi que les titres de recettes émis à son encontre les 25 juillet et 29 juin 2022 et de la décharger de l'obligation de payer les sommes correspondantes auxdits titres.

Elle soutient que :

- elle a été radiée des cadres et privée de son salaire alors qu'elle se trouve légalement en arrêt maladie ;

- elle a été placée en arrêt maladie compte tenu des conditions d'exercice de son travail ;

- elle a toujours envoyé ses arrêts de travail ; ces arrêts ont été envoyés avec retard mais ont néanmoins été envoyés ;

- elle a déposé en mains propres l'ensemble de ses arrêts maladie après avoir reçu notification de l'arrêté attaqué et la demande de reversement des salaires perçus ;

- son employeur ne fournit pas les attestations de salaires à la caisse primaire d'assurance maladie et la prive ainsi de ses indemnités alors qu'elle est en arrêt maladie ;

- elle a cessé de percevoir son traitement à compter du mois de mai 2022.

Par un mémoire en défense, enregistré le 21 août 2023, la commune de Nice, représentée par le cabinet Bardon et de Faÿ, conclut au rejet de la requête et demande que la somme de 2 000 euros soit mise à la charge de Mme A au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Il fait valoir que :

- à titre principal, la requête est irrecevable en ce qu'elle ne comporte pas de conclusions ni de moyens ;

- à titre subsidiaire, l'arrêté attaqué est bien-fondé.

Par ordonnance du 17 octobre 2023, la clôture d'instruction a été fixée au 2 novembre 2023.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu :

- le code général de la fonction publique ;

- le code de justice administrative.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.

Ont été entendus au cours de l'audience publique du 16 janvier 2024 :

- le rapport de Mme Gazeau,

- les conclusions de Mme Belguèche, rapporteure publique,

- et les observations de Me de Faÿ, représentant la commune de Nice.

Considérant ce qui suit :

1. Mme A, adjoint technique titulaire depuis 2014, a travaillé au sein de la direction de la restauration scolaire de la commune de Nice. Par un arrêté du 13 juin 2022, le maire de la commune de Nice a radié Mme A des cadres pour abandon de poste et a émis à son encontre deux titres exécutoires les 29 juin et 25 juillet 2022 pour répéter les sommes irrégulièrement perçues par l'intéressée. Mme A demande au tribunal, d'une part, d'annuler l'arrêté du 13 juin 2022 et les titres de recettes émis à son encontre en vue de la répétition des salaires indûment versés, d'autre part, de la décharger de l'obligation de payer des sommes mises à sa charge par lesdits titres.

Sur les conclusions à fin d'annulation de l'arrêté du 13 juin 2022 portant radiation des cadres pour abandon de poste sans qu'il soit besoin d'examiner la fin de non-recevoir soulevée par la ville de Nice :

2. Une mesure de radiation de cadres pour abandon de poste ne peut être régulièrement prononcée que si l'agent concerné a, préalablement à cette décision, été mis en demeure de rejoindre son poste ou de reprendre son service dans un délai approprié qu'il appartient à l'administration de fixer. Une telle mise en demeure doit prendre la forme d'un document écrit, notifié à l'intéressé, l'informant du risque qu'il court d'une radiation de cadres sans procédure disciplinaire préalable. Lorsque l'agent ne s'est ni présenté ni n'a fait connaître à l'administration aucune intention avant l'expiration du délai fixé par la mise en demeure, et en l'absence de toute justification d'ordre matériel ou médical, présentée par l'agent, de nature à expliquer le retard qu'il aurait eu à manifester un lien avec le service, cette administration est en droit d'estimer que le lien avec le service a été rompu du fait de l'intéressé.

3. Il ressort des pièces du dossier que Mme A a été placée en congé de maladie du 10 janvier au 4 février 2022. Il ressort également des pièces du dossier que le maire de Nice a, par courrier du 28 avril 2022, réceptionné le 6 mai 2022, mis en demeure Mme A, absente du service sans justification depuis le 24 février 2022, de reprendre ses fonctions dans les 72 heures suivant la réception de ce courrier, ou de lui adresser un certificat médical justifiant de son absence du service dans un délai de 48 heures à compter de l'établissement de l'arrêt de travail. Par ce courrier, le maire a rappelé à l'intéressée qu'à défaut de reprise de ses fonctions ou de réception d'un certificat médical justifiant de son absence du service, elle serait radiée des cadres pour abandon de poste sans procédure disciplinaire et qu'elle était placée, dans l'attente, en absence de service fait avec retenue sur salaire à compter du 24 février 2022.

4. Mme A, qui ne s'est pas présentée dans son service en vue de la reprise de ses fonctions dans le délai imparti, soutient avoir adressé à l'administration, avec retard, les arrêts de travail justifiant ses absences pour cause de maladie et les avoir remis en mains propres après avoir reçu notification de l'arrêté attaqué.

5. Au vu des pièces du dossier et de ses écritures mêmes, la requérante ne justifie pas avoir procédé à cette communication avant la date limite fixée par la mise en demeure de reprendre son service telle qu'impartie par l'administration dans la mise en demeure du 28 avril 2022, alors qu'il lui appartenait de prendre toutes les dispositions utiles afin de faire connaître à son administration avant ladite date limite, les motifs qui la conduisaient à ne pas pouvoir reprendre son poste à cette date. Il suit de là que la ville de Nice était en droit d'estimer que le lien avec le service était rompu du fait de l'intéressée et pouvait légalement prendre à son encontre une mesure de radiation des cadres pour abandon de poste.

6. Pour les motifs exposés précédemment, la circonstance que la requérante s'est trouvée placée en arrêt maladie en raison de ses conditions d'exercice de son travail est sans incidence sur la légalité de l'arrêté attaqué.

7. Il résulte de ce qui précède que Mme A n'est pas fondée à demander l'annulation de l'arrêté du 13 juin 2022 la radiant des cadres pour abandon de poste.

Sur les conclusions à fin d'annulation des titres de recettes des 29 juin et 25 juillet 2022 et à fin de décharge de l'obligation des payer des sommes mises à sa charge par ces titres :

8. D'une part, aux termes de l'article L. 822-1 du code général de la fonction publique : " Le fonctionnaire en activité a droit à des congés de maladie lorsque la maladie qu'il présente est dûment constatée et le met dans l'impossibilité d'exercer ses fonctions ". Selon l'article L. 822-5 de ce code : " Le bénéfice des dispositions de la présente section est subordonné à la transmission par le fonctionnaire à son administration de l'avis d'arrêt de travail justifiant du bien-fondé du congé de maladie ". Et l'article L. 822-29 de ce code dispose que : " Le fonctionnaire demandant le bénéfice ou bénéficiant de congés prévus aux sections 1 à 4 est tenu de se soumettre à des obligations en vue de l'octroi ou du maintien de ses congés, sous peine de voir réduire ou supprimer le traitement qui lui avait été conservé ".

9. D'autre part, aux termes de l'article L. 115-1 du code général de la fonction publique : " Les agents publics ont droit, après service fait, à une rémunération dans les conditions fixées au chapitre I du titre I du livre VII ". Et aux termes de L. 711-3 du même code : " L'absence de service fait, pendant une fraction quelconque de la journée, donne lieu à une retenue dont le montant est égal à la fraction de la rémunération frappée d'indivisibilité en vertu de la réglementation prévue à l'article L. 711-1, à l'exception de ses éléments alloués au titre des avantages familiaux ou des sommes allouées à titre de remboursement de frais ".

10. Ainsi qu'il a été dit au point 5, c'est à bon droit que le maire de Nice a radié Mme A des cadres pour abandon de poste dès lors que cette dernière, d'une part, n'a pas rejoint son poste à l'expiration du délai imparti par le courrier du 28 avril 2022 valant mise en demeure, d'autre part, ne justifie pas avoir transmis à la commune, dans le délai fixé par cette même mise en demeure, les arrêts de travail qu'elle verse aux débats pour la période courant du 23 février 2022 au 30 juin 2022. Dès lors que la requérante ne pouvait, dans ces conditions, être regardée comme en congé de maladie pour la période précitée et en l'absence de service fait par cette dernière pour cette période, le maire de Nice pouvait légalement procéder à une retenue de son traitement entre le 24 février et le 30 juin 2022 pour absence de service fait, et ne pas transmettre d'attestation de salaire à la caisse primaire d'assurance maladie. Il suit de là que Mme A n'est fondée ni à contester la retenue sur traitement litigieuse ni à demander, l'annulation des titres de recettes émis à son encontre et la décharge de l'obligation de payer les sommes mises à sa charge par ces titres.

11. Il résulte de tout ce qui précède, sans qu'il soit besoin d'examiner la fin de non-recevoir opposée par la commune de Nice, que la requête de Mme A doit être rejetée.

Sur les frais liés au litige :

12. Il n'y a pas lieu, dans les circonstances de l'espèce, de mettre à la charge de Mme A la somme que la commune de Nice demande au titre des frais exposés et non compris dans les dépens.

D E C I D E :

Article 1er : La requête de Mme A est rejetée.

Article 2 : les conclusions de la commune de Nice présentées au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative sont rejetées.

Article 3 : Le présent jugement sera notifié à Mme B A et à la commune de Nice.

Délibéré après l'audience du 16 janvier 2024, à laquelle siégeaient :

M. Soli, président,

Mme Gazeau, première conseillère,

Mme Guilbert, première conseillère.

Rendu public par mise à disposition au greffe le 6 février 2024.

La rapporteure,

signé

D. Gazeau

Le président,

signé

P. Soli La greffière,

signé

C. Ravera

La République mande et ordonne au préfet des Alpes-Maritimes en ce qui le concerne et à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

Pour expédition conforme,

Le greffier en chef,

Ou par délégation, la greffière

Décisions similaires

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881

Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.

01/06/2026

← Retour aux décisions